L’AFP n’évoque un roman que s’il est EXCEPTIONNEL et à valeur HISTORIQUE MAJEURE pour l’humanité

Le livre d’un investigateur français fait la lumière sur l’opération Condor en Amérique latine.

19 Novembre 2020 – 14:51

(AFP) La lutte de l’avocat et défenseur des droits de l’Homme paraguayen Martín Almada, qui a culminé lors de la découverte de tonnes de documents du sinistre Plan Condor, fait l’objet d’un livre qui vient d’être publié en France par l’écrivain et journaliste Pablo Magee.

Accusé de “délit de terrorisme intellectuel”, Almada a survécu à quatre ans dans les geôles du dictateur paraguayen Alfredo Stroessner. En 1978, il a été libéré grâce à la pression internationale et s’est exilé en France, où il a travaillé à l’UNESCO.

À la fin de l’année 1992, avec l’aide d’un juge paraguayen et de sa propre épouse, María Stella Cáceres, actuelle directrice du Musée des Mémoires d’Asunción, Almada a réussi a mettre au jour les ”Archives de la Terreur” sur le plan perpétré conjointement par les forces militaires de plusieurs pays, principalement du Cône Sud-américain, appuyés par la CIA à partir du milieu des années 1970.

“Ceci est grand !”, avait fait remarquer sa femme après cette découverte historique.

Pablo Magee (Paris 1985), un intellectuel français qui réside au Paraguay depuis longtemps, a rencontré Almada et créé un lien fort avec lui, lien qui s’est traduit par un livre auquel il a dédié sept années et qui est aussi atypique que fondamental pour interpréter ces années de terrorisme d’État.

“La nuit où j’ai rencontré Martín chez lui, nous avons parlé six ou sept heures sans interruption. Il m’a raconté son histoire personnelle et sa découverte des archives”, qui ont intégré l’Archive de Mémoire du Monde de l’UNESCO, a rapporté Magee à l’AFP.

Depuis lors, Almada et lui ont parcouru le monde et, entre autres, Almada a convaincu le Pape François d’ouvrir les archives du Vatican concernant le Plan Condor.

Magee avait trouvé une raison idéale pour écrire. Ce n’est pas le hasard si ce n’est autre que l’écrivain républicain espagnol Jorge Semprún, survivant des camps de concentration Nazis, qui lui a inculqué “l’obsession du devoir de conserver la mémoire”, lorsqu’il était étudiant au Lycée Frédéric Mistral d’Avignon, en France.

– “Sur écoute” –

La vocation de Magee ne se limite pas à sa relation avec Semprún. Lorsqu’il étudiait à Londres, il a eu comme professeure une personne qui avait travaillé pour le Secrétaire d’État Henry Kissinger (Prix Nobel de la paix 1973), lorsque la CIA collaborait au coup d’État contre Salvador Allende , et qui avait démissionné et était partie pour le Royaume-Uni en découvrant la ligne suivie par son pays en matière de politique extérieure.

“Elle m’a inoculé le virus d’essayer de comprendre le fonctionnement des dictatures en Amérique Latine”, affirme l’auteur. Mais l’investigation au Paraguay pour écrire “Opération Condor” (Éditions Saint-Simon, Paris 2020) “a été tout sauf facile”, confesse-t-il encore.

“J’ai vite pris conscience que j’étais sur écoute et qu’on me surveillait de très près. Puis sont arrivées les menaces et les attaques informatiques sur ma boîte de courrier électronique. Un jour, tous les mails en relation avec mon enquête ont été effacés. Tout cela a été difficile à surmonter, mais je suppose que cela fait partie de cet univers”, explique-t-il.

Pour Magee, “la défense des droits de l’Homme et de la mémoire n’est un terrain neutre nulle-part, encore moins en Amérique latine où ces sujets sont très récents, voir actuels.”

Dans ce sens, Martín Almada affirme pour sa part que ce Condor “vole toujours”, en vertu des évènements politiques en Amérique latine, citant l’essor de l’extrême droite.

