« Un bon roman d’entreprise qui sonne comme une vérité vécue » selon Argoul

Paula Marchioni, N’en fais pas une affaire personnelle

Publié le 2 juin 2020 par argoul

Ecrit au présent par une autrice qui l’a vécu, ce roman « vrai » un brin arrangé pour les besoins de la clause drastique de non-concurrence après séparation, donne le ton du management dans les sociétés multinationales. Notamment les françaises qui imitent servilement le modèle américain sans bénéficier du même écosystème de liberté d’entreprise. Au lieu de faciliter l’innovation et l’efficacité par le meilleur, le management de la peur conduit les egos surdimensionnés à révéler leur perversité narcissique pour manipuler à leur profit (et non à celui de la firme) inférieurs et sous-traitants.

Ce n’est pas nouveau, ayant débuté dans les années 1990 avec l’ouverture à la mondialisation yankee, mais l’apprentissage du « modèle » est difficile car il doit entrer de force dans le carcan mental, bureaucratique et juridique français pour avoir la possibilité de se mesurer aux grands du monde. Nous ne sommes pas formatés pour ça comme aux Etats-Unis depuis l’enfance. La formation par les maths ou le droit n’a rien à voir avec le laisser-faire sportif yankee selon lequel le (ou la) meilleur gagne. L’université américaine est moins un lieu où l’on apprend qu’un lieu où l’on révèle ses instincts, alors que les écoles de commerce en France sont un lieu de diversité où l’on cumule les expériences – mais seulement après une sélection sur les connaissances.

La narratrice, qui se surnomme Bobette, se retrouve en fin de carrière dans la même agence de pub, appelée Chabadabada qui a pour client principal une sorte de L’Oréal ou de Clarins appelée la National Cosmectic Company (en abrégé NCC). Le danger d’avoir un gros client fait qu’on en devient dépendant et, au lieu de stratégiquement tenter d’en acquérir un autre comme contrepouvoir, on en vient à désirer se soumettre totalement à tous ses désirs. D’où le stress, les changements par caprice, les engueulades perpétuelles, les exigences folles, le burnout. L’autrice abuse des mots anglomaniaques car telle est la loi de la pub : la soumission au modèle ultime qui est américain. La France n’est pourtant pas trop mal placée dans le luxe et les cosmétiques, pourtant ! Mais comme devant Allah, il faut effectuer la grande prosternation cinq fois par jour devant le Maître du monde, en abdiquant sa propre personne humaine…

Rien d’étonnant à ce que se perde le sens du travail, que la saine émulation devienne harcèlement et que l’effort devienne paranoïa égoïste. Ladite Super Power, qui représente NCC auprès de l’agence de pub, presse le citron – qui se laisse faire. Elle manifeste sa toute-puissance par des demandes impossibles et contradictoires, des changements de cap in extremis, des hésitations sans fin, une inflation de l’absurde… Le lecteur se dira avec bon sens : à métier inepte, pratiques ineptes d’un modèle inepte. Car il s’agit d’exploiter la nature pour crémer belles et bellâtres, de profiter de l’image du naturel pour faire vendre ce qui ne sert à rien, de manipuler le mythe de la pureté originelle comme une vulgaire religion au service du fric. Pourquoi donc se lancer dans la pub, cette activité inutile à l’existence, nocive à ceux qui y travaillent, mauvaise pour la planète ? Paula Marchioni n’analyse pas le pourquoi de ce choix, ou très peu. Elle donne pourtant en contre-modèle son père, Guy Marchioni, décédé à 86 ans, qui était ingénieur, donc dans le concret, et qui a vécu une carrière en humaniste, n’hésitant pas à dénoncer les egos nocifs lorsqu’il n’était encore que stagiaire. Mais il était d’une autre génération.

