« Un moment hors du temps, une réflexion profonde, une poésie intime » sur « La Souciance »

Eric-Louis Henri, La Souciance (roman)

Retour à l’éther

C’est d’un retour à la terre dont il est question dans le roman d’Éric-Louis Henri, La Souciance (éd. du Panthéon). Un homme, au parcours professionnel brillant comme consultant, plus habitué aux long-courriers en première classe qu’aux promenades en pleine campagne, se prend d’amour pour un village perdu dans un arrière-pays du sud de la France – en Corse peut-on apprendre par ailleurs (« D’un côté, la mer à perte de vue. Et de l’autre, abrupt, un désordre de profondes vallées creusées par le temps. »).

En posant ses valises dans un lieu perdu, peuplé de villageois à la fois taiseux, bourrus et attachants. Le « lieu de villégiature » devient rapidement le havre de paix où s’installe cet homme qui y trouve ses vraies racines (l’auteur dévoilera en quelques pages une enfance difficile et sa rupture familiale).

Il s’agit là, pour lui et sa compagne, d’un renouveau et d’une authentique aventure humaine : « Il y a tout un monde entre ce que l’on nous projette d’un lieu la nuit, et ce que l’on découvre aux premières lueurs du jour ensuite. » L’installation de cet ancien citadin, ne prend cependant pas, dans La Souciance, la forme d’une description enchanteresse, légère – et insouciante. Éric-Louis Henri développe, en deux parties – « Il y eut un avant et un après… » et « La sagesse est un futur en soi car elle se joue de nos plans » – le parcours intérieur d’un homme qui, tel Ulysse dans L’Odyssée, parvient au bout d’un long parcours sur des terres qui deviennent finalement les siennes (« Mes cailloux, mes gisants. Ils furent mon arbre, cette nuit-là. En creux, ils m’ont murmuré : « C’est ici… » »).

L’art de faire un café à l’ancienne

Homme sans doute aussi taiseux que les villageois qui vont l’accueillir comme un des leurs, le narrateur fait des pages qu’il écrit une confession autant qu’une série d’observation sur sa vie, sur le monde, sur la société de consommation et de communication mais aussi sur les quelques personnes marquantes qui ont croisé sa vie. Éric-Louis Henri délivre quelques pages sur ces petits riens : l’art de faire un café à l’ancienne, le souvenir marquant d’une voisine polonaise, une conversation sur un vol vers la Nouvelle-Zélande ou la rencontre avec des personnes âgées du village où il a fini par acheter une maison.

« Moi, je demeure un irréductible amant du sens. Mon addiction ! Ma seule confession ! » L’auteur veut voir derrière ses souvenirs, ses observations et des choses qu’il a vues des enseignements sur la condition humaine. Des passages peuvent aussi bien s’intéresser à ces héros invisibles et silencieux que sont les diplomates et les négociateurs de paix qu’à un ouvrage de développement personnel qu’il a digéré avec passion (Cinq Secondes pour changer la Vie de Mel Robbins) ou alors à une petite bibliothèque, « une maison aux livres ouvertes à tous ».

Cette découverte est le point de départ de la deuxième partie du roman, qui est consacrée à un projet qui est sensé lui apporter du sens : « L’exigence se nourrit en fait d’utilité et de raison, impérieuse souvent. » La quête du narrateur dans ce village – l’île – se nourrit de rencontres pour atteindre enfin un objectif : « Nous avions jeté l’ancre au village, certes. Mais non pour y enfouir nos incertitudes, justement. Le village était notre socle. Chaque départ était un événement. Chaque retour, une fête. »

Passé, présent et futur : La Souciance est le récit d’un cheminement intérieur, presque éthéré, apportant un souffle d’air pur en contant l’histoire d’une vie qui repart.

Éric-Louis Henri, La Souciance, Ici & maintenant, éd. du Panthéon, 2019, 120 p.
https://elhenri.com
https://www.facebook.com/LaSouciance

https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/la-souciance

  • Un couple de voyageurs fait halte dans un village suspendu entre mer et montagne. Une étape de plus, somme toute ordinaire, lors d’un périple estival sans but précis. Mais ce qui aurait pu n’être qu’un simple instant de découverte heureuse et passagère révèle d’emblée une autre dimension, singulière, insolite. Cette fois, ici, les choses sont différentes… L’évidence du lieu, fragile, immédiate et surprenante, dessine alors pour le couple un futur inanduite par un pays propice à l’introspection et à la découverte de la « souciance ».