Le livre de Magee a été préfacé par Costa Gavras, cinéaste très intéressé par le thème des dictatures en Amérique latine, avec des films comme “Missing” (ou ”État de siège”). “La touche ultime de ce cycle”, commente Magee.

Selon l’auteur, la publication en espagnol de “Opération Condor” est prévue à Buenos Aires à une date encore indéterminée.

(Source AFP)

l’AFP consacre tout un article à l’Opération Condor grâce au livre de Pablo Daniel Magee

Agencia AFP

Libro de investigador francés arroja luz sobre el Plan Cóndor en América Latina

París, 19 Nov 2020 (AFP) -La lucha del abogado y defensor de los derechos humanos paraguayo Martín Almada, que desembocó en el hallazgo de toneladas de documentos del siniestro Plan Cóndor, es el eje de un libro que acaba de publicar en Francia el escritor y periodista Pablo Magee.

Almada, acusado de « delito de terrorismo intelectual » sobrevivió a cuatro años en las cárceles del dictador paraguayo Alfredo Stroessner. En 1978 fue liberado gracias a la presión internacional y se exilió en Francia, donde trabajó en la Unesco.

A fines de 1992, con la ayuda de un juez paraguayo y de su propia esposa, María Stella Cáceres, actual directora del museo de Las Memorias en Asunción, Almada logró sacar a luz los ‘Archivos del Terror’ sobre el plan perpetrado conjuntamente por fuerzas militares de varios países, sobre todo del Cono Sur americano, apoyadas por la CIA a partir de mediados de la década de 1970.

« íEsto es grande! » había destacado la mujer tras aquel hallazgo histórico.

Pablo Magee (París, 1985), un intelectual francés que reside en Paraguay desde hace tiempo, conoció a Almada y creó un vínculo poderoso que se tradujo en un libro al que dedicó siete años y que es tan atípico como fundamental para interpretar aquellos años de terrorismo de Estado.

« La noche en que conocí a Martín en su casa hablamos durante seis o siete horas sin parar. Me contó su historia personal y su descubrimiento de aquellos archivos », que integran el Archivo de la Memoria del Mundo de la Unesco, contó Magee a la AFP.

Desde entonces, Almada y él recorrieron medio mundo y, entre otros, éste convenció al papa Francisco para que abriera los archivos del Vaticano sobre el Plan Cóndor.

Magee había encontrado una razón ideal para escribir. No es casual que fuera nada menos que el escritor republicano español Jorge Semprún, sobreviviente de los campos de concentración nazis, quien le inculcara « la obsesión por el deber de hacer memoria », cuando era estudiante en el liceo Frédéric Mistral de Aviñón, en Francia.

La vocación de Magee no se limita a su relación con Semprún. Cuando estudiaba en Londres tuvo como profesora a una persona que trabajó para el secretario de Estado estadounidense Henry Kissinger (premio Nobel de la paz en 1973), en momentos en que la CIA colaboró en el golpe de Estado en Chile contra Salvador Allende, y que renunció y partió al Reino Unido al descubrir la línea de la política exterior de su país.

« Ella me inoculó el virus por intentar comprender el funcionamiento de las dictaduras en América Latina », afirma.

Pero la investigación en Paraguay para « Opération Condor » (Éditions Saint-Simon, París 2020), « no fue nada sencilla », confiesa.

« Advertí que estaba bajo escucha y que era vigilado desde muy cerca. Luego llegaron las amenazas y ataques informáticos contra mi correo electrónico. Un día, todos los e-mails vinculados a mi investigación fueron borrados. Todo aquello no fue fácil de sobrellevar pero, supongo, forma parte de ese universo », explica.

Para Magee, « la defensa de los derechos humanos y de la memoria no es terreno neutral en ninguna parte y menos aún en América Latina donde estos asuntos son muy recientes o actuales ».

En ese sentido, Martín Almada afirma por su parte que aquel cóndor « todavía vuela », en virtud de los últimos acontecimientos políticos en América Latina, citando el auge de la extrema derecha.

