« la tradition du roman policier tel que les aiment les lecteurs d’ Agatha Christie et de S.A Steeman »

LE LIVRE DU JOUR : TANTUM ERGO

  Eddy Baccardi a choisi une profession originale et inédite : être à l’écoute de personnes en instance de divorce ou déjà officiellement séparés pour lesquelles cette situation est difficile à vivre.
 Malheureusement, plusieurs de ses « consultantes » vont être retrouvées assassinées de façon atroce puisqu’elles sont découpées. Autre point commun entre les victimes : trois petits ronds de cendre et une formule latine extraite de l’ hymne des vêpres Pange lingua : TANTUM ERGO.
 Eddy va se retrouver associé à cette enquête par celui qui en est chargé, le Commandant Crevette (dont le prénom n’est par Omar).
 Un point commun entre ces femmes va être trouvé. Il s’agit d’un monastère dans lequel toutes ont été pensionnaires à la même époque. Mais pourquoi ces meurtres ? Les deux enquêteurs vont avoir fort à faire pour résoudre l’énigme.
 Première enquête mettant en scène Crevette et Baccardi, TANTUM ERGO se rattache à la tradition du roman policier tel que les aiment les lecteurs d’ Agatha Christie et de S.A Steeman. Les détectives amateurs apprécieront ce mystère.
 TANTUM ERGO de Maurice Daccord L’ Haramttan 218 pages 21,50 €
 Retrouvez À L’ ÉCOUTE DES LIVRES chaque mercredi à 18h30 sur Radio Massabielle (97.8 Mhz et 101.8 Mhz)

« Ce policier se lit avec bonheur et le suspens se maintient tout au long du livre. » (Breizh info)

Chronique littéraire. Tantum ergo de Maurice Daccord

Ce roman se veut le premier d’une longue série : les enquêtes de Léon Crevette et d’Eddy Baccardi.

Le premier est commandant de gendarmerie, le second invente, à l’approche de la retraite, un nouveau métier : confident de femmes (ou d’hommes) récemment divorcés. Il ne se veut ni thérapeute (il n’a pas les diplômes nécessaires), ni conseiller matrimonial, il propose juste d’être une oreille attentive. Au début, il a peu de succès, mais à mesure que le temps passe, sa clientèle grossit par le bouche-à-oreille. Malheureusement, une de ses consultantes est sauvagement assassinée et dépecée par un malade qui enfonce un crucifix dans un endroit intime. Une inscription latine est écrite sur le corps de la malheureuse « tantum Ergo ». C’est un extrait (les 2 dernières strophes) de l’hymne des vêpres Pangue Lingua, composé par saint Thomas d’Aquin et qui est, depuis le dix-neuvième siècle, lié au Saint Sacrement.  Le meurtre est suivi de plusieurs autres, le rituel (crucifix, inscription tantum Ergo) étant le même, les victimes ayant pour la grande majorité fréquenté le cabinet d’Eddy. En outre, elles portaient toutes une croix, dont le criminel a fait un usage inattendu. Le commandant Crevette chargé de l’enquête contacte Baccardi dès le premier crime et une amitié se noue entre ces deux hommes divorcés et esseulés. Ils échangent leurs avis sur l’affaire, effectuent ensemble quelques investigations. Le commandant Crevette croit tenir son coupable, un récidiviste à peine sorti de prison, mais un nouveau meurtre se produisant lors de l’incarcération de ce repris de justice, cette piste s’effondre. Baccardi lui a l’intuition que les crimes sont liés à un couvent situé dans le château de Hautval.

Il était jadis un internat pour jeunes filles. Crevette et Baccardi vont rendre visite à la  mère supérieure. Le pensionnat est fermé depuis longtemps et manque de chance les archives contenant les noms des élèves ont brûlé lors de l’incendie du couvent. Reste une vieille sœur et une photo qui permet d’identifier quelques pensionnaires et parmi elles une partie des victimes. Le couvent a été marqué jadis par un scandale : un jeune prêtre chilien s’est enfui avec une jeune adolescente Alice. L’avion qui les ramenait au Chili s’est écrasé dans les Andes ; les deux évadés seraient morts carbonisés. Il y a eu 4 survivants dont une jeune femme Béatriz gravement brûlée et défigurée. Celle-ci a entretenu une longue correspondance avec une amie d’Alice, la mère de Colombe, une des clientes d’Eddy. Cette Béatriz aurait reçu des confidences d’Alice, qui aurait été sa voisine de siège dans l’avion. Elle semble informée sur quantité d’événements, notamment ce qui s’est passé dans le couvent. L’assassin est-il en fait une femme qui aurait accompli une sinistre vengeance ?