« Un style clair avec des descriptions de grande beauté » (sur Eric-Louis Henri chez Wukali)

La Souciance, premier livre d’Eric-Louis Henri, le titre peut surprendre. Court récit ? Nouvelle ? Essai philosophique ? Ou plutôt, variation, adaptation à notre époque de Candide de Voltaire ? La Souciance est tout cela à la fois.

Le narrateur, avec sa nouvelle compagne, partent en vacances dans un pays étranger, indéniablement sur le pourtour méditerranéen, dans un lieu montagneux. On pense à la Croatie, au sud de l’Italie, à l’Albanie, enfin peu importe le lieu réel, seul celui créé par l’auteur importe.
Au cours de leurs pérégrinations, ils arrivent dans un hameau, loin de toutes routes historiques, plus ou moins abandonné par la modernité. Et, eux, qui ne devaient rester qu’une nuit, restent et achètent même une maison.
Ainsi, s’intégrant parfaitement dans leur nouvel univers, grâce à la culture de l’accueil des étrangers des autochtones, ils décident de faire revivre ce lieu. Ils ne veulent pas en faire une sorte de réserve des vestiges d’une façon de vivre du passé pour des touristes de passage, mais un lieu où d’autres personnes aient la même démarche qu’eux : rester, vivre, s’épanouir. Avoir une vision à long terme et non immédiate. Bâtir et non consommer. Et quel meilleur moyen que la toile pour parvenir à ce but. C’est à dire savoir se servir des moyens modernes de communication, basées sur la vitesse et le superficiel, pour vanter le temps long, la réflexion, la contemplation intérieure.

Eric-Louis Henri dans un style clair, avec des descriptions de grande beauté, nous fait suivre la démarche, le cheminement intellectuel de son « héros » à travers des « allers-retours » entre le présent et son passé.

Il dessine certaines personnalités d’une grande humanité, ces rencontres, qui, sans le vouloir, sans le savoir, l’ont aidé ou continue à l’aider dans sa quête personnelle. On pense à Jeanne, l’immigrée polonaise, ou au notaire, l’érudit local.

Marie-Ange de Montesquieu reçoit le romancier Eric-Louis Henri auteur de « La Souciance »

En Quête de Sens – Émission du 22 juillet 2020 : Comment développer votre créativité pendant les vacances ?

Réécoutez Eric-Louis Henri : https://radionotredame.net/emissions/enquetedesens/22-07-2020/

« La créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse » disait le physicien Albert Einstein ! Faut-il encore se mettre  au diapason pour définir ce qu’est la création… Car du collier de nouilles au roman de 550 pages, il semble y avoir un océan… Sauf que l’été, lorsqu’on a du temps, peut-être est-ce le moment de sortir papier crayon ou autre idée de ses tiroirs, pour se lancer ? Car si créer c’est s’amuser, c’est peut-être aussi s’explorer, s’expérimenter et finalement se connaître mieux… Alors comment développer votre créativité pendant les vacances ? Tentative de réflexion dans cette émission…

« On ne peut pas créer sans émotion, chaque création est d’ailleurs liée à une émotion », Jean Cottraux, psychiatre auteur de « A chacun sa créativité » (Odile Jacob)

Avec : Eric-Louis Henri, philosophe de formation et auteur de « La Souciance » (Editions du Panthéon)

Jean Cottraux, psychiatre honoraire des hôpitaux, ancien chargé de cours à l’Université Lyon 1, psychothérapeute et auteur de « A chacun sa créativité » (Odile Jacob) et de « Tous narcissiques » (Odile Jacob)

Emilie Devienne, coach accréditée auprès de la société française de coaching, auteur de « Savourons le silence » (Eyrolles)

 

Rainfolk’s diaries a repéré la Souciance

Un nouvel article sur la Souciance
La Souciance d’Eric-Louis Henri, un roman en forme de balade philosophique qui invite à aller à la rencontre de soi

Par Bernie

Dans ce premier roman, publié aux Editions du Panthéon, Eric-Louis Henri nous propose un moment hors du temps, une réflexion profonde, intime et poétique, induite par un pays propice à l’introspection et à la découverte de la « souciance ».

