Marie-Ange de Montesquieu reçoit Caroll Le Fur et Eric Jeux, deux auteurs spécialisés dans l’adolescence de Balustrade

Réécoutez l’émission de Radio Notre Dame avec Caroll Le Fur auteur de « Qu’est ce que tu veux faire plus tard ? » (Eyrolles), coach de parents de lycéens pour les aider à trouver leur voie chez et Eric Jeux auteur d’une saga pour adolescents « Le Temps des infralents » (éditions Pierre-Guillaume de Roux) : https://radionotredame.net/emissions/enquetedesens/04-03-2020/

Caroll Le Fur“Qu’est ce que tu veux faire plus tard ?” Eyrolles

Eric Jeux : Ingénieur polytechnicien passionné de science-fiction, il a écrit plusieurs ouvrages de science-fiction dont “Le temps des infralents”, saga de science fiction pour ados qui se déroule dans le monde virtuel où s’est réfugiée l’humanité après avoir fui la terre dévastée, tout continue comme avant. il intervient dans les collèges régulièrement pour inciter les enfants à lire et à écrire.

François Moreau : président de LHH (Pour lui la transformation des métiers va s’accélérer sous l’impulsion des technologies, des enjeux écologiques et des modes de consommation)

Féminin Bio interviewe Carol Le Fur ! Merci à Anne Ghesquière

Féminin Bio

Anne Ghesquière reçoit Caroll Le Fur, coach d’orientation et spécialiste de la génération Z. Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? est le titre de son dernier livre. Nous allons parler de quelle orientation pour les jeunes et comment en tant que parents bien les accompagner sur ce passionnant chemin – Épisode #76

Dans cet épisode avec Caroll Le Fur, j’aborderai les thèmes de son livre.

Qui est mon invité de la semaine, Caroll Le Fur ?

Nos ados nous étonnent souvent, nous émerveillent parfois et nous laissent aussi un peu perplexes, notamment quand il s’agit d’orientation scolaire et professionnelle. On voudrait qu’ils s’épanouissent dans leurs futurs métiers, mais ils ne savent souvent pas ce qu’ils veulent faire, et nous non plus.

Caroll Le Fur, fondatrice de Best-Futur est coach d’orientation. Sa spécialité : engager un dialogue constructif sur le futur professionnel d’une génération Z, aux parents parfois un peu perdus.  Cette spécialiste d’un monde du travail en mutation est aussi auteure du livre « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ?» aux Ed. Eyrolles où elle donne aux parents les clés d’un échange bienveillant pour l’avenir professionnel de leurs enfants.

Quelques citations du podcast avec Caroll Le Fur : 

« La juste posture n’est pas facile mais salutaire. Le non-jugement et l’accueil sont importants »
« Les jeunes sont souvent seuls avec la question de l’orientation, il faut en prendre conscience »
« Certains parents pensent à la place des enfants. Ils oublient de les questionner »
« Comment penser plutôt que quoi penser, avoir un sens critique. C’est ce que nous devons apprendre aux jeunes »
« Les parents osent dire de plus en plus qu’ils souhaitent avant tout que leurs enfants soient heureux »
« Les talents, se sont des billes qui se révèlent au fur et à mesure de notre évolution »
« Il faut rassurer les ados : s’interroger sur son avenir est sain »
« On ne peut plus fonctionner en terme de filière « porteuse » et programmer l’enfant dans ce sens »
« Pour les nouvelles générations, le travail, c’est seulement 40% de leur intérêt »

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Bonne écoute ! 

Cet épisode a été réalisé grâce au soutien de LÉA NATURE, engagée de nature et premier fabricant français de produits bio et naturels, partenaire officiel de la #Saison2 de « Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience ». Merci !

Choisis ses spécialités avec Caroll Le Fur (interview dans Le Parisien)

Réforme du lycée : choisir ses spécialités, un vrai casse-tête pour les lycéens

Maths, anglais, philo… les élèves de 1ère doivent décider quelles spécialités ils garderont en terminale. Un choix qu’ils craignent lourd de conséquences pour leur orientation post-bac.

