Actualités (NON EXHAUSTIF)

Quelques réactions au livre de Anne-Cécile Hartemann

LIVRE

France Inter – Noëlle Bréham dans son émission Les petits bateaux du 13 juin 2021:

« Pour les vacances, si vous lisiez un livre qui ressemble aux petits bateaux…il arrive à rendre compréhensible des choses qui sont assez subtiles, des choses de la vie, de notre vie. Métamorphose, le courage d’aller vers soi est écrit par Anne-Cécile Hartemann, ce n’est ni Bouddha, ni Freud, ni Jésus, si Socrate, mais une canadienne du 21e siècle qui a eu son lot de soucis, peut-être de soucis qui ressemblent aux nôtres, elle ne s’étend pas beaucoup dessus, on comprend juste qu’elle a souffert et qu’elle est toujours en selle et même confortablement, au point qu’elle peut s’offrir des obstacles et de bons galops. Ce livre a été écrit à la première personne, il fourmille de petites et grandes idées, toujours bonnes et même plus, il donne le moral et du courage. Et si, suivant notre avancement personnel, il peut enfoncer 1 ou 2 portes ouvertes, où est le problème? J’aime assez qu’on me tienne la porte, ça permet une circulation plus fluide. »

 

Librairie normande L’eau vive spécialisée dans la croissance personnelle– Rémi Merlande :

« Il existe beaucoup de livres sur le développement personnel. Autant de pratiques que de théoriques. Et je me suis souvent perdu à travers cette jungle littéraire. Puis est venu le jour (il y a 5 jours exactement), où, travaillant en librairie, je suis tombé sur ce nouveau livre, écrit par Anne-Cécile Hartemann.

Et je ne puis vous dire qu’une chose: ce livre est un trésor.

Car l’auteure met en lumière un fait indiscutable et qui pourtant nous échappe encore: le courage d’aller vers soi. Nous avons tellement fusionnés avec les masques que nous portons chaque jour, que nous avons oublié qui nous sommes.

Avec ce livre, Madame Hartemann, thérapeute en relation d’aide, vous partage les clés pour vous aider dans votre croissance personnelle, mais surtout relationnelle: le rapport à soi, mais aussi le rapport aux autres. Vous y trouverez une panoplie d’outils pratiques et nécessaires à la reconnexion à soi (Ikigaï, la gratitude, l’alimentation saine et consciente, apprendre à écouter les messages du corps, etc.)

Je terminerai en citant l’extrait que Madame Hartemann met en avant au début du livre. Il s’agit d’un extrait de « vas où ton cœur te porte, de Susanna Tamaro:

 » Si je suis quelque part,

Si je trouve le moyen de te voir,

Je serai seulement triste, comme je suis

Triste lorsque je vois une vie gâchée,

Une vie dans laquelle l’amour n’a pas réussi à se frayer un chemin.

Prends soin de toi. Chaque fois que,

En grandissant, tu auras envie de

Transformer les erreurs en justice,

Souviens-toi que la première révolution à

Accomplir se trouve à l’intérieur de soi, la

Première et la plus importante.

Lutter pour une idée sans avoir aucune

Idée de soi est l’une des choses les plus dangereuses que l’on puisse faire »

Merci Madame Hartemann pour ce livre plein de ressources, d’espoir, et de reconnexion. »

Commentaires de lecteurs :

 

« J’ai la conviction que ton livre m’a été destiné ! Ton message est profond! Merci pour ton humble et authentique partage. Facile à lire, j’avais de la difficulté à le poser. Merci pour chacune des lignes où tu as mis ton cœur et sûrement versé quelques larmes (…) Ton livre est une brise d’apaisement, d’amour et d’espoir! Merci pour ce beau cadeau! » Nancy

 « Je tenais à te dire bravo pour le merveilleux livre que tu as écrit. Je le termine et je sais qu’il fera maintenant partie de ma boîte à outils. Merci d’avoir partagé ton expérience personnelle dans l’humilité et tes belles découvertes qui nous aideront, nous les lecteurs, dans notre processus de guérison. » Tracy

« Même si je m’étais dit que je regarderai ton livre dans plusieurs semaines, j’ai voulu en parcourir quelques pages…Aïe, j’en suis rendu à la page 53: c’est trop addictif, très agréable à lire et les exercices très courts et pratiques sont supers! » Thierry

ACTU Denis Marquet

Couverture du livre à paraître (octobre 2021) de Denis Marquet aux éditions ALUNA

« Dernières nouvelles de Babylone »

Denis Marquet innove avec ce livre, en proposant un genre nouveau :
une fable contemporaine orchestrée autour d’une galerie de personnages, chacun emblématique des impasses humaines de notre société — Babylone.

Une profonde connaissance psychologique et philosophique sous-tend tout le récit. L’écriture, jouant parfois avec une anticipation ironique ou un fantastique au ton très neuf, est toujours réaliste. Ainsi, le lecteur se reconnaît sans peine dans ce quotidien si proche : miroir qui le fera rire, frémir ou pleurer — et parfois les trois à la fois.