La Souciance

Un couple de voyageurs fait halte dans un village suspendu entre mer et montagne. Une étape de plus, somme toute ordinaire, lors d’un périple estival sans but précis.

Mais ce qui aurait pu n’être qu’un simple instant de découverte heureuse révèle d’emblée une autre dimension, singulière, insolite. L’évidence du lieu, fragile, immédiate et surprenante, dessine alors pour le couple un futur inattendu.

Une balade philosophique pour cheminer vers l’intime

Le fil de l’histoire se déroule dans le sud méditerranéen : cela pourrait être l’Italie ou la France, la Grèce ou l’Espagne, la Crête ou la Carthagène tunisienne… Il est de tous ces lieux et d’aucun à la fois. Apatride et universel, berceau et tremplin. Il est de tous les temps aussi, quoique résolument contemporain.

L’histoire débute par une halte dans un village suspendu entre mer et montagne ; ce n’aurait pu être qu’une simple étape d’un périple estival. L’instant de découverte passé, se révèle une autre dimension, singulière, insolite pour un couple de voyageurs. L’évidence d’un lieu dessine alors pour celui-ci un futur inattendu, propice à la “souciance”.

Mais quelle est donc cette “souciance” ? Ce terme, issu de la phénoménologie, évoque à la fois l’infime singularité de toute existence et les incertitudes essentielles de la vie humaine.

« La Souciance” d’Eric-Louis Henri est tout à la fois :

  • Le journal d’un apprenti en pensée.
  • L’itinéraire d’un homme qui, à l’épreuve du réel, est en quête de ce qui fait sens en lui et pour lui. Qui tente de ne pas manquer ce rendez-vous en s’ouvrant à l’imprévisible, à l’inattendu, … à cette part de “réalité singulière qui constitue son universalité ».
  • Une mise en abîme des présupposés contemporains gouvernant notre existence.

Un livre à mettre entre toutes les mains

« La Souciance » n’est pas un livre réservé à quelques « happy few » férus de philosophie. L’auteur a adopté une écriture simple, accessible, et vivante.

Chacun.e peut aussi se projeter, en filigrane, dans cette histoire : même si sont évoqués quelques lieux et moments qu’Eric-Louis Henri a croisés, visités ou « entre-vécus », même si elle s’en est nourrie, La Souciance n’est pas une autobiographie.

Voici ce que la journaliste-correspondante en Europe, éditrice et critique littéraire équatorienne Sofia Cardoen (Diario El Universo – Perla del pacifico Ediciones) écrit à propos de ce roman captivant :

« Ne cherchez pas une histoire, ne cherchez pas une action, ne cherchez pas des personnages haut en couleurs. En ouvrant ce livre, c’est vous-même que vous allez rencontrer.

D’une façon détournée, imprévue, l’auteur vous emporte dans son monde intérieur et de cette intériorité s’ouvre un passage à votre propre être par le rythme et la réflexion que l’auteur a suscitée.

Observer, méditer, ralentir pour se retrouver au milieu d’un nulle part qui ne prend sens que parce que vous vous y trouvez. La souciance est ce temps qu’on devrait accorder à soi-même et qu’on passe toute une vie à remettre pour plus tard. »

Extrait

« Et si l’éternité n’existait pas ?

Et si l’éternité, ce n’était que le passé.

Derrière nous…Résolument clos.

Devant, il n’y aurait que l’infini. Sans cesse naissant, indéfiniment mouvant. Indéterminé, voire improbable…

En arrivant au village, j’ai aussitôt ressenti que quelque chose se jouait du temps. Un « je-ne-sais-quoi » qui frissonnait à la surface du présent. Comme un air de commencement.

D’ordinaire, lorsqu’on se rend quelque part, la destination est connue. On sait où le chemin nous mènera. On sait où l’on va et, normalement, par où aller. Sans que l’ordre du monde, de son monde, n’en soit bouleversé.

Ce fut différent, cette fois.

Hasard ou coïncidence ?

Prédestination ou providence ? »

La genèse de ce roman hors du temps

L’écriture de « La Souciance » est née dans un avion, alors qu’Eric-Louis Henri partait vers le Sud de l’Italie avec son épouse.

