« Lettres capitales » signe un article d’exception sur « L’Ombre de la Terre » de Christine Fizscher, mille mercis à Dan Burcéa :-)

Christine Fizscher: Voyage poétique vers l’ombre de la Terre ou la mélancolie des baisers rêvés

4 février 2019 dan_burcea CritiquePoésie 0

« C’est sous l’éclat d’un soleil méridional que s’ouvre la première page du journal poétique que Christine Fizscher nous propose comme un vrai appel à conjurer une « inguérissable mélancolie » dont les notes portées par des « violons extraordinaires » dessinent une topographie où résonne l’écho du « long accord espacé de la mémoire ». Ainsi, du golfe Saronique à New York, de Paris à la Ville d’Avray, de Salamanque à Madrid, sa poésie poursuit l’ombre d’une solitude invoquant l’absence de l’être aimé et préférant se réfugier dans l’obscurité lénifiante de la nuit où seuls les lampadaires continuent à alimenter de leur réverbération le pâle souvenir des caresses presque oubliées. (…)

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(…) Cette dissolution dans l’inconnu éternel qui fit jadis la gloire des romantiques offre cette fois une valeur nouvelle aux amoureux contemporains, une expression capable de dire avec les mots d’aujourd’hui une solitude qui prend toute sa maturité lorsqu’elle est confiée au langage le plus noble: celui de la poésie. »

Christine Fizscher, L’Ombre de la Terre, Photographies de Jonathan Abdou,  Éditions Dumerchez, 2019, 54 p., 15 euros. 

Le littéraire a remarqué « L’Ombre de la Terre » de Christine Fizscher

http://www.lelitteraire.com/?p=46909

Christine Fizscher, L’ombre de la terre

Que reste-t-il de nos amours ?

Dans ce beau livre, tout va finir par se clore. Mais la bles­sure fut longue à cica­tri­ser. Il a presque fallu que le hasard s’en mêle :- « sur le bot­tin son nom / ne se trouve plus./ Plus de vingt ans j’ai gardé ce nom / tombé de lui-même ». Com­bien de pluies d’hiver et d’été avant que ce nom plonge « dans l’inconnu, l’esprit désert » ?
Chris­tine Fiz­scher dit le tra­vail du temps, de l’oubli. Le faut-il ? Il le faut. Non vers un impon­dé­rable som­meil mais pour accep­ter qu’oublier est un mal néces­saire afin, au fond de soi, de pou­voir se recon­naître. L’âme est par­fois encore “lourde comme un vol de canards / Sur une eau pleine de phos­phate. Les sapins se vendent à l’arraché ». Et l’amour doit subir le même sort afin de ne plus res­ter l’hôte de l’hôte, de l’autre. Avec lequel on fit pour­tant un.

Pour y arri­ver des voyages sont néces­saire. La poé­tesse les évoque. L’amour plonge peu à peu dans la faille du temps, dans sa brèche. L’auteure fait bar­rage afin que l’eau dor­mante rem­place l’eau bouillon­nante. C’est d’une cer­taine manière faire appel du vide. Au vide à com­bler.
L’amour se quitte pro­gres­si­ve­ment au moment même où il sem­blait ne pas pou­voir s’estomper. De lui, il ne res­tera même plus la mala­die, l’addiction, l’alcoolisme. Mais pour y par­ve­nir, “la nuque plus molle qu’une tige, foule plu­sieurs mondes ». La vic­time de l’amour  doit dépla­cer ses propres bases et en chan­ger les cadres  : New-York, Ville d’Avray, Sala­manque. Et d’autres lieux encore pour réap­prendre à ne plus vivre que par l’autre.

S’ins­crit le sourd récit de l’oubli entre car­net de voyage et chant de ce qui fut si fort et s’est délité. Pluie d’amour, pluie d’indifférence. C’était et ce n’est plus.
Qui n’a pas connu cela ne peut se dire vivant.

jean-paul gavard-perret

Chris­tine Fiz­scher, L’ombre de la terre, Dumer­chez, jan­vier 2019, 54 p. — 15,00 €.