De très courts récits (parfois une seule phrase), dont il faut plusieurs lectures pour dévoiler la profondeur, alternent avec des histoires aux dimensions plus classiques. Le tout forme une symphonie se lisant d’une traite, qui nous entraîne parfois de manière triste ou grinçante dans le plus sombre de l’humain, mais dont les derniers mouvements ouvrent une brèche vers la lumière. Le pire n’est pas sûr pour la Babylone moderne… L’auteur nous avait habitué à des romans à succès et à des es- sais spirituels percutants ; il propose là une narration puissante où l’écriture romanesque se fonde sur une observation sociale et psychologique acérée.

En filigrane peut se lire une quête métaphysique qui n’est tissée que de questions, ramenant le lecteur à son propre mystère. Un livre qui illustre à merveille la phrase de Kundera sur le roman : « un art né du rire de Dieu ».

Discours d’Emmanuel Macron au sujet d’Hélène Waysbord, élevée à la dignité de grand officier de la légion d’honneur (2019)

Discours du Président Emmanuel Macron

29 novembre 2019

Madame Hélène Waysbord-Loing,

 Professeure, pédagogue, conseillère politique, écrivain, vous avez été un inlassable apôtre des Lettres et de la culture principalement auprès des plus jeunes dans les salles de classe normandes comme sous les dorures de l’Elysée où vous vous retrouvez ce soir. Le feu sacré que vous portez a illuminé le quotidien de centaines d’élèves, fait surgir des monuments, des mémoriaux, alimenté une œuvre littéraire pétrie de souvenirs et d’histoire. Vous avez aussi dédié votre vie au devoir de transmission, d’une flamme plus fuligineuse, plus douloureuse : celle de la mémoire de la Shoah.

Il y a dans les bestiaires comme dans les abécédaires et l’imaginaire des poètes toujours des récurrences. J’ai toujours été frappé chez René Char par quelques animaux et quelques plantes. Il y a chez René Char une plante très particulière qu’il a exhumée qui s’appelle le saxifrage. Comme l’étymologie l’indique, cette plante naît dans les fissures de la roche ; il la découvre et d’ailleurs en tire toute la force : c’est une plante qui dans sa poésie est récurrente dès avant-guerre où c’est dans les Feuillets d’Hypnos qu’elle se met à exister d’une manière un peu particulière. Et à voir votre vie, il y a quelque chose du saxifrage : on aurait pu voir que dans la fissure, mais une plante y émerge. C’est celle-là que nous célébrons ce soir : ce saxifrage est cette histoire-là.

Cette faille, cette béance, vous l’avez magnifiquement racontée avec beaucoup de courage, vous aussi. Elle commence par une histoire de main tendue à l’enfant que vous êtes. Cette béance, c’est celle d’un soir d’automne 1942 où votre enfance bascule, où à la sortie de l’école votre petite main de six ans ne trouve pas la large paume de son père ; C’est une main inconnue qui saisit la vôtre, celle d’une femme qui vous a chuchoté que vos parents étaient partis en voyage. Elle vous a entraînée à la gare Montparnasse au milieu des uniformes kaki, des claquements de bottes des SS et vous a confiée à une autre main, une main d’homme cette fois.

Malgré votre terreur, votre instinct d’enfant vous dictait la confiance puisque des gens continuaient à vous prendre la main, à vous guider, puisqu’une chaîne humaine se nouait autour de vous pour vous protéger, pour vous sauver. Vous êtes arrivée dans un village de Mayenne, bien loin des SS et des bergers allemands. Et c’est là, c’est là que votre père quelques mois plus tôt avait cherché une famille d’accueil sans rien vous dire, sur les conseils d’amis qui y avaient caché leurs cinq enfants … parce que vos parents étaient d’origine juive polonaise et sentaient leur arrestation proche.

Votre père s’était lié d’amitié avec les propriétaires du café-tabac du village, la famille Médée qui avait promis de vous accueillir s’il lui arrivait malheur. Marcel Médée, Marie Médée et leur fils Michel ont fait bien davantage que remplir leur promesse : ils vous ont ouvert leur porte, leurs bras pour ne jamais les refermer. Car après la guerre, quand des cousins parisiens vous ont confiée à un orphelinat juif de Versailles, vous avez obtenu de retourner vivre à Evron chez eux qui vous avaient offert l’asile, l’amour et un foyer, eux qui seront ensuite reconnus Justes parmi les nations. Par deux fois, la vie vous a donné des parents qui étaient des héros.

Peut-être est-ce à ce récit fragmenté, à cette grande absence qui plane sur votre histoire, que vous devez votre passion pour l’écriture, pour le pouvoir démiurgique des mots qui permettent de rendre présent, de combler les manques de la mémoire, les béances de la vie ; de mettre au monde des choses, des idées, des êtres ; de se donner forme à soi-même, de bâtir une présence là où est l’absence.

