Lettres capitales continue sa lecture des enquêtes de Jasmine Catou

Élémentaire, chère Jasmine ! « Le retour de Jasmine Catou», de Christian de Moliner

De nouvelles enquêtes attendent notre fameuse détective Jasmine Catou. Trois aventures inédites et tout aussi savoureuses que nous présente Christian de Moliner, dans son nouvel opus Le retour de Jasmine Catou. En bon ingénieur de l’éclairage scénique et de maître dans l’art du suspens, l’auteur place sa délicate et habile héroïne dans une lumière encore plus intense, à la mesure de l’expérience que celle-ci a acquis depuis ses débuts, en la rendant ainsi digne du surnom de Watson félin dont elle avait hérité dans le volume précédent. Comment ne pas être captivé par le charme de ce personnage doué, comme vous l’apprendrez davantage, d’une intuition hors norme, d’une inventivité et d’un incroyable don de la communication à travers la télépathie qui l’aide à surmonter son handicap qui la prive du don de la parole.

Suivons d’abord Agathe et Jasmine Catou à un Concours de beauté féline à Paris. L’histoire qui suit est d’autant plus passionnante car le hasard fait qu’Agathe Boulay, la maîtresse de Jasmine ou plutôt sa maman, si l’on en croit les dires de l’une et de l’autre, est l’attachée de presse de cette manifestation. L’avis est quasi unanime : avec sa beauté, son allure et son intelligence, Jasmine gagnera sans aucun doute ce concours haut la patte. Pas de place pour des hésitations, telles que sont formulées par Emmanuel, l’amoureux d’Agathe, pour qui tout ça ressemble plutôt à « une compétition de midinettes félines » où on risque de s’ennuyer par surcroît. Sauf que c’est sans compter sur les ressources infinies de ce récit magnifiquement bien tissé et qui nous attire dans les coulisses de ce fameux concours et de certains personnages qui s’y invitent et compliquent son bon déroulement. La présence de Philippe Pieters, écrivain médiocre et ancien client de l’agence de presse d’Agathe, donne à l’intrigue une tournure alerte qui finit par une suite d’événements qui mèneront à une enquête policière. C’est à ce moment que, obligée de quitter son statut de vedette de concours de beauté, Jasmine Catou revêt son habit de détective à la fois pour trouver le coupable de ce trouble général et de défendre sa maîtresse de l’écrivain qui l’importune. Sa stratégie n’a pas changé, si l’on peut le dire ainsi. Il suffit de faire confiance à son flair et à son intuition de féline. Sa stratégie est payante et le résultat garanti : comme par miracle, le suspect est vite démasqué. Élémentaire, chère Jasmine !

L’histoire suivante se déroule sur une scène plus réduite que le chapiteau du concours de beauté. Il s’agit cette fois du studio d’une antenne de Web-télévision où Agathe anime « une émission littéraire intitulée L’auteur et son animal ». Jasmine Catou est, selon elle, l’élément essentiel, car les auteurs invités doivent être accompagnés par leur animal préféré. Sont invités des célébrités et des Prix Goncourt. Cette fois, l’invité est un écrivain connu, Pierre-André Von Eibers, auteur d’un seul livre Le cœur navré.  Celui-ci arrive sur le plateau avec Hector, un chihuahua que Jasmine connaît bien. C’est que sa maîtresse et cet écrivain sont liés par une vieille histoire d’amour qui semble maintenant oubliée. Vraiment ? Ce n’est pas si sûr, surtout qu’il y a mille raisons que les choses ne se passent pas comme prévu. Une série d’incidents mettent brusquement fin à l’enregistrement. Hector disparaît dans l’obscurité causée par une panne intempestive de courant, déclenchant la colère de son maître. Cette fois encore, Jasmine aura à résoudre, en plus des troubles des bouleversements des cœurs humains, la disparition du pauvre Hector. Elle se retrouvera de nouveau dans sa posture favorite de protectrice de sa maîtresse et devra trouver une preuve pour mieux illustrer son talent de détective. Elle résume sa stratégie par cette formule héritée de son célèbre maître dans le domaine, le fameux Sherlock Holmes : « si on retire l’impossible, la solution apparaît clairement ». La question n’est donc même pas si sa stratégie va marcher, mais comment notre détective féline va s’y prendre pour mettre en pratique les préceptes acquis souvent par une télépathie qui se révèle imbattable? Laissons au lecteur le plaisir de découvrir tout ce spectacle et d’admirer les qualités de Jasmine.

