Christian de Moliner réagit sur Causeur à la décapitation de Samuel Paty

Après Conflans-Sainte-Honorine, la menace de l’escalade

L’écrivain Luc-Olivier d’Algange est séduit par les enquêtes de Jasmine Catou

Un article de l’écrivain Luc-Olivier d’Algange sur « Les Exploits de Jasmine Catou » de Christian de Moliner

Avec les Exploits de Jasmine Catou, de Christian de Moliner, voici le retour du Sherlock Holmes félin, dont nous avions déjà suivi les aventures dans deux volumes précédents. L’ouvrage ne s’adresse pas seulement aux amateurs de ces énigmes délicieuses que l’observation et la logique dénouent et dont l’inventeur fut le chevalier Dupin des Contes extraordinaires d’Edgar Poe, il s’adresse aussi à ceux qui aiment les chats, les « amoureux fervents et les savants austères » ; encore que les félinolâtres, aussi anciens que les Egyptiens des Pyramides, ne se limitent pas à ces deux catégories baudelairiennes.

Il y eut les chats d’Ultaïr de Lovecraft, peuplant ces contrées du rêve dont on ne revient pas ; il y eut le chat Murr de Hoffmann, qui sans doute inspira Soséki,  et voici que nous avons, grâce au talent de Christian de Moliner, les récits de Jasmine Catou, écrits à la première personne,-  car chacun devrait savoir que dans une maison, ou un appartement, la première personne est toujours le chat, ou la chatte.

Christian de Moliner n’est ici que le transcripteur des pensées de Jasmine Catou . C’est elle qui analyse, qui raconte sa vie, par laquelle nous découvrons, au passage, celle de sa maîtresse, attachée de presse à Saint-Germain des Près. Nous y croisons des écrivains et des éditeurs, plus ou moins recommandables et sommes ainsi initiés à ce microcosme où fermentent les ambitions et les idéaux,  et quelques écheveaux qu’il appartiendra à Jasmine Catou de dénouer.

Quiconque a déjà observé un chat prendre possession d’un lieu n’aura manqué de remarquer la façon dont tout est examiné, aussi bien par l’œil, la patte que par l’odorat. Rien n’échappe à cette attention aiguisée. Le chat, et Christian de Moliner s’en avise avec justesse, est détective par nature. Un autre agrément de ces ouvrages est que l’on y trouve des « personnages à clefs », que nous devinons parfois, mais dont nous nous garderons de divulguer l’identité. Seule, parmi ces personnages de fiction, – car tout personnage dans une nouvelle ou un roman est toujours de fiction, quand bien même il emprunte les traits de tel ou tel contemporain -, est parfaitement réelle et reconnaissable, avec ses beaux yeux verts, Jasmine Catou. J’oserai la paraphrase : « Jasmine Catou existe, je l’ai rencontrée ».

Ajoutons enfin que Christian de Moliner n’est pas seulement l’auteur de ces aventures plaisantes, il est aussi l’auteur d’ouvrages beaucoup plus sérieux sur de brûlantes questions d’actualités qui engagent l’avenir de notre pays et de notre civilisation, et qui eurent, au demeurant, beaucoup plus d’échos à l’étranger qu’en France.

Luc-Olivier d’Algange

Sur Atlantico, Alexandre del Valle s’est entretenu avec l’essayiste Christian de Moliner

En route vers la partition ?…. Entretien avec l’intellectuel et écrivain Christian de Moliner

Ancien professeur en classe préparatoire, Christian de MOLINER vient de sortir à six mois d’intervalle deux livres iconoclastes. Dans le premier au titre volontairement provocateur, mais parlant « La réserve, avenir du Français de Souche » , cet auteur établit d’abord un panorama mondial et historique des divers conflits ethniques et religieux ; il montre ainsi que de la différence naît nécessairement l’affrontement. Il conclut le livre en se demandant si « les Français de souche » auront bientôt droit à leur réserve à l’instar des Indiens d’Amérique. Mais cette interrogation bien sûr est une provocation. Christian de Moliner vient également de publier un thriller « Trois semaines en Avril » qui se déroule dans un avenir proche assez effrayant. La France a quitté l’euro, les émeutes ethniques sont la règle et seules l’armée et la police maintiennent un semblant d’ordre. Le roman présente les brèves et tragiques amours de Xavier le militaire et de Fatima l’institutrice musulmane qui se dresse contre les islamiques.

