La vie en bleu, France Bleu Normandie, émission avec Franck Archimbaud

La vie en bleu, France Bleu Normandie, émission avec Franck Archimbaud

On cuisine ensemble – Le chef Franck Archimbaud présente sa recette de Pavlova. Itw de celui-ci. Il rappelle son livre « L’homme qui voulait otrechoze », paru aux éditions Iggybook.

On cuisine ensemble – Le chef Franck Archimbaud présente sa recette de Pavlova. Itw de celui-ci. Il rappelle son livre « L’homme qui voulait otrechoze », paru aux éditions Iggybook.

Le romancier de la Silicon Valley spécialiste de l’intelligence artificielle arrive en France

Interview. Gary F. Bengier : « Un voyage sans entraves est un livre de fiction spéculative, une histoire d’amour, une histoire d’action-aventure, une histoire sur le thème de la justice sociale  »

 

La maison d’édition Chiliagon Press publie la version française du roman de Gary F. Bengier, Unfettered Journey  sous le titre Un voyage sans entraves. Le roman a reçu les éloges de la presse : « …an epic expedition into the nature of consciousness, God, Reality, and the minds of Man » [“… une expédition épique dans la nature de la conscience, de Dieu, de la réalité et de l’esprit de l’homme.”]- Indie Reader; IR Approved Unfettered Journey is an existential adventure for the mind and a lot more besides.” [Un voyage sans entrave est une aventure existentielle pour l’esprit et beaucoup d’autres choses, par ailleurs.]- Carly Newfeld, The Last Word, KSFR Santa Fe Public Radio “Shades of Huxley and Asimov. Gary F. Bengier has created a science fiction adventure that is reminiscent of the masters.” [Mélange de Huxley et Asimov. Gary F. Bengier a créé le récit d’une aventure de science-fiction qui rappelle les maîtres] – Lee Scott, for the Florida Times-Union.

Bonjour Gary, nous sommes heureux de vous accueillir dans les media françaises, sur le blog de Lettres Capitales. Il semblerait que vous avez des origines françaises, si on tient compte de votre nom de famille. Pourriez-vous nous donner plus de détails sur votre lien avec la France ?

Selon mes recherches, les traces de ma famille paternelle remontent au XVIesiècle en France. Devenus huguenots, ils ont quitté ce pays pendant les guerres de religion pour s’installer dans les provinces allemandes de l’est. Mes recherches minutieuses ont conforté la tradition orale de ma famille selon laquelle celle-ci avait « erré hors de France ». Je pense que ma passion pour les voyages (ayant visité plus de cent pays) trouve sa source tout naturellement dans cette incessante recherche des sources.

Vous êtes écrivain, philosophe et spécialiste dans le domaine de la technologie. Quel lien y a-t-il entre ces trois disciplines, et quelle a été votre parcours scolaire et professionnel.

Le lien interdisciplinaire sur lequel vous m’interrgoez a vocation à créer une vision compréhensible du monde dans lequel nous pourrions souhaiter vivre. Ma formation comprend un MBA et, plus récemment, une maîtrise en philosophie. Ma carrière en tant que spécialiste des technologies m’a permis d’aider à créer des entreprises dans de multiples domaines, allant des biosciences à la conception de puces, en passant par les ordinateurs, les médias en ligne et Internet. J’ai vu de mes propres yeux comment nos technologies changent de façon exponentielle l’expérience humaine, pour le meilleur comme pour le pire. Le philosophe se demande alors comment pouvons-nous trouver un but dans ce monde en pleine évolution ? En tant qu’écrivain, dans mon roman Unfettered Journey [Un voyage sans entraves], j’ai créé un monde futur lié aux sciences exactes, un monde «étrangement authentique» (selon la critique), qui met en lumière certains défis auxquels l’humanité est confrontée dans notre avenir proche.