Vous avez cultivé cette sensibilité si affamée de connaissance que votre enfance est celle d’une cavalcade. Vous sautez deux classes, arrivez au Bac à seize ans avant d’étudier à la Sorbonne.

 Et l’on ne peut s’empêcher de voir une facétie du destin, comme un sourire, lorsqu’une enfant au nom grec d’Hélène, élevée dans une famille au nom tout aussi mythologique de Médée, devint à vingt-deux ans agrégée de lettres classiques. Quand on sait que votre père d’adoption exerçait la profession biblique de charpentier, il semble que tous les grands textes de l’histoire de l’humanité aient présidé à votre destinée littéraire. On ne s’étonne donc pas que vous ayez ensuite épousé un autre littéraire, Bernard Loing, agrégé d’anglais qui a demandé très tôt votre main pour la garder à jamais dans la sienne. Il est un indéfectible soutien, votre socle, l’amour de votre vie.

Pendant vingt ans au lycée de Laval puis à Caen face à des khâgneux, vous avez mis votre richesse intellectuelle au service de la jeunesse dans le bonheur de la transmission. Vos élèves avaient, eux, le bonheur non moins grand de s’éveiller à la littérature par la voix d’une passionnée qui savait la faire vibrer par ses lectures et ses interprétations pour venir ajouter des couleurs et des nuances à des visions de mondes qui s’ébauchent encore.

Par relations communes durant ces années, vous vous êtes liée d’amitié dans les années soixante-dix avec un certain François Mitterrand alors député de la Nièvre qui aimait la convivialité de votre foyer, les plats qu’on y dégustait et les conversations de haute volée qui s’y tenaient. Devenu président de la République, il a su se souvenir de vos talents et vous a appelée à l’Elysée en 1983 comme conseillère en charge des grands travaux de l’urbanisme et de l’environnement. La pupille de la nation devenait conseillère du président de la République. L’enfant juive qui avait dû être cachée pendant la guerre pour fuir la fureur nazie avait en charge de dessiner le visage de la France de demain … Quelle plus belle revanche ! Quelle plus belle revanche sur la vie que cette petite fille de six ans prenant la main de cette femme puis de cet homme et se retrouvant ici-même !

Vous êtes donc une habituée des lieux et n’êtes sans doute guère dépaysée ce soir, même si cette salle des fêtes a quelque peu changé. Vous avez apporté votre pierre aux projets pharaoniques dont fleurissait alors le pavé parisien et durant ces années, ces grands projets ont d’abord été rêvés puis portés : le grand Louvre et sa pyramide de cristal, La Villette et son dôme d’acier. Et vous ne cessez ici de partager les enthousiasmes, de contribuer à ce travail. La fervente pédagogue que vous êtes n’est toutefois pas restée longtemps loin du vivier scolaire : vous avez poursuivi les grands projets en revenant au sein de l’Education nationale.

Vous qui avez eu pour père un cordonnier polonais et pour éducateur un charpentier de Mayenne, vous qui avez frayé votre chemin jusqu’au sommet de l’Etat par le savoir et la culture aviez à cœur d’offrir aux enfants de France les mêmes clefs d’accès au monde, les mêmes chances d’y réussir. En tant qu’inspectrice générale, vous n’avez eu de cesse de bâtir des ponts entre les arts, d’ouvrir aux collégiens et aux lycéens des échappées sur le cinéma, le théâtre et la peinture à travers la littérature. Vous avez réalisé pour eux une série de films pédagogiques sur Rohmer, sur Cézanne, sur Butor. Vous leur avez dédié la collection de DVD « Présence de la littérature » qui enrichit les programmes de lettres du collège et du lycée par des entretiens croisés d’artistes. Vous vous nourrissiez pour cela de votre propre passion pour la peinture qui vous a menée à remplir votre appartement de toiles modernes et contemporaines.

Alors que vous auriez pu après être passée par cette maison décider de vous reposer sur ces acquis, de poursuivre dans des voies plus protégées, vous avez décidé à ce que la République puisse bâtir cette excellence : cet accès à l’émancipation par le savoir, à ce que ce chemin qui vous avait été permis durant toutes ces années soit permis à d’autres. Vous faites partie de ces pédagogues qui font la République et continuent de la faire et dont nous avons tant besoin, de ces femmes et ces hommes qui, s’inscrivant dans la lignée de nos premiers hussards, considèrent que l’accès au savoir, la capacité à y accéder (y compris à « ce qui n’est pas pour moi », pire assignation ou pire bêtise qu’on puisse dire à un enfant) considèrent que l’ouverture à la peinture, aux arts, à la connaissance et la littérature est ce que nous devons à chaque enfant de la République.