Alors qu’il sort d’une rupture professionnelle tendue et tumultueuse suivie de 6 ans de procédures, procès et actions en justice, il reprend son cahier de notes. Sur ce Moleskine petit format non ligné, celui qui l’accompagne toujours où qu’il soit, il jette sur la page blanche ouverte : « Et si l’éternité n’existait pas? »

Cette même phrase, cette même interrogation qui ouvre « La Souciance ». Et le reste a suivi, spontanément, en un flot continu, comme si cela allait de soi et était normal. Eric-Louis ne relèvera la tête qu’à l’atterrissage, trois heures plus tard.

Il écrit alors le livre en 3 mois. Puis il passe autant de temps à le relire, le réviser, le corriger, le compléter… Lui qui écrit à la main, au crayon, dactylographie ensuite le manuscrit et l’envoie à des éditeurs figurant sur une liste fournie par un ami bibliothécaire.

Il accepte la proposition de la première maison d’édition qui lui répond, sans réfléchir. Comme une page que l’on tourne car l’essentiel était que cela se passe, s’accomplisse et se frotte à sa réalité…

Eric-Louis raconte :

« Les miens se sont demandés six ou sept mois durant quel était ce dossier qui m’accaparait une fois de plus à ce point. Je ne leur en ai donné la raison qu’une fois le manuscrit totalement retranscrit. C’est à ce moment-là qu’ils ont découvert le roman. »

Aujourd’hui, la publication de La Souciance a été bien accueillie, tant dans son entourage privé que professionnel. La critique en Belgique francophone a été positive de même que les commentaires sur ses réseaux sociaux.

Eric-Louis Henri

Eric-Louis Henri est philosophe de formation. Il parcourt désormais le monde au service de projets d’entreprise.

Né dans une famille bourgeoise au passé colonial et entrepreneurial pesant et guindé, il marque une première rupture en pratiquant la danse classique durant 12 ans. Cette discipline, à la fois sportive et artistique, représente pour lui à la fois un éveil et une révélation.

Dès que l’âge civil l’y autorise, il prend alors son envol…

Après deux ans de mathématiques appliquées, il est initié à l’école de la phénoménologie (Husserl & Heidegger) et du postmodernisme (Jean-François Lyotard). Il suit ensuite un MBA international puis se forme au management, et notamment à ses modèles contraignants et « castrateurs ».

Auteur d’une méthodologie de Stratégie et Communication Corporate, il accompagne aujourd’hui des projets de développement d’entreprises start-ups et PME dans le monde.

Véritable électron libre, il est toujours à l’écoute des nouveaux modèles de pensée. C’est d’ailleurs ce qui le conduit à poursuivre sa réflexion aujourd’hui sous un mode narratif.

Eric-Louis souligne :

« L’écriture est pour moi un chemin qui laisse advenir le sens, et me permet de prendre le temps d’être à l’écoute de ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, de comprendre davantage les disruptions, les failles d’une civilisation en proie à “l’algorithmisation” de l’existence. »

rainfolk s diaries Eric-Louis Henri
Eric-Louis Henri

L’auteur est notamment fasciné par les premières rencontres, celles d’un lieu, d’un temps, d’une existence. Pour lui, elles sont toujours porteuses de sens et d’infini, spontanément, et préfigurent déjà un futur à naître…

Eric-Louis travaille actuellement à la rédaction d’un autre roman, qui emmènera le lecteur vers les pays de l’Est. Sans être une suite de La Souciance, son « ici et maintenant » en prolongera la réflexion.

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Lancement presse en France de « la Souciance » le très beau roman du philosophe Eric-Louis Henri

Lancement presse en France : été 2020 pour « La Souciance » de l’écrivain philosophe belge Eric-Louis Henri.

Le recevoir en service de presse / interviewer l’auteur, merci de contacter guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Version pdf CP_ERIC LOUIS HENRI_20200524_HD

UNE BALADE PHILOSOPHIQUE pour cheminer vers l’intime

Le fil de l’histoire se déroule dans le sud méditerranéen : cela pourrait être l’Italie ou la France, la Grèce ou l’Espagne, la Crête ou la Carthagène tunisienne… Il est de tous ces lieux et d’aucun à la fois. Apatride et universel, berceau et tremplin. Il est de tous les temps aussi, quoique résolument contemporain.

L’histoire débute par une halte dans un village suspendu entre mer et montagne ; ce n’aurait pu être qu’une simple étape d’un périple estival. L’instant de découverte passé, se révèle une autre dimension, singulière, insolite pour un couple de voyageurs. L’évidence d’un lieu dessine alors pour celui-ci un futur inattendu, propice à la “souciance”.