Pendant votre enfance passée dans une petite ville du Midwest vous aviez une vraie attraction pour la nature et l’astronomie. Comment est née la passion pour la philosophie et les mathématiques et dans quelle mesure ces disciplines ont-elles contribué à vous conduire à écrire des romans ?

Ma passion pour la nature, qui ne m’a plus jamais quitté depuis mon enfance, trouve ses origines dans les heures passées en jouant dans les bois se trouvant à proximité de la maison où j’ai grandi. Elle s’est ensuite renforcée par la randonnée en pleine nature et la randonnée pédestre (J’ai traversé la John Muir Trail en Californie), et par de modestes escalades en montagne (le Cervin, entre autres). J’aime les mathématiques, et pendant mes études au lycée, j’ai commencé à entrevoir la beauté profonde de cette discipline. J’avoue être un mathématicien de type platonicien, croyant que les mathématiques sont le résultat de découvertes, et non pas ayant été créées. Une collaboration de deux décennies avec le Santa Fe Institute a fini par me forger la conviction que la science de la complexité décrit le mieux le monde naturel. De ces contextes émerge une vision philosophique du monde. Mon désir d’explorer ces idées a conduit à l’écriture de mon roman.

Votre livre Unfettered Journey, Un voyage sans entraves, a été traduit en plusieurs langues et a reçu plusieurs prix. À quel genre littéraire appartient votre roman et pourquoi son personnage principal, Joe Denkensmith, le qualifie de puzzle entre les mathématiques, la philosophie et la physique ?

Je suis content que mon roman Un voyage sans entraves a remporté six prix jusqu’à ce jour, en cette année 2021, et qu’il va être traduit en huit langues d’ici la fin de l’été. Et ce malgré sa classification de roman inter-genre : un livre de fiction spéculative se déroulant en 2161 ; une histoire d’amour; une histoire d’action-aventure; une histoire sur le thème de la justice sociale ; un roman qui explore des questions philosophiques profondes sur la nature de la conscience humaine, l’existence de Dieu, le libre arbitre et comment nous pourrions trouver un but dans un avenir dominé par la technologie.

J’avoue que c’est un roman ambitieux, écrit pour un public cultivé. Il comporte de nombreuses strates narratifs, combinant des idées profondes sur la philosophie, les mathématiques et la physique, rendues accessibles par une histoire qui se déroule à un rythme alerte et ayant comme protagonistes des personnages forts.

Vous avez construit votre livre en plusieurs parties qui contiennent la notion de voyage (intérieur, extérieur, en arrière et à l’avant, en haut et en bas). Que pouvez-vous nous dire de la structure de votre livre ?

Le roman est construit en effet à plusieurs niveaux, et sa structure reflète ce fait. Au premier niveau, le livre explore la conscience – la conscience humaine et la mesure dans laquelle il est possible de fabriquer une machine afin d’arriver à fabriquer cette conscience. Le protagoniste, Joe, explore sa propre conscience, commençant «à l’intérieur», puis «à l’extérieur» pour comprendre sa place au sein de la communauté humaine et de l’univers. À un niveau plus profond, le livre est une allégorie de l’histoire d’Adam et Eve – l’histoire des premiers humains, bannis d’un Eden idéal, forcés à affronter le mal dans le monde. Un voyage sans entraves est une exploration de l’histoire universelle de l’humanité, afin d’essayer d’y trouver un but.

Le monde dans lequel évoluent vos personnages est un univers étrange, un mélange de robots et humains, de technologie et de règles strictes de vie sociale. Dans quelle période de l’évolution de la société humaine vivent vos personnages et de quel type de civilisation s’agit-il ?

Un voyage sans entraves propose une vision scientifique de notre avenir proche, en l’an 2161. D’après mon expérience en tant que spécialiste dans le domaine de la technologie, je pense que les deux technologies principales qui vont provoquer le plus le changement au cours du siècle prochain sont les biosciences et l’Intelligence Artificielle/la robotique. Les biosciences allongeront nos vies; la robotique changera le plus visiblement notre écosystème humain. Avec des robots marchant parmi nous, le système économique sera profondément modifié. Lorsque les robots construiront des robots, la production économique augmentera de façon exponentielle, libérant l’humanité de ses rôles de fournir les biens dits de nécessité. Les emplois disparaîtront et trouver un sens et un but à la vie deviendra une préoccupation centrale.

