Actualités (NON EXHAUSTIF)

Dans Le Dit des Mots, le professeur de français François Cardinali offre une lecture juste et intelligente des Infralents d’Eric Jeux

Un maître du temps virtuel…

Et si, dans un avenir proche, le virtuel devenait la loi ? En partant de ce pari, Eric Jeux embarque le lecteur dans les deux premiers volumes de sa saga (*) – L’Envol de Lena et Les Chimères de Karl – au cœur d’un  monde futur. Mais il ne perd pas pour autant contact avec certaines valeurs actuelles.

Ingénieur de formation, passionné « depuis son plus jeune âge de science-fiction », entrepreneur dans le photovoltaïque, Eric Jeux n’était pas prédestiné à devenir écrivain. S’il a passé quelques années du côté de San Francisco, c’est en Belgique qu’il a récemment décidé de sauter le pas et de mettre à écrire.

S’inspirant de discussions avec son premier public, ses enfants, il y publie à compte d’auteur, donc confidentiellement, L’Envol de Lena. Le bouche-à-oreille aidant, ce premier roman connaît un succès d’estime au point de titiller la curiosité d’un éditeur parisien, Pierre-Guillaume Roux, qui décide de lancer une collection pour « Ados ». Il a profité de la sortie du tome 2 de la saga, Les Chimères de Karl , pour rééditer le premier volume avec en couverture une création originale colorée pour frapper les esprits et titiller la curiosité des lecteurs.

Et l’histoire justement ? Elle plonge d’emblée le lecteur dans un nouveau monde. Sur une Terre, où de famines en réchauffement climatique, l’Europe a fait le choix de la Virtualisation, les gens ont abandonné leur corps physique pour vivre dans une copie virtuelle de leur univers où la mort n’existe plus. Au bout de quelques années, les premiers enfants de la virtualité ont vu le jour. Dans L’Envol de Lena, on suit ces premiers adolescents, Karl et Léna en tête, qui se rencontrent à l’école Poltec. Un lieu dont les élèves vont pouvoir concevoir l’architecture. Pour autant, cette société en modèle réduit connaît des tensions classiques, tout simplement car trois univers virtuels y cohabitant : le monde des Infralents, celui de Mecan et celui de Softalin. Et ce, avec un petit détail : la vitesse de vie est différente d’un monde à l’autre, comme le note Eric Jeux : « Alors que sur Infralent, la Virtualisation a eu lieu vingt-cinq ans auparavant, cent cinquante ans se sont écoulés sur Mecan et mille cinq cents sur Softalin.« 

Si le premier tome installe les principaux protagonistes de l’histoire, confrontés aux premiers pièges de la virtualisation, l’histoire décolle vraiment dans Les Chimères de Karl. Là les élèves sont confrontés à la création d’objets et d’animaux, les fameuses chimère, et doivent trouver les solutions quand leurs créatures deviennent plus qu’envahissantes. Leurs professeurs ne sont pas à piquer des hannetons et on se dit qu’Eric Jeux a dû, implicitement, régler quelques vieux comptes avec d’anciens enseignants dans ce récit né de sa riche imagination. Clonvar, la censeur de Poltec chargé de la discipline, est au arriviste autoritaire quand la professeur d’histoire, Madame Flappy aurait toute sa place dans Les Choristes, tant son enseignement semble sorti de la nuit des temps.

Nourrissant son histoire de clins d’œil à l’univers numérique – les Mecans portent ainsi des noms de touche d’ordinateur – Eric Jeux embarque le lecteur – les adultes pourront eux-aussi prendre du plaisir à découvrir cette vie virtuelle – dans des aventures qui peuvent être violentes mais, la mort étant absente, jamais fatales ni désespérées.

De séquence en séquence, il y glisse implicitement la défense de quelques valeurs fortes de la vie en société : tolérance, travail en équipe, respect de la démocratie, défense de l’environnement… Ainsi quand les élèves parviennent à créer des animaux, la jeune Enter lance à un camarade: « Depuis qu’on a la possibilité de créer des animaux, c’est comme des joues, personne ne se rend compte qu’il s’agit d’être sensibles, c’est nous qui avons une responsabilité vis-à-vis d’eux, pas l’inverse. Nous devons en faire des êtres libres. »

Quand l’auteur passe à l’action, on sent qu’il a assimilé bien des trouvailles des jeux vidéos, le combat titanesque des chimères en apporte la preuve avec des luttes sans merci entre des créatures nées de la folie adolescente.

