« Séoul, visages d’une ville », un journal-vidéo de Gina Kim (éditions l’Atelier des Cahiers)

couv Gina Kim.pngLe journal-vidéo d’une cinéaste coréenne dans Séoul – un essai magistral sur l’art, la ville et la mémoire.

Gina Kim est une vidéaste, cinéaste et enseignante coréenne installée aux États-Unis. Les cinq longs métrages de Gina Kim ont été sélectionnés dans plus de 80 prestigieux festivals et événements cinématographiques partout dans le monde, y compris Berlin, Venise, Sundance, Locarno, San Sebastian et Rotterdam, et ses œuvres d’art vidéo ont été projetées dans diverses institutions artistiques telles que le Centre Pompidou, le MOMA, le Smithsonian et le Lincoln Center. Elle est actuellement professeur adjoint à l’université de Californie à Los Angeles.

Séoul, visages d’une ville est un essai issu du documentaire de Gina Kim Faces of Seoul (2009, en anglais et coréen).

Le dispositif est simple en apparence pour ce documentaire profond : la réalisatrice coréenne revient régulièrement
à Séoul, qu’elle a quitté, pour voir sa famille, et à chaque retour, elle tourne des vidéos de ses promenades et rencontres, comme on tiendrait un journal intime. De cette masse d’images anodines et acci- dentelles, elle tire un montage vidéo sur lequel elle tisse un commentaire inspiré sur la ville.

Son enquête dans cette ville à la fois familière et étrangère aboutit ainsi à une méditation sur le statut de la représentation et de l’art, le souvenir, l’identité, le rapport au père. Elle y découvre qu’un film d’art et d’essai, comme une ville, une photo et toutes les formes de représentations qui ont un support physique, relient la présence du présent avec le fantasme du passé, la réalité et le désir, nous et les autres. Car les villes, comme les films et les photos, nous articulent à ce qui n’est pas nous, nous complètent et nous font nous rencontrer dans nos solitudes…

Un titre de l’Atelier des Cahiers, lauréat du Prix littéraire de l’Asie 2017, Collection Images

Distribution Pollen – CEDIF diffusion

Distribution Corée : Librairies Kyobo Bookstore Librairie Seoul Selection Lycée français de Séoul

Broché, 96 pages Couverture quadrichromie, intérieur NB/ illustrations NB 14 x 22 cm
15 euros/15 000 wons
EAN : 9791091555388 Parution :
24 novembre 2017
Rayon : Essais littéraires (Clil 3643)

C’est l’histoire d’une jeune femme d’origine coréenne…

couv tumuli1.jpgC’est l’histoire d’une jeune femme d’origine coréenne adoptée en France et qui retrouve son lieu de naissance. L’histoire se passe en Corée. Comme elle est photographe, c’est d’abord un travail photographique.

Ensuite, elle a mené en parallèle des entretiens avec le dramaturge de l’Opéra de Paris Simon Hatab. Il y a donc également tout un travail d’écriture sur le questionnement des origines. 

 

Concernant le portfolio, il raconte l’histoire d’une petite ville de Corée du nord qui s’appelle Gyeongju, lieu de naissance de la photographe. Cette histoire est concentrée sur une journée de 24 heures et découpée comme le synopsis d’un film.

Le point de départ est un magasin de vaisselle qui était l’ancienne maison d’une sage femme – c’est là que la photographe est née – puis chaque personne nous conduit à une autre. Autant de rencontres, autant de manières de raconter la ville de Gyeongju et pour la photographe de renaître.

Note d’intention de Simon Hatab, dramaturge

18402881_304478329966296_1955355994418478524_n.jpgSimon Hatab est dramaturge. Il travaille à l’Opéra national de Paris et a collaboré avec la metteure en scène Marie-Ève Signeyrole pour les spectacles 14+18, La Soupe Pop. Il a donné à l’Université Paris X Nanterre un cycle de cours consacrés à la dramaturgie et participé en tant qu’artiste associé au programme Performing Utopia du King’s College de Londres. Il écrit régulièrement dans le magazine Fumigène – Littérature de rue.

Note d’intention : J’ai l’habitude d’écrire dans cette forme de dialogue. L’art dialectique me vient de mon métier de dramaturge où je ne travaille jamais seul, mais avec des metteurs en scène qui après nos discussions sur la construction du spectacle ont le final cut.

Avec Elisa, c’était la même forme de dialogue. J’écoutais très attentivement ce qu’elle me racontait lors de nos multiples rendez-vous, puis je faisais des propositions, j’écrivais des choses, qu’elle reprenait, nuançait, approuvait, validait ou critiquait.