Cette vision scientifique du futur est fondamentalement différente des images standards. Non, les robots ne deviendront pas (à mon avis) instantanément conscients et chercheront à nous tuer ; nous ne deviendrons pas non plus des cyborgs mi-humains mi-machines. L’existence humaine avec les robots semblera tout à fait normale pour les humains dans 140 ans. Je pense qu’un avenir dominé par les robots est très probable.

Un défi majeur pour l’humanité sera de trouver un équilibre entre cette transition économique et la justice sociale. J’espère ardemment que les problèmes de justice sociale imaginés dans Un voyage sans entraves ne deviendront pas réalité, l’un des objectifs de la fiction spéculative étant de souligner les risques à venir.

Un autre symbole repose sur la différence entre deux mondes séparés par un mur : à l’intérieur la civilisation dirigé par IA, à l’extérieur le monde d’avant, sauvage. Que signifie cette dichotomie ?

Cette dichotomie apparaît d’abord dans le roman comme résultat de l’allégorie profonde de l’exploration de l’histoire humaine, depuis les premiers humains créant la civilisation dans un monde imparfait. En partie, cette vision est un antidote aux vues trop romancées de la nature. Je doute que beaucoup de gens renonceraient volontairement à leur confort technologique. Mais notre technologie nous sépare de la nature fondamentale de nous-mêmes, en tant qu’animaux conservant des pulsions fondamentales. Alors que les humains continuent d’essayer de surmonter ces impulsions, nous nous efforçons d’être des singes ressuscités, aspirant à la perfectibilité. En soulignant les différences dramatiques entre notre existence moderne abstraite et aseptisée, et la nature animale qui est notre réalité biologique, j’ai souhaité rappeler aux lecteurs ces éléments de l’humanité qui sont peu susceptibles de changer rapidement à l’avenir, même si nous pouvons espérer les améliorer.

Votre personnage principal, Joe Denkensmith, est un scientifique, spécialiste dans l’Intelligence Artificielle. Il rêvait de faire de grandes découvertes dans ce domaine, mais il a connu des année de frustration et de désenchantement. Qui est Joe Denkensmith ? A-t-il des point communs avec vous ?

Joe Denkensmith, c’est l’être humain pensant, prototype est universel, nous tous, en fait. Joe incarne toutes les faiblesses humaines, toutes nos faiblesses, tous nos péchés. C’est la raison pour laquelle je pense que les lecteurs s’identifieront à lui, alors qu’il s’efforce de trouver un sens et un but à la vie.

Votre héros prend une année sabbatique et arrive à Lone Mountain College. Pour quelle raison ? Que cherche-t-il ?

Joe prend une année sabbatique pour élucider en apparence la question de la conscience du robot : est-il possible de créer un robot doté d’une vraie conscience ? Pour répondre à cette question, Joe doit d’abord comprendre sa propre conscience. Cette question le conduit à des questions plus fondamentales : la question de ce « je » au centre de toute notre existence, et si ce « je » peut avoir accès au libre arbitre. Un voyage sans entraves est une exploration philosophique approfondie par certaines des questions les plus fondamentales de la philosophie; questions que (comme Socrate l’a suggéré) toute personne menant une vie réfléchie doit se poser.

À ses côtés, Evie Joneson, que Joe rencontrera dans des conditions très spéciales. Qui est cette femme avec une si forte personnalité et quel place a-t-elle dans la typologie de vos personnages ?

