Un critique sévère et exigeant est conquis par Youri Fedotoff

Youri Fedotoff, Le testament du Tsar

C’est un véritable roman d’aventures que nous livre ce descendant d’un Russe blanc et d’une comtesse hongroise né à Paris en 1959, arrière-petit-fils du général Hyppolite Savitsky, dernier commandant de l’armée blanche du Caucase. Honneur, panache, courage, le lecteur se retrouve dans Le prince Eric, version adulte.

Nous rencontrons dans les premières pages Michel Trepchine à 22 ans et déjà commandant. L’auteur n’aime pas parler des enfants ni vraiment des adolescents ; il préfère ses personnages adultes pour les faire jouer aux échecs. Et des échecs, il y en a, tant les réactionnaires refusent de voir que l’histoire ne régresse jamais et qu’il faut s’y adapter ou périr. C’est le destin de Michel et de Sacha que d’en montrer les deux faces. Michel est fils d’un comte exilé par erreur sur ordre du tsar Nicolas II, adopté comme filleul à la mort de son père. Un filleul est un fils choisi, couvé et éduqué comme le fait un vrai père. Le tsar a engendré un jeune Alexis hémophile et reporte sur Michel, parfaitement sain et vigoureux, les espoirs qu’il forme pour la dynastie.

Mais la révolution survient, la bolchevique, due surtout au conservatisme et aux lâchetés de l’aristocratie de cour. Elle est menée de main de maître par le stratège Lénine (qui n’est pas « juif » comme le dit l’auteur incidemment, malgré les accusations hitlériennes) et par le tacticien Trotski (qui est sans conteste juif et sans attaches nationales). Michel, bien jeune et à peine sorti du Corps des pages comme son ami Sacha, s’engage dans l’armée blanche. Mais pas plus celle-ci que la précédente n’est apte à faire régner l’ordre. Il manque une volonté politique et des hommes au caractère assez affirmé pour l’incarner.

Convoqué à Irkoutsk par son tuteur conseiller de la cour, le marquis de Villeneuve, un noble périgourdin descendant de chirurgien de la Grande armée laissé en Russie par Napoléon, Michel se voit confier un précieux parchemin scellé, secrètement délivré par le tsar : son testament. Il désigne Michel Trepchine comme « régent » de l’empire, faute de Romanov qui ait des couilles. Sont adjoints à ce testament deux coffrets emplis de diamants patiemment amassés au fil des siècles, une part du fameux « trésor du tsar » jamais retrouvé.

Aidé par la princesse Tin, jeune et jolie Siamoise qui fut la compagne de Villeneuve, Michel s’évade de Russie en avion via le Tibet et rejoint, muni d’un faux passeport délivré par un parent anglais de sa famille, la Suisse (où il dépose le testament à la banque) puis Paris (où il œuvre à organiser l’émigration blanche). Il a caché les diamants en un lieu isolé du Tibet et n’en garde que trois à monter en bijou pour la princesse qui l’a aidé. Archibald Blunt, l’Anglais de l’Intelligence service, est qualifié de « saphiste », joli mot mais impropre, ne s’appliquant précisément qu’aux femmes. Il aimera Michel d’un amour jaloux, puis son fils Dimitri, avant d’errer entre plusieurs fidélités depuis Cambridge…

Michel est un cosmopolite de son siècle, parlant russe et français tout comme anglais et allemand, puis hongrois et italien, et peut-être une ou deux autres langues. Il a de la famille dans tous les pays séparés alors par des frontières, artificielles aux alliances matrimoniales des grandes dynasties aristocratiques (exclusivement blanches). Son père est russe et sa mère bavaroise, apparentée à la couronne britannique, avec un passeport suisse ; sa grand-mère est hongroise et le fils de son tuteur Villeneuve est devenu américain. C’était le melting pot libéral de l’Europe d’avant 14. Puis les nationalismes sont venus, cassant la globalisation…

Après la guerre, puis la guerre civile, Michel se marie et fait deux enfants, une fille aînée Julie et un fils cadet Dimitri. Il se découvre un autre fils, Nicolas, conçu avec la princesse Tin lorsqu’ils fuyaient de concert par-dessus l’Himalaya, une épopée rocambolesque aux commandes d’un Bréguet biplan. Michel avant 1940 est un homme comblé : père, époux, riche, actif, entouré. Il souffre cependant de l’exil. La Russie devient pour lui comme un Graal, le poussant à des plans extravagants. Les Russes ont comme les Anglais, dit l’auteur, « cette étrange schizophrénie dans laquelle se côto[ie] une intelligence pratique et la faculté de lâcher prise dans des exubérances parfois très excentriques » p.290.

