Exposition « Socotra, des dragonniers et des hommes » (Paris 6ème) et trois soirées événements du 5 au 14 juin 2024

L’exposition « Socotra, des dragonniers et des hommes » (photographies de Benoit Palusinski, textes de Cécile Palusinski) aura lieu du 5 au 14 juin 2024 au coeur de Saint-Germain des Prés, à l’Hôtel La Louisiane (tous les jours de 17h à 20h) 60 rue de Seine 75006 Paris.

Vernissage mercredi 5 juin à 19h

Rencontre Biodiversité samedi 8 juin à 16h avec Leli Anvar à 18h « L’arbre de vie en littérature persane », Charles Cohen, forestier à Paris après avoir exercé ce métier méconnu dans le nord de la Colombie britannique, Françoise Cadol (podcast « Le frisson des arbres »)

Soirée Poésie mercredi 12 juin à 19h avec Eric Poindron, Sapho, Charlotte Saliou, Prince Roro…

Inscriptions obligatoires pour les 3 événements par sms 06 84 36 31 85

Contact presse : guilaine_depis@yahoo.com 

 

La prestigieuse revue « Souffle inédit » fait la part belle à Socotra

« Socotra: Des Dragonniers et des Hommes »

«Socotra: Des Dragonniers et des Hommes » – Un appel vibrant à la préservation d’un trésor naturel unique

Par Yves-Alexandre JULIEN

«Socotra: Des Dragonniers et des Hommes » «Socotra: Des Dragonniers et des Hommes »

En explorant l’île mystique de Socotra à travers l’objectif captivant de Benoît Palusinski et les mots poétiques de Cécile Palusinski on est au cœur de l’enchantement. Dans “Socotra, des Dragonniers et des Hommes,” la symbiose entre art photographique, poésie et la nature singulière immortalisée résonne comme une ode à la préservation de notre planète. Comme le souligne Rachel Carson dans “Silent Spring,” la connexion entre l’art et l’environnement offre une voie puissante pour sensibiliser et agir.

«Socotra: Des Dragonniers et des Hommes »

“Socotra, des Dragonniers et des Hommes,” invite à un voyage visuel qui transcende les frontières de l’art photographique, nous remémorant la sagesse d’écrivains et de chercheurs éminents qui ont exploré la relation complexe entre l’homme et la nature.

Une relation profonde entre les arbres et leur environnement.

Au cœur de Socotra, l’icône emblématique du dragonnier, surnommé “l’arbre au sang de dragon,” attire notre attention, rappelant les écrits de Richard Powers dans “The Overstory.” Powers explore la relation profonde entre les arbres et leur environnement, une relation mise en lumière par les photographies saisissantes de Benoît Palusinski. Ces clichés en noir et blanc, véritables témoignages du mystère de Socotra, s’inscrivent dans une tradition visuelle qui transcende le simple documentaire pour atteindre une dimension artistique, une esthétique soulignée par Robert Macfarlane dans “Underland.”

«Socotra: Des Dragonniers et des Hommes »

Aldo Leopold, dans son œuvre pionnière “A Sand County Almanac,” souligne l’équilibre délicat entre l’homme et son environnement. C’est cette harmonie fragile qui trouve une résonance profonde dans les majestueux dragonniers de Socotra, des arbres millénaires qui portent en eux l’histoire silencieuse de cette île océanique.

Un fil d’Ariane entre l’image, le mouvement des lieux et la littérature 

L’introduction de Mohammed Jumeh, établit un pont entre le temps figé de l’image et le mouvement constant de l’endroit. Les mots de Jumeh, énoncés dans la lignée de poètes et écrivains visionnaires, tels que Kafka, Picasso, et Holderlin, nous guident vers une compréhension plus profonde de la quête artistique qui anime les créateurs de “Socotra, des Dragonniers et des Hommes.”

«Socotra: Des Dragonniers et des Hommes »

Nous nous retrouvons face à la question fondamentale posée par Jumeh : “Pourquoi prenons-nous des photos ? Pourquoi écrivons-nous ?” Ces interrogations, héritières d’une longue tradition poétique, trouvent des échos dans la nature unique de Socotra, à l’instar des réflexions de Michael Pollan dans “The Botany of Desire.”

«Socotra: Des Dragonniers et des Hommes »

La vérité des images et des mots 

Dans ce voyage littéraire et artistique, Socotra n’est pas simplement un lieu géographique, mais un espace mythique où les mots et les images convergent pour révéler une vérité plus profonde. Les références à des chercheurs tels que Dr. Suzanne Simard et Peter Wohlleben, connus pour leurs travaux sur la communication entre les arbres, ajoutent une dimension scientifique à cette exploration.

