« Les Tentations » de Benjamin OPPERT : la pièce sur l’actualité politique à voir !

Les Tentations, une pièce de Benjamin OPPERT

Théâtre de Nesle, 8 rue de Nesle 75006 paris

Vendredi 16, samedi 17, Vendredi 23, samedi 24 septembre

et Vendredi 14 octobre 2016 – Réservations 01 46 34 61 04

attachée de presse Guilaine DEPIS 06 84 36 31 85 / guilaine_depis@yahoo.com

affiche tentations

Notes d’intention de l’auteur Benjamin Oppert

A 29 ans, j’ai eu envie de me mettre dans la peau de deux quinquagénaires qui se retournent sur leurs vies à mi-parcours et s’interrogent sur la suite.

Je voulais aussi, depuis les coulisses, montrer les similitudes entre Théâtre et Politique, deux Mondes de spectacles, sous l’angle de la conquête des publics : l’élection par les pairs à travers les Molière, l’élu(e) du cœur, l’élection municipale.

A travers trois grands soirs, j’ai tenté de montrer à quel point le chemin est long (et à rebondissements) pour passer du personnage de composition, que chacun de nous porte en lui, au plus beau rôle qui soit : celui d’être enfin soi-même.

Force est de constater que la Pièce n’a pas vieilli. Au fil des années, elle a été montée par trois metteurs en scène qui l’ont appréhendée de façons très différentes à travers une centaine de représentations à ce jour.

 

Notes de mise en scène

Par Alexandre Triaca

Pouvez-vous dire quelques mots sur l’auteur ?

J’ai fait véritablement la connaissance de Benjamin Oppert en interprétant l’un des personnages d’une autre de ses pièces, Avant Pendant Après, comédie à sketchs au rythme trépidant et à l’humour échevelé. Benjamin a un style clair, précis, qui ne fait pas d’ombre à ses personnages et aux dilemmes qu’il leur invente, qu’ils soient absurdes, sentimentaux ou douloureux. Son humour peut être corrosif comme tendre, mais jamais méchant. Son art du dialogue et son talent à créer des situations inattendues et insolites font de ses pièces des divertissements brillants.

Et quelques mots pour présenter Les Tentations ?

Les Tentations est une comédie romantique, avec ses codes et ses surprises, tour à tour drôle et émouvante. On y fait la connaissance d’un comédien célèbre et d’une ministre de la Culture qui ont grandi et étudié côte à côte dès leur prime jeunesse, et on assiste des années plus tard à leurs surprenantes et tumultueuses retrouvailles, avec la politique comme toile de fond, la politique qui peut construire, mais qui peut aussi broyer. Trois actes, trois soirées décisives, et fondatrices, qui vont faire basculer leurs vies.

Le motif principal du spectacle est-il la force de l’amour ?

Il y a bien sûr ce thème dans la pièce de Benjamin, comme dans toute comédie romantique qui se respecte, l’amour qui chamboule tout, et qui bouleverse les plans bien agencés. Mais pas seulement. Dès la première lecture de la pièce, je me suis passionné pour ces deux personnages si différents, et si semblables. Comment ces deux quarantenaires au sommet de leurs parcours, au zénith de leurs domaines respectifs, vont-ils en arriver à faire des choix radicaux qui vont bouleverser leurs destinées ? Que peut-on vouloir de plus quand on a tout ? C’est ce que je voulais explorer.

C’est donc une pièce plus sérieuse qu’elle n’en a l’air ?

Je vous rassure, on y rit beaucoup, mais je n’ai pas souhaité traiter la pièce comme une farce, et sans pour autant gommer son humour, je désirais rendre palpable pour le spectateur la tension des trois actes attisée par les enjeux forts auxquels sont confrontés Pierre le comédien et Jeanne la ministre.

Où ces trois actes entrainent-ils les spectateurs ?

Chaque acte a sa couleur, son rythme. L’espace du 1er acte, une cérémonie des Molière qui dérape, ne se limite pas au plateau. La scène est la salle de spectacle. Le public devient immergé dans l’action, pour lui donner à sentir le choc des retrouvailles entre Pierre et Jeanne, ainsi que l’énergie de l’un et le malaise de l’autre. L’espace de la fiction et l’espace des spectateurs se rejoignent. Avec le 2ème acte, nous sommes les témoins des retrouvailles privées cette fois, à l’abri des regards, dans l’espace protégé d’un bureau de ministère. Cette intimité permet à Pierre et à Jeanne de ne plus être en représentation, d’apparaître aux yeux de l’autre tels qu’ils sont. Le 3ème acte nous plonge au coeur de l’attente lors d’une soirée électorale tendue, et révèlera la vérité de chacun.

