Guillaume Millo, expert en transition énergétique, nouveau chroniqueur de Radio Notre Dame

Les chiffres de la délinquance dans les transports en commun

20.09.22

Réécouter l’émission avec Louis Daufresne et Guillaume Millo ici

Les chiffres de la délinquance dans les transports en commun

Un jour, une info  07h07

Et les bonnes idées pour associer écologie et énergie avec Guillaume Millo, président de la fondation Rehearth. Auteur de Comment réhabiliter votre bien immobilier (Afnil)

Guillaume Millo, invité de « Grand Témoin » de Louis Daufresne

Le 11 juillet 2022, Guillaume MILLO, assistant maître d’ouvrage, expert en réhabilitation, président de la fondation Rehearth, a été l’invité de l’émission « Grand Témoin » de Louis Daufresne sur Radio Notre Dame

Guillaume Millo choisi par Planète Réussite pour témoigner de son expérience d’entrepreneur

Guillaume Millo donne une conférence sur l’organisation pour vous aider à être plus efficace

le « TELESOMMET EFFICACITE PERSONNELLE ET PKM » est officiellement ouvert !

Nous y abordons le PKM (Personal Knowledge Management) la gestion des données personnelles, des connaissances personnelles sous différents angles : la personne apprenante, les enjeux actuels, les outils et approches, la pensée visuelle, les logiciels ….
19 conférences, 19 façons d’aborder le PKM.

Le PKM est un méta softskill méconnu !

Brigitte Roujol, moi-même en est l’organisatrice.

https://www.planete-reussite.com/telesommet-efficacite-personnelle-et-pkm?sa=sa0039143687c71bacfb4844df02384a3a740ce574

#intelligencecollective #information #mindmapping #pkm #apprendre #apprentissage #productivité #efficacité #entrepreneur

Emission de Marie-Ange de Montesquieu sur Radio Notre Dame avec Guillaume Millo

Emission de Marie-Ange de Montesquieu sur Radio Notre Dame avec Guillaume Millo

Thème : Pourquoi ne pas se poser la question des filières artisanales ?

Réécouter l’émission : 

https://radionotredame.net/emissions/enquetedesens/25-05-2022/

Laurence Decréau déléguée générale du festival des vocations qui vise à réenchanter le travail par le talent. Elle a publié « L’élégance de la clef de 12 » (Lemieux) et « Tempête sur les représentations du travail » (Presses des mines)
Guillaume Millo, entrepreneur du bâtiment et auteur de « Comment réhabiliter votre bien immobilier » (rehearth)
Marie-Laure Deschamp, coach en développement personnel et professionnel. Elle publie « J’ai pas bac+5, et alors ? » (Librinova)

L’entrepreneur Guillaume Millo dans L’Hebdo Bourse Plus

La vie de l’immobilier

Propos recueillis de Yannick URRIEN

Quelques conseils pour bien réhabiliter son bien immobilier.

Guillaume Millo : « Il ne faut plus avoir une vision à court terme, mais il faut développer une vision au-delà de sa propre existence. »

Guillaume Millo est issu de l’École Supérieure des Ingénieurs des travaux de la construction de Caen, dont il est sorti major de l’option Bâtiment en 2002. Tour à tour ingénieur, chef de projet (Cari Méditerranée), il est devenu directeur de grands projets (Fayat Bâtiment – Provence) puis directeur d’agence (Fayat Bâtiment – Var) et expert en réhabilitations exceptionnelles (président de Infinity-M). Il est le fondateur de Rehearth. Guillaume Millo vient de publier un livre intitulé « Réhabiliter son bien immobilier comme un pharaon contemporain », qui s’adresse aux investisseurs institutionnels, aux promoteurs privés, aux bailleurs ou fonds d’investissement dans l’immobilier, mais aussi à toute personne qui souhaite se lancer dans une réhabilitation.