Pour nourrir cette saga, Eric Jeux a eu l’idée de faire participer des collégiens. Avec son enthousiasme pour seul viatique, il vient se raconter dans les collèges, invitant les élèves à lui donner des idées pour la suite de la saga, qu’il intégrera – mais en citant ses sources- dans le volume 3 qui est en gestation et verra l’éclosion de nouveaux mondes virtuels.

En tout cas, ces deux volumes mériteraient que leur succès ne soit pas, lui, virtuel…

(*) Ed. Pierre Guillame de Roux

Le Figaro Décideurs a bien lu le remarquable « Robot Révolution » d’Emeric Lebreton

Découvrez si votre métier est menacé par un robot

« Robot Révolution », manuel militant « Toute destruction est création » d’Emeric Lebreton par Argoul

Emeric Lebreton, Robot révolution

Au secours, les robots nous envahissent ! Ou plutôt, bienvenue les robots, adaptons-nous Folleville !

Ce livre de combat, écrit par un entrepreneur en conseils d’orientation professionnelle, est un manuel militant. « Toute destruction est création », aurait dit l’économiste Joseph Schumpeter en exergue – il parlait surtout de « destruction créatrice », du genre le roi est mort, vive le roi. Ce qui signifie qu’il n’existe plus de métier d’allumeur de réverbères ni de chaisière dans les parcs et jardins car la technique a remplacé ces travaux devenus inutiles. Il en est de même aujourd’hui et parler de « révolution » est un brin exagéré, sauf que cela va plus vite.

Le terme « robot » a été inauguré en 1924 sous la plume d’un Tchèque à propos des ouvriers artificiels fabriqués par sa firme (déjà !). Il vient du mot tchèque et russe « travail » : « corvée » plutôt en tchèque, « esclavage » plutôt en russe – question de culture. Désormais, avec les puces électroniques de plus en plus puissantes, tous les métiers sont envahis. Algorithmes et « intelligence » artificielle détrônent les fonctions de service, les smartphones eux-mêmes remplacent appareil photo, caméra, boussole, thermomètre, GPS, courrier, montre, calculatrice, lampe de poche, mètre, scanner, babyphone et ainsi de suite. Ils ne font pas encore le café mais vous pouvez le commander avec eux au bar le plus proche. Babbel supprime des profs de langue (d’ailleurs inutiles, au vu des performances des élèves après 6 ans de cours !), Linky supprime des employés EDF (et leurs avantages indus en consommation d’énergie gratuite à l’heure du combat pour le climat), les chatbots (robots parlant) suppriment le secrétariat médical, le conseil bancaire ou d’assurance, les algorithmes automatiques rendent superflus les traders et certains robots écrivent même des articles de journal.

Cinq facteurs permettent de prédire la robotisation des métiers : 1/ les économies (de salaire, d’emplois, de valeur ajoutée), 2/ la solidité et la fiabilité (humains malades, mortels, fragiles, non formés), 3/ les réglementations (code du travail, code civil, code pénal), 4/ les facteurs sociaux (démographie, chômage, volonté politique, morale, attirance pour les nouvelles technologies)… et c’est tout, il en manque un car il ne nous en est présenté que quatre et pas cinq. De quoi avoir encore faim.

Six questions sont à se poser selon l’auteur pour prédire l’automatisation d’un métier : cet emploi est-il 1/ répétitif ? 2/ complexe ? 3/ pénible ? 4/ attractif ? 5/ d’interagir avec des humains ? 6/ bien payé et concerne de nombreux salariés ? Si oui – robotisation en marche forcée !

Comment s’adapter ? Se poser la question de ce que les consommateurs veulent encore acheter seulementà des humains et si des entreprises veulent encore travailler. Ce que les salariés doivent faire ? Réponse assez basique : 1/ un bilan de compétences, 2/ se former, 3/ évoluer professionnellement (expertise, reconversion, créer sa boite) – en bref de l’hyperindividualisme capitaliste.

