Opération Balustrade Coronavirus, le texte de Bernard Woitellier

Le texte de confinement de Bernard Woitellier, auteur du roman « Le Maître de la Lumière » :

En ces temps inédits, je vis cette période de confinement de manière étrange. J’ai la sensation d’assister à un film de science-fiction. Rien n’a changé ; les montagnes n’ont pas bougé de place, et lorsque je descends faire les courses, les rayons des magasins sont toujours pleins. Si ce n’étaient les clients qui portent comme moi un masque, je pourrais croire à la normalité des choses. Seule ma perception du temps semble avoir évolué vers « un infini présent ». C’est comme dans le film « Un jour sans fin ».

J’ai pourtant reçu bon nombre de messages de mes lecteurs qui me disent : « C’est comme dans ton livre ! » Je leur réponds que dans mon livre, c’est bien pire ! L’effondrement est plus brutal. Immédiat. Dans la réalité, beaucoup de gens ne vont plus travailler et leur vie semble momentanément à l’arrêt. Mais elle va redémarrer, peut-être très vite si les conditions sanitaires sont favorables.

Tout fonctionne encore.

La situation que je décris dans « Le Maître de la Lumière » est bien plus étrange. Et bien plus dramatique. Tout pourrait fonctionner. Rien n’est détruit comme lors d’une guerre. Et pourtant, le monde s’arrête pour une très longue période, comme si l’édifice complexe de notre société avait été non pas rasé, mais paralysé. L’électricité est la circulation sanguine de notre monde. Si elle s’arrête, tout s’écroule.

Quand en 1859, deux éruptions solaires violentes, espacées de trois jours, frappent la Terre, les dégâts sont minimes. Il n’y a aucune victime, à part peut-être un naufrage ou deux dans les brumes de Terre-Neuve, de bateaux perdus à cause d’un compas devenu fou. Les mêmes tempêtes aujourd’hui occasionneraient de violents – mais invisibles–dégâts à notre civilisation. Il ne s’agirait pas de récession, mais d’un effondrement brutal ; d’après les experts, la population mondiale diminuerait de 20 % la première année.

La chose qui disparaîtrait immédiatement de notre quotidien serait l’alimentation en eau. En l’espace de quarante-huit heures, les immeubles seraient à sec. Dans un laps de temps à peine supérieur, l’approvisionnement en nourriture serait réduit à néant. Les soins et traitements médicaux s’évanouiraient en l’espace d’une semaine, le temps que les stocks de médicaments et de carburant pour faire tourner les groupes électrogènes s’épuisent. Les banques seraient fermées, devenues inutiles ; les stations-service aussi. Il faudrait un peu plus de temps pour que les structures mêmes du pays se délitent.

Le seul point commun entre les deux situations, celle que nous vivons et celle que j’imagine, c’est l’invisibilité d’une menace qui pourrait détruire notre société, mettant en évidence sa fragilité, et notre capacité à ignorer cette menace. Pas parce que nous n’avons pas les moyens de la déceler, mais par la volonté de fermer les yeux devant toute cause qui pourrait remettre en question notre mode de vie. C’est cet aveuglement que j’entends dénoncer.

Présentation de Bernard Woitellier, auteur de « le Maître de la Lumière »

Lancement presse été 2020 de « Le Maître de la Lumière »,

le premier roman de Bernard Woitellier

Pour le recevoir en service de presse/interviewer Bernard Woitellier : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

« L’hiver des hommes vient. Crois-moi il va durer longtemps ; sur toute sa longueur, il fera des victimes. »

Un monde plongé dans le noir à la suite d’une éruption solaire violente, une civilisation qui s’effondre du jour au lendemain. Une humanité confrontée à ses faiblesses, sa noirceur. Des personnages contraints de faire face à une catastrophe sans précédent – et tout à fait plausible d’un point de vue scientifique.
Le Maître de la lumière nous parle de Thana, femme abusée par son mari, Aryan, le pilote dont le courage est à la mesure de ses propres tourments, Jorge, capitaine d’un équipage plus que fidèle, uni par un terrible passé ; mais aussi de Paola, la brillante scientifique qui suit avec effroi l’évolution orageuse de notre plus proche étoile.
À travers le destin de ces différents protagonistes, plongez dans une dystopie qui nous livre les angoisses, les peurs et l’espoir d’une société pour qui la survie devient l’unique obsession. Poussés par le sort, ils se révéleront pour le meilleur comme pour le pire…
De victime à héros, de héros à anti-héros, ce black-out va les lier à tout jamais.

Et vous, que feriez-vous dans un monde privé d’électricité pendant plusieurs années ?

Le premier roman de Bernard Woitellier est fidèle à la vie de son auteur : impressionnant.

On tend d’abord à se demander dans quel esprit surdoué une histoire aussi folle que crédible et scientifiquement documentée a pu germer. Le parcours hors du commun de Bernard Woitellier livre des pistes d’explications : Zèbre HPI, comme son père pilote de chasse et grand mélomane humaniste assassiné durant la guerre d’Algérie, Bernard Woitellier suivit d’abord des traces à l’Ecole des Pupilles de l’Air de Grenoble. 

Epris avant tout de liberté, il  fonce dans toutes les aventures qui se présentent à lui pour s’extraire de cette « prison » : tuyauteur sur un porte container sud africain, chanteur dans un groupe à Hambourg, technicien de laboratoire et même baroudeur en raffinerie de pétrole. Pour lui, la vie doit aller vite et avoir pour socle de belles valeurs humaines. Dès qu’il sent une injustice, dès qu’il s’ennuie ou qu’il s’ennuie, il part en quête de sens.

Ainsi, son diplôme de commerce international le conduit à New-York où il en profite pour visiter les Etats-Unis, avant de réaliser son rêve de jeunesse en finissant par décrocher son brevet de pilote professionnel.

De retour en France, tour à tour chauffeur VIP puis voiturier au Ritz, il a l’occasion de servir les Grands de ce monde, avant de jouir de la plus belle période professionnelle de sa vie au sein du service d’assistance d’un constructeur automobile, où on lui fiche une  paix si royale qu’il prend le temps de s’initier à la navigation.

Avec la même émotion que lors de ses vols en deltaplane, il s’émerveille des beautés de la nature. Nomade dans l’âme, Bernard Woitellier s’épanouit à parcourir les mers et les montagnes.

Fin 2016, lui vient l’idée du « Maître de la lumière », roman dans lequel il raconte une éruption solaire entraînant une catastrophe soft.

Que ce soit l’Algérie ou la Marseille de son enfance, il n’aura de cesse de chercher le soleil, y compris dans le coeur des gens lorsqu’ils sont du nord ; et comme l’oiseau il s’envole avec grâce sautillant d’une jolie rencontre humaine à l’autre. Allergique à la bêtise, il se fie à l’intuition. La sienne, précieuse, lui a sauvé plusieurs facettes de sa vie aventurière. L’écriture représente pour lui l’âge de la maturité : toutes les observations qu’il a emmagasinées nourrissent aujourd’hui son inspiration. Il a pour maître en littérature l’écrivain américain best-seller Sébastien Junger (avec lequel il partage la foi dans l’intuition) et a donné pour titre à son premier livre « Le Maître de la lumière » en hommage au Prix Goncourt Pierre Lemaitre.