Le 12 février 2020 à 07h28

Anglais ou philo ? Entre les deux matières, le cœur de Lou balance, et sa raison n’est guère plus éclairée. Laquelle de ces deux disciplines la préparera le mieux à Sciences-po ? Dans son lycée de Moulins (Allier), la jeune fille a entendu des avis contradictoires, chacun de ses profs prêchant naturellement pour sa matière. Au forum de l’orientation où elle s’est rendue récemment, elle est restée le bec dans l’eau.

Et pour cause : en rebattant largement les cartes du système scolaire, la réforme du lycée déstabilise les établissements du supérieur, et laisse des milliers d’élèves passablement perdus devant leurs « fiches avenir ». Quelle orientation, quand la boussole n’indique plus de Nord?

Garder un maximum de portes ouvertes

Jusqu’ici, les lycéens entraient après la seconde dans des filières, S, ES ou L, selon une hiérarchie dictée bien davantage par leur niveau scolaire que par leurs goûts – les meilleurs se précipitant vers la « voie royale » scientifique. La réforme a substitué à cette scolarité en couloirs un lycée « à la carte », dans lequel l’appétence des jeunes est remise au centre : chacun choisit en Première trois enseignements de spécialité, puis en conserve deux en Terminale.

Maths, anglais, histoire, philo… Tout est possible. Mais ensuite vient l’orientation post-bac, où tombe, dans de nombreux cursus, le couperet d’une sélection drastique. Quelles matières cocher pour se garantir un maximum de portes ouvertes ? « Il ne faut pas parler de ça, ça va rajouter de l’angoisse ! » s’inquiète spontanément un conseiller d’orientation.

« Le problème, c’est cette tendance à vouloir toujours des garanties sur tout… Les parents voudraient qu’on leur donne un tableau avec pour les spécialités à suivre pour chaque école, mais ça n’existe pas ! soupire Michel Roger Gilmert, directeur du centre d’information et d’orientation CIO Mediacom, à Paris. Si on faisait cela, on recréerait de fait des filières et c’est toute la réforme qui tomberait à l’eau. »

Les instructions officielles consistent donc à renvoyer les jeunes à des arguments de bon sens. « Ce sont surtout les résultats globaux des élèves qui seront regardés : ce qui nous intéresse, c’est de recruter des jeunes qui savent apprendre », rassure Christine Gangloff, vice-présidente de la conférence des présidents d’université.

Une hiérarchie entre les matières ?

Le site horizons 21, créé par l’organisme d’information sur l’orientation Onisep, permet aux élèves de tester, dans les grandes lignes, l’adéquation entre leurs choix de spécialité et les cursus du supérieur. On y apprend par exemple que la combinaison « physique SVT » colle mieux au programme de médecine que « maths physiques ». Pourtant, Téo, en 1e à L’Isle-Adam (Val-d’Oise), doute encore. « J’ai un prof qui m’a dit d’abandonner la matière que j’aurais le moins de mal à rattraper tout seul, et c’est plutôt la SVT », soupèse le jeune homme, qui aimerait revêtir la blouse blanche.

« Beaucoup d’élèves hésitent entre des cursus totalement différents et pour eux le choix est encore plus difficile », note Caroll Le Fur, coach privée à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Officiellement, aucune formation « ne peut exiger une combinaison de spécialité en particulier », annonce l’Education nationale sur son site. Les établissements du supérieur ont même signé une charte, en janvier 2019, dans laquelle ils s’engagent solennellement à ne pas instaurer de hiérarchie entre les matières.

Pourtant, « on voit des écoles post-bac qui commencent à passer le message qu’elles ne recrutent que des élèves qui ont choisi maths physiques », confie le patron des Arts et métiers, Laurent Champaney, qui préside la commission orientation de la conférence des grandes écoles. « Il est clair que dans l’incertitude, les formations ont tendance à rester sur ce qu’elles connaissent… » En clair, sans maths, toujours point de salut ? « Oui », admet-il.

Trois pages d’interview de Caroll Le Fur dans La Baule Plus

Orientation ➤ Une Bauloise spécialiste de l’orientation publie un ouvrage pratique pour aider les parents

La Baule + : Votre livre est en quelque sorte un Code de la route pour aider un jeune qui réfléchit à son avenir. En effet, la plupart des métiers de la fin du XIXe siècle existaient encore à la fin du XXe siècle, alors qu’aujourd’hui on voit des métiers disparaître et d’autres apparaître… Sommes-nous à un tournant ?