Abordons quant à nous la nouvelle intrigue qu’attend Agathe et implicitement sa chère Jasmine. Sans grande surprise, signalons l’apparition de deux personnages auxquels nos protagonistes se sont déjà confrontées. Il s’agit de Philippe Pieters, l’écrivain harceleur du premier épisode de la série et de la concurrente d’Agathe, l’attachée de presse Isabelle de la Volta. Cette fois encore, une intrigue des plus enchevêtrée se noue. Chantage, faux en documents, menaces et mensonges sont réunis pour amener Agathe au bord du désespoir et de la peur du fisc. Décidemment, Pieters, cet écrivain sans talent mais rempli d’orgueil est prêt à tout pour satisfaire son obsession maladive de devenir célèbre. De nouveau, le sens de l’intrigue dont excelle Christian de Moliner offre au lecteur des pages magnifiquement bien écrites, dans un style d’une légère suavité devant le désarroi des ses héroïnes. Avec brio et malgré l’urgence de trouver une solution, Jasmine Catou finit par trouver l’issue de sortie de cet imbroglio concocté par Pieters et sa complice. L’épilogue sera résumé par Agathe qui, fière de sa féline, finira par conclure : « Jasmine Catou est vraiment mon ange gardien. Et elle est intelligente ; elle comprend tout ».

Élémentaire, n’est-ce pas, diriez-vous…

Dan Burcea

Christian de Moliner, Le retour de Jasmine Catou, Les Éditions du Val, 2019, 100 pages.

Boulevard Voltaire interviewe Christian de Moliner

Christian de Moliner : « Par rapport à l’explosion de l’intolérance qui a commencé à l’été 2020, La Croisade du mal-pensant reste un texte mesuré »

Christian de Moliner, votre roman La Croisade du mal-pensant, publié récemment aux Éditions Pierre-Guillaume de Roux, rencontre un écho tout particulier, ces derniers jours, avec l’affaire de « Sciences Po Grenoble »… À qui pensiez-vous, en créant le personnage de Samuel Meiersohn ? 

J’ai écrit ce roman en février 2020, ou du moins, j’ai bâti l’intrigue et je l’ai couchée par écrit à cette époque. J’ai passé, ensuite, quelques mois à ajuster le style afin qu’il soit le plus percutant possible. Au lecteur de dire si j’ai rempli ou pas ce dernier objectif.

En février 2020, le mouvement Black Lives Matter n’existait pas encore et la cancel culturen’avait pas pris son envol. Un ami, qui avait lu une des premières versions de mon livre, m’a certifié qu’il trouvait son thème exagéré, invraisemblable et que, selon lui, ce roman n’intéresserait personne, si ce n’est quelques obsédés d’extrême droite. Pourtant, par rapport à l’explosion de l’intolérance qui a commencé à l’été 2020, La Croisade du mal-pensantreste un texte mesuré. Les adversaires de Samuel Meiersohn ne sont pas caricaturaux. Leurs arguments sont « recevables » pour qui partage la doxa de la bien-pensance, alors que, dans la réalité, la cancel culture a sombré depuis le début dans l’outrance et la démesure.

Vouloir nier que J.K. Rowling soit l’auteur de la saga Harry Potter parce qu’elle a « osé » affirmer qu’il y avait des femmes qui ont des règles et d’autres qui n’en ont pas est le sommet du ridicule. Pourtant, ceux qui émettent ce genre de fatwas n’ont pas conscience de l’absurdité de leurs ostracismes. Ce qui n’empêche pas les médias de les relayer avec complaisance et en dit long sur la déliquescence de la culture des journalistes et surtout de leur bon sens.

Quand j’ai écrit mon roman, j’avais en tête les réunions sans hommes ou sans Blancs organisées par des syndicats comme SUD. Je pensais également aux espaces protégés des universités américaines où les minorités peuvent se réfugier pour éviter d’être « agressées » par la majorité blanche. J’ai donc imaginé une faculté où une demande d’une salle sans Blancs est formulée, où seul un universitaire s’élève contre cette prétention en la rapprochant (avec raison ou abusivement, c’est au lecteur de trancher) de la volonté des nazis de créer des espaces sans Juifs. Mon héros a lui-même un huitième de sang israélite, mais le seul héritage de cette religion est son nom de famille. Pourtant, ses adversaires vont le ramener à ses origines en le traitant de « sioniste », qualificatif infamant pour eux et qui est le faux nez de l’antisémitisme.

L’affaire de Grenoble est bien plus grave, en réalité, que l’histoire contée dans mon roman. Mon héros provoque les « bien-pensants » et tient des propos que certains pourraient trouver excessifs. Or, l’un des deux professeurs est mis en cause – et a même été blâmé officiellement – pour avoir simplement affirmé qu’on ne pouvait mettre sur un même plan antisémitisme et . Ce qui est une évidence pour quiconque est de bonne foi. Il a également dénoncé l’attitude de l’islam envers les femmes et établi une comparaison avec le christianisme où Jésus pardonne à la femme adultère. Ses propos relèvent de la critique d’une religion et leur légalité est garantie par notre Constitution.