Mais quelle est donc cette “souciance” ? Ce terme, issu de la phénoménologie, évoque à la fois l’infime singularité de toute existence et les incertitudes essentielles de la vie humaine.

UN LIVRE

à mettre entre toutes les mains

“La Souciance” n’est pas un livre réservé à quelques “happy few” férus de philosophie. L’auteur a adopté une écriture simple, accessible, et vivante.

Chacun.e peut aussi se projeter, en ligrane, dans cette histoire : même si sont évoqués quelques lieux et moments qu’Eric-Louis Henri a croisés, visités ou “entre-vécus”, même si elle s’en est nourrie, La Souciance n’est pas une autobiographie.

LA GENÈSE de ce roman hors du temps

L’écriture de “La Souciance” est née dans un avion, alors qu’Eric-Louis Henri partait vers le Sud de l’Italie avec son épouse.

Alors qu’il sort d’une rupture professionnelle tendue et tumultueuse suivie de 6 ans de procédures, procès et actions en justice, il reprend son cahier de notes. Sur ce Moleskine petit format non ligné, celui qui l’accompagne toujours où qu’il soit, il jette sur la page blanche ouverte : “Et si l’éternité n’existait pas?”

Cette même phrase, cette même interrogation qui ouvre “La Souciance”. Et le reste a suivi, spontanément, en un flot continu, comme si cela allait de soi et était normal. Eric-Louis ne relèvera la tête qu’à l’atterrissage, trois heures plus tard.

Il écrit alors le livre en 3 mois. Puis il passe autant de temps à le relire, le réviser, le corriger, le compléter… Lui qui écrit à la main, au crayon, dactylographie ensuite le manuscrit et l’envoie à des éditeurs fiigurant sur une liste fournie par un ami bibliothécaire.

Il accepte la proposition de la première maison d’édition qui lui répond, sansré échir. Comme une page que l’on tourne car l’essentiel était que cela sepasse, s’accomplisse et se frotte à sa réalité…

Aujourd’hui, la publication de La Souciance a été bien accueillie, tant dans son entourage privé que professionnel. La critique en Belgique francophone a été positive de même que les commentaires sur ses réseaux sociaux.

A PROPOS DE

Eric-Louis Henri, l’auteur

Eric-Louis Henri est philosophe de formation. Il parcourt désormais le monde au service de projets d’entreprise.

Né dans une famille bourgeoise au passé colonial et entrepreneurial pesant et guindé, il marque une première rupture en pratiquant la danse classique durant 12 ans. Cette discipline, à la fois sportive et artistique, représente pour lui à la fois un éveil et une révélation.

Dès que l’âge civil l’y autorise, il prend alors son envol…

Après deux ans de mathématiques appliquées, il est initié à l’école de la phénoménologie (Husserl & Heidegger) et du postmodernisme (Jean-François Lyotard). Il passe ensuite un MBA international puis se forme au management, et notamment à ses modèles contraignants et “castrateurs”.

Auteur d’une méthodologie de Stratégie et Communication Corporate, il accompagne aujourd’hui des projets de développement d’entreprises start-ups et PME dans le monde.

Véritable électron libre, il est toujours à l’écoute des nouveaux modèles de pensée. C’est d’ailleurs ce qui le conduit à poursuivre sa réflexion aujourd’hui sous un mode narratif.

L’auteur est notamment fasciné par les premières rencontres, celles d’un lieu, d’un temps, d’une existence. Pour lui, elles sont toujours porteuses de sens et d’infini, spontanément, et préfigurent déjà un futur à naître…

Eric-Louis travaille actuellement à la rédaction d’un autre roman, qui emmènera le lecteur vers les pays de l’Est. Sans être une suite de La Souciance, son “ici et maintenant” en prolongera la réflexion.

Le Confinement ou « Qu’est-ce qui rend la vie humaine possible ? » par Eric-Louis Henri

Le Confinement ou « Qu’est-ce qui rend la vie humaine possible ? »

Par Eric-Louis Henri

Le Confinement ou « Qu’est-ce qui rend la vie humaine possible ? »

Pascal nous l’a appris : l’homme se fait injustement le centre du monde. Et maintenant encore, il oublie que c’est toujours du sien qu’il se soucie en premier lieu. Moins par narcissisme novateur, nullement par égocentrisme ni avarice d’être ; plutôt par une simple et insidieuse nécessité ; un réflexe de sauvegarde somme toute, porté par son regard sur le monde ; borné par le regard tout court, égoïste, inscrit dans ses gênes.