El libro de Magee fue prologado por Costa Gavras, cineasta muy interesado en el tema de las dictaduras en América Latina, con películas como « Missing » (o « Estado de sitio »). « Un broche de oro para este ciclo », destaca Magee.

La publicación en español de « Opération Condor » está prevista en Buenos Aires en una fecha aún por determinar, según el autor.

age/mar

AFP

Côté Magazine a su reconnaître la qualité admirable et l’exigence de rigueur historique de Pablo Daniel Magee

Dévorez le livre « Opération Condor » de Pablo Daniel Magee

Lorsque nous échangeons un clin d’œil complice en guise de bonjour, nous savons que ce dernier café partagé au soleil d’une terrasse saint-rémoise en ce jeudi 29 octobre sera le dernier d’un long moment. Nous savourons notre chaud breuvage en nous rappelant que plus que jamais la lecture est notre compagne de prédilection en ces jours à venir. Et quelle lecture ! L’écrivain que nous rencontrons nous apporte son premier ouvrage… Une pépite. 7 années d’enquêtes, des rencontres inoubliables, des risques quasi quotidiens pour rendre visible le pacte secret de coopération criminelle anti-communiste et contre-révolutionnaire entre les dictatures du Chili, de l’Argentine, du Brésil, de la Bolivie, de l’Uruguay et du Paraguay avec le concours de la CIA du temps d’Henry Kissinger. Baptisée « Plan Condor » cette conspiration aurait engendré un demi-million de morts sur le continent sud-américain et ailleurs dans le monde. Pablo Daniel Magee, journaliste et écrivain, nous livre sur quelques 400 pages (à l’origine le manuscrit en comptait 1200) la découverte effarante des archives de la terreur par l’avocat Martin Almada. 5 tonnes de documents top secret, preuves de cette terrifiante machination géopolitique sur fond de guerre froide. Ce livre se dévore, mêlant les genres de la littérature, à la fois roman non fictionnel, policier, recueil de témoignages, histoire humaine sur fond de biographie.

C’est au cours d’un voyage au Paraguay, pour le compte de l’ONG Graines d’énergies, que le jeune Pablo Daniel Magee (il n’a pas trente ans) rencontre l’avocat. Assis à sa table, à sa gauche, il découvre avec passion la vie de cet homme, torturé 1000 jours durant dans les prisons du général Stroessner pour crime de terrorisme intellectuel, évadé des mêmes geôles pour traquer le « Condor ». « Rentré à Saint-Rémy-de-Provence, nos 6 heures d’échanges sont gravées en moi. Je cogite, je me lance et lui demande si je peux écrire un livre sur sa vie. À sa réponse, oui je vous attends, j’ai compris que ma vie allait être bouleversée. » nous raconte le jeune écrivain. Mesurait-il à quel point ? En 2012, départ au Paraguay, au cœur de l’Amérique Latine, pour 7 années sur les traces de Martin Almada et du Condor. Téléphone sur écoute, boîte mail piratée, suivi, menacé (de mort), la vie du jeune français prend des tournures d’agent secret. Il consulte des mois durant les archives de la terreur, fait le tour du monde avec le héros de son livre, rencontre le pape François et autres chefs d’états. « À travers la vie de Martin Almada, prix Nobel Alternatif, je peux tout raconter de dizaines d’années de géopolitique ! À chaque fois que j’ouvrais une porte des dizaines m’attendaient derrière ! Je les ai poussées avec passion, j’ai dévoré toutes les informations recueillies pour en faire cet ouvrage, qualifié par le journal du Monde Diplomatique comme l’un des 3 livres à lire sur l’Amérique latine »