Ces deux personnages m’émeuvent et, je le crois, toucheront le public. Ils se sont approchés du soleil, mais ne se sont pas brûlés les ailes car ils apprennent à réécouter leurs sentiments profonds. Il faut beaucoup de courage pour atteindre ses ambitions, mais aussi pour y renoncer si elles nous éloignent du bonheur. C’est la victoire du libre-arbitre, de la liberté finalement.

MISE EN SCÈNE

TRIACAAlexandre Triaca

Alexandre s’est formé auprès de deux figures majeures de la mise en scène et de la transmission du savoir théâtral, Maurice Sarrazin, l’inoubliable directeur du Grenier de Toulouse, puis Jean-Laurent Cochet. Il complète son apprentissage du jeu aux Etats-Unis, en fréquentant le célèbre Actors Studio durant une année.

Au théâtre, il a la chance d’aborder, depuis ses débuts, des rôles très différents les uns des autres, et alterne répertoire classique et contemporain de grands auteurs.

Ainsi il joue à Paris et dans sa banlieue deux adaptations d’ouvrages remarquables, La Belle France de Georges Darien, pamphlétaire du début du XXème siècle, et Choses Vues, le journal de Victor Hugo, puis Histoire D’Amour de Jean-Luc Lagarce. Incarner Lopakhine, le rôle principal de La Cerisaie de Tchekhov, mis en scène par le comédien Idriss, et joué dans une grande salle parisienne, est une expérience marquante. Toujours à Paris, il est trois ans à l’affiche de la comédie de Feydeau, Mais Ne Te Promène Donc Pas Toute Nue.

Son goût pour la poésie le fait s’investir dans deux spectacles seul en scène : Histoire D’Insomnie, collage de textes noirs de Poe, Lovecraft, Nerval, qui inclue des moments de danse et d’expression corporelle, et Miroirs, florilège de poèmes divers accompagné par la pianiste Elsa Cassac et présenté avec succès dans de nombreuses villes de France. Il affectionne les lectures publiques, moyens simples et efficaces d’offrir aux spectateurs un accès direct au texte, et en donne régulièrement. Ainsi, avec Le Misanthrope, La Face Obscure De Molière, il présente la pièce en la lisant seul en scène, à Paris, puis depuis régulièrement en province.

Parallèlement à ces aventures théâtrales, il collabore durant de nombreuses années avec la compagnie Les Petits Riens à Gennevilliers, pour des créations ambitionnant de toucher une population peu habituée à la fréquentation des théâtres.

Il joue aussi pour la télévision et dans plusieurs épisodes de séries comme Julie Lescaut, P.J., et Maître Da Costa, et pour le cinéma sous la direction de Gérard Oury, Patrice Leconte, Alain Berberian, Dominique Maillet, Jean-Luc Miesch. Il incarne un lieutenant de police désireux de faire éclater la vérité dans Préjugés Coupables, 1er long-métrage du journaliste Jean-Philippe Tranvouez, bientôt sur les écrans.

Alexandre est également très attiré par la réalisation, et a signé trois courts-métrages dont il est l’auteur. Deux d’entre eux ont récolté une trentaine de sélections en festivals français et internationaux. Il est actuellement en écriture d’un long-métrage.

Avec Les Tentations, de Benjamin Oppert, il signe sa 1ère mise en scène théâtrale, présentée cet automne au théâtre de Nesle à Paris.

THAIS HERBRETEAU (assistante)T Thaïs Herbreteau

Thaïs se forme chez Jean Périmony, ainsi qu’au Conservatoire de comédie musicale où elle pratique intensément le chant et la danse. Au théâtre, elle est chaque année à l’affiche dans des comédies comme Le Coach, qui part deux ans en tournée partout en France, ou actuellement Mars Et Vénus. Elle joue également dans de très nombreuses comédies musicales, parmi lesquelles Fame, Les Misérables, Chicago, Emilie Jolie, Starmania.