Caroll Le Fur : Effectivement, c’est un guide destiné aux parents qui ont envie d’accompagner leurs enfants dans leur orientation scolaire et professionnelle. Nous sommes à un tournant et, selon certaines études, 65 % des jeunes qui sont en classe primaire exerceront un métier qui n’existe pas encore. Il y a aussi des métiers qui ont disparu et beaucoup qui ont changé, avec une configuration différente, et la notion de compétence est évidem- ment fondamentale. La compétence, ce n’est pas simplement le savoir-faire : c’est aussi le savoir être, c’est-à-dire la manière dont vous vous comportez, dont vous savez parler de vous, et dans votre manière de décrypter les évolutions. On peut aider les jeunes à avoir cette sensibilité, mais il faut s’y prendre relativement tôt.

Contrairement aux générations précédentes où l’on n’avait souvent qu’un ou deux métiers dans sa carrière, aujourd’hui, quelqu’un qui entre dans la vie professionnelle va exercer différents métiers qui n’ont parfois rien à voir…

Exactement. Cette question m’interpelle et je fais beaucoup de conférences là-dessus. Ma génération, qui est la génération X, c’est quatre à cinq métiers. La génération de mes parents, c’était un métier pour la vie. Pour nos enfants, la génération Z, on estime qu’ils auront entre treize et quinze métiers dans leur vie ! Donc, la compétence à savoir s’orienter est absolument incontournable.

Un slasher, c’est la personne qui va pouvoir avoir plusieurs métiers en même temps

Un graphiste peut aussi être photographe ou créer des sites Internet. Est-ce une sorte de bulle globale, avec différentes compétences autour d’un secteur d’activité ?

Aujourd’hui, on est à l’ère des slashers : un slasher, c’est la personne qui va pouvoir avoir plusieurs métiers en même temps, comme être cuisinier le matin, conseil informatique l’après-midi, puis qui ira travailler dans une association le lendemain, et qui fera du théâtre aussi… C’est vraiment l’avenir. Je ne crois plus trop au salariat. La question du sens est très importante, surtout chez nos enfants, et les jeunes me disent souvent : « La première chose que je veux, c’est un métier qui ait du sens ». Trouver un sens à sa vie en ne faisant qu’un seul métier, cela devient compliqué. En plus, on vit de plus en plus vieux. On a besoin de changer, de découvrir, de se développer personnellement et socialement. Donc, c’est une ouverture d’esprit beaucoup plus importante.

Mais en mai 1968, les jeunes disaient aussi qu’ils voulaient donner un sens à leur vie. Or, quinze ans plus tard, on les avait retrouvés traders ou dans des agences de publicité !

Ce n’est pas faux. Le sens a quand même évolué. Aujourd’hui, on parle d’écologie et l’on aborde les questions sociétales d’une manière un peu plus profonde. Je crois que la différence, c’est que les générations actuelles expriment tout cela très fortement. C’est même une revendication. D’ailleurs, dans les entreprises, on a du mal à garder les jeunes. Ils changent souvent, ils partent au bout d’une année… Il est assez compliqué de les fidéliser, à partir du moment où ce qu’ils font n’a plus de sens à leurs yeux. C’est une caractéristique de cette nouvelle génération qui est assez étonnante et le monde de l’orientation est pour elle très complexe. À notre époque, nous avions à peu près 3 000 possibilités d’orientation. Aujourd’hui, il y en a entre 12 000 et 15 000, sans parler des passerelles, c’est-à-dire lorsque l’on commence à faire quelque chose et que l’on s’oriente différemment à un moment donné. Tout est possible.

Comment éviter ces formations très à la mode, où l’on se retrouve ensuite avec des bataillons de chômeurs ?

Je ne suis pas certaine qu’il faille raisonner en opportunités, il faut raisonner par intérêt : si votre enfant est intéressé par une fac de psychologie, alors, qu’il fasse psycho. Je crois profondément aux rêves. Il faut orienter nos enfants vers ce qui les stimule, vers ce qui les motive et, à partir de là, ils vont être bons dans ce qu’ils vont faire. Ensuite, ils auront plein d’opportunités et, comme ils auront plein d’opportunités, ils auront plein d’ouvertures et un bel avenir.

