Les liens entre les religions déjà évoqués dans Le Codex de Marthe

LIENS ENTRE LES RELIGIONS

Depuis la nuit des temps les religions furent l’opium des hommes.

Face à la dureté de la vie et à ses souffrances, la faim, le froid, la maladie, les guerres, face à l’anxiété de la mort, les hommes ont eu besoin d’espérer ou au contraire de trouver une résignation, se soumettant avec fatalité à un pouvoir qui leur échappe. Ils inventèrent Dieu.

Le pouvoir temporel comprit très vite tout ce qu’il pouvait tirer du pouvoir spirituel afin d’obtenir allégeance ultime et obéissance aveugle. A la crainte de la force il put ajouter la terreur de la sanction éternelle dans l’au-delà et à contrario l’espérance d’un paradis. Si toutes les tribus eurent un chef, toutes eurent aussi leur sorcier-médecin-magicien-prêtre.

Avec le commerce et les guerres, advinrent des échanges sur les mythes ; les influences réciproques furent de mise et les croyances et légendes s’importèrent ou s’exportèrent.

Les traits d’union furent souvent le soleil, l’eau, le feu, le ciel. Sans le soleil pas de vie, sans l’eau pas de vie non plus. Le ciel, longtemps inaccessible fut dévolu à la résidence des Dieux. Bien sûr Jésus est monté aux cieux tout comme Marie ; Mahomet n’a pas oublié d’y aller faire un tour pour saluer Abraham, Moïse, Adam, Jésus et Dieu lui-même…

Les vainqueurs empilèrent (adaptèrent) leurs dieux sur les dieux des vaincus sans les éradiquer totalement de peur que les populations fanatisées ne se révoltent. Dans la chrétienté le soleil se retrouve dans la nativité de Jésus, placée le 25 décembre lors du solstice d’hivers, le « Sol Invictus » des Romains mais aussi jour de l’adoration du culte de Mithra ou du Rê des égyptiens (Jésus serait plutôt né en septembre, les bergers ramenant leurs des « alpages »).

Le soleil se retrouve encore dans les auréoles de l’imagerie, autour de la tête des saints, dans la tonsure des moines, la calotte des cardinaux et du pape, la kippa des juifs ou celle des musulmans.

Le jeûne est présent dans les religions, Jésus comme Bouddha a jeuné quarante jours ; le Ramadan, le Carême, le Ta’anit sont présents dans les trois religions du livre. L’islam s’est inspiré des religions juives et chrétiennes et en particulier de bible. Mahomet a connu ces religions monothéistes tout d’abord dans la péninsule arabique où elles étaient déjà présentes, mais aussi sur les routes de la soie où il conduisait les caravanes de son employeuse et épouse Khadija. Le judaïsme et le christianisme l’ont profondément influencé et il a même choisi l’ange Gabriel des juifs et des chrétiens pour « messager de Dieu ».

Les dieux ou prophètes sont généralement nés de pères quasi inconnus souvent d’une vierge par  fécondation divine. La mère de Bouddha fut fécondée par un éléphant à six défenses, Krishna naquit de la vierge Devaki fécondée par Vishnou, Jésus d’une fécondation divine et Mahomet d’un père qu’il ne connaitra pas.

Les légendes sont souvent communes. Ainsi la légende de Moïse, le « sauvé des eaux » est la copie conforme de celle de Sargon d’Akkad (2500 av JC) que les juifs ont découverte et se sont accaparé lors de leur captivité à Babylone au VIème siècle avant J.C. Une des légendes de Krishna (3000 av JC) est la traversée de la rivière Yamuna qui s’ouvrit devant son père le tenant le bébé dans un panier pour le laisser passer … La traversée de la mer Rouge était déjà dans les cartons…

Le thème des fractures sociales, déjà présent dans Le Codex de Marthe

FRACTURES – FRACTURE SOCIALE 

 

Déjà en 1995 la « Fracture sociale » fut la thématique de la campagne de Jacques Chirac qu’à 63 ans il venait de découvrir… 

En trente ans la « fracture sociale » na fait que samplifier. Elle est accompagnée aujourdhui de la « fracture numérique », de la « fracture des zones de non droit », et de la « fracture du fanatisme religieux ».

Mais finalement est-ce un phénomène propre à notre époque ou ces types de fractures existaient-elles dé? Le livre de Thao Tenet, « Le Codex de Marthe », trace une fresque historique couvrant près de 4000 ans, dont plus particulièrement les deux derniers millénaires » et montre que les fractures existaient de longue date.