Ce policier se lit avec bonheur et le suspens se maintient tout au long du livre. Certes, l’auteur n’écrit pas en Français châtié ; il flirte avec l’argot. On retrouve en partie l’atmosphère des romans de Simenon, avec nourritures roboratives et les enquêtes qui avancent au café ou au restaurant. On attend donc le deuxième opus de la série.

Tantum ergo de Maurice Daccord éditions l’Harmattan 21,5 €

Chronique de Christian de Moliner

Crédit photo : DR
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 » Le complot est original pour un premier polar et l’on croit savoir qui est le coupable avant de déchanter, ce qui est le bonheur de lecture d’une intrigue. »

Maurice Daccord, Tantum ergo

« Donc seulement » (tantum ergo) vénérons ce sacrement… est extrait d’un hymne des vêpres Pange linguade saint Thomas d’Aquin au XIIIe siècle. Il était chanté dans les pensionnats catholiques de jeunes filles, notamment chez les plus intégristes d’entre eux, les Trappistes. Maurice Daccord en fait l’accord musical et spirituel d’un polar noir où les crimes se succèdent. Que des femmes, toutes égorgées et éventrées, gravées au bistouri d’un tantum ergo sur le sein et leur croix enfilée dans le vagin.

Bien que ce roman policier commence poussif par des considérations généalogiques et générales (le travers français de remonter aux calendes grecques avant même d’évoquer les faits au présent), il prend peu à peu son rythme de croisière pour captiver le lecteur. Le complot est original pour un premier polar et l’on croit savoir qui est le coupable avant de déchanter, ce qui est le bonheur de lecture d’une intrigue. (…)

Même si l’auteur hésite quant au style entre Fred Vargas et Frédéric Dard, il se lit aisément, les jeux de mot laids illustrant la réflexion intense des deux compères improbables : un commandant gendarme un brin balourd et un quasi retraité des assurances qui crée sa propre boite d’écoute en divorces. Le premier, dessalé, sait nager et le second, fort en alcool, vient de Rome.

Ils n’empêchent aucun des meurtres, ce qui est décevant, mais finissent par trouver le fin mot de l’énigme rien que pour eux, ce qui est réjouissant. Encore que certains mystères subsistent, ce qui est frustrant, mais le prix pour allécher le lecteur sur ce duo d’enquêteurs un peu particuliers qui vont – n’en doutons pas – poursuivre leurs activités détectives.  

Maurice Daccord, Tantum ergo – une enquête de Crevette et Baccardi, 2020, collection Noir L’Harmattan, 217 pages, €21.50

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

K-Libre repère « Tantum ergo » comme un des bijoux ce des temps moroses

Laurent Greusard nous offre cette première critique de « Tantum ergo »