Ni la rentabilité, ni l’exigence d’efficacité n’exigent la perversion : ce sont bien les hommes qui gouvernent, pas les choses. La gestion de la pandémie Covid-19 le confirme à l’envi : les incapables sont au pouvoir depuis Hollande, malgré les mesures prises par les gouvernements qui précédaient après le premier SRAS en 2003. Nous étions pourtant bien dans la même « idéologie néo-libérale » comme on le dit un peu vite pour évacuer toute analyse sérieuse. Il est contreproductif d’accuser on ne sait quel « capitalisme » ou « néolibéralisme » des maux auxquelles on se soumet trop volontiers, évitant ainsi notre propre implication. Les jeunes le montrent, qui évitent soigneusement les entreprises toxiques dont l’image se dégrade : ils souhaitent rejoindre une société où ils contribuent à rendre le monde meilleur. Les plus de 50 ans croient ne pas avoir le choix, mais aux Etats-Unis ils le prennent. La mentalité fonctionnaire d’Etat-providence, qui nous a été inculquée depuis tout-petit dès la génération Mitterrand (née vers 1980), n’encourage pas à se prendre en main, hélas, contrairement à la génération précédente (née vers 1960) et la quête boucs émissaires est commode pour se dédouaner de toute responsabilité… La bourse le montre pourtant : les sociétés familiales sont les mieux gérées, les plus durables et font le plus de profits dans le temps. C’est qu’elles tiennent à l’humain et pas aux mots fumeux à la mode comme c-llectif, co-entreprise, co-décision, co-développement – en bref conneries du green washing – pour rester dans le ton américano soumis !

Le récit romancé de Paula Marchioni, tiré de son expérience professionnelle de pub dans l’agroalimentaire, la cosmétique ou le service, reste à ras du présent, se développe en histoire – ô combien classique – de la Brune qui remplace la Rousse, éjectée à la demande de la Cliente pour reprendre une équipe épuisée et désorientée de « chatons » tout juste pubards (entre 20 et 30 ans) et tenter d’avancer dans le flou. Avec humour et un recul salutaire, la narratrice sait s’entourer : Petit Papa décédé qui lui parle au-delà, Nounours son mari chéri (qui se fera virer lui aussi), Psychiatre préféré qui l’aide à se connaître, la Coach qui la motive, Retors la Belle son avocate, « la » médecin du travail, l’atelier d’écriture. Il ne faut en effet pas se laisser bouffer, ni par le boulot qui boulotte la personne, ni par les exigences paranoïaques des clients exigeants (au moindre coût) qui ne veulent pas reconnaître le travail de qualité. Il faut résister : les pervers narcissiques en sont tout étonnés (j’en parle d’expérience). Bobette réussira à livrer ses contrats et certains seront plébiscités ; elle sera remise en concurrence par pur plaisir pervers de rabaisser les talents de l’équipe mais, pour une fois, son patron ne se laissera pas faire malgré les conséquences ; son agence perdra son gros client et elle sera virée mais non sans avoir pu recaser ses « chatons » sans dommage.

Cette fiction réelle est prenante et se lit agréablement. Ecrite en style très familier au ras du terrain et du vocabulaire branché de la pub (un vrai dépaysement), elle parlera à beaucoup de ma génération qui a vécu cela depuis les années 1990 (l’affairisme servilement imitateur des Yankees sous Mitterrand II) et il faudra probablement que celle qui arrive aujourd’hui se débarrasse de tous ces inadaptés au management moderne qui trustent les places au sommet malgré leur incompétence avérée, donc leur peur que cela se sache, donc leurs exigences sans bornes et leur mépris anxieux pour tous ceux qui pourraient leur faire de l’ombre dans les étages immédiatement inférieurs. Un bon roman d’entreprise qui sonne comme une vérité vécue.