Le premier conseil est d’aider les enfants à découvrir leur identité. Mais comment peut-on avoir une identité fiable à 16 ans, alors que l’on va penser totalement différemment à 25 ans ? À 16 ans, on veut défendre la planète et à 25 ans, après ses premières fiches de paie, on devient un Gilet jaune !

Bien sûr, on évolue, on progresse… C’est la raison pour laquelle je crois qu’il ne faut pas se précipiter vers des métiers. Aux parents qui viennent me voir en me demandant d’aider leur fils ou leur fille à trouver un métier, j’explique que c’est compliqué, mais trouver une voie ou une inspiration, cela devient intéressant. Après, il faut compter sur la vie, sur les opportunités, se laisser porter et prendre les rênes de son orientation en étant curieux et ouvert. Pour moi, le rôle du parent, c’est un rôle de partage, d’écoute et d’observation. Le plus gros travers d’un parent, c’est le miroir social. Un enfant dont la mère est avocate aura sept fois plus de chances de faire des études de droit que quelqu’un dont les parents font autre chose.

Vous écrivez que le système d’éducation français est soumis à un impératif d’adaptation aux évolutions du marché du travail et les établissements se remettent en question pour garantir à leurs étudiants qu’ils quitteront leurs amphis avec un job. N’êtes-vous pas trop généreuse avec le système d’éducation ?

Oui, je suis quelqu’un d’extrêmement positif… Je ne vais pas vous dire que le système est idéal, loin de là, mais j’ose penser et espérer que nous avons quand même une volonté de faire évoluer le système éducatif français. Nous sommes très mal classés dans les études PISA, le classement international qui permet de voir comment se situe la France en termes d’apprentissage. Maintenant, il ne faut pas se leurrer, un système éducatif est long à faire évoluer et il est très compliqué de faire bouger les lignes. Il y a aussi l’enseignement supérieur et c’est un système monstrueux qu’il est nécessaire de faire évoluer.

20% des étudiants qui entrent dans le supérieur en sortent sans diplôme et, chaque année, un étudiant sur trois regrette son orientation…

La mauvaise orientation coûte 500 millions d’euros par an, un jeune sur trois regrette son orientation, c’est énorme ! Donc, il faut cheminer. Il faut savoir se poser les bonnes questions au bon moment et il ne faut pas se précipiter vers des passions que l’on peut avoir. Récemment, des parents m’expliquaient que leur jeune fille aimait la musique, or celle-ci ne voulait pas en faire son métier parce qu’elle ne voulait pas que cela devienne une contrainte. Donc, il faut observer, partager, comprendre… Il ne faut pas se substituer à nos enfants. Ils ont cette capacité à ressentir les choses. Parfois, c’est très intuitif, mais c’est aussi humain.

La génération Z est centrée sur le collaboratif et elle considère la performance comme étant le fruit d’une action collective et non individuelle, contrairement à la génération X. Mais l’être humain reste l’être humain et, au fur et à mesure, chacun va vouloir dépasser son voisin…

J’ai eu des équipes à gérer et leur volonté n’était pas forcément d’évoluer d’un point de vue vertical, mais plutôt d’évoluer de façon horizontale, afin de s’enrichir. La carrière, oui, mais j’ai le sentiment que ce n’est pas l’objectif premier pour cette génération. En suivant un coaching d’orientation, en se faisant accompagner pour réfléchir à toutes ces questions, demain ce seront des meilleurs managers.

Vous évoquez également la perte d’attention inhérente à l’utilisation intensive des smartphones, au point que l’on parle maintenant de neuf secondes !

Attaquons la question des neurosciences… C’est une étude d’Harvard qui explique que nos jeunes n’ont plus que neuf secondes d’attention, ce qui est à peu près équivalent à l’attention d’un poisson rouge. Maintenant, c’est une question d’intérêt : quand on est moins intéressé par un sujet, on a tendance à papillonner. À partir du moment où l’on est stimulé, sollicité, lorsque l’on est en équipe, on a cette capacité à faire voler notre esprit, mais aussi à se recentrer très vite. C’est une compétence qu’ils développent et que nous avons peut-être moins.