On célèbre aujourd’hui la solidarité prétendument retrouvée et les héros oubliés du front applaudis au « 20 heures » de notre humble conscience quotidienne. Mais au fond de nous, finalement, notre moi haïssable pense : « Plutôt eux que nous ! » ou, parce qu’optimiste dans l’âme, « La chance est de notre côté » !  Mais quelle chance ? La chance de quoi ? Celle de rester chez soi ?

Une chance imposée a toujours quelque mal à trouver le chemin de la pleine conscience.

J’étais revenu de justesse des Etats-Unis et aussitôt les circonstances m’ont signifié une assignation à résidence. Adieu Kiev. Adieu Milan. Adieu Barcelone, Mumbai et Dublin. La farandole de mes déplacements affairés mise au ban ! Jusqu’à quand ? Plus que l’inaction soudaine, c’est cet entre-deux confus qui fut d’emblée exaspérant, une sorte de vide de parcours, nébuleux, agaçant, quand la volonté d’entreprendre se voit « injustement » opposer une fin de non-recevoir, parce que « moi, vous comprenez, je n’ai pas que cela à (ne pas) faire… » ! Quand, en bref, aller de l’avant consiste en une mise hors service et laisse pressentir confusément un aboutissement de quelque chose dont on ne perçoit guère le terme ni ne préfigure le début de quoi que ce soit.

L’humanisme nous a enseigné que la curiosité est source d’inspiration. Mais quand celle-là ne peut plus se nourrir d’échappées lointaines, de rencontres inopinées, de voyages épiques ou de découvertes artistiques ? Que son seul art consiste en celui de réapprendre à vivre chez soi, claquemuré dans un univers qu’on ne voit même plus tant on pense le connaître ? Alors, dans cet « ici et maintenant » confiné, agaçant, importun, resurgit étriquée du fond de la conscience, une question oubliée : qu’est-ce qui rend la vie humaine possible ?

Cette question, d’autres que moi se la sont posées. Avant. Portés par une angoisse existentielle de bon aloi. Dans le confort que leur offrait une époque où tout était encore possible, une période où la perspective d’une fin ne se posait pas, où l’urgence était en fait absente ! A moins que ce ne fut, radicalement, au sortir d’un séisme sans nom, d’une catastrophe innommable, celle d’un tsunami, d’un génocide, d’un deuil inacceptable à l’échelle humaine, d’un holocauste. Lyotard, pour ne citer que lui, écrivait alors, par exemple, qu’on ne pouvait plus penser après comme avant, sauf à faire preuve de cynisme…

Mais en sommes-nous arrivés là ? A devoir choisir entre vivre cyniquement ou survivre malgré tout ?

Qu’est-ce qui rend la vie humaine possible aujourd’hui ?

Cette question est celle de l’ennui, de l’embarras, de l’empêchement, de l’importunité. Elle ne m’a pas épargné non plus.

Le confinement que nous vivons a ceci de particulier qu’il est à la fois radical et cependant, osons cet outrage, confortable ! Le questionnement qu’il suscite comporte une voie sans retour certes mais pas sans issue. Du moins le pensons-nous.

Pour ma part, j’ai honte de le reconnaître au vu des sacrifices de certains, il y a du soulagement à vivre cette période. Comme si la pandémie était un aboutissement, comme s’il fallait que cela fût et se passât, comme si j’étais arrivé au bout de quelque chose, et la société au terme d’un affairisme quotidien sans nom, d’une fuite en avant sans réserve… Comme si le monde s’éparpillait en vain à ne plus rien inventer d’humain, si ce n’est une nième version d’un théâtre où tout, ou presque, fut déjà dit, joué, … Et qu’il fallait arrêter là ce jeu stupide, cette ambition de dupes, cette course folle au néant ; pour pouvoir recouvrer du sens comme on recouvre la vue, le sens du nécessaire et de l’essentiel.

Confronté au confinement, il y eut d’emblée ce soulagement-là. Pour moi. Et également celui-ci, à la lisière de l’entendement : rien ne pourrait plus être comme avant… si seulement on le voulait.