Alexandre del Valle : Vous étudiez l’évolution de la société française depuis des années, notamment dans vos fonctions de professeur et dans vos essais. Comme vous le savez, le procès Charlie vient enfin de s’ouvrir, après 5 ans d’attente. L’ouverture de ce procès a suscité des débats houleux autour de la question du blasphème, de facto puni de mort par les jihadistes qui intimident de l’intérieur l’Occident, puis du problème du laxisme judiciaire. Au même moment, le directeur de Valeurs Actuelles Geoffroy Lejeune a été victime d’une nouvelle forme de censure réclamée par la gauche et des lobbies « antiracistes » « néo-racisés », dits « indigénistes », en raison des caricatures de Valeurs actuelles à propos de la députée d’extrême gauche Danielle Obono. Cette dernière a d’ailleurs écrit et dit qu’elle ne « pelure pas Charlie » et a souvent refusé déclarer qu’elle aimait la France….Qu’est-ce que tout cela vous inspire?

Christian de Moliner: Le procès de Charlie Hebdo vient de s’ouvrir 5 ans après les faits. Une majorité de musulmans considère que le blasphème doit être puni, tandis que 20 % des fidèles du Prophète approuvent l’attentat, d’autant plus qu’ils sont jeunes. La coupure au sein de la société française est donc profonde, voir irrémédiable. Nous avons désormais affaire à deux peuples différents. Charlie Hebdo est le symbole de nos divisions et le prodrome d’un avenir difficile. Malheureusement, outre les islamistes qui étendent leur emprise et leur pré carré, la France subit le choc de l’idéologie racialiste : avec les affaires Traoré où la justice française est méprisée et la toute récente polémique autour de Danielle Obono. Les propos de cette dernière quels qu’ils soient sont minimisés, tandis qu’on tombe à bras raccourcis sur valeur actuelle, qui certes n’a pas fait preuve de subtilité, mais n’a pas publié un texte raciste.

Mais la société française n’est plus équitable depuis longtemps. Les racialistes et autres racisés peuvent déverser sans être poursuivis leur propagande anti-blanc qui frôle le racisme, mais on ne passe rien à ceux qui veulent défendre l’identité française. Ce mépris profond du « Blanc », cette perpétuelle remise en question de ceux qui sont encore majoritaires dans leur pays sera source de frustration et provoquera tôt ou tard une réaction violente.

A. Del Valle : Christian de MOLINER, vous venez de sortir un thriller terriblement pessimiste « Trois semaines en avril ». Dans votre livre, suite au Covid 19, la France connaît une crise économique cataclysmique générant 8 millions de chômeurs et induisant des émeutes et la guerre civile.

C. de MOLINER : L’impact économique du covid est inconnu à ce jour, mais il sera lourd et les risques d’une déflagration ethnique et religieuse sont élevés, indépendamment de la récession qui menace. Il suffira d’une étincelle pour allumer le brasier. Souvenez-vous des émeutes de 2005 : les forces de l’ordre ont peiné pour reprendre le contrôle du pays et il a fallu proclamer l’état de siège. Depuis, la situation s’est encore dégradée. En 2020, les policiers n’osent plus effectuer d’interpellations dans une centaine de zones. Les invraisemblables émeutes des Grésilles à Dijon démontrent l’étendue de la sécession. Le gouvernement envisage des mesures en partie sécuritaires pour la contrer. On ne connaît pas ce dispositif, mais il risque d’être insuffisant, car nous avons dépassé le stade de la simple police ; tôt ou tard, il faudra déployer des unités militarisées (gendarmes dans un 1iertemps, soldats dans un 2ième). Bientôt, comme dans mon thriller, la loi martiale sera mise en place sur des portions du territoire, la France sera en proie à une insurrection permanente intriquant délinquance et activisme religieux à l’instar de ce qu’a connu l’Irlande du Nord entre 1970 et 1998.