L’Hebdo-Bourseplus : La problématique de la réhabilitation d’un bien immobilier va se poser de plus en plus, notamment en raison des contraintes inhérentes à la loi Climat. Vous estimez que tous les investisseurs doivent avoir la culture d’un maître d’ouvrage et que ce n’est finalement pas si compliqué…

Guillaume Millo : Exactement. N’importe qui peut revêtir l’habit ou la fonction de maître d’ouvrage, encore faut-il avoir une vue d’ensemble et une connaissance du processus pour savoir les différentes étapes dans le choix des partenaires. C’est ce qui, généralement, freine le maître d’ouvrage qui n’a pas l’expérience des opérations de construction. Actuellement, notamment avec la loi Climat, la réhabilitation devient nécessaire. Il faut savoir que le béton et l’acier sont responsables de 10 % des gaz à effet de serre et l’on s’aperçoit très rapidement que réhabiliter un bâtiment permet de récupérer une structure existante. Donc, on consomme moins de ressources que si l’on construisait du neuf. Il y a surtout la notion de transmission d’une valeur patrimoniale : on prend le cadeau de nos anciens, on participe à sa modernisation et l’on transmet aux générations futures un bien réhabilité.

Pourtant, on parle beaucoup de l’explosion du coût des matières premières…

J’ai fait cet exercice avec une entreprise de travaux et l’on s’est aperçu qu’entre 2019 et 2022, le coût de construction a augmenté de 20 %. La nouvelle réglementation énergétique contribue aussi à augmenter le coût des constructions, parce que nous avons des matériaux plus écologiques et plus vertueux. On a beaucoup d’énergies renouvelables et cela contribue également à augmenter le coût des constructions.

Quels sont les pièges dans lesquels les propriétaires tombent plus souvent ?

C’est souvent le fait de donner les clés de l’opération directement à un architecte. Cela n’enlève en rien les compétences de l’architecte mais, par méconnaissance du processus, on laisse l’architecte tout faire, alors qu’il va avoir une vision un peu décalée du bâtiment par rapport aux besoins réels du maître d’ouvrage. L’architecte ne va pas se placer dans l’utilisation quotidienne du bâtiment. Il est nécessaire de développer une vision humaine, une vision d’éternité, il est nécessaire de retrouver l’esprit des anciens bâtisseurs. Il ne faut plus avoir une vision à court terme, mais il faut développer une vision au-delà de sa propre existence et sortir de cette idée de marchand de biens. Donc, il y a une vision du bien qui est propre au maître d’ouvrage. Ensuite, il faut partager cette vision avec l’architecte qui va produire un travail de création par rapport à ce besoin qui est émis par un maître d’ouvrage. La première étape n’est pas de trouver un architecte, mais de développer une vision et de partager ce besoin avec l’architecte qui va développer le travail de création.

La multiplication des lois et des textes réglementaires peut-elle effrayer les investisseurs ?

On est dans un monde qui se complexifie. C’est vrai, on risque de réserver le marché de l’investissement immobilier à une élite. C’est pour cela que j’ai voulu vulgariser le processus de réhabilitation en créant une méthode de pilotage, car ce n’est pas très compliqué. C’est accessible à tous et il suffit de piloter des gens qui ont une compétence technique. Ce sont les architectes qui sont sous la contrainte des réglementations pour concevoir des projets qui soient conformes aux réglementations et aux évolutions futures.

Concrètement, comment procéder ?

D’abord, il faut avoir une vision et se dire pourquoi on veut réhabiliter : est-ce pour une simple opération de marchand de biens ? Est-ce pour louer le bien ? Est-ce pour y vivre ? Est-ce pour transmettre le bien aux générations suivantes ? Il faut avoir un diagnostic précis du bien. Pour cela, on fait appel à des bureaux spécialisés pour avoir une photographie de l’état du bien. Ensuite, on développe une faisabilité, notamment sur le coût des travaux et leur durée. Puis on rédige un cahier des charges qui permet de désigner un architecte qui sera en charge de concevoir le bien. Avant de faire la demande d’autorisation de construire, on vérifie avec les artisans que le coût soit compatible avec le budget, pour évacuer très vite le problème financier. Enfin, on fait toutes les déclarations préalables. Mais, ce qui est le plus important, c’est la vision que l’on veut avoir de son bien.