Compétences à développer : la base (rechercher et trouver des infos, capacité à créer des relations, influencer et convaincre, curiosité et ouverture d’esprit), compétences techniques (couplées au digital, maîtrise des langues étrangères), aptitude à changer (contrer routine et stress grâce à l’intelligence émotionnelle). Autrement dit, mieux vaut une tête bien faite, qui allie cœur et sens, plutôt qu’un crâne d’œuf inapte aux relations humaines ! C’est plutôt encourageant – mais « les diplômes » ou « le concours », ces sésames bien franchouillards, sont nettement dévalorisés par la nouvelle donne… et les « écoles de commerce » (globishées en Business Schools) nettement avantagées !

Comme à chaque génération, de nouveaux métiers vont apparaître. L’auteur en cite 15 exotiques, parmi eux coach en curiosité, fermier urbain, croque-mort numérique, praticien en désintoxication digitale, coach holistique (travailler sur toutes les dimensions de son être…), pilote de drone. Il oublierait presque le sien : conseil en formation globale.

Emeric Lebreton est aussi radical qu’un écolo sur le climat : « les entreprises (y compris l’entreprise-Etat) qui ne prendront pas le virage de l’automation seront balayées ». Je ne crois guère à la disparition des Etats pour cause de paperasserie non digitale… Pour les entreprises, « il faut » élaborer « un plan à trois ans » pour évaluer les compétences digitales des salariés, mettre en place des outils de communication et former ses employés. Quant à l’Etat, il doit fabriquer les infrastructures de télécommunication (très haut débit, télétravail, autoroutes de l’information), offrir un crédit d’impôt pour favoriser l’automation des entreprises et des particuliers, créer un système de formation digital, agir sur l’éducation, réduire la fiscalité sur le travail pour protéger l’emploi en phase de transition – autrement dit plus de dépenses et moins d’impôts ! Mais « veiller à ce que le monde reste humain » parce que les règles se multiplient dans le même temps que les capacités de contrôle social se renforcent, restreignant la liberté. Le capitalisme le plus implacable assaisonné d’une couche de « social » pour faire passer. L’auteur a très bien appris sa leçon de culture yankee, sans même songer à un autre modèle à l’heure où les Yankees se rencognent en leurs frontières et font la guerre économique, culturelle et militaire au reste du monde, « alliés » inclus.

« La France fait du surplace, donc elle recule », alors qu’en 2034 les robots seront moins chers que la main d’œuvre africaine selon l’Overseas Development Institute et que les classes moyennes, moyennement qualifiées, seront les plus touchées, créant une société en sablier : les riches en haut, les pauvres en bas et presque rien au milieu.

Une bibliographie sommaire de cinq titres seulement, dont deux sur les tares françaises et deux de l’auteur lui-même, éminemment modeste – manière de dire que la réflexion théorique c’est bien, mais que la pratique décisionnelle c’est mieux. Orient’action, société de conseils en orientation professionnelle créée en 2014 par l’auteur, a tout intérêt au développement des robots (en général américains) pour mieux « coacher » les salariés déboussolés. Simple à lire pour se faire peur, cet essai stimulant n’est donc pas innocent, même s’il est intéressant.

Emeric Lebreton, Robot révolution : les robots vont-ils détruire nos emplois et notre économie ? 2019, éditions Orient’action, 335 pages, €24.90 e-book Kindle €9.99

Attachée de presse Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Eric Jeux, auteur pour adolescents, sillonnant la France pour parler de littérature à tous les collégiens

Eric Jeux poursuit sa tournée des collèges pour inciter les jeunes à lire et les initier à la création littéraire en participant à l’écriture de la suite de sa saga de science-fiction « Le Temps des Infralents » !

Il parcourt indifféremment toute la France, des villes, mais aussi la province et la banlieue et fait partager son amour de la transmission aux profs et aux ados.

« La Défense d’aimer », un roman de Domitille Marbeau Funck-Brentano, pour les amoureux de Wagner et de l’amour…

A paraître en octobre 2019 à L’Harmattan: La Défense d’aimer

Un roman de

Domitille Marbeau Funck-Brentano

Contact presse pour le recevoir : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85 

« J’ai quatre ans. Je ne sais pas que j’écoute du Wagner. Je ne peux saisir l’intensité du drame évoquée dans une langue inconnue. Je suis juste subjuguée par la puissance du chant, si beau, si pur… »

Une jeune femme se prépare à prendre un train pour Bayreuth, le voyage rêvé depuis toujours, parcours exaltant qui va la conduire à goûter malgré elle au philtre d’amour.