Et après ? Et l’après ?

Chacun d’entre nous – et j’en suis- est aujourd’hui convié à sa propre table, bien obligé de réinventer son quotidien. De près ou de loin, de manière claire ou désordonnée, en se raccrochant (ou non) aux textos amicaux, religieux, philosophiques, loufoques ou romanesques, … Pour se donner bonne consistance, avec la mauvaise foi tenace, en creux, de ceux qui n’osent pas encore avouer leur faiblesse.

A quoi bon ? A quoi bon se lever tous les jours aux aurores et ne rentrer qu’aux heures sombres ? A quoi bon courir sans cesse aux quatre coins de son monde ? Pour obtenir quoi ? Pour conquérir quoi, vaincre quel enjeu ? Quel temps pour soi ? A quoi bon ces vacances exotiques, ces départs au loin ? A quoi bon… ?

Être confiné, c’est, à contrario, faire l’expérience de la fuite de soi et, entre ses quatre murs, se confronter à sa vérité. A celle des autres. A l’oubli. Incidemment ? Si l’on veut. Accidentellement ? Peut-être. Durement, radicalement ? Avec certitude. Le confinement n’est pas une pause entre un début et une fin. Ni même l’inverse, finalement. Le confinement est un marais à peine asséché, touffu, embroussaillé. C’est un déni qui nous met à l’épreuve de nous-mêmes et de notre humanité.

Et renvoie à la question « Qu’est-ce qui rend notre vie humaine encore possible aujourd’hui ? »

 

Vlan remarque le premier roman « plein de sagesse » d’Eric-Louis Henri

«La Souciance»: un premier roman rempli de sagesse

ARTICLES JOURNAL VLAN   Mercredi 18 Décembre 2019

NAMUR – PARUTION | Publié aux Éditions du Panthéon ce 14 décembre 2019, «La Souciance» est le premier roman du Namurois Eric Poskin davantage connu dans la sphère économique pour son travail de promotion de stratégies d’entreprises et qui se lance avec talent dans ce nouveau défi littéraire, sous le nom de plume d’Eric-Louis Henri.

«La Souciance» est un récit qui vagabonde entre réflexion profonde, poésie et introspection. L’auteur y aborde aussi un thème qui lui est cher: la communication, en y pointant les dérives nées de théories établies sur le sujet. Philosophe de formation, initié à l’école du management participatif, l’auteur parcourt le monde aujourd’hui au service de projets d’entreprises. En quête de sens et de nouveaux modèles de pensée, il poursuit sa réflexion sous un mode narratif.

Au début du récit, un couple de voyageurs fait halte dans un village suspendu entre mer et montagne. Une étape de plus, somme toute ordinaire, lors d’un périple estival sans but précis. Mais ce qui aurait pu n’être qu’un simple instant de découverte heureuse révèle d’emblée une autre dimension, singulière, insolite. L’évidence du lieu, fragile, immédiate et surprenante, dessine alors pour le couple un futur inattendu. Un moment hors du temps, une réflexion profonde, une poésie intime induite par un pays propice à l’introspection et à la découverte de la «souciance»…

Mais qu’est-ce que la «souciance»? Eric-Louis Henri a choisi ce terme en référence au philosophe allemand Martin Heidegger, pour qui ce mot se réfère à la précarité de la vie humaine et aux incertitudes de l’avenir. Ce n’est plus une simple disposition psychologique mais le mode d’être premier de tout homme dans son rapport au monde. Le «Souci» ou «la Souciance» est inséparablement lié à toute pensée de l’avenir et ne peut être compris qu’en relation avec l’existence. «Le souci usuel s’enracine dans un plus haut sens du Souci, qui est le soin que l’homme prend de son être», écrit la philosophie contemporaine Marlène Zarader.

Mais ces considérations philosophiques ne doivent pas faire croire que «La Souciance» est un récit réservé aux initiés. L’écriture est simple et jubilatoire. L’auteur nous prend par la main et nous emmène avec facilité là où il veut nous conduire… Dans ce village méditerranéen où tout commence, où tout finit.

Eric-Louis Henri, «La Souciance. Ici & maintenant»

Éditions du Panthéon (Paris), collection Roman

En librairie au prix de 12,90€

120 pages

www.elhenri.com

Vlan