Selon l’histoire de la Genèse, je pourrais soutenir qu’Eve s’est vu attribuer une mauvaise réputation, portant souvent la responsabilité d’une certaine désobéissance. La science d’aujourd’hui suggère que l’univers est fermé et qu’il n’y a pas de Dieu qui interfère. Alors, dans un récit alternatif de cette histoire, d’où viennent les règles de ce qui constitue une manière juste d’organiser la société ? Le personnage puissant d’Evie Joneson croit que les gens doivent déterminer ce qui est juste, et les gens établissent les règles pour régir notre comportement. De cette croyance procède sa détermination à perfectionner notre monde.

Tout aussi spécial est Peinghtân, ministre de l’Intérieur. Quel type de personnage incarne-t-il (sans dévoiler le secret de la fin) ?

Maintenant que j’ai révélé ici l’allégorie sous-jacente du roman, je laisse au lecteur le soin de placer Peightân dans l’histoire. J’espère que cet exercice mènera à une autre lecture agréable, avec de nombreux « œufs de Pâques » trouvés tout au long du voyage.

Joe, Evie et d’autres personnes luttent pour leurs droits, pour l’égalité et la liberté. Cela va les conduire du désespoir au bonheur. Est-ce que c’est le thème principal de votre roman ?

La justice sociale est un thème majeur du roman Un voyage sans entraves. J’ai mentionné plus tôt ma conviction que lorsque les robots construiront des robots, la production économique augmentera de façon exponentielle. Il y aura, à un moment donné (peut-être dans 140 ans), suffisamment de biens pour que chacun ait une vie heureuse. Le dilemme auquel l’humanité sera confrontée sera le suivant : comment notre système économique évoluera-t-il du capitalisme de marché libre à tout ce qui suit, et cette évolution pourra-t-elle se produire avec un résultat décrit par la justice sociale pour tous ? Les humains sont déterminés par l’évolution pour rivaliser, et la compétition pour les ressources a dominé la plupart des étapes de l’histoire humaine. La question de savoir comment l’humanité arrivera à gérer ce changement de paradigme aura des conséquences profondes pour notre avenir collectif.

Une dernière question, il y a dans votre livre une recherche métaphysique menée par Joe Denkensmith. Il conseille de « prendre pour preuve la beauté du monde ». Peut-on conclure que cette idée que le monde et beau et que les valeurs de la vie méritent d’être défendues est le vrai thème de votre livre ?

Au siècle des Lumières, les penseurs se sont penchés à analyser toutes les preuves et tous les arguments logiques. Cette ouverture a conduit à la vision post-moderniste : Nietzsche a déclaré que « Dieu était mort » ; la physique a adopté une approche réductionniste ; la société de pensée moderne a combattu la vieille garde en s’accrochant à des croyances non prouvées et à une pensée non scientifique. Maintenant, tout cela est devenu une bataille retranchée d’usure. La philosophie, en grande partie isolée de la science, n’offre aucune idée révolutionnaire, et la physique, sans doute avec des progrès lents depuis 70 ans, chasse toujours les « théories du Tout ». Nous avons besoin de nouvelles approches. Alors que l’humanité est confrontée à des changements exponentiels entraînés par la technologie au cours du siècle prochain, je soutiens que peut-être un retour à un humanisme des Lumières pourrait nous aider à progresser vers la recherche de sens dans ce monde en évolution.

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Dan Burcea

Gary F. Bengier : « Voyage sans entraves »¸ Chiliagon Press Edition, 25 janvier 2021, 514 pages.

Article de Blandine Dherse sur Philippe Enquin

Né à Buenos Aires dans une famille Juive, et après une carrière captivante d’ingénieur puis d’écrivain, c’est finalement depuis son balcon parisien que l’homme aux trois identités, Philippe Enquin, 86 ans, choisit humblement de consacrer sa dernière œuvre dédiée à sa nouvelle passion : la photographie. Le contexte s’impose de lui-même : deux mois de confinement d’une crise sanitaire durant laquelle cet Argentain-Français-Juif  nous partagera ses 140 meilleurs clichés.

