OPERATION CORONAVIRUS : une nouvelle inédite d’Oula Kelbocha

Balustrade Coronavirus, auteurs de nouvelles sur le covid 19 et le confinement

Balustrade Coronavirus, auteurs de nouvelles sur le covid 19 et le confinement

Oula Kelbocha, Mascotte des Editions des Coussinets  Nouvelle d’Oula Kelbocha

La sédentarité de Maman a quand même un bon côté pour nous. Jamais je n’ai vu à la maison autant de réserves de pâtée et de croquettes. J’ai même trouvé où elle range le stock important de friandises et je me suis enfilé en douce ce matin quelques délicieuses bouchées au canard. Elle a aussi un stock important de notre jouet préféré, le papier toilette, qu’elle a hélas mis sous clé. Il paraît que c’est très difficile d’en trouver en ce moment. Pourquoi nos humains n’utilisent-ils pas notre litière ? Maman vient d’ailleurs d’en stocker des kilos dans le garage… est-ce pour cela ? Lire la suite de la nouvelle en cliquant ICI https://guilaine-depis.com/operation-coronavirus-la-contribution-de-oula-kelbocha/

Opération Coronavirus, la contribution de Oula Kelbocha

Propos d’un chat confiné

Je m’appelle Oula Kelbocha … et je suis un chat sacré de Birmanie de vingt et un mois.

En fait, mon vrai nom est Odin du Clos de Soliman. Mais Maman, en me voyant dans une exposition féline, s’est écriée « Ouhla … Quel beau chat ! »… et le nom m’est resté. Parfois, quand je l’entends, j’ai mal aux chevilles, mais je me suis habitué à l’admiration de Maman pour mon poil soyeux, ma frimousse de petit tigre blanc mes yeux bleu-foncé et ma queue en panache que même Henri IV m’aurait enviée.

Il paraît que je suis confiné depuis bientôt trois semaines. En fait j’ai toujours été confiné, car Maman m’interdit de sortir dans le jardin et de me balader dans les buissons ou autour de la piscine.

Maman a trop peur de me perdre. Ce qui a failli arriver récemment, depuis que ma Princesse, la belle Opium, ne veut plus que je l’honore. Elle était pourtant contente en janvier quand je lui faisais l’amour au moins dix fois par jour, quand elle feulait « viens mon bel amour ! » en langage chat… Mais brutalement, fin janvier, elle m’a rejeté.  Difficile de cumuler les soucis du chat en rut et de l’amant délaissé ! Alors j’ai commencé à manger de moins en moins… puis plus du tout. Maman s’en est émue et m’a fait torturer par une foule de vétérinaires. Malgré les comprimés immangeables qu’ils m’administraient, j’ai continué à déprimer. Mes petits bourrelets ont disparu, on sentait juste mes os. De 4,5 kg je suis descendu à 3,7 kg en un mois.

Et finalement ils ont trouvé et m’ont soigné. Opium ne veut toujours pas de moi, mais elle est maintenant très occupée avec nos enfants, qui viennent d’être délivrés d’un confinement dans son ventre. Elle était devenue si grosse que Maman disait qu’elle ressemblait à un poisson lune…

Opium est la mère de mes dix enfants, dont neuf vivants, car nous avons malheureusement perdu notre petite Plume à 7 jours, l’été dernier, trop faible pour survivre. Maman vient de raconter dans son livre « Tous les chats de ma vie »  notre histoire et celle des chats qui nous ont précédés.

Quand elle écrivait son livre, à Paris en février, elle restait souvent à la maison. Mais, depuis que nous sommes arrivés à Antibes début mars, je ne comprends plus Maman. D’habitude, elle disparaît une bonne partie de la journée, nous laissant nous chamailler, faire nos griffes sur les matelas et les tapis et voler des friandises en son absence. Mais quelques jours après son arrivée ici, son comportement a totalement changé. Elle est tout le temps sur notre dos. Elle ne quitte la maison qu’à peine une fois par semaine de préférence, de préférence tard le soir ou tôt le matin. Malgré la température presque estivale, elle sort avec un épais cache-nez blanc, de grosses lunettes noires et un bonnet de ski qui lui cache les cheveux et le reste du visage. Et, en arrivant à la maison, elle enlève ses chaussures. Avant-hier soir,  notre père adoptif est sorti pour aider Maman à décharger la voiture et est rentré sans se déchausser. Moi j’aime la bonne odeur de ses semelles et me suis vautré par terre… Maman était furieuse : elle m’a lavé !!! Et elle a mis sur le sol un produit qui pue le propre…