Ce roman construit comme une partition musicale emprunte son titre à une œuvre de jeunesse de Richard Wagner. Il nous raconte, sur fond d’opéra, l’histoire d’une double passion, amoureuse et lyrique.

« Passionnant et poétique,récit chargé de réminiscences, ce beau livre vibrant

d’émotion restitue avec une intense lumière les chatoiements de l’univers des éternels amants de la musique. »                                                      Jean-Claude Casadesus

Après des études de Lettres et de sciences humaines, Domitille Marbeau Funck-Brentano a travaillé pendant dix-huit ans dans le secteur culturel : attachée de presse de l’Orchestre National de France, chargée de mission au ministère de la Culture, puis responsable du service culturel de la SACEM.

Paru chez le même éditeur, son premier roman, L’écho répété des vagues, a reçu en 2012  le « coup de cœur des bibliothécaires » et a figuré dans la dernière sélection du Prix des Lecteurs de notre Temps.

 

« Des particules subatomiques à la conscience compassionnelle humaine » (sur Guy Vallancien)

Guy Vallancien, A l’origine des sensations, des émotions et de la raison

Vaste programme ! Le livre du professeur honoraire de 73 ans Guy Vallancien est une gageure. Son auteur est chirurgien urologue et pionnier de la robotique chirurgicale en France, membre de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie nationale de chirurgie, fondateur de la Convention on Health Analysis and Management et de l’École européenne de chirurgie, membre de l’Office parlementaire de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Beaucoup d’éminent titres pour un ambitieux essai qui ne vise – pas moins – qu’à retracer la lignée, des particules subatomiques à la conscience compassionnelle humaine.

L’être humain n’est qu’un maillon d’une chaîne et évolue par mutations pour s’adapter sans cesse à l’univers qui change. Sa visée est la vie, tout simplement, l’élan qui pousse sans raison, juste parce que le vital est ainsi fait. Ceux qui croient peuvent aller au-delà, pas le scientifique qui se limite à constater ce qui est. La vie se développe et se répand par autonomie, fraternité et auto-organisation. C’est ainsi de la cellule à l’homme, et l’animal sapiens ne fait exception que parce qu’il va encore plus loin, ajoutant la compassion.

Notre état de conscience supérieur nous permet d’être méchant gratuitement, mais aussi plus sociable que les espèces animales, dépassant la « loi naturelle » (concept humain) qui fait du plus apte le survivant par excellence. Notons cette réflexion qui nous vient à la lecture du livre : les Américains en sont restés à la loi du plus fort, ce qui rend leur égoïsme implacable et puissant ; mais les Européens sont peut-être en avance dans l’Evolution de la conscience, puisqu’ils donnent à la compassion et à l’entraide une valeur supérieure. L’auteur ne le dit pas car son essai manque de clarté. Il veut trop embrasser et mal étreint. Ses huit chapitres sont inégaux, les premiers utiles en ce qu’ils retracent brillamment la genèse de l’éclosion humaine depuis les origines de l’univers, avec forces références et exemples, les suivants touffus et parfois inutilement polémiques.

La robotique et ladite « intelligence » artificielle (qui n’apparaît que comme la programmation intelligente des concepteurs humains) viennent comme un cheveu sur la soupe et l’auteur ferraille avec les admirateurs et autres croyants de l’humanité « augmentée ». Faut-il « repenser » notre nature humaine comme il le prône ? Notre savant retrouve benoitement les trois étages de l’humain que les Antiques, puis Pascal (les trois ordres) et Nietzsche (chameau, lion, enfant) entre autres, distinguaient déjà : les sensations, les émotions, la raison – avec la charité (Guy Vallancien dit la compassion) en supplément d’âme ou comme propriété émergente de la raison sociale.

S’agit-il d’un essai polémique contre l’IA et les néo-croyants du Transformisme ? S’agit-il d’un essai de scientifique pour tracer une philosophie de l’évolution humaine ? On ne sait trop. Les propos rigoureux, étayés d’exemples de recherches, voisinent avec des raccourcis critiques sur l’actualité et un chapitre 7 incongru sur la bêtise en réseau. « Que reste-t-il dont j’aurais la certitude ? Pas grand-chose ! » avoue-t-il p.233 dans son trop délayé « Point d’orgue » en guise de conclusion. Le livre n’est pas abouti et c’est dommage, car le lecteur est frappé par d’excellentes remarques ici ou là.