Lorsqu’on se retrouve avec « De mon balcon » en main, le livre apparaît d’emblée comme un comble ironique, tant l’angle de vue que Philippe Enquin a pris pour rendre son isolement productif est paradoxal : Saisir la moindre mobilité restreinte pendant le confinement, pour finalement la rendre immobile.

            Le photographe capture ces instants, alors figés dans cette période particulière d’ébranlement sociétal sans pareille. Au fil des pages, un rappel est étouffant voire douloureux, la présence de ce fameux masque, marquant la gravité de la situation, camouflant une grande partie des visages, annihilant ainsi toute expression. Les images parlent d’elles-mêmes, la tragédie se reflète jusqu’au choix de la colorimétrie, les couleurs sont graves, le noir et blanc est de mise. Les corps sont repliés, tendus. Les visages, baissés. Les regards sont marqués d’inquiétudes. L’angoisse est palpable, il y a de l’empressement dans l’air, de la solitude dans les cœurs, de la peur du manque, des achats compulsifs, des visites d’urgence. Et tantôt, au détour d’une page, une lumière perce quelque part, dans un regard souriant, dans une main tendue, dans un geste altruiste. Puis elle grandit encore davantage dans les partages avec les voisins, les occupations diverses et variées des confinés, les services rendus, le soutien du 20h aux soignants. Nonobstant l’obscurité, l’humanité éclaire la fraternité.

            Ces mêmes clichés se retrouveront peut-être un jour dans un manuel d’histoire, dans les mains d’élèves des générations à venir, racontant le désastre de l’année 2020… A ce moment là, est-ce que les cours se feront enfin dans des salles de classe, au sein d’un établissement scolaire comme autrefois ou bien sont-ils destinés à se pérenniser derrière un écran, seul, depuis son domicile ?

Le terme « distanciel », aujourd’hui devenu à la mode restera t-il dans notre langage courant ? La Covid aura t-elle marquée à jamais un virage irréversible quant aux méthodes d’enseignement et plus largement, à la société ? « Depuis mon balcon » ne l’imagine pas, il ne parle ni du passé, ni du futur. Les photos de Philippe Enquin s’ancrent bel et bien dans un présent, redoutablement inédit. Et c’est bien là que puise toute la force de ce recueil de photographies : l’immédiateté, dans un quotidien bouleversé.

            Les personnes que ce jeune photographe de 86 ans prend en photo, par ici et par là, au gré du hasard depuis son balcon du second étage apparaissent alors comme des petites abeilles ouvrières, appartenant à un essaim, dissimulé dans l’ombre, dans un ailleurs imperceptible. Ces insectes singuliers vont et viennent, et butinent la vie comme un nectar rare et précieux.

Cest cette vie qui est racontée dans son livre, rythmé par ses photos classées par thématiques ;  photos qui valent mieux que tous les mots du monde. C’est la vie telle quelle est, quoi qu’on en dise. C’est la vie qui persiste, c’est la vie qui déborde malgré tout, comme de la mousse polyuréthane dans un trou à reboucher. C’est la vie qui doit se vivre, un point c’est tout. Plus grande, plus forte que tout. Pour Philippe Enquin, il semblerait qu’il la vive dans la générosité, avec un regard humble et tendre, et décide, avec bienveillance, de nous partager sa vision.

Blandine Dherse

« Une approche positive pour vous aider dans votre voyage intérieur »

Anne-Cécile Hartemann, Métamorphose

 

Née en France en 1981, Anne-Cécile Hartemann a émigré au Canada en 2004 puis a divorcé en 2016. Elle était dévastée. Elle décrit dès lors son « incroyable voyage au cœur de mon être, voyage au cours duquel j’ai eu accès à des outils puissants qui ont façonné la femme que je suis devenu » p.17. Effondrée comme beaucoup par la fin d’un projet de vie en couple idéalisé dans ce Québec où l’hiver dure six mois et où les relations sont très basiques sur fond de religion catholique austère, l’autrice a réussi à rassembler dans ce livre les ressources qui ont conduit son chemin pour en sortir.