Les diplômes ne sont plus suffisants pour accéder à un bon emploi. Alors, est-ce la personnalité, le milieu social ou la culture générale qui priment ?

La personnalité est quelque chose de fondamental. Pen- dant de nombreuses années, j’ai été consultante RH dans un cabinet qui prônait la personnalité et j’ai beaucoup appris. J’ai surtout découvert qu’un CV, ce n’était que des connaissances. Les connaissances, cela s’acquiert, alors que la personnalité se développe, s’optimise et se bonifie. La personnalité, c’est quelque chose de compliqué à faire évoluer. La curiosité est un élément fondamental. La culture générale est importante. Il faut ouvrir sa pensée, il faut lire, il faut se nourrir de tout ce qui est à l’extérieur… On acquiert la connaissance en faisant des études, mais la personnalité, c’est ce qui fait la différence quand vous postulez à un job. Quand vous recrutez quelqu’un, vous le recrutez à 95 % pour sa personnalité et à 5 % pour ce qu’il a fait.

Autre conseil : les parents doivent oublier qu’ils sont parents et se mettre dans la peau d’un DRH…

Les parents oublient, quand ils vivent dans les entreprises, que les jeunes pourraient être leurs enfants et vice versa. Il faut pouvoir agir dans une attitude bienveillante, ouverte et dans la transmission des savoirs si l’on parle de l’entreprise, et, au niveau de la famille, on est là pour éduquer, faire évoluer et faire grandir. La notion qui diffère, c’est la notion d’amour, bien évidemment, mais cette notion est aussi en filigrane quand on s’attache à ses collaborateurs. Parfois, il faut savoir prendre du recul et avoir une posture un peu plus neutre et moins affective. La majorité des parents sont toujours angoissés et stressés à l’idée de se tromper, mais je leur explique que ce n’est pas grave. Il faut surtout rebondir et faire des choix différents. J’accompagne beaucoup de jeunes qui sont en réorientation et qui se sont trompés après leur baccalauréat. Ils arrivent en pleurant presque, mais à partir du moment où ils comprennent que ce qu’ils ont vécu est une expérience, que ce n’est pas un échec, alors ils rebondissent et, derrière, ils font de très belles choses. Donc, c’est loin d’être négatif, même si cela coûte cher aux parents et à la société… On trouve toujours notre voie à partir du moment où l’on se pose les bonnes questions.

En fait, il convient d’éviter ce que vous appelez le syndrome du briseur de rêves…

Pour moi, le rêve est fondamental. J’ai accompagné une jeune fille qui voulait absolument faire médecine, alors qu’elle avait des notes pas terribles dans les matières scientifiques. Elle s’est accrochée à son rêve et elle est aujourd’hui en troisième année de médecine. Elle a travaillé dur, parce que c’était son rêve. Je viens de rencontrer un jeune qui était paniqué, parce que c’est son avenir qui est en jeu, alors j’essaie de lui expliquer qu’il faut garder la tête froide, se poser les bonnes questions, aller à la rencontre des professionnels et s’interroger sur le monde extérieur. Mais c’est très compliqué pour un jeune de choisir sur le papier. Dans ce contexte, j’ai envie que les parents soient des lanceurs d’espoir. Ce n’est pas aux professeurs de décider de l’avenir des enfants, c’est surtout à l’enfant de décider. Les parents doivent prendre à bras-le-corps ce sujet de l’orientation et ils doivent même parfois s’interposer contre le système scolaire.

En conclusion, chacun est unique et nous avons tous à faire quelque chose sur Terre…

Exactement. Chacun a sa place. Le but, c’est de trouver sa place dans le monde. On ne la trouve peut-être pas immédiatement, mais à un moment donné on la trouve. Ce qui est incroyable, c’est que tous les enfants que j’accompagne portent en eux les ressources de ce qu’ils veulent faire. Le rôle des parents, c’est de les interroger et de leur faire découvrir un certain nombre de choses. Et les parents doivent aussi parler de leur parcours.

Propos recueillis par Yannick Urrien.

Education/orientation : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » de Carrol Le Fur aux Editions Eyrolles en librairie le 9 janvier 2020

Les éditions Eyrolles ont le plaisir de vous annoncer la parution de « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

de Carrol Le Fur, en librairie le 9 janvier 2020, 284 pages * 18,90€

Pour le recevoir en service de presse / interviewer l’auteure : attachée de presse guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

21 jours pour aider votre ado à construire son orientation !