Paula Marchioni, N’en fais pas une affaire personnelle, Eyrolles collection Roman, 2020, 319 pages, €16.00 e-book Kindle €7.99 

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

« la lutte pour le pouvoir » écrite avec une grande habileté » selon Breizh info

A propos du livre « N’en fais pas une affaire personnelle »

Voilà un roman jubilatoire qui présente la face « cachée » de la bête immonde, je veux dire le capitalisme. Bien sûr, la dénonciation du « système » est aussi vieille que lui et les romans présentant des employés pressés comme des citrons par des entreprises prédatrices avant d’être finalement virés sont innombrables depuis les années 1930. Il suffit de penser au chef-d’oeuvre « l’imprécateur » paru en 1974.

Mme Marchioni ne joue pas comme René-Victor Philes dans le registre fantastique, mais dans celui de l’humour, ce qui n’empêche pas sa satire (réussie) d’être aussi féroce. Mme Marchioni a une plume alerte et a un talent fou. Elle mène son récit tambour battant, tout en laissant percer une pointe d’émotion, lorsque l’héroïne évoque la mort de son père et l’Alzheimer de sa mère. Il s’agit sans nul doute de réminiscences de l’histoire personnelle de l’auteur.

Cette fiction a pour héroïne, Bobette, une quinquagénaire qui reprend la direction d’une cellule d’une agence de publicité qui gère la campagne de promotion de NCC, une grande marque de cosmétiques. Bobette remplace sans états d’âme particuliers une collègue révoquée par « Super Power » la cadre exigeante et jamais contente qui gère les relations entre l’équipe publicitaire et NCC. Bobette va tout donner, supporter les caprices et les insultes de « Super Power », imposer un rythme insoutenable aux membres de son équipe, provoquer des Burn-Out en cascade avant d’apprendre que leur terrible cliente remet en cause le contrat publicitaire, dans le but de serrer encore plus le budget. On rêve que « Super Power » soit remise à sa place. On croit que la position de cette dernière est fragile, mais il ne s’agit que d’une illusion.

Mme Marchioni décrit avec une grande habileté une compétition aussi vieille que l’humanité, la lutte pour le pouvoir. Elle n’est pas propre au capitalisme ou à l’économie. Elle se met en place dès qu’il existe de l’argent (ou tout autre moyen d’acquérir des biens et des faveurs) à distribuer et à gérer. Les défunts pays communistes, l’actuelle Corée du Nord, la Chine Populaire connaissent les mêmes tensions. En Europe, on réglemente pour éviter les débordements de ce système. On peut être  poursuivi par la justice si à force de Burn-Out, on a poussé d’anciens employés au suicide. C’est ce qui est arrivé à M. Lombard l’ancien PDG de France Télécom. Mais les sanctions sont à peine appliquées et peu de choses ont changé sur le fond.

Il est de bon ton également de dénoncer M. Macron qui a fait adopter une loi, limitant les dédommagements pour licenciement abusif, mais cette disposition ne s’applique pas en cas de harcèlement moral. Elle va donc rapidement tomber en désuétude. On se rassure de même en prétendant que les nouvelles générations ne se laisseront pas « bouffer » par le système, qu’ils seront rebelles et qu’ils mettront à bas le capitalisme. On tenait le même discours en 1974, quand j’étais jeune et depuis rien n’a changé. Comme le dit si justement l’ecclésiaste, rien de nouveau sous le soleil.

« N’en fais pas une affaire personnelle » de Paula Marchioni aux éditions Eyrolles, livre broché 16 euros ebook 7,99 €

Christian de MOLINER

Photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine 

Capital a repéré le roman de Paula Marchioni !! (article repris sur Yahoo Finance)

Au boulot, que faire face à un manager tyrannique ? article repris sur Yahoo Finance

Face à un manager difficile, le coach Pierre Blanc-Sahnoun préconise la fuite.