Tel le « séquençage de centaines de jeunes Chinois ‘surdoués’ au QI de plus de 130 pour y rechercher le secret d’une intelligence dite supérieure à transmettre aux autres (chinois, bien-sûr), comme semble y travailler l’équipe du Beijing Genomic Institute de Shenzhen ? Course absurde au toujours plus. Quand on aura mesuré le QI des cons à 120, les QI moyens seront à 180 et les supérieurs à 250. Qu’aurons-nous gagné ? Une augmentation du nombre d’individus atteints du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme qui se caractérise par des difficultés significatives dans les interactions sociales »p.103. Sans compter que « le QI » ne mesure que la conformité des esprits au formatage des tests et ne préjuge en rien de « l’intelligence » au sens global de la faculté à s’adapter à tout ce qui survient.

Quant à « la conscience », dont les religions du Livre font un souffle de Dieu, elle « serait consubstantielle à la matière depuis l’origine de l’Univers, l’esprit émergeant progressivement des appariements particulaires, du bouillonnement moléculaire, des interactions chimiques et des collaborations biologiques » p.146. L’humain apparaît donc comme un être émergeant de la masse vivante, pas un dieu tombé sur la terre ; nous sommes fils des étoiles et non d’un Être mythique, projection machiste du Père et Mâle dominant, élu maître et possesseur de tout ce qui vit et pousse sur la planète. Les Idées pures platoniciennes ne sont qu’une image mentale et le « je pense donc je suis » cartésien doit être remplacé par le « je ressens donc je deviens » pour se sublimer en « j’aime donc je suis » – qui forme un meilleur titre que le trop pesant A l’origine des…

Car par la génétique, la physiologie et la culture, nous, être humains, sommes avant tout « des êtres d’émotion, d’attention et de collaboration, depuis les éléments galactiques les plus lointains jusque dans les plus petits recoins de notre anatomie… » p.248. Ce qu’aucun algorithme ne pourra jamais devenir.

Guy Vallancien, A l’origine des sensations, des émotions et de la raison – J’aime donc je suis,L’Harmattan 2019, 248 pages, €25.00 e-book Kindle €18.99

Attachée de presse Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

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« Le soleil noir de Tenerife » : un roman de Gérard MULLER d’une troublante actualité (les trous noirs !)

Auteur souvent primé de nombreux romans mêlant voyages et sciences, Gérard Muller (site de l’auteur : https://www.gerardmuller.com) publie ici un roman d’une troublante actualité.

Vient de paraître – mai 2019 – aux Editions Lazare et Capucine

Demandes de service de presse / interview : 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Thème du roman : 

Tenerife. S’y trouve le plus haut sommet d’Espagne et, sur ses flancs, un des observatoires les plus puissants du monde. Là, Enrique, spécialiste du soleil, scrute son astre favori tous les jours. Un beau matin, il y aperçoit une tache noire en son centre. Après avoir vérifié le bon fonctionnement de son instrument, il doit se rendre à l’évidence : la tache est bel et bien présente. Aussi, les hypothèses les plus hardies fusent : s’agit-il d’un mini-trou noir ? De la fameuse matière noire ? D’un astéroïde ? D’un objet extraterrestre ?

C’est le départ d’une enquête qui va le conduire, en compagnie de ses collègues, vers des hypothèses qu’il n’avait jamais imaginées. Celles-ci amèneront les quatre astronomes à découvrir un des secrets les plus mystérieux de notre univers, une énigme stupéfiante se cachant à l’intérieur même des trous noirs.

Ce roman est aussi l’occasion de décrire l’ambiance des grands observatoires terrestres, et la vie de leurs occupants. Humains comme nous tous, ils sont aussi soumis à des pulsions amoureuses et émotives qui ont quelquefois du mal à se conjuguer avec la rigueur scientifique que leur métier réclame.

À l’instar de quelques-uns de ses romans précédents qui traitent de la mécanique quantique et de l’intelligence artificielle, l’auteur fait entrer ses lecteurs dans un nouvel univers scientifique : celui des astronomes et de l’astrophysique, au moment même où nous découvrons la première photo d’un trou noir.