Vous êtes un parent préoccupé par l’orientation scolaire de votre enfant ?
Vous vous demandez comment l’accompagner dans ses choix d’orientation future ? Vous aimeriez instaurer un dialogue constructif autour du sujet ?

RESUME : Avec ce livre, une coach d orientation vous plonge dans l’univers de l’orientation scolaire et professionnelle et vous livre une méthode puissante pour devenir un « orientacteur » en partageant :

  •  Des informations sur le contexte actuel (éducation, génération, travail, et posture parentale) afin que l univers mystérieux de l’orientation n’ait plus de secret pour vous
  •  Des conseils pour adopter une attitude bienveillante avec votre ado, en favorisant l’échange, la réflexion commune et la motivation
  •  Un parcours en 21 jours conçu comme une boîte à outils. Vous apprendrez à aborderla question du sens et vous naviguerez entre talents, intérêts, aspirations et intelligences multiples
  •  Des histoires vraies de parents et de jeunes qui ont trouvé leur voie, pour vous inspirer.Ensemble, osez pousser les portes de l’avenir !L’AUTEURE : Caroll Le Fur est dirigeante et fondatrice de BestFutur, une structure dédiée  à l accompagnement des jeunes -25 ans) dans la construction de leur parcours d’orientation scolaire et professionnelEXTRAIT : « Avec ces pages, je vous souhaite de devenir non seulement des guides fiables et rassurants, mais aussi des copilotes d avenir Vos enfants ont besoin de vous, à leurs côtés, pour avancer sereinement vers une vie d’adulte stable et enrichissante Dans ce livre, je rassemble le maximum d informations pour vous rendre le contexte actuel plus lisible et vous donner des clés de réussite que j utilise dans ma pratique courante Je vous offre mon expérience en tant que coach d orientation pour vous accompagner dans cette course à l orientation, éviter les chemins qui ne mènent nulle part, contourner les voies trop raides, observer pour mieux repartir, sauter par-dessus les préjugés, et enfin atteindre le prochain palier de cette ascension qui ne fait que commencer.»

Caroll Le Fur invitée idéale à Orientation 21 du Monde : ouverture le 22 janvier 2020

Parcoursup.fr, la plateforme pour accéder à l’enseignement supérieur est ouvert depuis le 20 décembre. https://www.o21.lemonde.fr

Elle permet de consulter les formations et de se préparer à la phase de formulation des vœux qui débute le 22 janvier 2020.
 
Les jeunes peuvent s’informer, via Parcoursup, sur les contenus des formations, leurs attendus, la poursuite d’études ou les débouchés professionnels.

Cette année, l’offre de formation proposée sur la plate-forme a été enrichie pour rassembler l’ensemble des formations reconnues par l’État. 

Ainsi, plus de 600 nouvelles formations intègrent la plate-forme, parmi lesquelles les formations de l’université Paris Dauphine, des instituts d’études politiques, des écoles d’art et du spectacle, celles de commerce et management ou encore de nouvelles formations paramédicales. La nouvelle formule d’accès aux études de santé suite à la disparition de la PACES (la Première année commune des études de santé) et un nouveau module appelé ParcoursPlus dédié à ceux en reprise d’études sont accessibles et expliqués.

Nombreux sont les parents préoccupés par le sujet de l’orientation qui appréhendent ce moment : que devons-nous indiquer ? Est-ce que mon ado aura ce qu’il veut ? Existe-t-il une stratégie pour avoir son premier vœu ? 

Avec ou sans Parcoursup, il est nécessaire de bien réfléchir à son orientation avant d’insérer ses vœux ! Si vous êtes en terminale, il est grand temps de vous pencher sérieusement sur le problème et si vous êtes en première, il est conseillé de commencer dès maintenant pour avoir le temps de faire vos recherches, de rencontrer des jeunes et de visiter les portes ouvertes des écoles qui vous intéressent. 

Avec le guide « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », chaque parent peut devenir un guide fiable et rassurant pour ses ados et les accompagner à trouver leur voie. 

Ce livre contient un parcours en 21 jours qui permet d’écrire à quatre mains le futur de vos ados !