 Elle s’appelle Super Power et Miranda Priestly (Le Diable s’habille en Prada), à côté d’elle, c’est la reine des neiges. Elle dirige une marque mondiale de produits de beauté au sein de NCC, une gigantesque multinationale des cosmétiques. Ses équipes sont tétanisées de terreur et tombent comme des mouches, car elle les vide de leur énergie et jette les écorces, coupant les têtes plus rapidement que la reine de coeur dans Alice au pays des merveilles.

Face à elle, Bobette, 1,70 mètre, 55 ans, une boule de vie et d’humour, propulsée aux commandes de La Bulle, cellule spécialisée cosmétiques du groupe publicitaire Chabadabada après le burnout de la précédente directrice, détruite par les exigences tyranniques de SP, capable de faire refaire 257 fois une prise de vue de noix de coco pour une pub, alternant ordres, contrordres, insultes, et grands numéros de chantage affectif.

Voici le pitch du dernier roman de Paula Marchioni, N’en fais pas une affaire personnelle, portrait au scalpel d’une perverse narcissique et du système qui lui permet de briser impunément ses collaborateurs et ses fournisseurs au vu et au su de sa hiérarchie, qui regarde ailleurs, c’est-à-dire uniquement le P&L (profit and loss) et le cours de l’action. En lisant ce récit d’une précision clinique, souvent hilarant et parfois poétique, on comprend rapidement que la lente descente aux enfers de Bobette est marquée du sceau du vécu et que l’auteure maîtrise tellement bien chaque détail de la vie dans les Empires matriciels que l’on devine que cette fiction a tout d’un témoignage.

Mais au-delà de Super Power et de sa folie destructrice, le livre démonte les rouages de la violence institutionnelle et quotidienne que connaissent tous les managers vivant dans ces groupes devenus psychotiques, où seuls comptent les chiffres, où les personnes font naufrage silencieusement à l’ombre des pompeuses chartes de valeurs parlant de coopération et de bienveillance. Un monde qui produit des monstres, robots déréglés dont on tolère la folie tant qu’elle reste rentable.

Mais toi ? Que faire face à un pervers narcissique ? Dénoncer ? Illusoire : tout le monde est déjà au courant et détourne courageusement le regard. Résister ? Tu risques d’y laisser ta santé et ton équilibre mental. Un(e) Super Power n’arrête jamais tant que l’autre n’est pas totalement carbonisé, c’est à ce prix qu’il peut maintenir son illusion de toute puissance. Si tu arrives avec la ferme résolution de te confronter à lui, il le sent et devient soudain adorable, attentif, tellement séduisant et flatteur que ta colère elle-même te semble irréelle. Te faire aider ? Bobette voit un psy dealer de Prozac, une coach, une médecin du travail, une avocate…

Mais la violence économique n’a ni morale ni émotions, sa seule mécanique est celle des « Big 5 » : profit, croissance éternelle, performance, conformité et compétition, les cinq valeurs dominantes qui régissent les grands groupes et finissent toujours par gagner la partie.

Alors, que faire ? Hélas, la seule solution raisonnable, c’est la fuite. Certes, ce n’est pas glorieux, mais le sage économise ses combats lorsque le ratio opportunité-méchanceté descend au-dessous de 1. C’est une leçon que l’on apprend souvent dans le sang et la souffrance. Je serais heureux que Bobette et moi puissions te l’épargner.

Actu.fr signe le premier article sur le livre de Paula Marchioni

https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/lecture-nen-fais-pas-une-affaire-personnelle-coup-coeur-semaine_33255952.html

Lecture : « N’en fais pas une affaire personnelle », notre coup de coeur de la semaine

Paula Marchioni -un pseudo- travaillait pour un grand groupe de pub. À 50 ans, elle est mise à l’écart tel un produit périmé. Son histoire dans un récit fort d’actualité

C’est en plein confinement lié à l’épidémie de coronavirus Covid-19 que l’affaire est racontée dans un livre témoignage : Paula Marchioni a été licenciée à 50 ans (jugée périmée ) par un grand groupe de pub l’ayant broyée dans le système du rendement.