Il s’agit donc d’un guide de la connaissance de soi, fondé sur un patchwork de méthodes bricolées à mesure qu’elle les découvre mais organisé par étapes chronologiques. En trois chapitres, vous saurez tout pour sortir du puits de l’angoisse et de la négativité : tout d’abord se préparer à la métamorphose ; ensuite le mode d’emploi de la connexion ; enfin la métamorphose elle-même. L’autrice est femme et a eu deux petites filles, mais elle enfante cette méthode qui peut marcher aussi pour les hommes, dit-elle.

Le répertoire de concepts, d’outils et d’exercices est décrit comme « inspirant », ce qui à mon avis ne veut pas dire grand-chose, confondant en un même mot une réminiscence de respiration physique et d’inspiration spirituelle – mais c’est un mot attrape-tout du marketing à la mode et je suis sûr que cela, quelque part, vous séduit. Anne-Cécile Hartemann a œuvré une quinzaine d’années dans ce domaine de la communication et de la vente, métier qui permet de croire que les outils de manipulation de la conscience de soi et des autres sont aptes à résoudre les problèmes de relations entre soi et les autres. Je n’en suis pas convaincu personnellement.

Vous aurez en revanche une connaissance pratique de l’approche non directive créatrice, de la respiration en pleine conscience, du minimalisme, de l’Humanitude, de la communication non violente, de l’Expanders (une envie de se stretcher correctement), de Ho’oponopono « secret » des guérisseurs hawaïens, et ainsi de suite. Je vous les laisse découvrir, certaines valent leur pesant d’ironie dans la manipulation des mots recouvrant des attitudes de simple bon sens. Il s’agit toujours de sortir de soi par les exercices physiques, l’apaisement des passions et l’élévation spirituelle par le silence des bruits parasite, sortir par des méthodes adaptées des orientaux de ce petit soi occidental égoïste et revanchard qui enferme dans le ressentiment et la victimisation. Rien que la proposition d’une voie est prometteuse à celles et ceux qui cherchent. Il y a de multiples chemins pour s’éveiller.

Cet ouvrage apporte non seulement des connaissances théoriques sans pesanteur, mais est surtout ponctué d’exercices pratiques que chacun peut expérimenter comme apprendre à recevoir ou à donner, imaginer cinq vies, dire merci (ce qui n’est pas si simple), se sentir « énergisé » au contact d’une personne (je ne sais trop ce que cela veut dire sinon de l’écouter avec l’attention qu’elle mérite), accueillir et pardonner (essence même de l’Ho’oponopono) ou encore faire une pause « en pleine conscience » (sans penser à autre chose).

Ce manuel vous aidera, si vous en ressentez le besoin. En tout cas l’auteure a ressenti l’envie de partager son expérience et son approche est positive. Elle est devenue thérapeute en relation d’aide, soit TRA et ce manuel pratique est aussi une publicité pour son nouveau métier. Il peut aider dans leur voyage intérieur celles et ceux qui ne se sont toujours pas trouvés.

Anne-Cécile Hartemann, Métamorphose – Le courage d’aller vers soi, éditions du CRAM, Montréal, 2021, 245 pages, €19.00 e-book Kindle €12.99

Attachée de presse en France Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Le site de l’autrice https://www.achartemann.com/

Son Facebook https://www.facebook.com/Anne-C%C3%A9cile-Hartemann-TRA-Th%C3%A9rapeute-en-relation-daide-103570081564583/?__xts__%5B%AB0%BB%5D=68.a

Sa fiche LinkedIn 

Et même Instagram (l’autrice est partout)

« aider dans leur voyage intérieur celles et ceux qui ne se sont toujours pas trouvés »

Anne-Cécile Hartemann, Métamorphose

Née en France en 1981, Anne-Cécile Hartemann a émigré au Canada en 2004 puis a divorcé en 2016. Elle était dévastée. Elle décrit dès lors son « incroyable voyage au cœur de mon être, voyage au cours duquel j’ai eu accès à des outils puissants qui ont façonné la femme que je suis devenu » p.17. Effondrée comme beaucoup par la fin d’un projet de vie en couple idéalisé dans ce Québec où l’hiver dure six mois et où les relations sont très basiques sur fond de religion catholique austère, l’autrice a réussi à rassembler dans ce livre les ressources qui ont conduit son chemin pour en sortir.