Un autre temps du savoir vous attendait dans les années quatre-vingt-dix : la bibliothèque de France dont vous avez aidé à l’expansion permettait à des aventuriers de la connaissance, comme votre voisin du jour, de chercher l’or du passé dans les meilleures conditions.

Aux éditions Actes Sud, vous avez dirigé ensuite la collection « Répliques » qui aborde les grands classiques du théâtre sous un angle pédagogique. Pour donner aux élèves l’amour de la culture encore, vous avez organisé le bicentenaire de la naissance de Victor Hugo dans les écoles en 2002 et l’année du livre en 2004.

Puis, vous avez élargi votre combat au monde : aujourd’hui vice-présidente de la mission laïque qui fait vivre une centaine d’établissements scolaires français à l’étranger, vous sillonnez en particulier les villes (?) arabes pour promouvoir l’école et la culture française au-delà de nos frontières.

Là aussi, dans un engagement essentiel pour la langue française, l’enseignement en français est notre capacité de rayonnement mais surtout de contribuer là aussi à cette part d’accès à la culture, à l’intelligence, à la conscience.

En grande pédagogue et en femme dont la mémoire est la quête, en passeuse et en bâtisseuse, un autre grand projet de votre vie est la Maison d’Izieu : le Mémorial national des enfants déportés que vous avez contribué à fonder, que vous avez dirigé de 2004 à 2016 unissant votre apostolat scolaire à votre histoire personnelle à la blessure enfouie d’avoir été une enfant cachée, une survivante.

Si l’on se rend aujourd’hui dans cette maison bugiste aux volets bleu ciel, entre Lyon et Chambéry, ce n’est pas pour s’imprégner de la paix de ces horizons immenses. C’est pour s’y confronter à un drame de sang : une histoire de résistance, de grandeur et de trahison.

 Celle de l’infirmière juive, polonaise, Sabine Zlatin qui sut fédérer en 1943 une magnifique chaîne de solidarité souterraine (médecins, assistantes sociales, prêtres, sous-préfet, employés de mairie) pour y fonder une colonie de vacances qui abrita 44 enfants juifs. Et ce qu’il faut mille bras et mille jours pour construire peut-être détruit par un seul bras en un seul jour. A cause d’une dénonciation anonyme, Klaus Barbie ordonna une rafle jusque dans ce petit village des confins de l’Ain le 6 avril 1944. Il n’y eut qu’une survivante.

Vous n’avez de cesse de souligner que l’histoire de la Shoah n’est ni un objet de recherche comme les autres, ni une forme d’ère funèbre qu’on ressasse. Au-delà d’un travail de connaissance et de mémoire, elle doit susciter une réflexion propre sur les abîmes du rejet et de l’intolérance. C’est pourquoi son enseignement est une nécessité civique et morale. C’est pourquoi rappeler aussi ce 6 avril ce soir est si important, portant vos connaissances à l’engagement qui fut et est le vôtre pour cette Maison, ce mémorial et ces enfants.

Ce travail, vous l’avez poursuivi par un rapport remis en 2008 à ce sujet au ministre de l’éducation et qui ouvrait des perspectives pédagogiques nouvelles : vous proposiez que chaque classe de CM2 étudie la vie d’un enfant déporté dans lequel les écoliers pourront se reconnaitre pour opposer un visage à l’oubli, un nom à l’anonymat. Et vous saviez faire la part de la fragilité de ce jeune public en vous concentrant sur la vie des enfants avant la déportation et non sur leur descente aux enfers en montrant aussi combien ils furent épargnés et sauvés afin de leur donner « une leçon de vie et d’énergie » pour vous citer.

Vous ne dénigrez pas l’émotion qui est nécessaire pour faire vivre l’histoire, mais n’aimez pas beaucoup la compassion qui parfois paralyse et emprisonne.

Loin de cet écueil, votre œuvre littéraire trouve un équilibre virtuose entre l’épanchement et la pudeur, la réalité et le roman, la sobriété du deuil et la richesse de la langue, le poids du souvenir et l’appel de l’avenir.

« L’amour sans visage » en 2013 puis « Alex ou le porte-drapeau » en 2014 ont éclos de la douleur d’une affection sans objet, d’une mémoire sans souvenir, d’une histoire sans témoin béante de vie disparue.

Dans le premier en particulier, vous êtes descendue très loin dans l’étude d’une enfance longtemps refoulée à partir des fragments épars de votre mémoire pour aller rechercher la petite fille que vous étiez, pour retrouver leur visage et leur voix, pour faire exister un peu plus Jacques et Fanny, votre père et votre mère.

Ce travail de réminiscence, d’imagination et d’écriture fut un chemin d’apaisement et une œuvre littéraire véritable. Ce qui fait que le président François Mitterrand ne s’était pas trompé lorsqu’il vous avait dit durant vos années à ses côtés ici : « Vous devriez écrire, Hélène ». Vous avez eu raison de suivre ce conseil. Il avait doublement raison : il avait raison pour vous, il avait raison pour nous.