Sylvie Ferrando sur le prestigieux site La Cause littéraire ouvre le bal pour « L’Ombre de la Terre »

L’ombre de la terre, Christine Fizscher (par Sylvie Ferrando)

Ecrit par Sylvie Ferrando 08.01.19 dans La Une Livres, Les Livres, Critiques, Poésie

L’ombre de la terre, Dumerchez, janvier 2019, 54 pages, 15 €

Ecrivain(s): Christine Fizscher

Le lent récit d’un oubli, le récit d’une ou de deux années, mois par mois, le récit d’un journal sous forme poétique, à la fois carnet de voyage et récit d’un amour fervent et passionné, puis manqué, non partagé, délité, le récit d’une rupture amoureuse, d’un oubli.

Voyage intérieur et voyage extérieur se mêlent tout au long des vers et des phrases au rythme parfois mélodieux, parfois haché.

D’une île de la mer Egée, puis de New-York jusqu’à Salamanque, en passant par Paris et Ville d’Avray, la poétesse-narratrice emmène son lecteur dans un voyage de réflexion sur l’ailleurs, l’amour, l’oubli et la rupture. Le voyage à la fois comme stimulant de l’amour et comme remède lorsqu’il s’est enfui.

Il s’agit d’un lent découpage du temps, mois par mois, parfois à rebours : l’été, août dans les îles grecques, à Hydra où : 

« Je vais à la terrasse des cafés du port

attendre

qu’on drisse les auvents

[…]

dans la lumière sourde ».

C’est ensuite l’entrée progressive dans un hiver météorologique et sentimental ; le retour à Paris depuis New-York, en octobre :

« Dans l’intervalle du ‘jet-lag’ :

trottoir sous le soleil

où ni les pieds ni les yeux ne se posent,

veines et iris et paupières de coton,

la nuque plus molle qu’une tige,

je foule plusieurs mondes ».

A Ville d’Avray, où se trouve la maison de l’ancien amour, vide de l’amour absent :

« Il pleut

L’hiver nous rejoint

dans le parc de feuilles.

Mortes elles recouvrent

l’herbe et les arbres bas,

les perrons et les massifs,

les allées ».

[…] 

« Aujourd’hui la clémence

de l’automne

Prodigue mille étés ».

Puis c’est décembre et l’approche de Noël :

« Je me suis réveillée comme une brassée de glaïeuls.

Rien ne me reliait assez fort au jour

et je me rendormis ».

[…]

« Mon âme est lourde comme un vol de canards

Sur une eau pleine de phosphate.

Les sapins se vendent à l’arraché ».

Arrive janvier, où une part du mystère est levée, car cette histoire d’amour enfui, enfoui, est un secret que dévoile peu à peu la poésie.

« Nos baisers furent rêvés

Ton bateau a quitté le port d’Hydra

Et depuis,

Nos mémoires se sont tues ».

Enfin, c’est avril et l’arrivée sur Salamanque, en autobus, depuis Madrid ; Salamanque, ville parée de souvenirs :

« Salamanque comme un palais du Rajasthan,

cité de la Renaissance »

[…]

« Cependant sur le bottin son nom

ne se trouve plus.

Plus de vingt ans j’ai gardé ce nom

tombé de lui-même ».

La poétesse-narratrice, seule, solitaire, mais non isolée, entrera « dans l’inconnu, l’esprit désert ».

Sylvie Ferrando

Eric Poindron dans Causeur inclut Christine Fizscher dans son « année poétique »

Poètes: ceux que j’aime prennent le train

Retour sur l’année poétique 2018

Ouvrons 2019 avec une sélection des poésies de 2018.

Nous l’avons encore entendu ce matin, dans le train, chuchoté, certes, mais articulé en conscience : « La poésie ne sert à rien. ». Et comme aurait pu l’écrire un autre poète, suisse et voyageur, égaré dans les îles d’Aran, « Mais c’est ce rien qui m’intéresse. »

Comment ne pas songer à ce bon mot de ce tout aussi bon Gérard de Nerval lorsqu’il écrit : « Il y a ici des médecins et des commissaires qui veillent à ce que l’on n’étende pas le champ de la poésie aux dépends de la voie publique. »

Les trains nous conduisent toujours vers l’enfance

Eugène Guillevic, le Breton et l’apprenti, a raconté que lorsqu’il a tendu à sa mère ses premiers poèmes, il aurait mieux fait de lui tendre de suite la seconde joue puisqu’elle lui a donné une gifle en guise de lecture.