Résumé : 

Gérard Muller, consacre son temps libre à ses deux passions : l’écriture de romans et le golf. Il explore les différents genres littéraires, du thriller au roman psychologique. Il a déjà publié 20 romans et 3 recueils de poésie, 2 recueils de nouvelles, 1 essai et 2 pièces de théâtre qui sont tous présentés sur ce site Internet.

Il a reçu de nombreux prix de poésie, et 4 prix littéraires pour ses romans.

« L’âme de la fontaine étourdie » de Gérard MULLER (un roman captivant permettant de découvrir la physique quantique)

Un nouveau roman de Gérard Muller (site de l’auteur : https://www.gerardmuller.com) : Dans la veine du best-seller « La formule de Dieu » et son initiation à la relativité générale et à l’astrophysique, Gérard Muller nous prend délicatement par la main et nous plonge dans les déserts habités de la Namibie pour nous faire découvrir la physique quantique, dans un roman d’aventures à l’atmosphère de polar, genre dont il est passé maître.

Vient de paraître – avril 2019 – aux Editions Lazare et Capucine

Demandes de service de presse / interview : 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Thème du roman : Les hommes peuvent-ils entrer en contact avec les âmes de défunts ? Vaste question qui a beaucoup occupé la fin du XIXe siècle, et ce jusqu’à Victor Hugo lui-même, lorsqu’il était en exil à Jersey, et qui occupe encore les passionnés de spiritisme. Qu’en est-il aujourd’hui, compte tenu des progrès de la science ? Voici la question abordée dans ce roman qui se veut avant tout divertissant. Sans se prendre au sérieux, il propose une réponse originale basée sur la physique quantique.

L’auteur a alors imaginé que les âmes pouvaient peupler un champ quantique de particules qu’il a nommé les soul particles. L’information contenue dans ce champ pourrait être déformée par les fortes émotions ressenties par les hommes au moment de leur mort, et rester ainsi gravée à jamais au sein de celui-ci. Cette déformation constituerait ainsi les âmes des défunts. Celles-ci pourraient communiquer entre elles par intrication quantique, et entrer en relation avec certains vivants à l’aide d’un intercesseur réalisé à partir d’un matériau original.

Résumé : Une jeune archéologue toulousaine arrive en Namibie pour travailler avec une petite équipe internationale isolée dans le bush. L’un de ses confrères est un chaman qui lui révèle sa capacité à dialoguer avec l’au-delà. Ils y voient alors une piste nouvelle pour accélérer leurs recherches sur les pétroglyphes, dessins gravés sur la pierre par les anciens bushmen. Pour les aider, un spécialiste de la physique quantique va tenter d’expliquer ce lien entre les vivants et les morts. Mais un meurtre au sein de l’équipe vient tout remettre en question. Au même moment, Twyfelfontein, la mystérieuse « fontaine étourdie », décide de ne plus offrir son eau: les heures sont comptées dans ce désert aride pour élucider cet assassinat, clé essentielle pour savoir si les vivants peuvent parler impunément aux morts.

Gérard Muller, consacre son temps libre à ses deux passions : l’écriture de romans et le golf. Il explore les différents genres littéraires, du thriller au roman psychologique. Il a déjà publié 20 romans et 3 recueils de poésie, 2 recueils de nouvelles, 1 essai et 2 pièces de théâtre qui sont tous présentés sur ce site Internet.

Il a reçu de nombreux prix de poésie, et 4 prix littéraires pour ses romans.

 

Le Monde salue le 37ème Marché de la Poésie (Grand merci à Didier Cahen)

Marché de la poésie. A nouveaux poètes, mots nouveaux

A l’heure du Marché de la poésie, à Paris jusqu’au 9 juin, état des lieux du genre en France à l’orée du siècle, entre vitalité et fragilité.