Je me demande si maman n’est pas en train de devenir folle. Et mon papa aussi. Hier, ils ont fait dix fois le tour du jardin dans le sens des aiguilles d’une montre, puis dix fois dans l’autre sens. Comme je fais le soir dans la maison en miaulant pour appeler ma chérie !

Tous les soirs à peu près à l’heure où je me réveille de ma sieste, ils allument un écran du salon où toujours le même type, que Maman surnomme « Bille de clown », prend un air de croque-mort pour débiter des chiffres. Il parle de milliers de morts, montre des lits d’hôpital, des gens avec des cache-nez comme ceux de maman…

Et ils regardent aussi un autre type, qui semble un grand chef. Il y a quelques jours, il avait une belle barbe noire, mais, de jour en jour, un côté de sa barbe commence à ressembler aux poils de nos congénères sacrés de Birmanie. Va-t-il muter ? Il ne sera en tous cas pas primé en exposition s’il y participe…

Je ne comprends pas non plus pourquoi Maman ne quitte quasiment plus la maison ou le jardin et ne rencontre plus personne. D’habitude, nous sommes souvent envahis pas une bande d’humains bruyants et agités qui cherchent tous à nous caresser, me forçant à trouver ma tranquillité sous le lit ou dans un placard. Or, depuis quelque temps, plus personne ne vient.

En revanche, Maman est suspendue une grande partie de la journée à un petit appareil noir auquel elle parle (alors qu’il n’y a personne dedans). Ce truc a un miaulement bizarre, aigu, il paraît que c’est une sonnerie.  Et quand elle lui parle, elle me gronde si je miaule !

Maman dit à son appareil noir plusieurs fois par jour « oui ça va, nous sommes confinés à Antibes ». Je suis jaloux de ce truc noir, car à moi elle ne parle guère que pour me gronder : « laisse Opium tranquille », « ne fais pas tes griffes sur les tapis »… Du coup, j’ai compris que pour attirer l’attention de Maman, je devais multiplier les bêtises et je ne manque pas de m’y employer !

La sédentarité de Maman a quand même un bon côté pour nous. Jamais je n’ai vu à la maison autant de réserves de pâtée et de croquettes. J’ai même trouvé où elle range le stock important de friandises et je me suis enfilé en douce ce matin quelques délicieuses bouchées au canard.

Elle a aussi un stock important de notre jouet préféré, le papier toilette, qu’elle a hélas mis sous clé. Il paraît que c’est très difficile d’en trouver en ce moment. Pourquoi nos humains n’utilisent-ils pas notre litière ? Maman vient d’ailleurs d’en stocker des kilos dans le garage… est-ce pour cela ?

Ma princesse, qui est une rebelle, a essayé de s’enfuir. Elle m’a dit qu’elle voulait que nos bébés soient des chatons libres … Moi, j’aime trop Maman et mes croquettes pour aller bien loin. Heureusement, Maman a vite récupéré ma princesse avant qu’elle ne franchisse le portail et lui a installé un nid douillet dans un grand tiroir, qu’elle partage avec nos bébés. J’ai proposé de me confiner avec eux mais ma princesse est une vraie mère juive et ne veut pas encore que j’approche les petits.

Heureusement je sais qu’un jour les oisillons quittent le nid, comme l’ont fait nos bébés précédents et que je retrouverai un jour ma jolie princesse pour moi seul. Mais, horreur…. Maman dit qu’elle veut me retirer les bijoux de famille dès que j’atteindrai de nouveau 4kg.

Alors je surveille attentivement mon poids sur la balance bébé qu’elle a louée et je n’oublie jamais de faire mon marathon quotidien dans la maison.