Portée par l’affection de votre époux, de vos trois enfants, de sept petits-enfants et de votre toute jeune arrière-petite-fille, entre les murs encombrés de livres et de tableaux de votre appartement parisien et ceux tout autant encombrée, je crois, de votre maison normande, vous couvez de nouveaux projets littéraires car il n’y a aucune raison que vous vous arrêtiez en si bon chemin.

Chère Hélène, vous avez inlassablement semé des graines de culture et de mémoire dans tous les champs de la société et plus particulièrement dans la vie des plus jeunes.

Vous avez rappelé à l’école son rôle de fille aînée de la République, de foyer du savoir et de valeurs démocratiques, de lieux du développement individuel et de l’épanouissement collectif.

Vous avez porté avec pédagogie et sensibilité la mémoire de la Shoah, vous vous êtes engagée dans ces projets essentiels. Vous avez écrit avec talent pour transmettre et bâtir et vous avez constamment célébré la littérature, l’art, la mémoire donnant un sens, une flamme à cette vie qui aurait dû s’arrêter tant de fois et en citant à vos quatre parents, je mesure tout ce chemin parcouru qui est aussi celui de la République et du sens qu’elle prend à travers vous.

J’ai l’honneur, pour toutes ces raisons, de vous élever ce soir à la dignité de grand officier de la légion d’honneur.

Merci à tous les trois.

Interview. Alexandre Arditti dans Lettres capitales : « L’écriture est un art, et l’art, c’est la vie »

Interview. Alexandre Arditti : « L’écriture est un art, et l’art, c’est la vie »

 

Alexandre Arditti est journaliste et éditeur de presse écrite. La conversation est son premier roman. Charlotte, jeune stagiaire dans un grand hebdomadaire se voit proposer d’interviewer Victor Esmenard, ancien président de la République française, diplomate, écrivain nonagénaire, qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix. Cette liste suffit pour intimider la jeune journaliste qui accepte et se dirige à tâtons vers le lieu où elle va rencontrer son illustre interlocuteur. Elle n’est pas au bout de ses surprises…

La conversation porte sur sa couverture la précision d’appartenance au genre romanesque. On aurait pu l’imaginer se dérouler sous forme théâtrale, comme un dialogue en plusieurs actes, selon les circonstances de lieu et de temps. Pourquoi avoir opté pourtant pour le roman plus que pour d’autres genres littéraires ? Quelle liberté, quel espace fictionnel vous a offert cette option ?

En effet, c’est un dialogue à bâtons rompus qui aurait pu s’exprimer sous la forme théâtrale. On pourrait d’ailleurs tout à fait imaginer une adaptation ! Cependant, j’ai préféré opter pour la forme romanesque qui offre à mes yeux plus de souplesse, et permet de rentrer plus en profondeur dans la psychologie des personnages, de mettre en lumière leur évolution mais aussi de faire apparaître leur part d’ombre… Des nuances beaucoup plus complexes à esquisser lors d’un face à face théâtral pur. Je suis un grand amoureux des dialogues ciselés et puissants, de ceux qui peuvent aussi bien se révéler de douces caresses ou des coups de poing dans la figure ! Il y a un côté jubilatoire dans cet exercice dont je suis un féru en tant que lecteur.

Si le personnage de Charlotte est facilement identifiable sociologiquement, celui de Victor Esmenard attire l’attention par sa complexité. Comment avez-vous « construit » le personnage de ce nonagénaire à la ressemblance physique, aux traits de caractère et au parcours si surprenants ?

Mon idée était justement d’opposer ces deux personnages que tout oppose. Deux caractères, deux visions de l’existence, deux trajectoires qui se croisent à des moments opposés de leur vie. C’est un entretien initiatique. L’une commence à peine son parcours tandis que l’autre termine le sien. Toutes sortes de sentiments sont à l’œuvre durant cette conversation où les points de vue vont se confronter : l’enthousiasme, l’idéalisme et un brin de naïveté d’un côté ; de la distance, de l’amertume et une certaine sagesse de l’autre. Victor est forcément plus complexe et il n’hésite pas à se révéler un peu provocateur, à jouer de son expérience pour guider Charlotte là où il a envie de l’emmener, jusqu’au dénouement pour le moins inattendu… Je trouvais intéressant de confronter ces personnages et ces idées qui peuvent paraître contradictoires au premier abord, et de les passer ensuite au tamis de notre époque.

Revenons au titre de votre livre, La conversation. Le lecteur attentif ne peut pas s’empêcher de penser à ce type de dialogues imaginaires assez fréquentés dans la littérature – dont un auquel j’ai moi-même pensé –, c’est le livre éponyme de Jean d’Ormesson du dialogue entre Napoléon et son deuxième consul Jean-Jacques Régis de Cambacérès. Pouvez-vous nous parler des sources que avez-vous convoqué et des auteurs qui vous ont inspiré dans l’écriture de votre livre ?