En outre, en France, les actes antimusulmans sont bien moins nombreux que les actes antijuifs ou antichrétiens. Et on ne parle que rarement des incidents où des personnes d’origine maghrébine sont prises à partie violemment parce qu’elles ne portent pas le voile ou ne font pas le ramadan. Ces violences-là ne sont pas décomptées alors qu’elles sont particulièrement racistes.

En dehors des deux femmes qui traversent ce récit – dont la relative empathie semble plus procéder d’un réflexe naturel de compassion que d’un attachement réel au héros – aucun collègue, ami, proche ne lui tend la main… N’est-ce pas un regard bien noir sur la société ?

Difficile de vous répondre ! Un auteur est prisonnier de sa plume, il ne bâtit pas vraiment une intrigue de son plein gré, celle-ci lui est imposée par son inconscient ou, du moins, c’est ainsi que je procède. Une amie ayant lu la plupart de mes romans m’a fait remarquer qu’ils ont en commun la solitude de mes héros, luttant seuls contre leur destin. Dans le cas de Samuel, intervient également le poids de la bien-pensance qui a squatté le début du XXIsiècle. Malheur à quiconque sort des rails de la doxa officielle, personne ne l’aidera, de peur d’être aspiré dans sa chute. Cette censure totalitaire, triomphante et bien plus efficace que l’ancienne, celle qui, au XIXe siècle, luttait contre les accrocs à la morale bourgeoise et a essayé de faire condamner Baudelaire et Flaubert.

Votre livre se termine bien sombrement. Il n’y a donc pas de rédemption pour Samuel Meiersohn ?

J’ai senti que mon roman devait se terminer ainsi et pas autrement, que sa fin était logique. Elle est ouverte, chacun peut imaginer ce qui est arrivé à Samuel Meiersohn. La bien-pensance est un monstre froid, jusqu’à présent tout-puissant. Elle écrase ses adversaires après les avoir humiliés, voire dépouillés de leur humanité. On peut trouver sombre ma vision, mais on licencie désormais, aux États-Unis, des personnes pour leur opinion politique trop conservatrice ou même trop centriste ; le monde est vraiment devenu fou. Mon but, en écrivant ce roman, était de dénoncer, à mon niveau qui est modeste, cette folie pour, peut-être, un jour l’arrêter.

Riposte laïque admire le roman de Christian de Moliner

La croisade du mal-pensant : un prof s’en prend aux racistes noirs !

Publié le 17 mars 2021 – par – 8 commentaires – 894 vues

Christian Moliner a déjà publié plusieurs livres, dont certains ont valu à l’auteur des critiques sévères de ma part, notamment quand il envisage des enclaves islamistes en France, et une partition, pour éviter la guerre.

Christian de Moliner : des enclaves islamistes pour éviter la guerre !

La réserve, avenir du Français de souche ? par Christian de Moliner

Raison de plus pour dire tout le bien que je pense de son dernier livre, intitulé “La croisade du mal-pensant”, édité chez le regretté Pierre-Guillaume de Roux qui vient de nous quitter.

L’histoire est fort simple. Elle se passe à Saint-Paul, qui ressemble beaucoup à Dijon. Le héros, Samuel, est un professeur d’université âgé de 63 ans, qui, bien que pouvant postuler à la retraite, espère pouvoir enseigner encore quatre ans. Tout simplement parce que sa vie est dramatiquement vide : pas de compagne, pas d’enfants, peu d’amis, et l’écriture d’un livre qu’il a commencé il y a plus de vingt ans, et qui paraît ne jamais devoir se terminer.

Avec les femmes, c’est peu brillant, un divorce, après la mort d’un enfant à la naissance, et une relation curieuse avec une femme d’origine syrienne, nettement plus jeune que lui, qui dure depuis quinze ans… sans sexe.

Sa vie bascule quand, un matin, en prenant son travail à l’université, il voit une femme voilée distribuer un tract, où il est écrit que les racisés ont besoin de pouvoir disposer de salles où les Blancs seraient exclus.

Cet homme, qui déteste les gauchistes et leurs idées, mais les a toujours subis sans réagir à leur main-mise sur la faculté, décide qu’il ne peut accepter ce qu’il considère comme un tract raciste.

Lui, si calme d’habitude, hurle contre l’étudiante, et la vire du couloir, estimant que le racisme est interdit par la République.

Il apprendra, après un tel épisode, que sa vie ne sera plus jamais comme avant. Il deviendra la cible de Zaynab N’Golo, l’Indigéniste de service, et de ses troupes de choc. Et comme, non seulement il refuse de s’excuser, mais qu’il persiste et signe, et décide, à 63 ans, de ne plus baisser la tête et de rendre coups pour coups, cela lui promet de joyeux lendemains.