Comme elle n’a pas le droit de dévoiler son vrai visage, ni son vrai nom -c’est dans sa clause de licenciement-, elle a décidé de raconter son histoire en écrivant sous un pseudo.

Son récit « N’en fais pas une affaire personnelle » publié, le 2 avril dernier aux éditions Eyrolles, fait l’écho des ravages du capitalisme fou, de la course au profit, du travail qui a perdu son sens.

Cette fiction réaliste, au ton à la fois léger et profond, véritable ascenseur émotionnel, questionne tout notre système de production néo-libéral, et sa déshumanisation.

Comment l’égoïsme de quelques-uns peut-il continuer à se confronter à l’héroïsme des autres en toute impunité ?

« Elle avait tous les pouvoirs, même celui de nous détruire »

Reprendre au pied levé une agence de publicité spécialisée en cosmétique : voici la mission confiée à Bobette ! Elle hérite d’une équipe au bord du burn-out, malmenée par les agissements de son unique cliente, Super Power.

Les créatifs sous pression s’évertuent à cracker la coconut. En vain. Les demandes contradictoires les submergent : une noix de coco puissante, mais pas trop, travaillée par la main de l’homme mais pas trop, toujours plus de plumpy-glowy… Jusqu’où ira l’inflation de l’absurde ? Bobette le découvrira à ses propres dépens. Cette Super Power en roue libre, autorisée à exercer sans limite sa folie toxique, incarne les défaillances profondes d’un système, où la logique du profit sacrifie l’humain.

« N’en fais pas une affaire personnelle », publié dans la nouvelle collection « Behind The Scene » de Eyrolles, est le récit tour à tour réjouissant et sidérant d’une descente aux enfers, qui vient dire toute la violence du monde du travail aujourd’hui.

Dans cet open space de young people, avec lesquels je travaille, il y a des frictions, des tensions, des envies, des souffrances, et ça dure. Cela a démarré bien avant moi, depuis que l’agence est sous le joug de Super Power. Notre cliente.

Coronavirus et monde du travail : les failles du système actuel

Coronavirus : comment un petit virus révèle les failles de tout un système qui depuis des années place la rentabilité et la recherche du profit avant l’humain… Les questions qui sont posées par cette épidémie :

Aura-t-on assez de lits pour soigner tout le monde, après des années de flux tendus au nom de la rentabilité ?

Au-delà de l’urgence de la crise sanitaire qu’il faut gérer, c’est bien notre « business model » et les fondamentaux de notre société néo-libérale et globalisée qui sont profondément questionnés. Nous sommes confinés, parce que le système atteint ses limites. 

Aujourd’hui, la crise du Coronavirus en révélant, entre autres, la fragilité de notre système de soin nous interroge sur notre fragilité tout court. Ce sont les failles de tout notre système économique néo libéral qui sont mises à nu. Peut-on légitimement continuer à ériger le profit et la rentabilité comme seule loi au détriment de l’humain, de la vie, de la nature ?

De multiples vertus

Cet arrêt de travail forcé et collectif peut avoir de multiples vertus. Se confiner peut être l’occasion de repenser notre rapport au travail, son sens : Peut-on tout sacrifier au nom du profit, en commençant par l’humain ? C’est aussi la question qui est naturellement posée à la lecture de ce roman d’entreprise, une véritable descente aux enfers que la course à la rentabilité et à la culture du chiffre impose à l’héroïne « Bobette ».

Au nom du profit, personne ne sera épargné, et ce malgré « l’enfumage » des beaux discours de l’entreprise sur la bienveillance et la QVT : qualité de vie au travail.

OPERATION CORONAVIRUS : LE roman piquant de Paula Marchioni, indispensable !