En effet, je suis un grand admirateur de Jean d’Ormesson dont j’ai lu un certain nombre d’ouvrages, mais paradoxalement pas celui-là. Et je n’ai surtout pas voulu le faire avant d’écrire, justement, pour ne pas risquer d’être influencé ou bridé par son contenu. Cependant j’ai bien l’intention de le lire un jour, et cette comparaison, ne serait-ce que par l’analogie du titre, est bien entendu extrêmement flatteuse pour moi ! (rires). En matière de dialogues décapants, j’ai bien sur pensé à l’Hygiène de l’Assassin, le premier roman d’Amélie Nothomb, dont je suis également un admirateur, ou dans un autre genre au style limpide et malicieux des répliques de Pagnol, ou encore à celles plus lyriques d’Audiard au cinéma. Mais je me suis surtout laissé guider par mes personnages, par la personnalité et le langage que j’avais imaginés pour eux, et par la manière dont ils évoluaient au fil du texte, au point que j’avais parfois l’impression qu’ils avaient pris le contrôle des dialogues. Peu importe comment vous l’introduisez, l’essentiel est que la réplique fasse mouche, qu’elle claque ! C’est une dimension de l’écriture très musicale. Pour moi, le dialogue est un élément central et indispensable au roman. Peut-être est-ce aussi parce que je suis musicien et amateur de cinéma.

Vous abordez au fil des pages plusieurs thématiques qui contribuent à construire un vrai testament censé à rendre compte des convictions et de la vie intime de votre personnage Victor Esmenard. Arrêtons-nous sur plusieurs d’entre elles. La première reflète le rapport de cet homme à l’écriture qu’il définit comme « une sorte de recréation, un exutoire salvateur, une parenthèse enchantée » ? Faites-vous votre propre opinion de cette définition ? Que dit celle-ci du romancier débutant que vous êtes ?

Oui et non. Disons que mon rapport à l’écriture est double. Je la considère d’abord comme un métier, puisque je suis journaliste en presse écrite depuis plus de vingt ans. Mais écrire un roman, c’est autre chose, c’est un peu comme partir à l’aventure ! Et c’est aussi un travail de longue haleine… Mais dans un cas comme dans l’autre, écrire a quelque chose de libérateur. C’est une sorte de récréation en effet, et cela doit le rester. Je n’envisage pas le fait d’écrire comme un carcan ou une souffrance, cela doit au contraire être un moment de liberté, où l’on se permet de changer de peau, de jouer avec les mots et les idées, d’hystériser des points de vue, de se cacher derrière des personnages, de vivre des vies que l’on a pas pu ou su vivre… C’est tout cela que j’attends de l’aventure de l’écriture. En cela, elle peut se révéler un exutoire salvateur qui peut nous sortir du quotidien, de son horizon vain, répétitif et terre-à-terre… L’écriture est un art, et l’art, c’est la vie.

Le deuxième sujet sur lequel je souhaite vous interroger tient disons de la conception politique de cette homme à l’expérience si riche et à l’âge de la sagesse. Quel sens doit-on donner à ses affirmations : « Le monde a changé très vite, les politiques sont presque tous devenus des professionnels de la communication, sans autre véritable objectif que de coller à l’air du temps. Force est de constater que les hommes d’État sont plus rares… » ?

J’ai toujours été passionné d’histoire et de politique, et forcément, lorsque l’on se retourne sur ces cinquante dernières années, on ne peut s’empêcher d’être quelque peu désabusé, voire franchement atterré par l’évolution du niveau des débats publics et de la qualité du personnel politique. Comme Victor, je ne suis certainement pas adepte du « c’était mieux avant », mais en la matière, je crois qu’il n’y a pas photo ! Le culte de la communication et le règne des sondages ont totalement sclérosé la vie politique, la complexité et l’élitisme républicain sont devenus un gros mot, et l’opinion de mon boucher sur la politique étrangère vaut celles du président de la République et des diplomates. Le niveau des débats s’en ressent, et le courage n’est pas la vertu cardinale de notre époque. Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que les hommes d’Etat se fassent plutôt rares…

J’ai beaucoup aimé chez votre personnage cette vibration de l’âme concernant l’amitié. À la fragilité des relations humaines, il interpose l’impermanence, qui est elle-même une émanation de la sagesse. Qualifieriez-vous ce sentiment de scepticisme et/ou de lucidité chez cet homme ? Est-il un homme résigné ou sa carapace est plus protectrice qu’il ne se laisse pas se dévoiler facilement ?