Que pensez-vous de ces sociétés qui prennent en charge tous les travaux moyennant une commission ?

Dans ces métiers, il faut faire une différence entre l’assistance déléguée à maîtrise d’ouvrage et l’assistance à maître d’ouvrage, qui n’est pas déléguée, mais qui sert de conseil. L’assistant va accompagner l’investisseur dans tout le processus, mais l’investisseur a toujours la dernière décision. L’assistant sert simplement à aiguiller l’investisseur dans tout le processus, parce qu’il a une bonne connaissance du métier, pour éviter de tomber dans certains pièges. Je préfère cette deuxième méthode, parce que j’aime bien que le maître d’ouvrage reste propriétaire de son projet et qu’il endosse cette responsabilité. Se faire accompagner par un assistant maître d’ouvrage, cela a vraiment un sens.

Guillaume Millo interviewé par Yannick Urrien

Guillaume Millo : « Il ne faut plus avoir une vision à court terme, mais il faut développer une vision au-delà de sa propre existence. »

L’invité de Yannick Urrien du jeudi 19 mai 2022

Réécouter l’émission 

Guillaume Millo est issu de l’École Supérieure des Ingénieurs des travaux de la construction de Caen, dont il est sorti major de l’option Bâtiment en 2002. Tour à tour ingénieur, chef de projet (Cari Méditerranée), il est devenu directeur de grands projets (Fayat Bâtiment – Provence) puis directeur d’agence (Fayat Bâtiment – Var) et expert en réhabilitations exceptionnelles (président de Infinity-M). Il est le fondateur de Rehearth. Guillaume Millo vient de publier un livre intitulé « Réhabiliter son bien immobilier comme un pharaon contemporain », qui s’adresse aux investisseurs institutionnels, aux promoteurs privés, aux bailleurs ou fonds d’investissement dans l’immobilier, mais aussi à toute personne qui souhaite se lancer dans une réhabilitation.

Texte de Guillaume Millo dans la revue DIALOGUE FRANCE-CHINE

Une clé pour relever le défi de la crise climatique !

La COP 26 vient de se terminer. Une nouvelle fois, l’humanité doit affronter une multitude de défis pour limiter la hausse des températures et protéger la biodiversité de notre planète.

Parmi les secteurs jouant un rôle clé dans la crise du réchauffement climatique, la construction est au premier plan. De nos jours, 10 % des rejets de gaz à effet de serre sont directement liés à la fabrication du béton et de l’acier, principaux matériaux utilisés pour la construction neuve.

En 2021, nous sommes 7,8 milliards d’êtres humains sur terre et certaines prévisions annoncent que nous atteindrons un pic de 11 milliards à l’horizon 2060. La pression sur les besoins en logements, en infrastructures et en énergie va s’accroître de façon exponentielle dans les prochaines décennies. Notre génération de constructeurs doit donc créer des ruptures technologiques dans les filières de fabrication des matériaux de construction et dans la manière de bâtir.

Je porte un regard différent sur la situation.

Je poursuis la mission de promouvoir la réhabilitation de bâtiments pour protéger les ressources de la planète, tout en transmettant le patrimoine mondial aux générations futures.