Vous croyez aux coïncidences ? Lisez ce propos de Pablo qu’il nous confie le regard pétillant. « J’ai vécu très fortement avec la rédaction de ce livre ce que l’on appelle en littérature sud-américaine le « réalisme magique ». Par exemple, la veille de sa découverte des archives, une vieille femme offre à Martin une sauterelle en bois sculpté, qu’il met dans sa poche. Avec émotion car il se revoit en prison. À chaque fois qu’une sauterelle entrait dans sa cellule, un prisonnier était libéré… Lorsqu’il pénètre dans la salle où les 5 tonnes d’archives sont là, 170 000 feuillets jetés par terre dans un amas incroyable et sur lesquels il est obligé de marcher, la sauterelle tombe de sa poche. Il veut la ramasser. Sur quel document a t’elle atterri ? Son dossier, son archive… Magique non ? »
Préfacé par son ami Costa Gravas, cet ouvrage vous transportera.
Un futur prix littéraire ?

« Opération Condor »
De Pablo Daniel Magee
Éditions Saint-Simon
Prix 22€
À commander auprès de vos libraires « clik & collect » locaux
(voir rubrique librairie)

Argoul sensible à l’immense travail de recherche de l’auteur décrit une « évocation captivante » de Martin Akmada

 

Préambule de Guilaine Depis :
Passons outre la bassesse d’un critique vulgaire et politiquement hostile et hâtons-nous de plonger dans le travail élevé et digne de Pablo Daniel Magee.
Un journaliste comme un blogueur, même pas payé pour passer du temps à lire un livre, a certes le droit d’en écrire ce qu’il veut. Si on veut uniquement des articles positifs, il faut mettre son argent dans l’achat d’encarts publicitaires, là on peut y écrire ce qu’on veut, c’est beaucoup plus sûr que d’engager une attachée de presse qui ignore quand elle envoie le livre si le journaliste ou blogueur en écrira du bien ou du mal.
C’est impossible à savoir avant d’avoir lu, même pour le journaliste ou le critique.
Toutefois, je ne peux qu’être consternée de lire comme une « vengeance » politique un article récent d’Argoul, blogueur de centre droit, allergique au combat humaniste de mon auteur Pablo Daniel Magee, dont la passion de la vérité a motivé la démarche de défricheur du plan Condor. 
Les faits sont têtus ; et si cela ne fait nul doute que Pablo Daniel Magee est animé de bons sentiments (d’ailleurs la planète serait davantage paisible et juste si elle était peuplée de davantage de gens comme lui ; ce n’est quand même pas un crime d’être animé de bons sentiments, n’inversons pas la culpabilité entre les tortionnaires et les idéalistes !), ce qu’il écrit est avéré, prouvé, officiel à un point tel que plusieurs universités du monde entier sont en train de commander son livre et de le considérer comme « thèse d’histoire ».
S’il y a bien un chercheur sérieux (je l’ai rencontré, et son souci des détails et de la rigueur des faits m’a fortement impressionnée), animé par l’exigence de la vérité historique, c’est bien Pablo Daniel Magee, qui a réalisé en 2020 et comme pionnier un livre majeur sur la torture en Amérique latine, équivalent de toute la littérature concentrationnaire sur notre continent.
Il y a eu des négationnistes sur la Shoah. J’espère qu’il n’y en aura pas sur la torture infligée aux opposants de l’Amérique latine durant la Guerre froide.
C’est parce que le critique littéraire Argoul a osé railler avec des termes grossiers qui font mal l’ignominie de ces comportements des dictateurs, a osé douter de l’implication de l’administration Kissinger, que je mesure davantage encore la tâche qui m’incombe de faire connaître et lire ce livre admirable, de militer pour la mémoire et le rétablissement de la vérité.
Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de Nuremberg en Amérique latine que la torture n’a pas existé ; les archives découvertes par Martin Almada sont éloquentes.
Par la plume de Pablo Daniel Magee, enfin ce travail émerge ; il est de notre devoir d’humains, si nous sommes des Hommes (Primo Levi) de nous en souvenir afin d’en tirer des leçons pour l’avenir.
Les temps sont troublés, « Opération Condor » doit nourrir notre réflexion sur ce qui nous menace.
Voilà un aspect essentiel du livre, le plus important pour l’humanité et les générations futures, mais on y prend surtout un plaisir immense de lecture, car c’est aussi un roman qui nous révèle plusieurs secrets insolites et méconnus. La plume est admirable, et cela même Argoul, l’admet. Passons outre la bassesse de ce critique vulgaire et politiquement hostile et hâtons-nous de plonger dans le travail élevé et digne de Pablo Daniel Magee. Guilaine Depis