Les fractures furent les ressorts de Zoroastre, de Krisna, de Confucius de Bouddha qui quittèrent leur vie d’opulence et de privilèges pour se pencher sur la misère matérielle et spirituelle. Le confucianisme se donna comme objectif de résoudre les écarts par lenseignement, créa de multiples écoles et sintéressa à lorganisation de la société. Le Bouddhisme se concentra sur le spirituel pur, détaché du monde matériel, amenant tout être, quelle que soit son origine, aux mêmes aspirations d’élévation et de non désir. Krisna enseigna le Dharma, sagesse donnant des règles de vie et de spiritualité, en quelque sorte un chemin médiant. Le Zoroastrisme préfigura larrivée du Judaïsme lui-même donnant naissance à la chrétienté tous deux ensembles enfantant lIslam.

Les religions qui auraient dû abolir « les fractures » nont fait que de les amplifier. Les sources ont été déformées. Les pouvoirs temporels les ont modelées à leur main pour asservir les peuples promettant des châtiments bien plus durs dans lau-delà à ceux qui ne se soumettraient pas. Pour ce qui est de la chrétienté les dogmes forgés sous lempereur Constantin ont été imposés.

Le Codex de Marthe, au travers dun roman, reprend les sources des fractures et retrace une histoire ô combien plus réaliste que celle traditionnellement enseignée. 

Il termine sur un feu dartifice despérances – utopiques et idéalistes diront certains -, mais cest là quil faut puiser si lon veut faire quelque chose contre les fractures. 

  

Qui est Marthe ?

MARTHE

Marthe est un personnage très présent dans la vie de Jésus. Les évangiles de Jean et Luc lappellent ltesse du Christ.

Marthe était riche de plusieurs propriétés à Béthanie, Jérusalem et Magdala. C’était une très bonne gestionnaire, travailleuse et sans cesse active. Jésus était idéaliste et très éloigné des sujets terre à terre. La rencontre fut heureuse car Marthe soccupa de subvenir à ses besoins matériels. Elle subvint aussi à ceux de ses disciples qui avaient quitté leur métier pour suivre Jésus. Il fallait bien que quelquun soccupe de ceux-là qui ne travaillaient plus et ne pouvaient plus nourrir leur famille.

Enfin il fallait assumer lintendance des meetings lors des prêches. Marthe était encore là pour y pourvoir. Elle était en quelque sorte le sponsor de Jésus ;

Jésus si proche de la famille prit la jeune sœur de Marthe, Marie Madeleine, pour compagne (cf Tableau de Johannes Vermeer -1655- Nat gallery of Scotland / Edimbourg. Il soigna aussi Lazare, leur frère (cf Tableau de Pierre paul Rubens -1577/1640  Musée de Turin).

Après le supplice de Jésus, ses disciples nombreux n’admettant pas le sort réservé à leur « maître », la Palestine connut un état insurrectionnel ; l’occupant romain engagea une répression particulièrement sévère et les proches de Jésus durent fuir pour échapper aux romains.

Les apôtres quittèrent la Palestine et partirent évangéliser les contrées. Les proches de Jésus durent senfuir. Ils vendirent leurs biens. Marthe, Marie, Marie Jacobé, Marie Salomé, Manille, Nicodème, Joseph dArimathie, Lazare, Maximin, Sidoine et Jean achetèrent un bateau et partirent pour la Gaule. Marie indisposée par la mer débarqua en Anatolie avec Jean (Marie a son tombeau à Ephèse). Le bateau poursuivit sa route vers la Gaule où Joseph d’Arimathie avait des attaches.

Démâtée par une tempête lesquif fut drossé sur une plage qui plus tard prit le nom de « Les-Saintes- Maries-de-la-Mer ». Les hommes prêchèrent. Maximin devintéque dAix, Sidoine de Tricastin et Lazare de Marseille. Marie-Madeleine enfanta dune petite fille ; Joseph soccupa de lenfant quil emmena en Cornouaille continuer le commerce de l’étain et du plomb. Marthe se fixa dans une ville au bord du Rhône. La légende dit quelle y dompta la Tarasque qui terrorisait les habitants (monstre amphibie) et la ville prit le nom de Tarascon.  Une collégiale s’élève au lieu de son décès et garde ses reliques. Sa réputation de chasseuse de dragons lamena en Languedoc dans le village de Roujan. Elle y commit le même exploit, tuant un monstre dans la rivière « Thongue ». Plus tard, en 1364, sa main et son bras gauche furent donnés en relique au Prieuré de Cassan. Après la Révolution de 1789 le Prieuré fut vendu comme bien national. La relique fut cachée puis restituée à l’église Saint Laurent de Roujan. On peut voir le reliquaire dans labside qui lui est dédiée.

La colline sud touchant le Prieuré de Cassan prit le nom de colline Sainte Marthe.

Un texte et des images sont sur le site www.lecodexdemarthe.com

Le livre le Codex de Marthe rend compte de cette histoire. L’évangile de Marthe est découvert à Cassan.