Le Drame de la schizophrénie –  un essai de Carole BUCKINGHAM enfin traduit en français

Vient de paraître en mai 2021 :

La Boite de Pandore – Le Drame de la schizophrénie – une expérience personnelle de la schizophrénie – 

un essai de Carole BUCKINGHAM,

enfin traduit en français par Stéphane Normand

Pour le recevoir, interviewer l’auteure : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

La maladie mentale est un mystère obscur qui demande à être démystifié, et j’espère que le récit de mon expérience de la dépression schizophrénique mènera à un changement d’approche, de soins et de traitements des personnes en souffrance psychique. Les patients schizophrènes ne sont pas tous imprévisibles et dangereux. Avec des soins appropriés, ils peuvent tout à fait mener des existences stables et pleines de sens au milieu de groupes humains. Nous ne sommes absolument pas des personnalités de type Jekyll/Hyde.

Ce livre offre un aperçu de la réalité de cette pathologie. En choisissant d’en parler de manière libre et dédramatisée, j’espère qu’il sera une source d’inspiration pour d’autres personnes souffrant de troubles mentaux. Les récits d’expériences individuelles vont plus loin dans ce sujet que les ouvrages généraux de médecine car ils ne fournissent pas seulement des informations et des connaissances mais également la chance de pouvoir regarder les choses de l’intérieur. Connaître et reconnaître la maladie : tel est le cheminement par lequel j’ai appris à faire face à cette pathologie dévastatrice. La maladie mentale ne fait pas de distinction entre la race, l’âge, la classe sociale ou le sexe. La société ne devrait pas davantage discriminer ceux qui vivent avec ce type de souffrance.

Biographie

Carole est née et a longtemps vécu à Londres. Elle mène désormais une existence retirée dans un village du Hertfordshire. Formée au secrétariat bilingue, elle a également vécu à Paris. Elle s’intéresse aux langues, à la lecture, à la spiritualité et aux pathologies mentales. Carole a écrit des articles pour la presse spécialisée dans les questions de santé psychique et est active dans les projets de lutte contre la discrimination à l’égard des malades mentaux.

En finir avec l’ostracisme autour des maladies mentales grâce à Carole Buckingham

Carole Buckingham, Point de rupture à Paris

Mais qu’est-ce donc que la schizophrénie ? Le lecteur commence à se poser la question quand, enfin, page 52 sur 70, apparaissent les symptômes. Ils sont seulement décrits, sans analyse ni recul. Bon, est-on plus avancé ?

Arrivée en 1984 dans une France post-libérée sous la gauche au pouvoir, elle découvre un milieu parisien hédoniste et très sexuel, alors qu’elle vient d’une Angleterre restée très coincée, voire bigote. Lesbianisme, triolisme, drague, phallocratie, lecture de Sade, elle découvre tout. Elle couche un peu, s’attache un brin, mais c’est Chris, un Américain plutôt hippie, qui va être son attachement le plus fort ; il a les mêmes « yeux verts » qu’elle, est-ce un signe ? Sauf qu’il aime queuter à droite et à gauche, ce qu’elle jalouse bien qu’elle s’en défende. C’est lorsqu’elle lit des auteurs psy qu’elle « découvre » que Chris cherche avant tout « à baiser sa mère » (dans toutes les femmes qu’il rencontre, rassurez-vous).

D’où rupture, il n’accepte pas cette violence d’être si crûment jugé. D’où cassure, choc psychotique inaugural, elle devient délirante, entend des voix, se dépouille de ses livres, vêtements et meubles pour errer dans Paris. En bref, elle est schizo – mais on ne sait pas vraiment en quoi. Pour comprendre, il faut consulter les sites Internet, son livre ne suffit pas. Elle se dit « mal soignée » par un docteur parisien sec et froid qui lui donne un cocktail de pilules. Lorsqu’elle interrompt le traitement, volontairement, elle va mieux. Elle rentre en Angleterre, elle rechutera « sept fois » (est-ce réminiscence biblique ?). Depuis, elle vit avec.

Ce livre est un témoignage selon la mode pour dire que les malades sont des humains comme les autres. « Trop souvent les schizophrènes sont présentés comme dangereux, mais le plus souvent, nous sommes timides et sensibles et plus dangereux envers nous-mêmes qu’envers les autres » V. « En fait, la schizophrénie ne m’a pas rendue folle », dit-elle – et nous sommes vraiment heureux de l’apprendre pour l’avoir suivie dans son récit. « Le bonheur vient de l’intérieur et mon changement de perception m’a conduit à une plus grande liberté d’esprit et d’imagination » p.66. Mais nous aimerions des exemples, comme dans les CV où les candidats cochent tous les grands mots comme « motivés » et « travailleurs » sans les relier à des expériences concrètes détaillées.

Carole Buckingham, Point de rupture à Paris – Un véritable mémoire et un véritable drame, traduction Elise Kendall, Bookworm Translations Ltd, autoédition 2020, 70 pages, €3.69 e-book Kindle €2.99

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com