Au début, nous ignorions où cette aventure allait nous mener.  Mais, petit à petit, des phrases naissaient dans mon esprit et je les suggérais à Elisa.

J’étais amené à réécrire ce qui ne lui convenait pas. J’avais besoin de cette confrontation, de ce jeu de ping pong pour écrire.

Le dialogue, la confrontation, le côté un peu dramatique me font avancer, cerner l’objet, réussir à produire quelque chose.

A l’origine, Elisa avait envie de faire quelque chose sur cette ville de Gyeongju, sans savoir quoi. J’ai immédiatement eu l’intuition que c’était un sujet d’écriture. Ce qu’elle disait me fascinait, c’était un sujet biographique, romanesque ? je ne sais pas mais j’étais fasciné.

Elle m’a associé dans le projet avec beaucoup de générosité, alors que c’était un sujet intime, qui la prenait aux tripes.

Sa démarche consistait à se décentrer, c’est cette utopie-là qui m’intéressait et que j’avais envie d’approfondir à ses côtés. Elle m’a donné une grande place avec beaucoup de générosité. Nous étions dans un corps à corps de création. Notre manière d’échanger très rapide façonne l’œuvre.

Le sujet du livre était tellement intime pour elle qu’il était impossible de l’éclaircir – ce qui est très bien : la part de brume appartient au lecteur et c’est ce qui nous a captivés dans ce projet. J’ai influé sur la façon dont on raconte le projet.

Mais les événements du livre, comme cet homme grâce auquel elle trouve les mots, sont son territoire. Cet autre coauteur de l’histoire, l’homme qu’elle rencontre avant de l’épouser, me supplante, me dépossède de l’histoire et me remet à ma place. Je me suis contenté d’écrire, sans le pouvoir d’influer sur le cours de sa vie. Je ne suis en somme « que » l’auteur, remis à sa place. La réalité, la plupart du temps, dépasse la fiction.

 La langue, c’est un endroit qu’on habite. J’ai certes mis beaucoup de moi dans mes mots. Je n’aime que raconter d’autres histoires que la mienne, ça m’est naturel pour ne pas sortir de ma zone de confort.

Le final cut a été le fruit d’un consensus, moi parce que la forme me convenait, elle parce que le fond lui convenait.

Alors que les mots sont accoutumés à construire une histoire, ce livre est paradoxalement une déconstruction. Le récit se fait au moyen des images qui prennent la forme narrative. Nous avons détourné les moyens d’expression qu’on avait tous les deux – les mots, les photos – de leurs fonctions habituelles. Ensemble ils sont conçus pour constituer une même œuvre sans que l’un des deux l’emporte sur l’autre. Le texte n’est jamais assujetti aux images.

Le besoin de modeler cette ville répond à notre volonté de nous libérer des clichés qu’on a en tête. Nous tournons volontairement autour des choses sans jamais les toucher. Nous figeons des instants fugaces, nous les couchons sur papier et rejoignons ici le principe du théâtre qui m’est si familier : l’art du présent. 

Note d’intention de la photographe Elisa Haberer

18402881_304478329966296_1955355994418478524_n.jpgÉlisa Haberer est une photographe française d’origine coréenne de 39 ans. Etudiante en photographie, elle dédie son travail aux codes de représentation de la photographie de famille et pose la question de la trace et de la narration par l’image. Ces interrogations préfigurent les thématiques constituantes de son travail actuel. Sa photographie est fondamen- talement axée sur les histoires humaines et l’exercice du portrait. En 2009, sa série sur la représentation de soi “Moi, par l’Au- tre” est exposée à Pékin où elle a vécu 7 ans. En 2013, elle tourne son premier film, “My Lucky Bird”. En 2014, de retour en Corée du Sud, elle réalise un projet pho- tographique sur les traces de ses origines qui devient “Les Couleurs des tumuli”. www.elisahaberer.com

Note d’intention : À la genèse du livre “Les Couleurs” des tumuli il y a 3 voyages successifs dans la petite ville de Gyeongju, en Corée du sud, qui est aussi la ville de ma naissance. (août 2015, février 2015, juillet 2015)

L’idée était de trouver une manière pour photographier ce lieu avec le souci de donner à voir les gens et la ville afin de pouvoir créer un récit plus distancié qu’un simple objet autobiographique. Je me suis beaucoup interrogée sur la place à donner et à laisser à cette dimension autobiographique et à la manière de la mettre à distance. Ces interrogations ont accompagné les 3 voyages, elles ont donné lieu à des tentatives de formes et ont fait évolué le propos. Lors de mes passages à Séoul j’ai échangé avec Benjamin Joineau que je connaissais un peu. Ce n’est qu’à la fin de la réalisation de ma maquette de présentation –dont celle du livre diffère peu au finalP que je lui ai fait parvenir mon travail, pour partager avec lui l’objet qui avait été le sujet de nos échanges et non une demande précise d’édition d’un livre. Je ne crois pas que tous les travaux photographiques peuvent trouver une finalité dans la forme du livre. Mais au printemps 2016, Benjamin m’a proposé d’éditer ce portfolio à l’Atelier des Cahiers, il est alors devenu évident que ce projet, qui relevait de quelque chose du journal intime, pouvait trouver dans le livre une forme pour être présenté.

