Wukali a lu Thierry Maricourt

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Un roman léger : « L’homme sous le réverbère » de Thierry Maricourt
Comme l’aurait dit Coluche : « c’est l’histoire d’un mec … »
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maricourt1Si vous aimez les romans ou il ne se passe rien, ou du moins pas grand chose, alors, lisez L’homme sous le réverbère de Thierry Maricourt. Que dire dans ces conditions. En soi, pas grand chose. C’est l’histoire d’un petit épicier d’origine sud méditerranéenne, totalement transparent, totalement introverti, qui est accusé de …, il ne sait pas quoi et le lecteur aussi, et se voit condamné à la prison. Il s’avère être un détenu sans problème, tellement sans problème que par deux fois il s’évade, sans même avoir pensé une seconde à sortir de la maison d’arrêt. Mais lors de sa première « sortie », il s’appercoit qu’il existe un lien entre l’homme en général et lui en particulier, et la nature voire l’univers. Pour la première fois de sa vie, il est sorti de sa routine qui le retenait prisonnier de lui-même. Mais cette routine, sa personnalité font qu’il retombe très vite dans son enfermement. Et quand il s’évade à nouveau, il se réfugie chez son ancienne voisine qui le retient chez elle, au motif qu’il est recherché par la police. Il ne prend conscience de son enfermement que quand la relation avec son amie se détériore et il décide à partir de nouveau vers une nouvelle liberté.

L’homme sous le réverbère est un livre sur l’enfermement, essentiellement celui que nous créons nous même par routine, et, quand en plus on est introverti, on devient quelque part totalement invisible aux autres qui nous considèrent en quelque sorte comme faisant partie des meubles, habitués qu’ils sont de nous voir dans leur quotidien ; des sortes d’objets plus ou moins décoratifs que l’on peut jeter quand on en a plus besoin ou qui ne nous plaise plus comme avant.

L’homme sous le réverbère n’est pas un roman sur la solitude, même si le héros est un homme seul, mais plus par choix, parce que c’est son moyen pour être en paix avec les autres, parce que cette solitude lui permet de vivre dans une routine qui le rassure tant il craint l’imprévu synonyme de liberté. Si cette dernière l’attire, elle lui fait peur car elle représente l’inconnu et l’inconnu c’est la mort.

Voilà un aspect de la nature humaine rarement rencontré, du moins chez le personnage principal, dans les romans. Un personnage que n’aurait sûrement pas désavoué Simenon.

Émile Cougut

L’Homme sous le réverbère
Thierry Maricourt
Les soleils bleus éditions. 14€

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