A Del Valle : Vous évoquez souvent dans vos livres la guerre civile en France. Vous avez notamment sorti en 2018 « La guerre de France » dont le nom rappelle évidemment la guerre d’Algérie et dont nous avons parlé dans ces colonnes.

C. de MOLINER : « La guerre de France » décrivait la fin de la déflagration : un cessez-le-feu étant négocié entre identitaires et islamistes. « Trois semaines en avril » décrit le début du conflit. Ce dernier thriller est une histoire complète que je me suis efforcé de rendre captivante et émouvante et dont j’ai essayé de travailler le style.

A. Del Valle : Dans votre roman, vous donnez la parole à tous les protagonistes quels qu’ils soient, en prenant évidemment de nécessaires précautions oratoires quand les opinions étaient par trop excessives.

C. de MOLINER : En effet, je me suis efforcé de ne trahir personne : je rapporte sans les censurer les propos que peuvent tenir un islamiste, qui voudrait imposer la charià à l’univers, un « centriste » qui croit en la coexistence harmonieuse ou un identitaire partisan de la remigration en censurant bien sûr le racisme.

A. Del Valle : Selon vos thrillers, notre pays sera vivisecté en 3 entités reliées par un vague lien confédéral : des zones islamiques où la charia sera appliquée, des enclaves réservées aux « Français de Souche » et assimilés, et le reste du pays. Cela fait peur!

C. de MOLINER : Cette vision cauchemardesque est malheureusement plausible. Je l’ai également développée dans mon essai volontairement provocateur et au titre parlant « La réserve, avenir du Français de Souche » paru fin 2019. Nous pouvons peut-être éviter le pire ; cependant nous serons sans doute obligés de passer un compromis, réactivant sur la base du volontariat le statut coranique qui a disparu en 1962. De telles concessions alliées à une fermeté sans failles et une lutte contre la criminalité constituent à mon avis la seule façon de ramener la paix sans trop compromettre l’équilibre du pays. Cependant il ne faut se faire aucune illusion. La partition est déjà bien avancée : selon un sondage récent plus de 20 % des jeunes musulmans approuvent les attentats de Charlie Hebdo ! Notre pays est fracturé en deux rameaux qui n’ont absolument rien en commun si ce n’est d’habiter dans L’Hexagone. Nous avons également vu lors des élections municipales, l’émergence de listes communautaires. 5 % des Français ont voté pour des listes proches des islamistes et dans toute la France, on trouve des élues voilées notamment dans des équipes de Gauche. De même, on parle dans de grandes villes de mettre en place des horaires séparées pour hommes et femmes dans les piscines et les salles de sports tandis qu’on autorise le burkini. L’islamisation de la société progresse rapidement.

A. Del Valle : Croyez-vous qu’elle soit irréversible ?

C de MOLINER : Je le crains surtout que l’islamisation bénéficie du soutien des pays du Golfe, de la déstabilisation opéré par les Frères musulmans, que vous avez si bien mis en exergue dans votre essai « Le projet ». N’oublions pas non plus le jeu trouble du Sultan néo-ottoman Erdogan. Ce dernier place ses pions, étend son emprise sur les associations culturelles. Cela n’est pas propre à la France, il agit de même dans tout l’occident pour obtenir une vraie capacité de nuisance.