Victor est double. Il arrive à la fin de sa vie et, je ne sais pas comment je réagirai à sa place le moment venu, mais il est pris entre des sentiments contradictoires. Il oscille entre la sagesse et la passion, il est encore dans la vie même s’il essaie de prendre congés progressivement. L’amitié, comme l’amour, est sûrement l’un des plus beaux sentiments humains, l’un de ceux qui nous font échapper à notre condition, et nous rendent heureux, mais comme en toute chose en ce bas monde, elle est aussi source de déception, de souffrance. Même à quatre-vingt dix ans, Victor n’est pas immunisé contre les passions humaines, même s’il essaie de prendre de la distance, de se résigner à une certaine sagesse. Est-ce une sagesse sereine qui l’envahit avec le temps ou qui s’impose à lui contraint et forcé, un peu des deux probablement… L’impermanence est partout, et c’est un chemin que nous sommes tous censés emprunter.

Cela me renvoie à une autre question étroitement liée à la précédente. Invité à parler de l’homme contemporain, Victor Esmenard répond : « Cruel, abject, sans pitié, mais aussi plein d’espérance, de générosité et de bienveillance ». Quelle signification prend cette phrase à la lumière qu’elle prend dans le contexte de votre livre, celui de la pandémie que nous vivons ?

Comme toutes les catastrophes qui touchent ou ont touché l’humanité, cette pandémie a révélé le pire et le meilleur de l’être humain. Tant au niveau des Etats, qui suspendent sans plus de cérémonie des libertés publiques que nous avons mis deux cent ans à installer, qu’au niveau des individus, où la divergence de points de vue quant au comportement à adopter face aux masques, à l’interruption de la vie sociale ou encore aux vaccins, sépare les gens, les familles, parfois de manière assez véhémente. La cohésion nationale est attaquée, et ce phénomène n’est pas propre à la France, mais à tous les pays du monde, en particulier occidental, même si tous n’ont pas eu la même approche face à cette situation hors du commun. Toutefois, cette pandémie nous enseigne une chose : où que nous soyons sur la planète, nous sommes tous sur le même bateau. En cela, la pandémie a rapproché les peuples, même s’ils ne peuvent plus se rencontrer tant que les voyages n’auront pas repris. Mais il y a tout de même une différence notable avec ce que nous avions connu au XXe siècle avec les guerres : si une guerre éclate, vous avez toujours l’espoir de pouvoir vous échapper. Ce n’est pas le cas avec la pandémie actuelle.

Quelques pages plus loin, l’ancien chef d’État, diplomate et prix Nobel, fait une remarque en guise de conclusion de son analyse : « En agitant la peur, on peut presque tout obtenir d’un être humain. D’un peuple et d’une société aussi ». Comment traduire ces affirmations à la lumière de l’expérience qui est la sienne ?

Victor est comme nous tous, triste et en colère depuis que cette pandémie et ses conséquences désolantes sont entrées dans nos vies. Mais il a une longue expérience, il a connu la guerre, et a même fait un séjour en camp de travail. Il a donc un certain recul sur les obstacles que nous pouvons être amenés à rencontrer dans l’existence. Mais il a aussi connu l’âge d’or des régimes totalitaires, et une époque où la liberté n’allait pas de soi. Il sait parfaitement quels sont les mécanismes destructeurs de la démocratie qui peuvent être activés pour toutes sortes de bonnes raisons, et c’est pour cela qu’il est particulièrement attaché au droit. Qu’il rappelle inlassablement que ce dernier n’est pas seulement là pour encadrer la société quand tout va bien, mais aussi et surtout pour nous protéger dans les périodes difficiles et quand tout va mal. Qu’on ne doit jamais suspendre les libertés publiques, quelles qu’en soient les raisons. Qu’il en va de notre liberté à tous.

Et, enfin, cette candide mais admirable déclaration qui revient à Charlotte. « Je suis admirative de votre parcours, mais aussi de la douceur du regard que vous posez sur la vie ». Magnifique convergence générationnelle, a-t-on envie de dire. Accordons donc à Charlotte la place qu’elle mérite dans l’économie de votre récit en vous invitant de lui dresser en conclusion son portrait. Que pouvez-vous nous dire d’elle ?

À une époque où les conflits entre générations semblent devoir devenir une question de société, il me semblait important d’établir un pont entre ces deux rives de la vie. Nous avons tous été un jour à la place de Charlotte, nous avons tous démarré dans la vie, quelle que soit la voie que l’on ait choisie. J’ai d’emblée éprouvé une grande tendresse pour elle, une vraie bienveillance en pensant à toutes les difficultés qui l’attendent dans la vie et qu’elle ne soupçonne pas encore. En me plaçant de son point de vue, j’aurais aimé avoir la chance de pouvoir poser toutes ces questions à un homme d’expérience aussi brillant que Victor. Il y a dans cet échange intellectuel quelque chose de filial entre ces deux-là, que l’on peut probablement tous transposer dans nos histoires personnelles.

Propos recueillis par Dan Burcea

Alexandre Arditti, La conversation, Éditions Les Presses Littéraires, 2021, 121 pages. 