La réhabilitation des bâtiments : deux enjeux majeurs

  1. J’ai pris conscience que la réhabilitation avait un rôle à jouer dans le défi immense qu’est la crise du réchauffement climatique. L’humanité a fondé l’économie de notre civilisation sur une logique d’extraction des ressources de la planète. Nous créons des biens et de l’énergie indispensables au fonctionnement de nos sociétés. Aujourd’hui, il est reconnu que cette activité globale augmente progressivement les températures à la surface de notre terre. Par exemple, sur la durée de vie totale d’un bâtiment neuf, 70 % des gaz à effet de serre sont rejetés au moment de la construction. La réhabilitation est donc plus vertueuse. Nous utilisons un ouvrage déjà existant. Nous limitons l’impact pour la planète. Nous passons d’une logique d’extraction des ressources à une logique de recyclage.
  2. En réhabilitant un bien immobilier, nous accueillons dans le présent le cadeau des anciens. Nous œuvrons au rétablissement de ce patrimoine et nous le projetons dans un avenir enthousiasmant. Nous devenons des passeurs de temps. Ma conviction est que cette pratique joue un rôle social important, car elle est un trait d’union reliant les générations passées et futures. Détruire un bâtiment existant pour en construire un neuf, alors que le bâti peut être rénové, c’est effacer un bout de notre histoire. Bien entendu, nous sommes obligés de construire du neuf. La pression démographique et le besoin de développer nos territoires nous conduisent à ériger de nouvelles infrastructures et de nouveaux quartiers. Mais, dès que nous le pouvons, privilégier la réhabilitation à la construction neuve s’avère une pratique socialement responsable.

En France, il existe aux alentours de 35 millions de logements, dont 7 millions de passoires thermiques. Lorsque nous savons que la construction neuve ne renouvelle que 1 % de ce parc immobilier chaque année, nous comprenons à quel point la réhabilitation de bâtiments est un levier de développement extraordinaire. Elle permet en plus d’améliorer les capacités énergétiques des constructions existantes.

En 2021, j’ai décidé de créer la marque Rehearth. Elle regroupe l’ensemble des produits et services qui aident les porteurs de projet de réhabilitation à concrétiser leur vision. Le but de la marque est de développer une communauté de personnes qui pense et agit différemment. Des êtres humains désireux de protéger la planète, tout en contribuant à transmettre le patrimoine aux générations futures.

Nous sommes un cabinet d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de conseils. Nous accompagnons les décideurs, les donneurs d’ordres, ceux que nous appelons couramment, en France, les maîtres d’ouvrage, de la phase conception à la réception clé en main de leur réhabilitation de bâtiments.

J’ai également écrit un livre intitulé Comment réhabiliter votre bien immobilier, à destination des investisseurs institutionnels, promoteurs privés, bailleurs, fonds d’investissement dans l’immobilier, ou propriétaires de patrimoine. Le lecteur apprend à développer sa vision et à bâtir son projet, pour réussir la réhabilitation de son patrimoine avec un haut standard d’excellence. Il découvre comment recruter, piloter et manager ses partenaires, qu’ils soient architecte, bureau d’études ou entreprise, pour déléguer, tout en maîtrisant la partie opérationnelle.

Je transmets également cette idée selon laquelle l’humanité doit retrouver l’esprit des anciens bâtisseurs. Ces êtres humains qui ont construit les pyramides en Égypte ou les cathédrales en Europe ont relevé des défis technologiques immenses pour leur époque. Ils étaient animés par ce que j’appelle une vision d’éternité. Une vision au-delà de leur propre existence. Ils recherchaient la postérité pour adresser une intention aux générations futures. J’estime que cet état d’esprit et ce mode de pensée sont indispensables à la survie de l’humanité face aux enjeux climatiques. Il ne s’agit pas de refaire ce qui a déjà été fait, mais plutôt de retrouver cette mentalité pour relever les défis de notre temps. Construire le monde de demain avec une vision d’éternité…

Je rêve d’un monde plus responsable et plus conscient des enjeux de notre époque. Je rêve de transmettre à mes enfants et à tous les enfants de notre planète cette idée de prendre appui sur l’héritage de nos anciens, pour nous propulser vers un avenir exaltant. Un futur où le mot environnement n’est plus synonyme de crise et d’anxiété, mais de sécurité et d’harmonie.

Guillaume MILLO

www.rehearth.com