Par Publié le 06 juin 2019 à 09h00

Le Marché de la poésie battant son plein, en 2018.
Le Marché de la poésie battant son plein, en 2018. c/i/r/c/é – 2018

En mars, le Printemps des poètes a fêté son 20e anniversaire. C’est maintenant le tour du Marché de la poésie de s’installer, jusqu’au 9 juin, sur la place Saint-Sulpice à Paris, pour accueillir, comme chaque année, près de 500 éditeurs et revues, plusieurs milliers de lecteurs, sans oublier la Périphérie du Marché, partout en France et dans plusieurs pays étrangers, et les Etats généraux de la poésie. Au-delà de ce constat de vitalité, on prendre acte d’une situation très fragile : la dizaine de livres de poésie qui paraît chaque semaine doit se contenter d’une grosse poignée de lecteurs, à de très rares exceptions près.

La poésie souffre clairement de son image : une gamme d’idées reçues qui va du verbe flamboyant aux éternels clichés sur les poètes maudits. En vérité, la poésie reste trop souvent normée par son usage scolaire : récitation d’abord, objet d’étude ensuite, avec ses classifications et son histoire figées. On en a l’illustration parfaite avec la poésie datée et stéréo­typée qui s’affiche dans le métro parisien au gré des circonstances : miettes de soleil, jardin secret et joie immaculée…

Or, de nos jours, chaque poète invente son écriture. Pour preuve, l’anthologie réunie en 2018 par Yves di Manno et Isabelle Garron, Un nouveau monde (Flammarion) : près de 1 000 poètes de langue française publiés à compte d’éditeur entre 1950 et 2000. Alors, à quoi ressemble la poésie de ce début de XXIe siècle ? Certes, elle ne vient pas de nulle part. C’est l’extension de la poésie au sens traditionnel. Mais elle trouve son ressort dans un élargissement de la forme et du sujet. Qu’on imagine toutes les combinaisons possibles, avec un espace d’expression qui se virtualise, s’étend et se démocratise : vocal ou textuel, hypermédiatisé, scénique, livresque ou délivré des supports affichés… Sont poètes aujour­d’hui tous ceux, estampillés ou non (slameurs, chanteurs, rappeurs…), qui appliquent ces quelques règles de base : ouvrir le sens aux sens, ne plus réduire le corps au cœur, l’affect au sentiment, le trouble à l’émotion…

Le spectre poétique

On retrouvera cette belle diversité en décrivant les deux extrémités du spectre poétique. D’une part, une poésie qui porte le poids de l’histoire, qui tente de fonder, dans des formes très variables, une autre façon de parler – qu’on pense à Paul Celan (1920-1970) ou à Edmond Jabès (1912-1991), pour s’en tenir à deux incontournables témoins de l’indicible, et à leurs héritiers : Antoine Emaz (1955-2019) ou Esther Tellermann (née en 1947). Une expérience de la poésie qui, à partir de la faillite de notre culture dans les fours crématoires d’Auschwitz, s’essaye à moins parler pour mieux se faire entendre, à moins communiquer pour transmettre davantage. Une telle poésie trace peut-être l’irremplaçable voie d’accès à la réalité quand tous les chemins sont bouchés ; le seul moyen de l’exprimer quand tous les moyens d’expression sont impuissants ou épuisés.

En même temps, à l’autre bout du spectre, cette hantise de coller à l’époque et à ses affects qu’illustrent les livres de Séverine Daucourt (née en 1970) ou de Marie de Quatrebarbes (née en 1984). Les poètes de cette génération mêlent la langue courante avec une autre langue, active et réactive, d’une haute intensité. Mixer les deux, en faire une langue vivante perméable aux aspérités, aux chocs frontaux, aux accidents de l’histoire, voilà le défi actuel. La boulimie, en somme, après l’anorexie. Alors, poète, on l’est en un éclair, quand on prend le risque de s’accepter intermittent de son quotidien, avec cette obsession : capter pour l’amplifier ce qui circule au-delà des réseaux ordinaires. Pour se faire une idée, qu’on aille aussi voir du côté de Laure Gauthier (née en 1972) ou d’Anne-James Chaton (né en 1970), ces performeurs et plasticiens sonores. Ce sont eux les poètes post-prophètes, les poètes/trans/poètes contemporains des temps décomposés.

Enrichir le sens, nourrir l’imaginaire

On réfutera alors l’affirmation bravache et un brin masochiste de tant et tant de poètes : la poésie, ça ne sert à rien ! Va pour la gratuité… Mais en même temps, qu’on mesure la responsabilité du poète d’aujourd’hui quand le poème consiste à témoigner de la réalité, en parlant pour ce qui échappe aux codes habituels. Enrichir le sens, nourrir l’imaginaire, rien de tel pour élargir notre horizon de pensée. Si elle ne change pas le monde, la poésie transforme notre rapport au monde.

