36ème Marché de la Poésie avec le Québec invité d’honneur

Capture d’écran 2018-04-11 à 12.34.19.pngCommuniqué de presse (11 avril 2018)

 

36èmeMarché de la Poésie

6 – 10 juin 2018

 

Le Québec, invité d’honneur

www.marche-poesie.com

Forte du succès remporté en 2017 par l’ouverture des Etats généraux de la Poésie#01, c’est dans le prolongement de cette dynamique que se prépare activement l’édition 2018 du Marché de la Poésie.

Événement phare dans le monde de la poésie, le Marché de la Place Saint Sulpice qui ose faire la part belle à plus 500 éditeurs et revues de poésie, voit son audience et sa portée croître chaque année. Encouragés par vos présences et vos compliments, nous sommes plus que jamais motivés pour faire plus et mieux encore en 2018.

Dans un monde en proie à de multiples dangers, malmené par les fanatismes de tous ordres comme par un matérialisme galopant, la course au profit faisant perdre le sens des choses et de la vie, le poème apparaît plus que jamais comme un lieu refuge, garant de la continuité de ce qui demeure la quintessence de l’humanité : la création de beauté par le langage, la communication des émotions grâce à des mots qui, bien agencés, peuvent constituer un poème, bouleverser et changer le cœur des hommes comme la face de la planète.

Si l’édition 2017 fut consacrée à la visibilité du poème, l’édition 2018 étudiera son devenir. Chacun apportera l’idée personnelle qu’il a de ce devenir, comme ses propositions les plus audacieuses. C’est en considérant avec la même importance les opinions les plus raisonnables que les ambitions les plus surprenantes, qu’une nouvelle fois, le Marché de la Poésie relèvera le défi de faire avancer le chantier, protéger la poésie tout en la soutenant et en la propulsant. Sa promotion prendra encore des formes multiples dont les plus précieuses seront le travail, l’œuvre et les inventions des participants, sans exclusive, inventions dont nous sommes tous friands. 

Marquant un retour à la tradition d’un pays invité d’honneur, le 36Marché de la Poésie a choisi en 2018 d’ouvrir ses portes au Québec. Une trentaine de poètes venus spécialement de ce pays-terre de poètes apporteront leur contribution essentielle au débat sur le devenir du poème et donneront à entendre et à voir la poésie contemporaine québécoise.

L’indéfinissable Jean-Luc Parant, comme Président d’honneur, sera la voûte céleste de l’occurrence 2018, puisque c’est l’obsession de toute son œuvre tant littéraire que plastique : relier l’homme aux astres, associer l’infinitésimal à l’infini, l’intime à l’extime. 

Êtes-vous prêts pour le voyage ? Nous embarquerons du 6 au 10 juin Place Saint-Sulpice tout en vous invitant aussi pour le grand périple dans vos régions de France, quelques fois à l’étranger, par exemple à Barcelone, Liège ou Berlin. Notre Périphériecomptera en effet plus de 40 événementsqui enrichiront le programme du 36eMarché de la Poésie.

Contact presse :

Balustrade Guilaine Depis 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Contact Québec invité d’honneur :

Communications Jo Ann Champagne 07 84 48 31 66 joannchampagne@icloud.com

 

Emmanuel Pierrat, Charles Juliet, Hélène Martin… seront heureux de vous rencontrer lors du Marché de la Poésie (stand F1 des éditions Des femmes-Antoinette Fouque, du 18 au 20 juin 2010, Place Saint-Sulpice)

Les éditions Des femmes-Antoinette Fouque vous invitent à rencontrer sur leur stand F1 (à l’occasion du Marché de la Poésie, Place Saint-Sulpice, 75006 Paris, 01.42.22.60.74)

 – Emmanuel Pierrat :Troublé de l’éveil, La Bibliothèque des voix / Vendredi 18 juin à 15h00

 – Françoise Collin, On dirait une ville / Samedi 19 juin à 15h00

 – Chantal Chawaf, Je suis née / Samedi 19 juin à 16h00

 – Charles Juliet et Valérie Dréville, J’ai cherché, La Bibliothèque des voix / Samedi 19 juin à 17h00

 – Jacqueline Merville, Presque africaine / Dimanche 20 juin à 14h00

 – Hélène Martin, Journal d’une voix, La Bibliothèque des voix / Dimanche 20 juin à 15h00

Remise des Prix « Coup de coeur » de l’Académie Charles-Cros (dimanche 20 juin, 17 h 30)

A l’occasion du Marché de la poésie du jeudi 17 au dimanche 20 juin, place Saint-Sulpice, les éditions des femmes-Antoinette Fouque présentent leurs nouveautés aux membres du jury de l’Académie Charles-Cros :
 
Bibliothèque des voix
 – Dis-moi que tu me pardonnes de Joyce Carol Oates, texte intégral lu par Isabel Otero
 – Des yeux de soie de Françoise Sagan, nouvelles lues par Anouk Aimée
 