Il s’agit donc d’un guide de la connaissance de soi, fondé sur un patchwork de méthodes bricolées à mesure qu’elle les découvre mais organisé par étapes chronologiques. En trois chapitres, vous saurez tout pour sortir du puits de l’angoisse et de la négativité : tout d’abord se préparer à la métamorphose ; ensuite le mode d’emploi de la connexion ; enfin la métamorphose elle-même. L’autrice est femme et a eu deux petites filles, mais elle enfante cette méthode qui peut marcher aussi pour les hommes, dit-elle.

Le répertoire de concepts, d’outils et d’exercices est décrit comme « inspirant », ce qui à mon avis ne veut pas dire grand-chose, confondant en un même mot une réminiscence de respiration physique et d’inspiration spirituelle – mais c’est un mot attrape-tout du marketing à la mode et je suis sûr que cela, quelque part, vous séduit. Anne-Cécile Hartemann a œuvré une quinzaine d’années dans ce domaine de la communication et de la vente, métier qui permet de croire que les outils de manipulation de la conscience de soi et des autres sont aptes à résoudre les problèmes de relations entre soi et les autres. Je n’en suis pas convaincu personnellement.

Vous aurez en revanche une connaissance pratique de l’approche non directive créatrice, de la respiration en pleine conscience, du minimalisme, de l’Humanitude, de la communication non violente, de l’Expanders (une envie de se stretcher correctement), de Ho’oponopono « secret » des guérisseurs hawaïens, et ainsi de suite. Je vous les laisse découvrir, certaines valent leur pesant d’ironie dans la manipulation des mots recouvrant des attitudes de simple bon sens. Il s’agit toujours de sortir de soi par les exercices physiques, l’apaisement des passions et l’élévation spirituelle par le silence des bruits parasite, sortir par des méthodes adaptées des orientaux de ce petit soi occidental égoïste et revanchard qui enferme dans le ressentiment et la victimisation. Rien que la proposition d’une voie est prometteuse à celles et ceux qui cherchent. Il y a de multiples chemins pour s’éveiller.

Cet ouvrage apporte non seulement des connaissances théoriques sans pesanteur, mais est surtout ponctué d’exercices pratiques que chacun peut expérimenter comme apprendre à recevoir ou à donner, imaginer cinq vies, dire merci (ce qui n’est pas si simple), se sentir « énergisé » au contact d’une personne (je ne sais trop ce que cela veut dire sinon de l’écouter avec l’attention qu’elle mérite), accueillir et pardonner (essence même de l’Ho’oponopono) ou encore faire une pause « en pleine conscience » (sans penser à autre chose).

Ce manuel vous aidera, si vous en ressentez le besoin. En tout cas l’auteure a ressenti l’envie de partager son expérience et son approche est positive. Elle est devenue thérapeute en relation d’aide, soit TRA et ce manuel pratique est aussi une publicité pour son nouveau métier. Il peut aider dans leur voyage intérieur celles et ceux qui ne se sont toujours pas trouvés.

Anne-Cécile Hartemann, Métamorphose – Le courage d’aller vers soi, éditions du CRAM, Montréal, 2021, 245 pages, €19.00 e-book Kindle €12.99

Attachée de presse en France Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Le site de l’autrice https://www.achartemann.com/

Son Facebook https://www.facebook.com/Anne-C%C3%A9cile-Hartemann-TRA-Th%C3%A9rapeute-en-relation-daide-103570081564583/?__xts__%5B%AB0%BB%5D=68.a

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