Ainsi les trains nous conduisent toujours vers l’enfance. Et la poésie – qui ne sert à rien – , elle aussi.

Dans Les souvenirs m’observent, Tomas Tranströmer, poète absolument poète et prix Nobel de littérature en 2011, en octobre – car c’est important les saisons -, écrit : « J’espérais tout le temps que les cours prendraient fin, pour que je puisse enfin me jeter à corps perdu dans ce qui m’intéressait vraiment : l’Afrique, l’univers sous-marin, le Moyen Âge. »

Début d’année et période de jolies résolutions obligent, il est peut-être temps de ne rien changer et de continuer à lire de la poésie.  Aussi j’emprunte des trains et des poètes.

A travers la vitre, après la pluie, les pluies, toutes les plu
ies, il est de nouveau un ciel dans le ciel. Faites un vœu, ou plusieurs ; écrivez-les. C’est le moment. Et ce vœu, c’est peut-être un poème comme un aveu.

On ne naît pas impunément à Reims

S’il est bien un poète qui fait aveu de tout bois, c’est Marc Alyn, dans Le temps est un faucon qui plonge, ses mémoires.

« Chaque jour j’écris le premier mot de mon langage.

Je suis neuf jusqu’au crépuscule.

Chaque baiser de l’aube sur la bouche des arbres

Me fait don d’une peau nouvelle. »

Marc Alyn est un jeune homme d’âge mûr qui a connu beaucoup de monde. Ami de Roger Caillois ou de Lawrence Durrell, voyageur vénitien et collectionneur d’Orient(s), créateur de la collection Poésie Flammarion, le mémorialiste se raconte sans excès, pas à pas, et mot-à-mot choisis avec grâce. Marc Alyn, poète alchimiste et alchimique pour de vrai, a conscience que l’ange au sourire s’est presque penché sur son berceau. On ne naît pas impunément à Reims, ville de Paul Fort et du « Grand Jeu » de Roger-Gilbert Lecomte et Roger Vailland. Marc Alyn loue l’existence de Fantômas, fait chanter les tarots et célèbre le chemin de la Gnose.

Les derniers étourneaux de l’Est 

Marc Alyn est un solide et soliste compagnon de route, toujours sur « la ligne de départ, aspirant à rejoindre l’Ordre clandestin des poètes : Templiers privés de règle et de Grand Maître, en marche vers le feu. »

Un faucon plonge et, à travers la vitre, les derniers étourneaux de l’Est font leur bagage.

«  Un oiseau est du ciel. Il est plus proche de l’éternité que du monde » ; confie l’abbé Rancé à la marquise de Sablé ; et Pascal Quignard dans Sur l’idée d’une communauté de solitaires – Arléa 2018 -, de nous le faire remarquer. J’alterne les regards, des oiseaux aux poètes, et confond les cartes comme l’on rebat des campagnes ou des paysages.

Dans Compris dans le paysage, donc, Georges Guillain écrit :

Quand même / il n’y a pas de poésie descriptive / rien ne se représente ou n’est jamais là / totalement / que nous / du ciel / et dessous / la main qui tremble simplement / ces gros paquets de partout de nerfs / aboutissant à des images /

alors / on dira / que sur les toits ce sont des souvenirs d’école /des histoires qui glissent / un coin du monde saisissant / par les yeux / bien maté / qui nous traverse / se reconstruit, en sens inverse.

Les paysages s’effacent derrière les paysages

Chez Georges Guillain, les paysages s’effacent derrière les paysages – ce mystère du paysage –  et les hommes qui file vers l’est en une douloureuse rhapsodie. Voyager avec Georges Guillain et ses dahlias de lumière, c’est voyager avec un ami.

Lecteur des deux rives, vous êtes : quel flâneur êtes-vous ? Lecteur des deux rives, vous êtes : quelles sont ces deux rives. Lecteur des deux rives, vous êtes : qu’attendez-vous de l’autre rive ? A ces questions, Flora Bonfanti, répond dans Lieux exemplaires :« La parole devient come un une note ; elle quitte le signe, devient chose. Sa forme n’est plus qu’une carcasse enceinte d’une semence de feu. Elle est moelle durcie. La sens a laissé en résidu sa fore même., sans marge : pierre volcanique de l’ancien magma. Les yeux du lecteur rallument le magma – qui, dans tous ses états, garde son épaisseur et la densité de ses courbes. C’est ce que nous appelons le poétique. » Il existe chez cette toute jeune poète de grande conscience, qui s’interroge sur le mal et explore le silence, une grâce d’écriture retenue et une maturité inouïe.