Le pire, je pense, est la montée de l’intolérance d’une partie des musulmans qui imposent tranquillement leurs lois. Deux événements sont passé inaperçus alors qu’ils sont effrayants : dans les marchés autour d’Avignon, des fondamentalistes islamistes auraient dissuadé des charcutiers et des bouchers proposant du porc de s’installer, proscrit des stands où l’on vend de l’alcool et des vêtements « légers » pour femmes. Dans un train, deux contrôleurs ont réussi à exfiltrer sans dommage un homme qui était venu à la rescousse d’une jeune femme importunée par 4 jeunes pour sa tenue prétendument indécente. Les agresseurs bien entendu ne seront pas poursuivis et recommenceront à la première occasion. Nous sommes loin de la tolérance demandée pour les tenues « islamiques » il s’agit maintenant d’imposer les normes fondamentalistes à l’ensemble de la société Française. Le pire c’est qu’on ne fait rien. La France abdique sans se battre. Nous sommes dans le scénario de Soumission de Michel Houellebecq. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après. 

Alexandre del Valle interviewe Christian de Moliner sur « Trois semaines en avril » pour Boulevard Voltaire

Alexandre del Valle interviewe Christian de Moliner sur « Trois semaines en avril » pour Boulevard Voltaire

Christian de Moliner : « Il suffirait d’une étincelle pour allumer le brasier »

En 2004, Christian de Moliner publiait un thriller : Trois semaines en avril… Il vient d’en publier une version actualisée. Alexandre del Valle a bien voulu interroger l’auteur.

Votre thriller est terriblement pessimiste. Pour vous, suite au Covid-19, la France connaîtra une crise économique cataclysmique qui pourrait générer huit millions de chômeurs et induire des émeutes, voire la guerre civile.

L’impact économique du Covid-19 est inconnu à ce jour, mais il sera lourd. Je pense que les risques d’une déflagration ethnique et religieuse sont élevés, indépendamment de la récession qui menace. Il suffirait d’une étincelle pour allumer le brasier. Souvenez-vous des émeutes de 2005 : les forces de l’ordre ont peiné pour reprendre le contrôle du pays et il avait fallu décréter l’état d’urgence.

Depuis, la situation s’est encore dégradée. En 2020, les policiers n’osent plus effectuer d’interpellations dans une centaine de zones. Les invraisemblables affrontements des Grésilles, à Dijon, démontrent l’étendue de la sécession. Le gouvernement envisage des mesures en partie sécuritaires pour la contrer. On ne connaît pas ce dispositif, mais il risque d’être insuffisant car nous avons dépassé le stade de la simple police ; tôt ou tard, il faudra déployer des unités militarisées (gendarmes dans un premier temps, armée dans un deuxième). Bientôt, comme dans mon thriller, la loi martiale pourrait être mise en place sur des portions du territoire, dans une France en proie à une insurrection permanente intriquant délinquance et activisme religieux, à l’instar de ce qu’a connu l’Irlande du Nord entre 1970 et 1998.

Vous évoquez souvent, dans vos livres, la guerre civile en France. …avez notamment sorti, en 2018, La Guerre de France, dont le nom rappelle évidemment la guerre d’Algérie.

La Guerre de France décrivait la fin de la déflagration : un cessez-le-feu était négocié entre identitaires et islamistes. Trois semaines en avril… décrit le début du conflit. C’est une histoire complète que je me suis efforcé de rendre captivante et émouvante et dont j’ai essayé de travailler le style.

Dans votre roman, vous donnez la parole à tous les protagonistes quels qu’ils soient, en prenant évidemment de nécessaires précautions oratoires quand les opinions sont par trop excessives.

En effet, je me suis attaché à ne trahir personne : je rapporte sans les censurer les propos que peuvent tenir un islamiste, un « centriste » qui croit en la coexistence harmonieuse ou un identitaire partisan de la remigration, en censurant, bien sûr, le racisme.

Selon vos thrillers, notre pays sera vivisecté en trois entités reliées par un vague lien confédéral : des zones islamiques où la charia sera appliquée, des enclaves réservées aux « Français de souche » et assimilés et le reste du pays. Cela fait peur.