Recoudre les couples et découper les filles

Eddy Baccardi a décidé de changer de métier. Depuis quelques temps, il s’essaie à monter un cabinet qui aide les gens en peine de cœur. Très vite, son « affaire » fonctionne bien. Mais il va y avoir un léger problème quand l’une de ses premières clientes est retrouvée morte, assassinée. Quand une deuxième, puis une troisième, finissent dans les mêmes conditions, le corps marqué d’une phrase en latin, les soupçons du commandant Crevette, chargé de l’enquête, se tournent vers le praticien conjugal. Vivant seul ce dernier a du mal à prouver sa bonne foi, mais le policier a l’air de le croire. Ensemble, ils vont tenter de débusquer le véritable coupable. En enquêtant avec minutie sur les victimes, ils commencent à mettre au jour un lien qui pourrait s’avérer intéressant : les victimes semblent être passées par un pensionnat religieux.
Tantum ergo, le roman de Maurice Daccord, est à géométrie variable. Il débute par une enquête policière classique, où un policier s’associe à un homme qui a besoin de se faire innocenter pour découvrir ce qui semble être un tueur en série. Puis, l’enquête se détourne vers une sorte de vengeance (dont le mobile lorsqu’il sera explicité est un peu léger mais, somme toute, les criminels ne sont pas forcément d’une logique implacable). Ensuite, le récit fait aussi des incursions dans le domaine romantique, avec les deux personnages principaux qui cherchent l’âme sœur. Enfin, dans les derniers chapitres, le texte offre une solution policière qui lentement, sans que le lecteur ne soit prévenu, tourne au fantastique mystique. Par rapport à d’autre ouvrages qui virevoltent entre différentes thématiques par goût de leur auteur, Tantum ergo a au moins le mérite d’être écrit par quelqu’un qui maîtrise le français et la construction romanesque. Même s’il peut dérouter, le roman ne décourage pas le lecteur qui suit les aventures et les pérégrinations de ces deux protagonistes dans un esprit assez classique et primesautier. Tantum ergo, sans être le chef d’œuvre de l’année, est à la fois un agréable divertissement et une bonne surprise dans le cadre de cette collection de chez L’Harmattan.

Citation

L’idée est la suivante, se faire de la tune sans pour autant être un charlatan. Ni un psy, ni un conseiller conjugal, il met son expérience et son bon sens au service, certes payant, de personnes brisées par une séparation. Sa limite, si le problème envahit le patient et prend le pas sur son mental, il décline et conseille d’aller consulter un médecin.

Rédacteur: Laurent Greusard

Tantum ergo- Maurice Daccord

Entre Simenon (Maigret), Frédéric Dard (San Antonio) et Cafdael… Tantum ergo est me premier roman policier de Maurice DACCORD. Un polar décalé publié aux éditions L’Harmattan.

Tantum ergo

L’intrigue

Un tueur découpe des femmes les unes après les autres puis disparaît. L’assassin ne laisse derrière lui que trois petits cercles de cendre et signe ses crimes du nom d’un vieux cantique latin : Tantum ergo.

Toutes les victimes ou presque sont les clientes ou patientes d’Eddy Baccardi, un presque retraité qui pour occuper sa future non-activité a décidé de se lancer dans l’écoute des couples divorcés ou en instance de…

Le Commandant Crevette est chargé de traquer l’assassin. C’est comme cela qu’il fait la connaissance d’Eddy Baccardi. Après un premier contact un peu rugueux, les deux hommes vont devenir inséparables pour résoudre l’énigme du tueur et de son mobile.

Pour les média ce sera l’affaire du siècle !

Nouvelle collection de polars Les Aventures de Crevette et Baccardi

Lancement de la nouvelle collection de polars Les Aventures de Crevette et Baccardi. Les deux compères devraient rapidement se retrouver pour de nouveaux crimes à élucider. Une fantaisie et un régal !

Maurice Daccord

Un musicien qui continue à faire chanter les mots dans ses romans.

Tantum ergo est son premier roman policier – un polar décalé – (son huitième en tout). Grand connaisseur du genre (Claude Izner…), il reprend le mythe du tueur en série.

Initialement auteur-compositeur interprète, Maurice Daccord croise la route dans les années 70 de producteurs influents comme Claude Dejacques (Duteil, Higelin, Croisille) ou Jacques Bedos (Leforestier, Moustaki), fait un peu de scène dont quelques premières parties d’artistes confirmés, tels Guy Bedos ou Jean-Roger Caussimon.

Il considère que la chanson se doit d’être poétique.

Tantum ergo- Maurice Daccord
Maurice Daccord

Devenu romancier, ce grand amateur de mots n’aura de cesse de rechercher la musicalité de ses textes en honorant la langue française.

Il se revendique modestement de Queneau, Boudard, sans oublier Frédéric Dard et Michel Audiard.

Romancier de personnages, ce sont les caractères humains qui le passionnent.

Il adore les atmosphères à la Simenon, les péniches et les écluses, les brumes du matin.