Un livre plein d’actualité, un roman – hélas – fort crédible, après l’affaire du professeur de philosophie de Trappes, et surtout des deux enseignants de la faculté de Grenoble, pointés du doigt et dénoncés nominativement par les islamo-gauchistes, avec le soutien de la hiérarchie de l’Education nationale.

Un livre agréable à lire, qui se lit vite, et qui nous confirme, hélas, que, dans les universités, il faut être très courageux, ou fort bien organisé, pour résister au nouveau fascisme et au nouveau racisme qui y fait la loi.

Jeanne Bourdillon

Christian de Moliner, La croisade du mal-pensant, Éditions Pierre-Guillaume Le Roux, 2021, 206 pages.

Breizh info s’intéresse au dernier livre publié par Pierre-Guillaume de Roux

Christian de Moliner : « Les racialistes et les racisés imposent leurs délires sans rencontrer d’opposition »

Christian de Moliner, que nos lecteurs connaissent sans doute puisqu’il écrit souvent sur Breizh-info, vient de sortir un livre intitulé « la croisade du mal pensant » aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.

Voici la présentation du livre :

Samuel Meiersohn, un universitaire désabusé et proche de la retraite, entame une croisade contre des étudiants et des professeurs « racisés » qui veulent créer au sein de sa faculté, un espace sans Blancs. Rejetant le prétendu « privilège blanc »,  il va se heurter à son administration et à la démission de la société française si prompte en 2019 à accepter les thèses radicales, aussi absurdes qu’elles soient.

La croisade du mal-pensant est un roman passionnant et mélancolique qui brosse le portrait tout en nuances d’un homme au soir de sa vie.

Nous avons interroge l’auteur au sujet du livre.

Breizh info : votre roman « la croisade du mal-pensant » évoque la cancel culture, le prétendu privilège blanc, la volonté des racialistes d’interdire certains lieux aux Blancs. Avez-vous été inspiré par la déferlante Black Lives Matter ?

Christian de MOLINER : en fait non : j’ai écrit ce roman en février 2020, bien avant la vague de l’été 2020. Le phénomène était déjà sous-jacent. Black Lives Matter n’a fait que le rendre visible.

Breizh info : le titre de votre ouvrage utilise le mot « croisade ». C’est un terme fort.

Christian de MOLINER : il  évoque d’une part le côté sacré de la mission que se donne mon personnage principal, lutter contre les racialistes qui veulent créer un espace sans Blancs au sein de la faculté où il exerce. En même temps, il est lié au pensum auquel « mon héros » Samuel Meiersohn consacre une grande partie de son temps libre depuis 15 ans. Historien de formation, il écrit un ouvrage sur les croisades en choisissant une perspective uchronique. Que se serait-il passé si les croisés l’avaient emporté à Harran en 1104 ? Si Saladin avait été tué à Montsigard en 1177 ? Samuel baigne dans l’esprit des croisades et naturellement il assimile son combat à celles-ci. Sans réfléchir, sans penser aux conséquences, il se lève et se lance dans une lutte qu’il n’a pratiquement aucune chance de remporter parce qu’il l’estime juste et nécessaire.

Breizh info : ce qui je trouve frappant dans votre roman, c’est la démission totale de la hiérarchie de Samuel. « Pas de vagues »  est le slogan de la direction.

Christian de MOLINER : en effet, c’est malheureusement le reflet de la société actuelle. Les racialistes et les racisés imposent leurs délires sans rencontrer d’opposition. Ils organisent des réunions excluant  les Blancs sans être poursuivis par la justice. Des locaux sont prêtés par les universités sans sourciller pour un usage qui contrevient d’une manière grave à la loi. Quand des activistes décident d’interdire une pièce ou la conférence d’un orateur qui leur déplaît, les doyens de facultés annulent ces manifestations sans état d’âme, sans résister.  Marc, le président de l’université de Samuel partage les vues de ce dernier, pense comme lui, pourtant il le désavoue totalement. Il ne le soutient pas. Il cherche juste à lui éviter les conséquences les plus funestes. Marc pratique sans vergogne la politique des accommodements raisonnables, qui en fait ne le sont pas et cachent mal une capitulation totale. En cela, son comportement est typique de beaucoup de responsables actuels qui sont paralysés face au racialisme. Il suffirait que tous ensemble ils se lèvent pour dire « non », pour que la farce prenne fin, mais ils se couchent et accèdent à toutes les demandes même les plus saugrenues.

Breizh info : dans votre livre, vous qualifiez les racialistes de racistes.