Cette vision cauchemardesque est le pire de ce qui peut nous arriver. Je l’ai également développée dans mon essai volontairement provocateur et au titre parlant, La réserve, avenir du « Français de souche » ?, paru fin 2019. Nous pouvons éviter d’en arriver là ; cependant, nous serons sans doute obligés de passer un compromis, réactivant, sur la base du volontariat, le statut coranique qui a disparu en 1962. De telles concessions alliées à une fermeté sans failles et une lutte contre la criminalité constituent, à mon avis, la seule façon de ramener la concorde sans trop compromettre l’équilibre du pays.

Christian de Moliner en proximité intellectuelle avec Paul-François Paoli du Figaro

 Chronique littéraire. Aux sources du malaise identitaire français (Paul François Paoli) (Breizh info)

M. Paoli est un journaliste connu et apprécié. Dans son dernier essai, percutant et captivant, il s’interroge sur « l’identité française », question d’autant plus cruciale et centrale depuis l’émergence il y a quelques mois du mouvementBlack Life Matter. Les « blancs » français sont sans cesse mis en accusation, insultés et rabaissés. Alors que 0.2 % d’entre eux descendent de négriers ou de possesseurs d’esclaves, on les renvoie encore et toujours à cette sombre période de l’humanité qui est close pourtant dans notre pays depuis 1848, alors qu’elle subsiste sous une forme amoindrie en Afrique et dans les pays du Golfe sans susciter aucune réaction.

M. Paoli met en avant un point juste, inquiétant, voire effrayant : quand il se promène à Marseille, il éprouve un sentiment non d’insécurité, mais d’étrangeté. Il n’a plus le sentiment d’être en France, mais dans un autre pays. Tout être humain a droit à une patrie. C’est même un principe fondateur de l’ONU. Les « blancs » français semblent avoir perdu leur « home ». Ils sont devenus des étrangers dans leur propre pays.

La querelle du grand remplacement est désormais dépassée : alors qu’il y a cinq ans les démographes bien-pensants le niaient encore au mépris de la réalité, tout le monde admet que la France change de population. Rappelons par exemple que 40 % des jeunes de Montpellier sont d’origine extra-européenne. Or les nouveaux venus ont jeté la culture française à la poubelle et veulent à tout prix culpabiliser les anciens habitants de l’Hexagone. Aux USA, pays fondé sur l’immigration, le renouvellement de population a été incessant pendant 200 ans, mais ceux qui arrivaient se sont fondus sans problèmes dans l’américan way of life. Il en sera de même pour les nouveaux arrivés hispaniques dont les valeurs sont proches de celles actuellement en vigueur aux USA.

Chez nous rien de tel : les nouvelles populations veulent imposer leurs différences et leur mode de vie. Ils n’ont aucune reconnaissance envers la France qui les a accueillis généreusement et leur a fourni de quoi vivre sans se priver. Un exemple parmi d’autres : prenant conscience des nombreux avantages que ses coreligionnaires obtenaient, un musulman a déclaré, sans rires, sans aucune honte, sur un forum « Rendons grâce à Allah de nous fournir une telle aide ». Nous les blancs qui avons mis en place ce système d’aide et qui pour beaucoup travaillent dur pour le financer sommes totalement oubliés, voire méprisés. C’est tout juste si on ne déclare pas que le surcoût d’un tel dispositif pour les non musulmans est légitime, car qu’il entrerait dans le statut du dhimmi.

Cet aveuglement de notre pays qui a permis une telle dérive vient de loin : après 1789, pour une grande partie de « l’élite » la France devait apporter la liberté, les lumières et l’égalité aux autres peuples, qu notre pays avait un rôle particulier à jouer. Pour imposer ces valeurs la France révolutionnaire et napoléonienne s’est lancée dans la conquête de l’Europe et a failli dominer notre continent avant de succomber sous le poids de ses ennemis. Par la suite, cet idéal a formé le soc idéologique justifiant la colonisation d’abord de l’Algérie entre 1830 et 1842 puis de l’Afrique et de l’Indochine. Victor Hugo, ce chantre de la gauche déclarait en 1879 « Dieu offre l’Afrique à l’Europe. Prenez-la. Prenez-la non pour le canon, mais pour la charrue, (…), non pour la conquête, mais pour la fraternité ». D’une manière générale, la Gauche était pour la colonisation et la Droite contre. Cependant, les peuples asservis ont fini par se révolter et par nous rejeter à la mer.