Ce livre est un « roman vrai » et raconte l’histoire de Martin Almada, rencontré en mai 2010 lors d’une mission au Paraguay pour l’ONG Graines d’énergies par un journaliste français d’alors 25 ans formé à Londres. Martin jouait pieds nus à 6 ans dans la boue avec les petits indiens Chamacoco de Puerto Sastre. Il aimait l’école et apprendre, vendant les beignets de sa grand-mère aux lycéens avant d’écouter les cours sous leurs fenêtres puis de réussir des études. Il deviendra le premier docteur (en sciences de l’éducation) du Paraguay, formé à l’université nationale de La Plata en Argentine à 37 ans. Mais il reste du peuple, axé vers la pédagogie, seul moyen de sortir de l’esclavage moderne des patrons et des militaires.

Ce sera son chemin de croix. Contestataire marxiste version Fidel Castro, qu’il rencontrera tard dans sa vie, il éduque ses enfants et ses élèves à l’esprit critique dans le meilleur des Lumières. Il fonde une école, l’institut Juan Baustista Alberdi à San Lorenzo, dont la pédagogie conduit la plupart de ses élèves au bac. Il poursuit ses études de droit et devient avocat en 1968, à 31 ans. Mais il évite le dictateur Alfredo Stroessner, omniprésent président depuis 1954 de ce petit Etat enclavé du Paraguay, et le titre de sa thèse sur l’éducation dans son pays le fera soupçonner de « communisme ». Or on ne badine pas avec cette peste rouge depuis l’arrivée au pouvoir sans aide extérieure de Castro à Cuba. Les Etats-Unis mettent en place en 1975 un cordon sanitaire idéologique, financier et militaire pour contenir la gangrène. C’est l’opération Condor qui vise, sous l’égide de la CIA, à coordonner les renseignements de six Etats latino-américains dictatoriaux : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Paraguay et Uruguay.

Alfredo Stroessner a utilisé Condor à des fins de politique intérieure pour faire arrêter et torturer ses opposants. Le dictateur a été élu et réélu sans qu’aucun citoyen ni aucun intellectuel ne s’en émeuve vraiment, sauf ceux de l’extérieur qui voulaient imiter Che Guevara. Seul ou presque, Martin Almada a fait front.

Ce roman se lit très bien. Martin Almada sera arrêté, torturé un mois puis détenu trois ans dans les prisons et les camps de Stroessner avant d’être libéré en 1977 sur pression d’Amnesty International et alors que le monde change. Le Mur communiste va bientôt tomber en révélant la face sombre du communisme : une « vérité » révélée qui ne supporte pas qu’on la contre. Martin s’établira au Panama puis en France à Paname, où il travaillera pour l’UNESCO. Lorsqu’il pourra revenir au Paraguay, une fois le dictateur renversé, ce sera pour découvrir en 1992 cinq tonnes d’archives de la terreur, enterrées sous un bunker de la dictature, et les révéler au public. 

Le concept de Condor a toujours obsédé Martin Almada et l’a poussé à en savoir plus, à recouper les informations de la revue de la police, à interroger des témoins ou à recueillir des confidences. Pour son combat pour les libertés, il reçoit en 2002 le prix Nobel altermondialiste, le Right Livelihood Award fondé en 1980 pour récompenser ceux qui trouvent des solutions concrètes aux défis écologiques, d’éducation et de justice dans notre monde.

Au total, une évocation captivante qui romance la geste peu connue de Martin Almada, humble demi indien du Paraguay, sur les années sombres de la lutte anticommuniste durant la guerre froide.