Christian de MOLINER : oui en effet. Prétendre qu’un être humain du fait de sa couleur de peau blanche, serait nécessairement arrogant, méprisant ou posséderait je ne sais quel défaut lié à sa « race » est une attitude abjecte et est caractéristique du racisme. La prétendue « race », la couleur de peau n’ont rien à voir avec les qualités d’une personne et affirmer le contraire est passible des tribunaux. Hélas, personne ne poursuit les racialistes pour ce qu’ils sont : de vulgaires racistes. Si on le faisait systématiquement cette idéologie mortifère serait en recul. Le pire est la complaisance avec laquelle ces thèses malsaines sont accueillies par les « élites ». Une grande entreprise américaine a ainsi organisé des séminaires pour apprendre à ses employés leucodermes à être moins blancs. Ses dirigeants, ceux qui ont permis ce délire, devraient à mon sens être jugés et être sévèrement condamnés. Imaginez que dans les années 30, une société ait mis sur pied un stage pour que  ses employés professant la religion de Moïse apprennent à être moins juifs ? Nous aurions touché l’horreur absolue, le racisme le plus abject. Il n’y a pourtant absolument aucune différence avec le stage organisé pour apprendre comment être moins blanc.

Breizh info : à côté de la lutte de Samuel contre un espace excluant les Blancs, « La croisade du mal-pensant » développe une intrigue assez triste, voire poignante. Est-elle inspirée par votre propre vie ?

Christian de MOLINER :  pas du tout ! Heureusement pour moi ! Présenter la vie personnelle de Samuel Meiersohn était à mon sens une nécessité, car elle ne se dissocie guère de son combat contre la cancel Culture. C’est aussi en partie parce qu’il se sent dans une impasse qu’il se révolte contre les racialistes. Je me suis efforcé de dresser des portraits psychologiques crédibles de mes différents personnages. Au lecteur de dire si j’ai réussi.

Propos recueillis par YV

Photo d’illustration : DR
[cc] BREIZH-INFO.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Eurotribune, Hérault direct et Occitanie tribune ont sélectionné « La Croisade du mal-pensant »

Eurotribune a sélectionné « La Croisade du mal-pensant »

https://www.herault-direct.fr/articles/29317/la-croisade-du-mal-pensant-christian-de-moliner

https://www.occitanie-tribune.com/articles/29317/-la-croisade-du-mal-pensant-christian-de-moliner

 

LA CROISADE DU MAL-PENSANT – Christian de Moliner

Par LIBRE-LIVRE Rubrique SHOPPING, le 01 Mars 2021

  • Un roman ultra contemporain en résonance avec l’actualité immédiate autour du « racialisme ».
  • Le héros, courageux professeur accusé de non complaisance avec l’idéologie militante des « racisés », nous remémore celle tragique de Samuel Paty face au totalitarisme islamiste.
  • Une fresque lucide et subtile des conflits générationnels et civilisationnels qui ébranlent nos sociétés.
  • Un personnage au premier abord sans charisme auquel on s’attache et on s’identifie au fil des pages.
  • Une histoire qui nous tient en haleine jusqu’à son épilogue sanglant.
  • Un roman passionnant et mélancolique qui brosse le portrait tout en nuances d’un professeur au soir de sa vie.

Samuel Meiersohn, un universitaire désabusé et proche de la retraite, entame une croisade contre des étudiants et des professeurs « racisés » qui veulent créer au sein de sa faculté, un espace sans Blancs. Rejetant le prétendu « privilège blanc », il va se heurter à son administration et à la démission de la société française si prompte en 2019 à accepter les thèses radicales, aussi absurdes qu’elles soient.

 » Une étudiante s’approcha de lui et lui tendit un tract qu’il prit. (…) il résistait à l’injonction bien- pensante de confondre allègrement progressisme, sens de l’histoire et usages islamiques. »

Auteur:

Christian de Moliner a publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux un autre roman La Guerre de France (2018) et un essai Islamisme radical. Comment sortir de l’impasse ? (2019). Collaborateur au Figarovox, Causeur, Boulevard Voltaire, Breizh info …mondialement connu pour avoir créé le buzz en imaginant la partition de la France dès 2018 – (Moliner est plus célèbre en Russie, Angleterre, Hongrie, Roumanie, Italie, Allemagne etc qu’en France), ses essais de citoyen engagé dans l’analyse des problèmes du vivre-ensemble de son époque nourrissent l’inspiration de ses romans de politique-fiction, et réciproquement afin de former une œuvre littéraire cohérente et forte.

Agrégé de mathématiques et passionné d’histoire, ses connaissances pointues sur l’islam impressionnent beaucoup ses interlocuteurs.