En vérité, de Ronsard à Baudelaire, de Rimbaud à Bonnefoy et au-delà, l’histoire reste toujours la même. Seul le poète sait approcher par la parole le vide, saisir l’insaisissable, lui seul sait composer avec la folle envie de libérer la langue ; être un poète c’est parler dans le désert, mais en trouvant ses mots et leur destinataire. Bref, si l’on préfère, être poète c’est exercer ce « métier d’ignorance »revendiqué naguère par Claude Royet-Journoud ; c’est s’accrocher au non-savoir, l’aimer, savoir l’écrire, le dire ; savoir (ou non-savoir) toucher à l’inconnu.

* Didier Cahen, écrivain et poète, tient la chronique Trans|Poésie dans « Le Monde des livres »

Rendez-vous au Marché de la poésie

Le 37e Marché de la poésie se tient place Saint-Sulpice, à Paris 6e, chaque jour de 11 h 30 au soir, jusqu’au 9 juin.

Son président d’honneur est CharlElie Couture, qui a publié en début d’année La Mécanique du ciel. 50 poèmes inchantables (Castor astral, 256 pages, 18 euros).

Les Etats généraux de la poésie y donnent lieu à six tables rondes ; les Pays-Bas, pays invité d’honneur, à dix rencontres avec des poètes néerlandais ; rencontres, lectures, ateliers, concerts…

Programme et renseignements : Marche-poesie.com

Quelques événements sur la scène du Marché

  • Jeudi 6 juin, à 16 heures. Paroles d’auteure : Maria Stepanova, pour Le Corps revient (Nouvelles éditions Place).
  • Vendredi 7 juin, à 18 heures 10. Paroles d’auteur : Florence Delay lit La Jonction, de Martin Rueff (Nous).
  • Samedi 8 juin, à 17 h 30. Paroles d’auteur : Jaume Pont, avec son traducteur François-Michel Durazzo.
  • Dimanche 9 juin à 18 heures. Hommage à Antoine Emaz, mort le 3 mars, par Florence Trocmé, de Poezibao, et Jean-Marc Bourg, des éditions Faï Fioc.

Adèle Van Reeth invite CharlElie Couture, Président du 37ème Marché de la Poésie, sur Public Sénat

Revoir l’émission « Livres et vous » d’Adèle Van Reeth avec CharlElie Couture, Président d’honneur du 37ème Marché de la Poésie comme invité : https://www.publicsenat.fr/article/societe/a-la-croisee-des-chemins-de-la-litterature-a-la-musique-141814

A la croisée des chemins : de la littérature à la musique

Ils sont chanteurs inspirés par d’autres champs… et se moquent des frontières académiques séparant les arts. A la croisée des chemins de la musique et de la littérature, nous vous proposons aujourd’hui de rejoindre l’univers unique et multiple à la fois de nos invités.

Par Soumaya Benaissa

Artistes touche-à-tout

Peintre, poète, architecte et chanteur, Charlélie Couture se définit lui-même comme un artiste « multiste ». Esthète punk pour les uns, minimaliste pour les autres Bertrand Belin cultive de romans en chansons le mystère des mots, assouvit son désir d’écrire et poursuit sa quête de l’harmonie…

Avec son sixième album  « Persona » et son troisième roman « Grands Carnivores », Bertrand Belin nous ouvre les portes d’un imaginaire peuplé de silhouettes sans nom et d’atmosphères inquiétantes, un imaginaire à la dimension poétique et politique. Car derrière l’artiste demeure le citoyen :

Art engagé et engagement pour l’Art

Une position que défend également Charlélie Couture.  Le créateur prolifique, auteur d’un recueil rassemblant « 50 poèmes inchantables » et d’un album dont le titre « Même pas sommeil » résonne comme un clin d’œil, expose sa définition d’un art engagé et multiste et souligne  également les perspectives émancipatrices de la poésie.

Ainsi, usant des différentes cordes dont sont dotés leurs arts, nos invités se rejoignent dans cette édition de Livres&Vous pour tenter de nous dire… l’indicible.