Le bruit du temps

Poète des saisons, douloureuses ou jubilatoires, Christine Fizscher, elle, dans L’Ombre de la terre, nous invite en sa maison et en ses vides, et retient les nuits qu’il lui reste ici.

« Ici veillera le séquoia funèbre,

Le foudroyé

Oh ! Le temps d’été, vent,

 Ici la nuit qui était à nous. »

Puis le 20 octobre – car c’est important les saisons – elle écrit :

« Ce matin aura été un matin

Sans tour Eiffel à l’horizon.

l’automne incendiait la forêt et le jours, gris, épais, lourd

mais allumé,

descendait sur l’autoroute. »

Christine Fizscher connait le bruit du temps qui broie et file, et goûte le plaisir de la compagnie des poètes ; et même seule, la voila bel(le) et bien accompagnée.

S’il y en a un qui ne perd jamais de vue la tour Eiffel, c’est bien Bernard Ollier, l’homme fou et sage, l’homme des livres d’artistes, l’arpenteur des sommets métalliques. Chez Pierre Mainard, l’éditeur scrupuleux et réjouissant, on lira l’étonnant Bernard Ollier exagère La tour Eiffel. Et le poète n’y va jamais de main ni de lettre morte. Il agrandit, escalade, échafaude. Avec lui tout va, car le bâtiment va ; et à tout va !« C’est sa force à la Tour Eiffel : des siècles que ça va durer, alors que toi, tu ne sais même pas pour toi.

Tu ne sais même pas pour toi, c’est toute la différence avec la Tour Eiffel.

La tour Eiffel, je te rappelle, qui sait, elle ! qui sait qu’on sait pour elle !
Si bien qu’elle sait qu’elle n’a pas besoin de savoir. Tranquille, la Tour Eiffel.

Tu te rends compte, aucun effort à faire, elle est sur d’avance et de tout temps, universellement sue qu’elle est, elle est sue d’être, c’est ça une Tour Eiffel.

Être sue et en tout temps, à toute heure, voilà comme elle est, la Tour Eiffel. »

Ce Bernard Ollier-là, n’est pas si loin d’être un zouave et c’est un sacré ingénieur du langage.

Le train arrive et il me reste un autre zouave pour la fin de route. Un poète encore, un poète toujours, jeune, increvable, irrévérencieux, magnifique. Il s’appelle Hans Limon : gourmand de vie et gourmet de mots. Il a lu ses classiques, et se faufile à leur suite à grands bruits pour faire entendre ses propres mots. Avec lui, ça charrie du verbe et convoie de l’énergie.

Mort à la poésie

Dans Poéticide, un recueil solide, solaire et de grand vent, le voilà Diogène et qui écrit à tue-tête : « Tu veux exterminer la poésie ? Alors prends ce couteau à pain sur ma table de cuisine, juste à côté de mon horoscope, et va poignarder le soleil, le point du jour qui maquille les toits des masures, les gamins qui sourient aux mendiants, les poules qui caquettent à heures fixes, Londres et ses pestilences, les opéras gouffres, les femmes et leurs tectoniques multiples, les quintes merveilleuses, les merdes fécondes, poignarde la terre entière, la terre infestée d’hommes, et alors même que tu l’auras fait, il te restera les idées, qui flottent un peu partout dans l’atmosphère, et les autres espèces, et les autres planètes, et les autres galaxies, et les autres univers ! Peine perdue ! Peine perdue ! »

Si Raymond Queneau célèbre les fous littéraires dans Les Enfants du limon, il faudrait, dare-dare – avant qu’on nous ne le pique -, dans les enfants du fou poète, célébrer le Limon !

Grincement d’essieu et le train est presqu’à quai ; je n’ai pas vu les poètes passer.