Bibliothèque des regards
 – Coffret Marguerite Duras : La mort du jeune aviateur anglaisEcrire.
1 DVD comprenant deux films réalisés par Benoît Jacquot
2 CD, textes lus par Fanny Ardant
En co-édition avec les Editions Montparnasse
 
et aux
Editions France 5/ Cinétévé
 – Antoinette Fouque : Qu’est-ce qu’une femme ? Un film de la collection Empreintes, réalisé par Julie Bertuccelli, suivi d’entretiens avec Simone Veil, Alain Touraine, Chantal Chawaf…
 
Dimanche 20 juin, 17 h 30 : remise des prix « Coup de coeur Parole enregistrée » de l’Académie Charles Cros
 
Marché de la Poésie – Stand F1
Place Saint-Sulpice 75006 Paris

L’excellente Amélie Rouher a écrit le plus bel article du monde dans Le Magazine des Livres (juin 2009)

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Par Amélie Rouher, publié dans Le Magazine des Livres (juin 2009)

 

Macha Méril, Un jour je suis morte

(PRIX COUP DE COEUR DE L’ACADEMIE CHARLES-CROS 2009)

 

La mort vous va si bien

 

 

     

            Voici une morte qui nous parle du point de vue de la vie. La morte, c’est Macha Méril, comédienne entre toutes bien vivante et d’autant plus proche qu’elle-même se lit. Triple jubilé que d’être l’auteure et l’interprète de sa propre matière. Triple risque aussi. Mais dans l’exercice, la mort est la trouvaille salutaire. Quand on est actrice, ce petit simulacre d’outre tombe a l’intrigant avantage de vous mettre enfin « hors scène ». Etre morte pour « cesser de feindre », est plus qu’une gageure littéraire, c’est le point remarquable qui vous préservera à jamais de la douleur. Ce regard singulier d’actrice sur elle-même vient s’ajouter à la très belle Bibliothèque des voix édité par les Editions des Femmes.

 

            Que l’on se rassure, nulle charge de requiem, nulle pompe prétentieuse aux rythmes de ce récit. Chez Macha Méril, la mort devient une première peau, elle a des audaces de douceur et d’humilité. Grave et légère,  jamais solennelle, l’actrice évoque par touches fines et précises quelques faits marquants de sa vie ou de son caractère. Pas d’arrêt sur le Moi, de flagellations complaisantes et narcissiques : Macha Méril se raconte en actrice, toujours traversée par les autres. Quand elle parle d’elle ou, avec une dévotion tendre, de Pasolini c’est pour tourner ses carences, ses vides vers les nôtres. Femme sans enfant, Macha Méril transforme le témoignage de la douleur en un plaidoyer fervent en faveur de la maternité. Etre femme, c’est « être mère aussi ». Une femme sans maternité  est  « une chimère », « une imitation de femme ».  Pour Macha Méril, cette carence d’une vie justifie sa vocation de comédienne dont le ventre vide est un « espace vacant que chaque femme fictive trouve en (elle, Macha).»  Le ventre de mère, le ventre de l’actrice, l’antre de la mort sont les trois berceaux qui convergent vers l’aveu tragique d’être vide.

 

            Et pourtant, ce récit de solitude est un art de la joie. Oui, « Méfiez-vous des euphoriques, ils ne sont pas heureux», mais ils sont fervents ! Un jour je suis morte est porté par une femme sincère et passionnée qui sait s’extraire merveilleusement par l’écriture autant que par la lecture des complaisances et des identifications primaires du témoignage. Il y a dans ce point de vue d’outre tombe une exaltation des sens et un hymne à la vie complètement agréables. Que l’on soit ou pas investi des mêmes regrets, en accord ou pas avec ses méditations, on se laisse happer par la ferveur persuasive de Macha Méril ; mieux encore, par sa voix de douceur allègre et obstinée.

 

 Un jour je suis morte de et lu par Macha Méril,  1 CD, 11/09/2008

©Amélie ROUHER pour Le magazine des livres

http//ameleia.over-blog.com

 

Un Prix pour Macha Méril (21 juin 2009) !


Macha Méril récompensée par un Prix Coup de Coeur de l’Académie Charles-Cros pour son CD dans la Bibliothèque des Voix !