Le texte est venu dans un second temps. Pendant ces trois voyages j’ai échangé 5P6 fois avec Simon Hatab qui lors de notre première rencontre m’a proposé d’échanger sur ce projet photographique en devenir. Il enregistrait mes propos. Propos en lien avec le projet et me posait des questions sur la photographie. J’ignorais ce que nous allions en faire et lui aussi. Nous n’avions pas de projet de livre à ce moment là. Nous ne nous sommes pas vus pendant une année, l’année pendant laquelle je suis revenue de mon troisième voyage et ai travaillé sur la forme à donner au travail photographique. Suite à la proposition de Benjamin Joineau, j’ai informé Simon Hatab de la possibilité de faire un livre. Je lui ai proposé que le texte ait un traitement qui ne soit pas illustratif, redondant par rapport à la photographie, qu’il ne soit pas un accompagnement ou un contrepoint à l’image mais qu’il ait une vraie part en tant que texte à l’intérieur du projet.

Il a accepté. Nous avons repris les entretiens et Simon a commencé parallèelement à écrire en septembre 2017. Il m’envoyait des paragraphes à lire et je lui faisais part de mes impressions. La difficulté était de trouver le ton et surtout la place de l’auteur du texte dans ce dispositif: écrire à partir d’enregistrements sans les trahir tout en ayant un propos. La présence du texte raconté par cette voix extérieure participe du processus de distanciation qui a accompagné la mise en place du travail photographique.

Un récit photographique entre Paris et Gyeongju (éditions l’Atelier des Cahiers)

couv tumuli1.jpgQuatrième de couverture :

Une photographe d’origine coréenne revient dans la ville où elle est née, à la découverte de ses habitants et de ses quartiers. Un récit à deux voix à mi-chemin entre le carnet de voyage et le journal de création où l’expérience du proche et du lointain nourrit une réflexion sur notre rapport au temps et la construction de notre identité.

Parution de « Les Couleurs des tumuli » aux éditions l’Atelier des Cahiers

couv tumuli1.jpgLes Couleurs des tumuli est un livre qui fait cohabiter deux récits – l’un photographique, l’autre textuel – qui se déroulent entre Paris et Gyeongju en Corée du Sud. La photographe Élisa Haberer est née à Gyeongju puis a été adoptée en France dès ses premiers mois. En 2014 elle y retourne pour la première fois. Partant de l’endroit où elle est née – l’ancienne maison d’une sage-femme transformée en magasin d’ustensiles de cuisine – elle décide d’explorer et de photographier Gyeongju. A partir d’un lieu qui lui est à la fois proche et étranger, elle part à la rencontre d’un quartier, d’une ville et de ses habitants.

Au retour de son premier voyage en septembre 2014, elle débute une série d’entretiens sur ce projet avec Simon Hatab, dramaturge et auteur. Ce dialogue qui s’étend sur deux ans forme la matière d’un récit à mi-chemin entre le biogra- phique, le carnet de voyage et le journal de créa- tion. Au-delà de la quête mémorielle, il développe une réflexion sur l’art photographique, sur notre rapport au temps et sur la construction de notre identité.

 

Points forts :
– le processus de création d’une œuvre
– un voyage, une œuvre en mouvement
– une réflexion sur le temps, la mémoire, l’origine, l’identité
– un dialogue entre l’écriture et la photographie, entre le texte et l’image
– la rencontre entre une photographe et un auteur

Tous publics (et spécialement les domaines littérature, photographie, art, voyage)

Parution : septembre 2017

Format: 16×24 cm
Nombre de page : 144
Prix : 25 euros
Couverture brochée à la suisse, quadrichromie.

Thème CLIL : 3691 (Photographie)

Distribution Pollen – Diffusion CEDIF ISBN : 979-10-91555-36-4

Contact presse : 06-84-36-31-85
Guilaine Depis, guilaine_depis@yahoo.com

L’ATELIER DES CAHIERS, ÉDITEUR 15, BOULEVARD SAINT-GERMAIN 75 005 Paris