Editeur : Editions Pierre-Guillaume de Roux

Nbres de pages : 205 pages

Prix : 16,00 euros

 

« Jasmine Catou détective » dans Lettres capitales

Jasmine Catou – un Watson félin en plein cœur de Paris

Jasmine Catou, détective est le premier opus d’une série écrite par Christian de Moliner et dédiée à Jasmine, un chat pas comme les autres. L’auteur zigzague avec aisance entre les genres littéraires du polar et du récit fantastique, en mettant en scène cinq événements inattendus de la vie du chat Jasmine Catou et d’Agathe, sa maîtresse, attachée de presse parisienne, habitant dans le quartier germanopratin.

Le charme particulier de ce récit se nourrit du rôle invraisemblable d’enquêtrice douée d’une intelligence et d’une habilité hors du commun de la part de Jasmine qui prend ainsi, à l’aide de la personnification, une place prépondérante dans la construction narrative de ces histoires. Dans une interview que l’auteur nous avait accordée en 20191, il avait dévoilé son intention « de choisir un détective animal, qui pense et qui écrit l’histoire en utilisant « je », tout en restant un félin ». Le lecteur est ainsi prévenu quant au code déictique particulier et captivant permettant à Jasmine d’occuper la première place de l’action, à la fois de narratrice et de personnage principal, et de mettre ainsi en valeur ses capacités intuitives afin de résoudre ces intrigues et de les raconter avec charme. « Je tiens les mêmes raisonnements qu’un humain », précise-t-elle à l’intention des lecteurs au cas où ils en douteraient encore…

Avec assiduité et souci de précision, Jasmine assiste sa maîtresse en l’aidant à dénouer des énigmes invraisemblables, comme, par exemple, des morts inexpliquées, la présence de fantômes dans sa maison ou l’intervention salutaire d’un marabout dans ses relations amoureuses, le décryptage d’un rébus reçu en guise d’invitation au voyage, le mystère du destinataire d’un bouquet de fleurs ou à retrouver des objets perdus dans sa demeure. À travers ces situations mystérieuses vécues par les protagonistes dans chacune de ces histoires, son empathie prend la forme d’une complicité qui va s’avérer encore plus étroite lorsqu’il s’agira de comprendre les états d’âme d’Agathe et deviner ses sentiments, ses peurs et même ses lubies. En fine psychologue, Jasmine sait quand et comment intervenir pour apaiser les angoisses de sa maîtresse ou lui éviter de tomber dans un piège réel et très souvent imaginaire. Elle mérite ainsi le titre de vrai ange gardien félin et arrive même à convaincre de cela Armelle, la sœur de cœur de sa maîtresse.

Pour l’illustrer ces qualités, prenons le cas de la première de ces cinq énigmes décrites par Christian de Moliner, et intitulée « L’éditeur ». Agathe reçoit la visite de plusieurs personnalités du monde de l’édition, un écrivain, un auteur, deux journalistes et un éditeur célèbre. À la fin du déjeuner qu’elle donne en l’honneur de ces gens, et plus précisément au moment du café, l’éditeur meurt subitement après avoir bu la première goutte de ce breuvage servi par la maîtresse de la maison. Les urgences arrivent sur place et le médecin conclut à une mort suspecte par empoisonnement. Dès lors, tous les convives se cherchent un alibi en attendant l’arrivée de la police. La mission de Jasmine Catou est bien entendu de trouver le coupable et sauver Agathe, la maîtresse de la maison, qui, en tant que charmante hôtesse, serait la principale coupable de la mort de son invité. Avec les moyens dont elle dispose (rappelons qu’elle n’a pas le don de la parole) elle dirige les regards vers les objets utilisés pendant le déjeuner pour renvoyer les enquêteurs arrivés sur place vers la source de cet empoisonnement. Arrivera-t-elle à se faire comprendre ? Forcément oui, et brillamment en plus, comme elle le fera à chaque aventure racontée dans ce livre.

Dans la vraie vie, nous avait dit Christian de Moliner dans la même interview, il s’agit de son attachée de presse Guilaine Depis dont la personnalité l’avait inspiré librement, même si, rajoute-t-il avec précaution, il laisse une place prépondérante à son imagination. Nous le savons bien, la littérature joue souvent des tours à la réalité en bénéficiant amplement de sa liberté fictionnelle. C’est aussi le cas de ce recueil qui réussit à imprégner le portrait vivant de ce chat intelligent et attachant à qui il attribue avec tendresse le nom de Watson, l’assistant du grand détective Sherlock Holmes.

Désormais, tout le monde sait que sous l’attitude somnolente sous laquelle les chats se présentent souvent devant nous, ces animaux intelligents et agiles que Jean de la Fontaine décrivit dans son temps, en sauvant ainsi de la catastrophe leur image datant de l’époque du Moyen-Âge, possèdent des qualités exceptionnelles et une intelligence capable à mettre au défi les plus grands enquêteurs de la planète.