Amis, J’ai eu vent des peines dites indicibles et de votre disposition mélancolique, des joies de mots acrobatiques. À la nuit tombée, les filles fantômes et filantes sont des étoiles comme les autres.Le temps est un flocon qui tombe

Et les poètes, mes héros de l’enfance.

Le Temps est un faucon qui plonge, Marc Alyn, éd. Pierre-Guillaume de Roux.

Rentrée littéraire de janvier 2019, POESIE « L’Ombre de la Terre » de Christine FIZSCHER

Rentrée littéraire de janvier 2019 – Pour une année poétique – Parution le 18 janvier 2019

L’Ombre de la Terre, le premier recueil de poésie de l’écrivain Christine FIZSCHER

Editions DUMERCHEZ

54 pages * 15€ *ISBN 978-2-84791-192-3

Contact presse : 06 84 36 31 85 / guilaine_depis@yahoo.com

L’OMBRE DE LA TERRE est enrichi de photographies de Jonathan ABBOU.

Christine FIZSCHER a aussi publié :

Pluies d’été (sous le nom de Christine Guinard), Dumerchez, 1999

La Nuit prend son temps, Le Seuil, 2007, dont sont tirés deux des poèmes de L’OMBRE DE LA TERRE

La Dernière femme de sa vie, Stock, 2011

Une FEMME poète : Lectrice chez Gallimard, Flammarion, Julliard et aux côtés d’Ivan Nabokov pour «Feux croisés» chez Plon, Christine FIZSCHER a aussi collaboré à la revue « Les Temps modernes » de 2000 à 2009.

Assumant pleinement et jusqu’au bout sa féminité, elle s’étonne que la poésie, quintessence de l’expression verbale, compte si peu de représentantes lues et honorées par le passé et dans la France contemporaine : si la poésie est l’art synthétique de transmettre l’universel et l’intemporel, les femmes passant pour extérioriser davantage leurs émotions, devraient en être les fers de lance. Métaphysiquement inquiète jusqu’à la torture, la chair et la littérature l’ancrent au monde et justifient sa vie.

Nourris de mélancolie, ses poèmes intimes pris dans une narration s’inscrivent dans une temporalité, expriment un double amour et le deuil d’une maison et de ce qui n’a pas pu y être vécu.

Ces poèmes vont basculer au rythme des saisons : solaires et radieux pendant la splendeur de l’été, ils vont s’enfoncer dans l’ombre de la Terre lorsqu’arrive l’hiver. Cette ombre de la Terre qui isole les artistes et enfants de Saturne, les fait rester à l’extérieur de la vie – plus vivants peut-être encore.

« La nuit prend son temps (roman dont la rédaction fut concomitante aux poèmes de L’OMBRE DE LA TERRE») fournit des réponses à une question centrale. Christine FIZSCHER fouille son désir, et l’illusion de son désir, dans un texte sûr, parfois puissamment érotique et superbement écrit.» Vincent ROY, Le Monde des Livres, 2007

« Christine Fizscher (…) a su trouver les mots pour l’écrire (ndlr : ce qui n’est plus, ce qui a brûlé), et le sens du récit. »  Mohammed Aïssaoui, Le Figaro Littéraire, 2011

« Christine Fizscher possède une très belle plume »  Nils C. Ahl, Le Monde des Livres, 2011

« Christine Fizscher signe sa présence d’incontestable écrivain » Joël Schmidt, Réforme, 2011

« Le livre de Christine Fizscher est saisissant, il a ses défauts, plein, mais un souffle qui les emporte, loin, dans un monde que les anxieux connaissent : la douceur d’écrire, la fragilité du résultat. »  Christophe Donner, Le Monde Magazine, 2011

Les éditions Bernard Dumerchez : Diffusées par les Belles Lettres, elles ont publié à ce jour plus de 250 ouvrages de poésie, littérature, théâtre et autres. Attachant une attention toute particulière à l’objet livre, chaque publication est souvent associée à un artiste contemporain et déclinée dans un ouvrage de bibliophilie. Une exposition « Bernard Dumerchez, éditeur, une vie de livres et d’art » a eu lieu en 2018 au musée départemental de l’Oise pour ses 35 ans d’édition.

Lettre de François CHENG,  de l’Académie française, reçue par Christine FIZSCHER en réponse à l’envoi de « L’OMBRE DE LA TERRE »