« In Memoriam 1914-1918 », un album d’Arapà pour les Morts de la Grande Guerre

A l’occasion du 11 novembre 2016

Arapà a réalisé un album dédié aux victimes de la Grande Guerre (1914-1918).

capture-decran-2016-11-08-a-14-13-17TOUTES les victimes de cette guerre. Car contrairement à la Seconde Guerre mondiale, la première n’a pas été un combat de la

Liberté contre la Barbarie. Elle a été un carnage, détruisant dans le même geste apocalyptique, hommes, animaux, paysages et

patrimoines, visages, corps, esprits et âmes. La Der des Der sonne le glas d’une Europe paysanne dont les savoirs et les savoir-faire

prenaient leur source dans la nuit des temps.

L’album d’Arapà s’inscrit dans la dénonciation de cet absurde jeu de pouvoir criminel à l’origine de ce drame.

L’album d’Arapà dit le courage de ces soldats qui s’accrochèrent à la vie tout en marchant vers la mort, quand le feu dévorait chaque parcelle de ce qui fut humanité.

L’album d’Arapà Inmemoriam sera dans les bacs en novembre 2016

23 octobre 2016 : Concert à Verdun pour le centenaire de la reprise du fort de Douaumont

15 avril 2017 : Concert au Chemin des dames pour le centenaire de la bataille

Arapà sera en tournée à partir d’avril 2017

capture-decran-2016-11-08-a-14-15-44« LA GRANDE GUERRE. 17 noms me sautaient aux yeux depuis ma tendre enfance, ceux gravés sur le marbre apposé sur la façade de l’église devant laquelle nous jouions quotidiennement l’été avec les quelques 40 enfants de mon âge et presque tous issus de la même famille. C’est à Chera (Commune de Sotta, Corse du Sud) que tout a commencé. Mais l’exil nous rappelait à chaque fin d’été et une grande majorité d’entre nous allait rejoindre le continent où nos parents avaient élu domicile pour une période longue et indéterminée. Jusqu’à l’âge de 8 ans, à chaque fin de vacances, mon grand-père Ghjuvan Andria Culioli, accompagnait nos pas jusqu’à la sortie du village, essayant de cacher ses larmes, ne sachant pas s’il allait nous revoir lors des prochaines vacances, car son âge courbait son corps fatigué de tant d’années de dur labeur. La mort, dont il parlait comme sa confidente, le guettait.

Sans doute aurait-il voulu nous parler de ses frères, compagnons d’armes qui comme lui sont partis la fleur au fusil. Nous étions sans doute trop jeunes pour qu’il puisse nous parler de ces enfants souriants que l’on avait invités au voyage avec la promesse d’un retour dans leur foyer pour la Noël. Un retour que nous, pauvres exilés, fantasmions dès que l’avion touchait le sol de la plus corse des villes françaises (Marseille).

Ce fut en 1971 que je le vis chanter pour la dernière fois. En février 1972, il nous quittait emportant avec lui les secrets d’une période si douloureuse. Les années passaient et je grandissais en prenant conscience de la personnalité de cet homme que j’avais si peu connu. Il chantait Dieu, l’amour et les jours d’une communauté agropastorale qui s’en allait avec lui.

arapasceneNul doute qu’à chaque évocation de ses textes chantés en mineur, il pensait aux 14 de ses frères d’armes qu’il avait aimés et avec lesquels il avait partagé les tâches les plus dures dans les champs de labour avant de connaître les champs “d’honneur”. Je me suis donc intéressé à leur périple, imaginant la faux invisible que 14 d’entre eux avaient dans leur besace sans savoir qu’elle couperait net leur courte vie. À travers ces quelques noms issus d’une même “trbu”, c’est le sort des milliers d’autres, de Corse et d’ailleurs, dont j’ai voulu connaître l’histoire tragique. Cette génération sacrifiée…

En 1994, deux mois après la naissance de ma fille dont la mère est Lorraine, je me rendis sur les lieux où durant 4 ans, nos parents avaient combattu. C’est à Verdun, que j’ai posé pour la première fois les pieds sur cette terre misérable qui avant 1914 regorgeait de vie et de cultures.

Devant les 16 000 croix que surplombe un ossuaire en forme de glaive enfoncé dans le sol, symbole de la fin des hostilités et renfermant les corps de pas moins de 130 000 hommes français et allemands, que je restai immobile, laissant place à mon imagination et à mon désarroi…

Quelle infamie ! Que peut-on trouver comme mots pour décrire l’indescriptible… Il n’y en a pas.

Cet album doit être celui de la méditation, celui que l’on écoute le soir chez soi, hors d’un temps qui ne laisse plus de place au souvenir, qui avale chaque jour comme étant le dernier et comme si rien n’avait existé auparavant. Qu’il soit le témoin de tous ces défunts dont je crois à la résurrection, car je crois en Dieu et en ses promesses. »

Jacques Culioli

LES TITRES

1. Si je mourais là-bas (3’05)

P : Guillaume Apollinaire

M : Jean Ferrat

2. Sdradichere (4’24)

P : Sonia Moretti

M : Jacques Culioli

3. U Cori (3’57)

P : Ghjuvan Ghjiseppu Franchi ;

M : Jacques Culioli

4. Saint Dié (3’59)

P & M : Ghjuvan Andria Culioli

5. Natali di u 14 (4’28)

adaptation en langue corse

Don-Mathieu Santini

de « I’m dreaming of home »

P : Barth Lori & Gary Lewis

M : Philippe Rombi

6. Avà chì l’ora s’avvicina (4’57)

P : Marc Biancarelli

M : Don-Mathieu Santini

7. Senti figliolu (5,37)

P : Pierre-Jean Milanini

M : Antoine Marielli

8. Journal d’un soldat

corse (1915) (1’51)

9. Verdun (4’03)

P : A. Guiducci

M : Jacques Culioli

10. Lettara di bucia (6’34)

P & M : Antoine Tramini

11. Envoi du front (2’31)

P : Jean Arbousset

M : Don-Mathieu Santini

12. Lettre de soldat

(avril 1917) (1’49)

M : WintersWish, Richard Lee

Doerschuk

13. Le chemin des dames (4’17)

P : Dédé Nobili

M : Paul Félix Nasica

14. Lettre de soldat

(mai 1917) (1’50)

M : Song from a secret garden,

Rolf Lovland

15. La chanson de Craonne (5’07)

P : inconnu

M : Adelmar Sablon

(Bonsoir M’amour)

16. Sott’à lu ponte (4’02)

P : Pierre Leca

M : Théophile Lacuire

17. La butte rouge (4’06)

P : Gaston Brunswick

M : Jacques Krier

18. U ritrattu (3’50)

P : François Vincenti

M : Dominique Vincenti

19. Tu n’en reviendras pas (2’54)

P : Louis Aragon

M : Leo Ferré

20. U 173 (3’55)

P & M : Jean-Paul Poletti

21. U tempu chì passa (2’04)

P : Paul-Michel Filippi ;

M : Don-Mathieu Santini

CONTACT PRESSE : Guilaine Depis 06 84 36 31 85 / balustrade75006@yahoo.com

Don-Mathieu Santini : +33 6 32 99 25 12 / trio@arapa.fr

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Siret : 814 277 901

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