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SEPTEMBRE 2008
LIVRE AUDIO
Un jour, je suis morte
Macha Méril
Lu par l’auteure
ISBN : 3328140021073
Extrait – 1 CD – 18 €
Office 11/09/2008

« Un jour, je suis morte. J’ai eu du mal à m’en remettre. Je ne m’en remets pas, en vérité. »

Le roman Macha Méril commence par cette révélation inattendue. Sous le masque de la comédienne, femme épanouie, « apparente, rigolante, fornicante », se cache une blessure profonde. Rendue stérile par un avortement bâclé dans sa jeunesse, sa tentative de maternité se soldera par une fausse couche. Errant entre passé et avenir, l’actrice nous livre son ressenti, sans pathos mais avec émotion et courage. Le récit dévoile cette part d’ombre qui la hante, cette sensation douloureuse et obsédante de perte. Une vie passée entre être et non-être, un être-à-demi… puisque pour Macha Méril le destin d’une femme, son accomplissement et sa seule vérité est d’être mère. Sacralisant l’enfantement, qu’elle ne connaîtra jamais, elle évoque cette épreuve.

La confession d’une femme qui met une incroyable énergie à défendre une cause qui transcende l’individu : « Alors tous les enfants de la Terre seront mes enfants, j’aurais gagné sur ma mort prématurée. » Un écrit intense et pudique, subjectif et sincère.

Macha Méril est née en 1940 à Rabat au Maroc. Très vite repérée par le cinéma, son premier rôle important arrive en 1960 avec La Main chaude de Gérard Oury. Elle tourne ensuite dans Une femme mariée de Godard, qui la fait connaître dans le monde entier. De nombreux cinéastes européens la sollicitent, Buñuel, Pialat, Dario Argento, Claude Lelouch… En 2005, elle reçoit le Prix « Reconnaissance des cinéphiles ». Se dédiant aussi à l’écriture, elle a publié avec succès plusieurs roman, dont Biographie d’un sexe ordinaire (Albin Michel, 2003) ou Les Mots des hommes (Albin Michel, 2005).

Macha Méril a lu des extraits de son texte au Marathon des Mots de Toulouse, le 13 juin 2008.

Un Prix pour Liane Foly ! (21 juin 2009)

Liane Foly récompensée à son tour au Marché de la Poésie 2009 par un Prix « Coup de Coeur » de l’Académie Charles-Cros pour son livre audio aux éditions des femmes.

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Dialogues de bêtes
Colette

Lu par Liane Foly aux EDITIONS DES FEMMES-ANTOINETTE FOUQUE, 2008
(Gallimard, 1975)

ISBN : 3328140021059
Extraits – 1 CD – 18 €
Office 25/08/2008

Dialogues lus : Sentimentalité, L’orage, Music Hall et Les bêtes et la tortue.

« À peine sentais-je, à la surface de ma fourrure profonde, […] ces mouches que tu poursuis. Un effleurement, une caresse parfois ridait d’un frisson l’herbe incliné et soyeuse qui me revêt. Mais tu ne sais rien faire discrètement ; ta joie populacière encombre, ta douleur cabotine gémit. Méridional va ! » Entre Toby-Chien, épris de liberté et pourtant attaché à ses maîtres, et Kiki-la-Doucette, hautaine et jalouse, s’engage une conversation animée, piquante, et aussi incroyablement humaine… A travers cet échange, c’est l’expérience du théâtre et du Music Hall de Colette qui transparaît. Toby-Chien est celui qui hante les coulisses, toujours en quête d’une attention, et Kiki-la-Doucette, vedette incontestée, fait malicieusement souffrir son fervent admirateur.

Liane Foly interprète avec humour les voix de ce dialogue, adoptant dans son jeu le sous-texte contenu dans les didascalies.

d55a53f73e6802cdec7476d80a23e052.jpg Colette est née en 1873. Sa mère fit d’elle une exploratrice passionnée de la vie. A vingt ans, elle épouse un journaliste mondain, Willy, qui la pousse à écrire. A quarante ans s’ouvre pour elle une période d’une grande fécondité : Chéri, Le blé en herbe, La femme caché, Sido… Elle écrivit jusqu’à la fin de sa vie en 1954.

Liane Foly a chanté au Théâtre Marigny du 4 au 9 juin avec son spectacle « La folle parenthèse » , elle a également lancé un nouvel album au printemps 2008.

Dédicaces de nos auteures au Marché de la Poésie, samedi 20 juin dès 16 h, Place Saint-Sulpice

Pomme Jouffroy signera son nouveau livre et premier polar, « De la rhubarbe sous les pylones » au Marché de la Poésie, samedi 20 juin à partir de 16 h. (puis vous pourrez la revoir jeudi 25 juin 2009 à partir de 17 h à la librairie Le Divan, 203 rue de la Convention, 75015 Paris)

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couv_rhubarbe.jpgCatherine Weinzaepflen, Laurence Zordan, Michèle Ramond, Françoise Collin (à confirmer) seront également heureuses de rencontrer leurs lecteurs à cette occasion. Dès 16 heures également le samedi 20 juin. « Tableau d’honneur » de Guillemette Andreu, actuellement candidat à la sélection au Prix Marguerite Audoux et au Prix Marguerite Duras, sera disponible à la vente (et sous réserve de confirmation, représenté par les filles de l’auteure).

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