Balustrade Coronavirus, écrivains critiquant la société actuelle

Paula Marchioni, auteure du roman « N’EN FAIS PAS UNE AFFAIRE PERSONNELLE »

Aujourd’hui, la crise du Coronavirus en révélant, entre autres, la fragilité de notre système de soin nous interroge sur notre fragilité tout courtCe sont les failles de tout notre système économique néo libéral qui sont mises à nu. Peut-on légitimement continuer à ériger le profit et la rentabilité comme seule loi au détriment de l’humain, de la vie, de la nature ? Cet arrêt de travail forcé et collectif peut avoir de multiples vertus. Se confiner peut être l’occasion de repenser notre rapport au travail, son sens : Peut-on tout sacrifier au nom du profit, en commençant par l’humain ? C’est aussi la question qui est naturellement posée à la lecture de ce roman d’entreprise, une véritable descente aux enfers que la course à la rentabilité et à la culture du chiffre impose à l’héroïne « Bobette », dirigeante d’une agence de publicité, confrontée à la folie de sa cliente toute puissante « Super Power ». Lire la suite en cliquant ICI https://guilaine-depis.com/nen-fais-pas-une-affaire-personnelle-un-roman-de-paula-marchioni-parution-le-2-avril-2020-chez-eyrolles/

N’en fais pas une affaire personnelle, de Paula Marchioni.

Un roman à lire en ce moment, à l’heure où l’on s’apprête à amorcer le déconfinement.

En effet se posent de nombreuses questions sur la place de l’humain au travail, qu’est-ce qui va changer ? Qu’est-ce qui DOIT changer ?

Certes, il n’existe pas une vérité, et la crise actuelle nous a montré l’imprévisibilité qui gouverne nos vies plus que nous voudrions.

Une chose émerge néanmoins : Non, on ne peut pas tout contrôler avec les chiffres, on ne peut réduire l’entreprise juste à un lieu de production de profit et de gestion.

C’est vrai pour un hôpital, mais pas que… L’importance de l’humain, la confiance, le dévouement, le soin de l’autre, tout ceci montre la voie de la résilience. Nous en avons eu la démonstration.

Après cette phase de « conscientisation » espérons que des actes suivront, pour un management plus courageux, moins « comptable », plus humain sur le terrain et pas que dans les discours. Une révolution qui doit se faire dans l’intérêt de tous et de chacun, pour une reprise économique sur des bases plus justes et durables.

C’est aussi le message de fond que nous délivre ce roman d’actualité, qui narre les violences invisibles du monde du travail, drivé par la rentabilité et le chiffre. Paula Marchioni

Benjamin Blanchard consacre une formidable émission à « N’en fais pas une affaire personnelle »

Benjamin blanchard reçoit :

  • Henri Adam de Villiers, maître de chapelle à la Schola Sainte Cécile à Saint-Eugène et à l’église russe de la très sainte Trinité de Paris
  • Paula Marchioni, écrivain
  • Arthur Lanternier, chef de mission de SOS Chrétiens d’Orient au Liban

Thèmes : « A la découverte des Églises d’Orient (Épisode 34) : L’Église grecque (5ème partie) ; Dans les coulisses du monde des grandes entreprises ; SOS Chrétiens d’Orient face au covid-19 au Liban »

Réécoutez l’émission : https://www.radiocourtoisie.fr/2020/04/18/libre-journal-de-la-plus-grande-france-du-18-avril-2020-a-la-decouverte-des-eglises-dorient-episode-34-leglise-grecque-5eme-partie-dans-les-coulisses-du-monde-des-grandes-entrep/

Référence :

Paula Marchioni, N’en fais pas une affaire personnelle, Editions Eyrolles.