Thierry Paulmier : « clair, organisé, sans jargon et immédiatement utile dans sa vie personnelle et professionnelle. »

Thierry Paulmier, Homo emoticus

On connaissait homo consumans, homo economicus, homo democraticus, homo faber, homo festivus, homo loquens, homo ludens, homo reciprocans, homo sovieticus – entre autres : voici homo emoticus. L’homme émotionnel. Ce sont les multiples faces du genre homo, sans oublier homo eroticus. A noter pour les ignares complotistes qu’homo désigne le genre humain tout entier, et pas seulement le mâle ; il comprend donc aussi les femmes, et les enfants avant qu’ils « choisissent » un sexe.

Thierry Paulmier a étudié l’économie et la politique, il a trouvé sa voie dans la formation et la consultance pour les écoles de l’élite en France, au Brésil, au Liban et même au gouvernement, au Secrétariat général, à la Guerre. Il a été formé à la négociation à l’Academy of Dramatic Arts de New York après un passage par les plus fins spécialistes de la manipulation douce, la John Kennedy School of Government d’Harvard.

Ce qu’il dit ? Que l’être humain n’est pas purement rationnel comme le voudrait le concept d’homo economicus au XIXe siècle, mais que quatre émotions universelles orientent les « choix » rationnels : l’envie et l’admiration, la peur et la gratitude. Ce que savaient les philosophes antiques, que la raison est mue par la passion poussée par les instincts, a été « oublié » sous le millénaire de chrétienté où la foi devait remplacer tout. Le succès relationnel est de se connaître soi et autrui selon quatre vertus : l’optimisme, la douceur, la patience et la sagesse – et cela par quatre moyens d’action sur les émotions : le corps, la pensée, la parole et l’action. Vous avez en cette première partie l’essentiel de l’intelligence émotionnelle.

La suite est résolument pratique. Après avoir étudié les diverses bandes des quatre (phénomènes essentiels, émotions premières, sentiments d’infériorité, soucis de soi, points cardinaux de l’existence), puis les douze émotions secondes, place au « management » – autrement dit la manipulation (positive ou négative) sur les autres pour les faire agir conformément à vos vœux. Le terme management viendrait de l’italien qui signifie « manier » en parlant de la prise en main et du dressage des chevaux… C’est dire combien l’organisation du travail en commun et les ordres sont menés par les émotions animales : le désir de service côtoie le désir d’abus de pouvoir, l’isolement du manager les équipes au travail.

L’homme-machine a été celui de l’âge industriel où fordisme et taylorisme les ont transformés en robots (métro-boulot-dodo) tout comme les totalitarismes en politique (soviétisme, fascisme, maoïsme). Désormais la robotisation supprime carrément des emplois et l’homme intelligent (sapiens) requis par l’économie se heurte à la politique qui pousse les castes à conserver le pouvoir. L’algorithme et le traitement massif des données devrait transformer « l’intelligence » en artificielle et évacuer encore un peu plus l’humain. C’est du moins ce qu’on nous prévoit. D’où la difficulté (et c’est peu dire) de motiver les nouveaux entrants au travail qui sont encore appelés de la « ressource » humaine – comme une vulgaire matière à traiter.

« Le modèle homo emoticus espère convaincre les managers de la nécessité d’accorder la priorité à la dimension humaine et relationnelle de leur fonction et les guider dans une meilleure prise en compte de la vie émotionnelle de leurs collaborateurs et dans l’amélioration de leur bien-être au travail » p.15.

Suivent alors trois chapitres de management : de projet, de personne, d’équipe, forts utiles à ceux qui veulent réussir. Puis plusieurs chapitres de comportement, par la parole et l’action, par la peur, par l’envie, par l’admiration, par la gratitude – qui agitent les figures totémiques du Tyran, du Magicien, du Maître, du Parent. Deux chapitres portent sur la communication interpersonnelle et la négociation, points-clés de tout management efficace, qui n’est au fond qu’une situation de « vente ». Le dernier chapitre, mais pas le moindre, porte sur le management de crise, de plus en plus actuel ces dernières décennies entre krachs, guerres, attentats, catastrophes naturelles ou industrielles, pandémie… Aux causes courantes dans les équipes, les remèdes à la crise d’autorité, d’unité, d’identité. Tiens, vous avez dit identité ? Dommage que cela ne prenne qu’une seule page. Ce simple thème devrait faire l’objet d’un chapitre entier. Tant en politique que dans les entreprises, où « limage » compte de plus en plus.

Anne Lauvergeon, ancienne sherpa de Mitterrand avant de présider Areva, a préfacé cet ouvrage, fruit de sept ans de recherches et de présentations. Il est clair, organisé, sans jargon et immédiatement utile dans sa vie personnelle et professionnelle.

Thierry Paulmier, Homo emoticus – L’intelligence émotionnelle au service des managers, 2021, éditions Diateino (groupe Guy Trédaniel), 495 pages, €23.00 e-book Kindle €15.99

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com