En regardant dehors, je rêve de la vie du chat des voisins qui n’est pas confiné et vient me narguer à la fenêtre. Maman dit que c’est un « chat de gouttière » mais je ne l’ai jamais vu sur le toit.

Je crois que le confinement rend Maman bizarre. Elle parle du virus de la bière, qui serait très dangereux, y compris pour les chats. Mais moi je ne bois pas de bière… 

Je suis quand même très inquiet car, si Maman mourait, qui achèterait mes croquettes et ma pâtée ?

Les Editions des Coussinets et Jasmine Catou la chatte héroïne de roman invitées sur Radio Notre Dame

Réécoutez l’émission « En quête de sens » de Marie-Ange de Montesquieu sur Radio Notre Dame avec comme invités les éditions des Coussinets représentées par Dominique Beudin qui les a fondées et Jasmine Catou, l’héroïne des romans de Christian de Moliner : https://radionotredame.net/emissions/enquetedesens/27-02-2020/

27 février 2020 : Spécial Salon de l’agriculture – Ce que les animaux ont à nous dire ?

Dominique Beudin, grande amoureuse des chats, qui a eu l’idée de consacrer un livre, « Tous les chats de ma vie », à ses félins successifs et de créer une maison d’édition permettant à tous ceux qui veulent immortaliser le souvenir de leurs compagnons félins ou canins de partager leur témoignage. C’est l’objectif des Editions des Coussinets.

Brigitte Gothière, directrice de l’association L214, association de protection animale œuvrant pour une pleine reconnaissance de la sensibilité des animaux.

Dr Thierry Bedossa, vétérinaire comportementaliste

Guilaine Depis accompagnée de son chat Jasmine

 

Naissance des Editions des Coussinets : à la mémoire de nos compagnons à 4 pattes

 Une nouvelle maison d’édition pour les amoureux des chats et des chiens :

Les Editions des Coussinets (editionsdescoussinets.fr)

(communiqué en PDF : communiqué Coussinets )

contact presse guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Plus de 13 millions de chats et plus de 7 millions de chiens en France

La France est le second pays d’Europe avec la plus large population féline. Sur 30 millions de familles, plus de la moitié possède un animal de compagnie et 18% de ceux qui n’en ont pas pensent à en acquérir.  Ce sont de véritables membres de la famille et parfois même un substitut aux enfants que l’on n’a pas eus ou qui sont partis au loin.

Sachant que les hommes vivent près de 80 ans et les femmes près de 86, et que nos compagnons à quatre pattes nous quittent en moyenne à 15 ans pour les chats et 13 ans pour les chiens, il est bien rare qu’on se limite à un seul compagnon au long d’une vie. Et à chaque départ de notre « petite étoile », la souffrance est intense. Bien souvent, seule l’arrivée d’un nouveau compagnon contribue à notre deuil sinon à notre oubli. 

Dominique Beudin (*), une grande amoureuse des chats a eu l’idée de consacrer un livre « Tous les chats de ma vie » à ses félins successifs et de créer une maison d’édition permettant à tous ceux qui veulent immortaliser le souvenir de leurs compagnons félins ou canins de partager leur témoignage. C’est l’objectif des Editions des Coussinets.

Que proposent les Editions des Coussinets ?

Pour garder un souvenir du compagnon qui a fait partie de votre vie et qui vous a quittés (toujours trop tôt hélas), cette maison d’éditions vous propose de vous aider à publier un souvenir qui vous accompagnera après son départ : un livre-souvenir comportant des pages de texte et des photos.  Actuellement deux collections sont lancées, tous les chats de notre vie et tous les chiens de notre vie.  Le principe est d’avoir environ une quinzaine de chapitres par livre, dédiés à environ 5 de nos compagnons. 

L’aide peut aller de la simple mise en page de votre texte et de vos photos avec impression du nombre d’exemplaires souhaités, jusqu’à la rédaction complète de votre texte après entretien enregistré et mis en forme.   

(*) Dominique Beudin : ENSAE, INSEAD, DEA de Droit des Affaires, 40 ans d’expérience dans le Conseil et l’aide au développement. Grande expérience de rédaction de rapports et d’articles professionnels. Et plus de 40 ans de vie avec des chats !