Les libéraux de2020 aiment toujours l’idée de colonisation, mais à l’envers. Ils veulent que des millions de migrants s’installent en Europe, sans se soucier que les « Gaulois » deviennent des sortes d’Indiens dans leur propre pays. Ces universalistes font peu de cas de l’idée d’une culture française, qui existe pourtant. C’est une manière d’être, de vivre, de se nourrir, d’échanger et de partager. Il est, certes, difficile de définir objectivement la notion de civilisation française, mais elle n’est pas une illusion. Enfin pour l’instant. Nous risquons la dilution dans l’universalisme, dans le modèle libéral et mondialiste. Nous sommes aussi en train de nous fragmenter entre communautés linguistiques, religieuses ou ethniques. Les mariages mixtes se raréfient, les prénoms dénotent désormais l’origine et ne sont plus universellement « français » comme ils l’étaient au début du XIXièmesiècle. Les Marie et Charles se font rares ! De même le Français régresse. Il n’est plus parlé dans beaucoup de foyers, il s’appauvrit, le nombre de mots utilisés diminue, des temps de conjugaison sont totalement abandonnés.

La dernière tentative pour arrêter cette dérive mortifère s’est produite sous la présidence du général De Gaulle. Ce dernier avait pris conscience de l’obsolescence de l’Empire colonial, il a su mettre fin à la guerre d’Algérie. Mais il a été un nationaliste déçu par les Français qu’ils trouvaient médiocres, indignes sans doute de sa « France ». La droite a mis plusieurs décennies pour se débarrasser de lui alors que sa figure a été paradoxalement récupérée par la Gauche (Mitterrand, Mélenchon). Malheureusement, le général De Gaulle tout lucide qu’il ait été, a entrouvert les vannes d’une immigration que ni Pompidou ni Giscard ont été incapables d’endiguer et qui pour finir nous a submergé. En 2020, Giscard regrette amèrement d’avoir permis sous sa présidence le regroupement familial et de ne pas avoir renvoyé au Maghreb, les Nord-africains sans travail tout en leur donnant de généreuses compensations financières. Il s’agit en effet d’un crime contre l’identité française accentuée depuis 2000 par une immigration sans aucun contrôle. Malheureusement, il est désormais trop tard et notre pays a implosé.

Christian de Moliner

Crédit photo : DR
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Paul-François Paoli du Figaro parle du livre de Christian de Moliner sur Breizh info

Le romancier Christian de Moliner, souffrant, est remplacé au pied levé sur TV Libertés par le journaliste Paul-François Paoli pour évoquer « Trois semaines en avril » : premier roman post-crise sanitaire.

Dans ce livre, Christian Moliner met en musique une notion effrayante : le grand remplacement de la France et de l’Europe… Une théorie qui rejoint le point de vue de Paul-François Paoli qui a beaucoup écrit sur le malaise identitaire français. Pour lui, l’absence d’identité menace dorénavant l’existence de notre peuple !

Paul-François Paoli du Figaro représente Christian de Moliner chez Martial Bild

Revoir l’émission consacrée aux livres de Christian de Moliner sur TV Libertés sur youtube : Paul-François Paoli du Figaro le représente chez Martial Bild.

Le romancier Christian de Moliner, souffrant, est remplacé au pied levé par le journaliste Paul-François Paoli pour évoquer « Trois semaines en avril » : premier roman post-crise sanitaire. Dans ce livre, Christian Moliner met en musique une notion effrayante : le grand remplacement de la France et de l’Europe… Une théorie qui rejoint le point de vue de Paul-François Paoli qui a beaucoup écrit sur le malaise identitaire français. Pour lui, l’absence d’identité menace dorénavant l’existence de notre peuple !