En tout cas, en ce qui concerne Jasmine Catou, vous êtes dorénavant prévenus…

Dan Burcea

Christian de Moliner, Jasmine Catou, détective, Éditions du Val, 2019, 110 pages.

1 https://lettrescapitales.com/interview-christian-de-moliner-jai-pris-un-chat-car-un-felin-suscite-naturellement-de-lempathie-chez-les-lecteurs/

« en résonance avec l’actualité immédiate autour du « racialisme » »

La Croisade du mal-pensant de Christian de Moliner

La Croisade du mal-pensant de Christian de Moliner est un roman ultra contemporain en résonance avec l’actualité immédiate autour du « racialisme ».

La Croisade du mal-pensant

Voici un roman passionnant et mélancolique qui brosse le portrait tout en nuances d’un professeur au soir de sa vie. C’est Une fresque lucide et subtile des conflits générationnels et civilisationnels qui ébranlent nos sociétés. Une histoire qui nous tient en haleine jusqu’à son épilogue sanglant.

Le héros, courageux professeur accusé de non complaisance avec l’idéologie militante des « racisés », nous remémore celle tragique de Samuel Paty face au totalitarisme islamiste.

Samuel Meiersohn est un personnage au premier abord sans charisme auquel on s’attache et on s’identifie au fil des pages.

Résumé

Samuel Meiersohn, un universitaire désabusé et proche de la retraite, entame une croisade contre des étudiants et des professeurs « racisés » qui veulent créer au sein de sa faculté, un espace sans Blancs.

Rejetant le prétendu « privilège blanc », il va se heurter à son administration et à la démission de la société française si prompte en 2019 à accepter les thèses radicales, aussi absurdes qu’elles soient.

Christian de Moliner

L’auteur : Christian de Moliner a publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux un autre roman La Guerre de France (2018) et un essai Islamisme radical. Comment sortir de l’impasse ? (2019).

Collaborateur au Figarovox, Causeur, Boulevard Voltaire, Breizh info …mondialement connu pour avoir créé le buzz en imaginant la partition de la France dès 2018 – (Moliner est plus célèbre en Russie, Angleterre, Hongrie, Roumanie, Italie, Allemagne etc. qu’en France), ses essais de citoyen engagé dans l’analyse des problèmes du vivre-ensemble de son époque nourrissent l’inspiration de ses romans de politique-fiction, et réciproquement afin de former une œuvre littéraire cohérente et forte.

Agrégé de mathématiques et passionné d’histoire, ses connaissances pointues sur l’islam impressionnent beaucoup ses interlocuteurs.

Lettres capitales rend hommage au dernier livre publié par Pierre-Guillaume de Roux

« La croisade du mal-pensant », le roman percutant de Christian de Moliner

À soixante-sept ans, Samuel Meiersohn mène une vie tranquille de professeur d’université à Saint-Paul, une ville de province qui ressemble à celle de Dijon, si l’on suit les indications données par l’auteur dans sa Préface. Divorcé, vivant seul dans un deux pièces, il consacre son temps à préparer ses cours et à travailler à l’ouvrage de toute une vie intitulé Civilisation et consacré aux croisades, sans penser qu’un jour il sera lui-même embarqué dans une croisade d’une rare violence, inattendue et absurde à la fois.

Résumé de cette façon, le quotidien du héros du roman de Christian de Moliner, La croisade du mal-pensant¸ ressemble à celui d’un protagoniste d’une tragédie moderne qui finit dans le tourbillon d’un procès kafkaïen. En 2019, période pendant laquelle se déroule l’action de ce roman, cette mésaventure a tendance à être qualifiée de « dérive », terme préféré par la novlangue pour nommer le drame humain qu’un tel incident déclenche dans la vie jusque-là paisible de Samuel Meiersohn. Sauf que ce combat pour défendre ses idées s’avère plus tenace que le présume la bien-pensance contrariée dans son confort, dans ses certitudes et son conformisme. En cela, l’histoire de Samuel gagne à la fois dans sa modernité et dans sa veine classique, et donc exemplaire, ramenant à l’universel une quête de justice vieille comme le monde qui, depuis les plus anciennes tragédies, réclame son rituel de réparation à travers le destin douloureux d’une victime expiatoire.  