Pablo Daniel Magee, Opération Condor – Un homme face à la terreur en Amérique latine, 2020, préface de Costa Gavras, édition Saint-Simon, 377 pages, 22.00 €

Medio Mundo met en lumière l’impressionnant travail de Pablo Daniel Magee

https://mediomundo.uy/contenido/1757/joven-escritor-frances-publica-en-paris-un-libro-excepcional-sobre-el-plan-condo?fbclid=IwAR1r1uJB7iDKB1AZ6Gfy8hHVU9avuhjjV4jkNTK34wAE573kgN2KeS_zh48

Joven escritor francés publica en París un libro excepcional sobre el plan Cóndor

OPINIÓN AYER POR ADOLFO GUIDALI
« Opératión Condor » nos cuenta la enorme gesta del abogado y defensor de los derechos humanos paraguayo Martín Almada, quien acusado de « delito de terrorismo intelectual » pasó cuatro años en las mazmorras de la dictadura del general Alfredo Stroessner, tras lo cual, en 1978, fue liberado gracias a la presión internacional.

Después de exiliarse en Francia, donde trabajó en particular para la Unesco, de regreso a su país, a fines de 1992 gracias a la ayuda de un magistrado paraguayo logró sacar a luz los « Archivos del Terror », cinco toneladas de documentos sobre el sanguinario operativo perpetrado conjuntamente por las fuerzas armadas y de seguridad de varios países, sobre todo del Cono Sur americano, con el apoyo de la todopoderosa CIA estadounidense.

Todas las peripecias y entresijos del « Cóndor » fueron plasmados en la obra escrita durante siete años por el joven escritor y periodista francés Pablo Magee (París, 1985), quien reside en Paraguay desde hace varios años.

Magee, un intelectual con una sólida formación académica, en medio de la pandemia que lo ha retenido en Francia más de lo esperado asintió a ser entrevistado telefónicamente para Medio Mundo. He aquí su testimonio:         

P: ¿Cómo un joven francés se acercó al Plan Cóndor o éste llegó hasta él?

R: Siendo estudiante en el liceo Frédéric Mistral, en Aviñón, donde pasé el bachillerato, estudiar literatura ‘concentracionaria’ (de temática concentracionaria) me permitió descubrir el formidable poder de la pluma para transmitir y hacer accesibles hechos que, ‘a priori’, son incomprensibles para el espíritu humano. Fue por aquella época que conocí a Jorge Semprún*, quien me inculcó esta obsesión por el deber de hacer memoria.

Despúes, cuando realizaba mis estudios universitarios en Londres, el destino quiso que mi profesora de historia de las ideas políticas fuera alguien que había trabajado para el secretario de Estado de Estados Unidos, Henry Kissinger, en momentos en que la CIA preparaba el golpe de Estado contra Salvador Allende, en Chile. Al descubrir la línea de la política exterior de su país, conmocionada, renunció y partió hacia el Reino Unido. Ella fue quien quien me inoculó el virus por intentar comprender el funcionamiento de las dictaduras en América Latina.

P: ¿Cómo nació tu iniciativa para escribir este libro y cómo fue tu relación con Martín Almada?

R: Durante un viaje a Paraguay, con 26 años, me ofrecieron presentarme al Dr. Martín Almada. La noche en que nos conocimos hablamos durante seis o siete horas sin parar. Me contó su historia personal y su descubrimiento en Paraguay de cinco toneladas de archivos de la Operación Cóndor, incluidas en el Archivo de la Memoria del Mundo por la Unesco; y en ese mismo instante, mi ideal de escritura encontró su causa.

Una semana después de regresar a Francia, le escribí preguntándole si me permitía escribir un libro sobre su vida. Almada aceptó. Pensé que me llevaría un año, pero el tema era tan amplio que terminé instalándome allá (en Paraguay) para estar más cerca de los archivos y de mi protagonista, y la investigación finalizó tras siete años. Di la vuelta al mundo con Martín Almada y nos encontramos con personalidades fantásticas, como el papa Francisco, a quien solicitó que abriera los archivos del Vaticano sobre la Operación Cóndor, o Juan Martín Guevara, uno de los hermanos del Che. Este recorrido de escritura fue un verdadero caldo de cultivo.