La fragilité des dragonniers et la lutte pour la biodiversité

Les dragonniers de Socotra, joyaux millénaires, incarnent la fragilité de notre environnement. Des experts tels que Aldo Leopold, dans “A Sand County Almanac,” mettent en lumière l’urgence de protéger ces trésors naturels. Les tempêtes dévastatrices et la menace des chèvres, évoquées par des écrivains comme Terry Tempest Williams dans “Refuge,” reflètent les défis modernes de la préservation écologique.

Au cœur de Socotra, les majestueuses montagnes et l’emblématique dragonnier, surnommé “l’arbre au sang de dragon,” attirent l’attention. Cependant, la rareté de ces arbres et la menace sur la biodiversité insulaire sont des préoccupations croissantes. Comme le décrit l’auteur Richard Powers dans “The Overstory,” la relation entre les arbres et leur environnement est complexe, et l’impact des changements climatiques se fait ressentir de manière dramatique sur des espèces uniques telles que le dragonnier. La diminution alarmante de certaines espèces est notable, particulièrement les arbres à encens, réduits de 78 % entre 1956 et 2017. Des auteurs engagés dans la préservation de la nature, tels que Robin Wall Kimmerer avec “Braiding Sweetgrass,” mettent en lumière la nécessité cruciale de préserver ces écosystèmes fragiles menacés par des forces humaines et naturelles.

Les menaces qui pèsent sur le dragonnier de Socotra sont multiples, des cyclones aux chèvres en surpopulation. L’intensification des cyclones, attribuée aux changements climatiques, reflète les défis mondiaux discutés par Bill McKibben dans “The End of Nature.” Les chèvres, dévastatrices pour les jeunes arbres, rappellent les dilemmes de la coexistence humaine et animale explorés par Diane Ackerman dans “The Zookeeper’s Wife.” Alors que la coupe d’arbres est interdite, le constat de bateaux remplis de bois souligne la nécessité d’une action concertée. Des initiatives de reforestation résonnent avec l’espoir de sauvegarde décrit par Wangari Maathai dans “Unbowed,” soulignant l’importance de replanter et de protéger ces trésors végétaux en danger.

Comme l’évoque Terry Tempest Williams dans “Refuge,” les défis modernes de la préservation écologique sont semblables aux protagonistes de récits écologiques contemporains et résonnent avec l’appel à l’action de Rachel Carson dans “Silent Spring.”

Art et recherche agronomique

Au-delà de son impact artistique, “Socotra, des Dragonniers et des Hommes” sert de passerelle entre l’art et la recherche agronomique, notamment en mettant en lumière la rareté des dragonniers de Socotra. Ces arbres, endémiques à l’île, sont devenus des trésors botaniques rares menacés par des facteurs environnementaux. Dans son ouvrage “The Hidden Life of Trees,” l’auteur Peter Wohlleben explore la vie sociale des arbres, rappelant ainsi la complexité et l’importance de ces êtres vivants. Les travaux de spécialistes comme Dr. Suzanne Simard, dont les recherches révèlent les réseaux souterrains de communication entre les arbres, soulignent l’importance de protéger des espèces uniques comme les dragonniers de Socotra. C’est une invitation à réfléchir, à l’image de Michael Pollan dans “The Botany of Desire,” sur la relation profonde et interdépendante entre l’homme et la nature, évoquant ainsi la nécessité de préserver ces trésors botaniques pour les générations futures.

Engagement environnemental

Les éditions Melrakki s’associent à l’association Dragon Blood Tree, reversant une partie des bénéfices pour protéger les dragonniers. Cette initiative unique contribue à la préservation du patrimoine naturel et culturel de Socotra, soulignant la responsabilité sociale des artistes envers l’environnement, un thème central dans “The Sixth Extinction” d’Elizabeth Kolbert.

Noir et Blanc, le véhicule d’une poésie revendicative

Le choix du noir et blanc, allié à la poésie de Cécile Palusinski, revendique un message puissant. Cette esthétique souligne le mystère de Socotra, capturant l’essence de la lutte quotidienne pour préserver un héritage millénaire face aux défis modernes, à la manière de Robert Macfarlane dans “Underland.”

Strasbourg capitale mondiale du livre UNESCO

C’est le 23 avril que Strasbourg  deviendra officiellement la Capitale mondiale du livre Unesco 2024, pour un an.
Les festivités seront lancées avec « Le Printemps de la Grande Lecture », premier chapitre d’un programme qui en égrènera cinq jusqu’en 2025. L’édition de ce livre pourrait être présenté avec une exposition des photographies à l’occasion de Strasbourg capitale mondiale du livre UNESCO.