C’est ainsi que petit à petit se mettent en scène tous les éléments de cette tragédie. Une étudiante faisant partie d’un groupe racialiste distribue des tracts réclamant un espace interdit aux blancs à l’intérieur de l’université. Le professeur Samuel Meiersohn réagit avec vigueur l’interpellant et déchirant son tract. Il s’agit selon lui d’un acte fasciste, car le fait de séparer les gens selon leur couleur de peau touche la mémoire sensible des tragédies des années ’30. La riposte du groupe racialiste dirigé par Zaynab n’Golo ne va pas se faire attendre. Samuel sera traité de « sioniste ».  Désormais, l’amphithéâtre, le campus, voire l’université dans son ensemble vont se transformer en un camp retranché où l’idéologie va remplacer toute réflexion et finira par l’emporter au bénéfice d’une intolérance grandissante.

Comment va réagir Samuel ? Si pour le moment aucune stratégie de renoncement n’est envisageable de sa part, se considérant être dans son droit d’exprimer son opinion et de combattre ce qui pour lui est indéniablement une forme de racisme anti-blanc, il ne tardera pas à constater le changement d’attitude de la direction de l’université en la personne de son président Marc Vieri qui, plus est, c’est un ami. Peut-il encore agir malgré cette opposition ? Est-il encore possible de défendre ses idées, surtout lorsque la logique des faits est complétement inversée ? Où est le juste, ou sont les convictions qu’il croyait inscrites dans le marbre de la vie universitaire et démocratique ? À quoi riment cette lâcheté et cette désertion ? Ce retournement de situation aura un effet dévastateur sur cet être à fleur de peau, en grand déséquilibre affectif, suite à un drame survenu au début de sa vie de couple et enfui dans un coin de sa mémoire. Samuel commencera à douter de lui tout en cherchant un appui dans son combat qu’il continue à considérer comme juste. Le scepticisme qui va gagner du terrain le fera-t-il renoncer à son combat ?

Sinon, comment va-t-il résister ? Il y aura d’abord les femmes de sa vie, Jeannine el Bahr, la syrienne à laquelle il va déclarer sa flamme, Elisabeth, son ex, il y aura ensuite l’appui de son ex beau-frère, avocat prêt à le défendre en justice. Tout cela pourrait jouer en sa faveur, sauf que petit à petit, sa fragilité gagnera du terrain et sera de plus en plus visible et de plus en plus pesante. Le destin de Samuel Meiersohn est loin d’être écrit à ce stade. Laissons aux lecteurs le plaisir de découvrir la fin de son histoire.

Précisons surtout qu’à travers son roman Christian de Moliner aborde un sujet d’une extrême actualité qui met à l’épreuve les valeurs de notre société et invite à réfléchir à la survie de notre démocratie. Son roman n’est pas un simple exercice de rhétorique, il est surtout ancré profondément dans l’actualité que nous vivons à présent et reprend une problématique qui fait l’objet de débats philosophiques et sociétaux contemporains. Il ne s’agit pas seulement de nous interroger sur nos prises de position mais aussi sur nos hésitations et nos peurs, sur notre lâcheté et notre désertion. Aurons-nous le courage de défendre nos idées contre l’ordre établi, quitte à passer pour un mal-pensant comme Samuel, ou nous contenterons-nous de notre confort intellectuel si semblable à une commune médiocrité dorée ? Avouons que les absurdité qui surgissent actuellement à tous les coins de rue sont de plus en plus nombreuses.

Bousculant nos consciences, l’auteur nous oblige à nous positionner par rapport à la vie commune de la cité et à notre propre vie. Son héros a choisi sa voie, à nous de revisiter la nôtre, car, si son courage le pousse à se battre contre vents et marées, c’est à nous de quitter les forteresses qui nous empêchent d’agir et partir en campagne pour défendre les causes qui nous tiennent à cœur. Les peurs que font peser sur Samuel la foule assourdissante des agitateurs et l’administration qui tremble devant tout événement venant troubler l’ordre établi, sont en réalité les deux faces d’une monnaie qui illustrent le prix à payer contre l’aveuglement et l’illusion d’une paix sociale condamnée à l’implosion.

Vrai regard lucide sur le monde actuel, La croisade du mal-pensant est en même temps cette interrogation que Christian de Moliner pose devant nous comme un miroir, pour nous rappeler que nous devons agir si l’on ne veut pas que les pires gangrènes du passé ne ressuscitent dans les relents des caniveaux de l’Histoire et s’insinuent dans nos vies comme un poison mortel. Devant un tel désastre, nous ne serons pas seulement des victimes mais aussi d’impardonnables complices.

Un triste hasard fait qu’au moment où paraît cette chronique, on apprend la mort de son éditeur Pierre-Guillaume Le Roux qui, malgré sa maladie, avait tenu à publié à tout prix le roman de Christian de Moliner. Hommage soit rendu à sa mémoire.

Dan Burcea

Christian de Moliner, La croisade du mal-pensant, Éditions Pierre-Guillaume Le Roux, 2021, 206 pages.