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« N’EN FAIS PAS UNE AFFAIRE PERSONNELLE » un roman de Paula MARCHIONI (parution le 2 avril 2020 chez Eyrolles)

SOUS LES FEUX DE L’ACTUALITE CORONAVIRUS, (parution d’un roman le 2 avril 2020) :

« N’EN FAIS PAS UNE AFFAIRE PERSONNELLE »

un roman de Paula MARCHIONI, inaugure la nouvelle collection de Eyrolles BEHIND THE SCENE 

Pour le recevoir en service de presse / interviewer l’auteure : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Coronavirus : comment un petit virus révèle les failles de tout un système qui depuis des années place la rentabilité et la recherche du profit avant l’humain…

Les questions qui sont posées par cette épidémie :

  • Aura-t-on assez de lits pour soigner tout le monde, après des années de flux tendus au nom de la rentabilité ?

Au-delà de l’urgence de la crise sanitaire qu’il faut gérer, c’est bien notre « business model » et les fondamentaux de notre société néo-libérale et globalisée qui sont profondément questionnés. Nous sommes confinés, parce que le système atteint ses limites.

Aujourd’hui, la crise du Coronavirus en révélant, entre autres, la fragilité de notre système de soin nous interroge sur notre fragilité tout court.

Ce sont les failles de tout notre système économique néo libéral qui sont mises à nu.

Peut-on légitimement continuer à ériger le profit et la rentabilité comme seule loi au détriment de l’humain, de la vie, de la nature ?

Cet arrêt de travail forcé et collectif peut avoir de multiples vertus. Se confiner peut être l’occasion de repenser notre rapport au travail, son sens : Peut-on tout sacrifier au nom du profit, en commençant par l’humain ?

C’est aussi la question qui est naturellement posée à la lecture de ce roman d’entreprise, une véritable descente aux enfers que la course à la rentabilité et à la culture du chiffre impose à l’héroïne « Bobette », dirigeante d’une agence de publicité, confrontée à la folie de sa cliente toute puissante « Super Power ».

Au nom du profit, personne ne sera épargné, et ce malgré « l’enfumage » des beaux discours de l’entreprise sur la bienveillance et la QVT. (qualité de vie au travail)

Cette fiction réaliste, au ton à la fois léger et profond, véritable ascenseur émotionnel, questionne tout notre système de production néo-libéral, et sa déshumanisation.

Comment l’égoïsme de quelques-uns peut-il continuer à se confronter à l’héroïsme des autres en toute impunité ?

La nouvelle collection Behind The Scene de Eyrolles porte un regard sans concession sur le monde du travail aujourd’hui. Elle interroge sa violence et sa perversité, et les possibilités humaines d’y faire face. – 316 pages – 16€ – En librairie le 2 avril 2020

 

« Elle avait tous les pouvoirs, même celui de nous détruire »

Une histoire féroce dans les coulisses du monde de l’entreprise

L’HISTOIRE : Reprendre au pied levé une agence de publicité spé- cialisée en cosmétique : voici la mission confiée à Bobette ! Elle hérite d’une équipe au bord du burn-out, malmenée par les agissements de son unique cliente, Super Power. Les créatifs sous pression s’évertuent à cracker la coconut. En vain. Les demandes contradic- toires les submergent : une noix de coco puissante, mais pas trop, travaillée par la main de l’homme mais pas trop, toujours plus de plumpy-glowy… Jusqu’où ira l’inflation de l’absurde ? Bobette le découvrira à ses propres dépens.

Cette Super Power en roue libre, autorisée à exercer sans limite sa folie toxique, incarne les défaillances profondes d’un système, où la logique du profit sacrifie l’humain. N’en fais pas une affaire personnelle est le récit tour à tour réjouissant et sidérant d’une descente aux enfers, qui vient dire toute la violence du monde du travail aujourd’hui.

Dans cet open space de young people,
avec lesquels je travaille, il y a des frictions,
des tensions, des envies, des souffrances, et ça dure. Cela a démarré bien avant moi, depuis que l’agence est sous le joug de Super Power. Notre cliente.

extrait : https://fr.calameo.com/read/00532236286779795ce79

Présentation Powerpoint : Prezcontexte roman(1)