Socotra fait partie de la sélection biennale du World Monuments Fund 2022 de 25 des sites patrimoniaux et menacés les plus importants au monde nécessitant une attention immédiate. Elle est aussi inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco pour le caractère exceptionnel de sa biodiversité et son taux d’endémisme

Cette reconnaissance mondiale contribue à sensibiliser davantage aux enjeux environnementaux de l’île, un thème exploré par E.O. Wilson dans “The Diversity of Life” et son appel à la préservation des écosystèmes uniques.

L’ile de Socotra : un trésor en péril

Au large du Yémen, l’île de Socotra se dresse comme un joyau de biodiversité, qualifiée de “Galápagos de l’océan Indien” par l’UNESCO. Cependant, « Socotra , des dragonniers et des hommes » alerte intrinsèquement sur les menaces qui pèsent sur ce trésor naturel unique au monde. La rareté des espèces, telles que les arbres au sang de dragon, évoqués dans cet ouvrage artistique, est mise en exergue. Comme l’écrivait Rachel Carson dans “Silent Spring,” les écosystèmes fragiles comme celui de Socotra sont vulnérables aux impacts des changements climatiques et de l’urbanisation incontrôlée.

L’appel à l’action: le destin incertain de Socotra

Socotra bénéficie d’un écosystème exceptionnel, mais aussi d’une vulnérabilité face à des menaces croissantes. Fondamentalement est-il trop tard pour sauver Socotra ? Cette question est un appel à l’action urgent. Des parallèles peuvent être tirés avec l’œuvre “The Sixth Extinction” d’Elizabeth Kolbert, qui explore les conséquences dévastatrices des activités humaines sur la biodiversité. Comme le démontre cet ouvrage photographique, il est crucial de sensibiliser et d’agir rapidement pour préserver Socotra, un trésor de la nature qui pourrait être perdu à jamais si des mesures significatives ne sont pas prises.

“Socotra, des Dragonniers et des Hommes” transcende le simple album photographique. Benoît et Cécile Palusinski nous guident à travers un voyage visuel et poétique, éveillant notre conscience environnementale. C’est un appel à l’action, une célébration de la nature et une contribution significative à la préservation de ce précieux héritage.

« Un livre à offrir pour la planète » : Socotra de Cécile et Benoit Palusinski

Socotra, des dragonniers et des hommes

Socotra est un archipel du golfe d’Aden, au large de la Somalie et du Yémen. « En raison de sa biodiversité et de la présence de quelque 700 espèces uniques au monde, elle est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco au sein de l’archipel de Socotra et a été déclarée réserve de biosphère en 2003 par l’Unesco », écrivent les Wikipèdes. Alexandre (le Grand) y serait passé avant la marine soviétique, et ses habitants, outre force serpents, gros lézards et tortues, seraient composés de métis de Grecs, d’Arabes et d’Indiens.

L’île est un joyau de la biodiversité végétale et animale, voire humaine. Plus de 700 espèces endémiques dont 37 % de plantes qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur la planète. Dont les fameux dragonniers – qui sont des arbres – élagués par les cyclones violents dus aux perturbations du climat, asséchés par le réchauffement, abattus pour servir de chauffage à ses quelques 43 000 habitants en raison de l’envol du prix du gaz dû à la guerre sale de Poutine, et dévorés par les dents voraces des chèvres. Son houppier en forme de parasol dense recouvre une sève rouge comme le sang d’un dragon, d’où son nom.

Certains des quelques 28 000 arbres de la dernière forêt de dragonniers sur les plateaux montagneux de Dixam ont près de mille ans. Draceana cinnabari est classé comme « vulnérable » sur la Liste rouge des espèces menacées,

Benoît met en images ces arbres majestueux dans un somptueux noir et blanc dramatique – brumes sur les arbres et dents éclatantes des enfants -, tandis que Cécile évoque les liens de l’homme et des arbres dans de très courts poèmes délicats. Car il faut « vivre poétiquement le monde », rappelle Hölderlin selon l’un des préfaciers Vincent Munier.

Un livre à offrir pour la planète, à la fête de la Naissance millénaire, reprise en Noël chez les chrétiens.

Les droits d’auteur du livre seront reversés à l’association Socotra dragon blood tree, mobilisée pour la protection du dragonnier.

Socotra, des dragonniers et des hommes, photos Benoît Palunsinski, textes Cécile Palunsinski, introduction de Mohammed Jumeh, ambassadeur du Yémen auprès de l’Unesco, édition en français, anglais et arabe Melrakki 2023 – avec le soutien de la Région Bourgogne-Franche Comté, 150 pages, €42,00

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com