Parallèlement à ses activités de comédienne, elle est régulièrement assistante à la mise en scène de théâtre. Elle écrit et met en scène Les Sept Pêcheurs Capitaux. Elle joue au côté de Bérénice Bejo dans le nouveau film de Michel Hazanavicius, le réalisateur de The Artist.

CV DES COMÉDIENS

Henri LeguenHENRI LEGUEN

Après avoir fait ses études théâtrales au prestigieux cours Raymond Girard, Henri débute dans Cyrano de Bergerac avec Jean Weber et Jean Martinelli.

Puis sa carrière prend très vite essor et il joue tous les grands classiques comiques et dramatiques avec comme partenaires les comédiens de la Comédie Française Jacques Toja, Jean Parédès, André Thorant, et d’autres.

Après avoir étudié le chant avec Henri Legay de l’Opéra de Paris, il devient chanteur dans un Big Band. Puis il travaille le piano, la danse, les claquettes. Ses multiples dons lui permettront de fréquenter de très nombreuses scènes de cabarets avec des chansons dont il est l’auteur, et joue partout en France dans des comédies musicales et opérettes. Il sera à l’affiche d’une tournée de trois ans pour My Fair Lady.

Henri monte des spectacles dédiés à Brel et à Montand où, seul en scène, il mêle avec bonheur le jeu et le chant.

Sa connaissance de l’escrime et des arts martiaux l’amène à pratiquer la cascade et à régler nombre de combats au théâtre.

Gaël AlbespyGAEL Albespy

Gaël apprend l’art théâtral au cours Perimony et à l’université de Paris-VIII, et monte sur les planches de l’Atelier Théâtre Cité de St-Maur. Il y joue quelques grands rôles du répertoire classique, Scapin de Molière, l’Arlequin de Marivaux, Figaro du Barbier de Séville, Dorante du Menteur de Corneille, Roméo, et bien d’autres emplois de jeunes premiers.

En 2008, il obtient un prix pour sa mise en scène du Songe D’Une Nuit D’Eté de Shakespeare joué en partie en langue des signes.

Il s’investit dans plusieurs compagnies et aborde plusieurs grandes comédies de Labiche, Feydeau, Courteline, Guitry, ainsi que des grandes oeuvres du théâtre contemporain signées Muller, Pinter, Copi.

Les Précieuses Ridicules l’emmèneront du Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare de Paris au festival d’Avignon, où le succès sera au rendez-vous plusieurs années de suite.

A la télévision, on aura pu voir Gaël jouer dans la docu-fiction Jaurès.

Après Les Tentations, comédie politico-romantique de Benjamin Oppert, présentée au Théâtre de Nesle de Paris cet automne, il sera à l’affiche du café-théâtre Zygo Comédie de Vannes.

Gaël vit aujourd’hui entre la Bretagne et La Plaine St Denis où il entreprend de développer des ateliers d’expressions et de développement du langage par le théâtre.

Alexandra SimonALEXANDRA SIMON

Alexandra prend un virage artistique il y a tout juste dix ans, et abandonne sa carrière professionnelle pour vivre sa passion du jeu. Elle se forme au Studio Pygmalion et à l’Acting International.

Elle se fait remarquer sur les planches parisiennes dans La Cuisine D’Elvis de Lee Hall, que met en scène Régis Mardon au théâtre des Déchargeurs, et dans le rôle d’Andromaque au théâtre de Ménilmontant, dirigée par Manu Doublet.

Elle enchaîne de nombreux rôles au cinéma, et est tour à tour prof de maths dans Young Europe de Matteo Vicino, sdf dans L’Etoile Du Matin de David Kremer, avocate serial-killeuse dans Dames De Cendres d’Alexis Lecaye…

Récemment elle incarne Valérie, le rôle principal du long-métrage Presque Heureuse de David Ergas.

Avec le collectif Clap et grâce au court-métrage Je Suis Prête, elle remporte le Festival Nikon 2013 et gagne le Prix Canal Plus.

Elle est au générique et pour un rôle récurrent de la très remarquée et multipliée web-série Authentik d’Anthony Lemaitre.

Alexandra est représentée aujourd’hui par Cédric Pourcher de l’agence Cinétéa.

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