P: ¿Cómo fue tu trabajo en Paraguay? Cuéntanos un poco sobre tu vida allí.

R: Mi investigación en Paraguay no fue sencilla. Primero, advertí que estaba bajo escucha y que era vigilado desde muy cerca. Luego llegaron las amenazas y ataques informáticos contra mi cuenta de correo electrónico. Un día, todos los e-mails vinculados a mi investigación fueron borrados. Todo aquello no fue fácil de sobrellevar pero, supongo, forma parte de ese universo. La defensa de los derechos humanos y de la memoria no es terreno neutral en ninguna parte y menos aún en América Latina donde estos asuntos son muy recientes o actuales.

No obstante, simultáneamente a mi investigación, trabajé con una oenegé francesa con el fin de abrir una escuela de periodismo para jóvenes con dificultades económicas e indígenas. En consecuencia, soy profesor de periodismo en el marco de esta estructura, lo que me brinda una gran satisfacción. Es la transmisión de esta pasión lo que busco perpetuar.-

P: De manera sucinta, menciónanos tus más importantes influencias para sacar adelante este trabajo.

R: Es hermoso destacar que fue Jorge Semprún quien me abrió la puerta de este universo de los Derechos Humanos, y que mi libro está prologado por Costa Gavras, uno de los primeros si no el primer cineasta en interesarse por el tema de las dictaduras en América Latina, con películas como « Missing » (o « Estado de sitio »). Semprún y Gavras trabajaron juntos en varios filmes. Para mí, significó un broche de oro para este ciclo.

* Madrid 1923-París 2011. Intelectual, escritor, cineasta y político republicano español, quien pasó la mayor parte de su vida en Francia. Resistente durante la Segunda Guerra Mundial y afiliado al Partido Comunista español en el exilio, entre 1943 y 1945 tras ser denunciado fue deportado y estuvo prisionero en el campo de concentración de Buchenwald (Alemania). Entre 1988 y 1991 fue ministro de Cultura en su país de origen, bajo gobierno de Felipe González, aunque nunca perteneció al PSOE. 

Addendum:

En realidad, el cóndor es un ave majestuosa, simbólica en los países que comparten las cumbres andinas, o sea, Argentina, Chile, Bolivia, Perú, Ecuador y Colombia. Sin embargo, el « vultur gryphus » (su nombre científico) se encuentra desde hace tiempo cerca del peligro de extinción al ver su hábitat invadido cada vez más por el ser humano. Los países involucrados desarrollan desde finales del siglo pasado programas para su conservación e incentivar su reproducción.

Probablemente, que hayan bautizado con su nombre a aquella operación por completo ignominiosa era un mal augurio para su porvenir. Pero, seamos optimistas y tal vez lo veamos renacer desprovisto de aquel plumaje multicolor, donde se mezclan los uniformes de las fuerzas armadas y de seguridad de los países que sobrevoló y en los que clavó sus garras (Chile, Argentina, Brasil, Bolivia, Paraguay y Uruguay, con la colaboración de la CIA estadounidense).

Martín Almada afirma que aquel cóndor « todavía vuela », visto a la luz de los últimos acontecimientos políticos ocurridos en América Latina. Es cierto que un mal endémico que parecía desterrado, pero para el que no hay vacuna, se recrea en varios de nuestros países: el espectro de la extrema derecha sobrevuela más de medio continente y algunos nostálgicos del terrorismo de Estado lo evocan como la operación concertada más eficaz en nuestra historia común.

No obstante, aquel cóndor secuestrado, rehén de los Pinochet, Videla y otros sanguinarios amantes de la muerte, vuela bajo, errático y de a poco se despluma gracias a certeros hondazos como este libro escrito por Pablo Magee (está prevista una versión en español en un futuro cercano, a publicar probablemente en Buenos Aires).-

Adolfo « Fifo » Guidali