Son ami d’enfance Sacha Boulganov, prince russe, est passé du côté bolchevique en raison des idées modernes de la philosophie occidentale sur l’égalité et le matérialisme comme de sa déception du milieu aristocrate incapable. Mais la pratique paranoïaque de Staline ne tarde pas à le faire déchanter. Il ne doit qu’à l’amitié du vulgaire et obtus Vorochilov de n’être pas emporté dans les « procès » pour trotskisme ou trahison et il s’exile en Sibérie, dans le village même des Samoyèdes (ou Nénètses que l’auteur semble confondre avec le village savoyard de Samoëns), où Michel a passé son enfance à cause de l’oukase d’exil de son père. C’est là que l’enfant au prénom d’archange a vu de près un tigre blanc, venu lui flairer le visage en le regardant droit dans les yeux. Le fauve ne l’a pas croqué et Michel est désormais surnommé par ceux qui l’admirent « le tigre de Sibérie ». Les chamanes y ont vu un signe d’élection.

L’inique traité de Versailles, imposé par les puissances victorieuses de la Première guerre mondiale, a redécoupé l’Europe en pays artificiels où les nationalités sont souvent irrédentistes. Ce placage abstrait sur la réalité humaine va engendrer inévitablement la Seconde guerre mondiale, chacun des pays monte aux extrêmes de la passion et appelle un dictateur exécutif. Ce chaos va-t-il permettre de rétablir l’ordre divin en sainte Russie ? Michel est loyal et volontaire, mais que peut-il contre les forces sociales du destin, les intérêts commerciaux yankees et le machiavélisme bolchevique ?

Le progrès technique emporte toute valeur morale et précipite l’efficacité avec l’avènement du type humain du Travailleur selon Ernst Jünger, le rouage sans âme de la Technique ; les anciennes pulsions libérales et humanistes, d’essence aristocratiques, sont balayées, engendrant les millions de morts des deux guerres mondiales et un chaos planétaire dont nous ne sommes pas encore sortis. Le monde matériel change trop vite pour que les humains adaptent leur mental ; ils n’ont pour réponse que la crispation intransigeante sur les idées d’hier et la violence jusqu’au massacre pour imposer leur droit. Seule peut-être la musique, dont l’épouse de Michel est experte, exprime la part des anges de l’humanité terrestre malgré la « médiocrité puérile des hommes » p.327 selon le chef d’orchestre Karvangler, une chimère de Karajan et de Furtwängler.

Ce beau roman d’aventures emporte et donne à réviser l’histoire tragique du XXe siècle. Il est parsemé de remarques fort justes sur la politique et les hommes, le régime de monarchie constitutionnelle et la démocratie, l’antisémitisme et le capitalisme libéral, le couple et les fils, le nazisme et le communisme. Il nous apparaît bien souvent la sagesse même parce que l’auteur, comme nous, connait la suite : l’histoire du passé se reconstitue aisément, celle du futur est plus aléatoire…

L’auteur laisse entendre que ce « testament du Tsar » pourrait être vrai, selon ce que lui a confié en 2004 son père en exil. Mais que nous importe ? Pas plus qu’un Bourbon ne règnera sans doute sur la France, un Romanov ne remontera désormais sur le trône de la Russie. Reste une aventure épique dans la lignée morale des scouts devenus aujourd’hui pères et grands-pères.

Le sous-titre du roman laisse entrevoir une suite, la période après 1945 étant à la fois plus délicate et plus proche, dédiée aux fils.

Youri Fedotoff, Le testament du Tsar – Chaos 1917-1945, 2019, Y&O éditions, 418 pages, €23.00 e-book Kindle €9.99

Le site de l’auteur

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Catégories : Livres, Russie| Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Poster un commentaire

SPUTNIK, premier média russe à réaliser une interview vidéo de Youri FEDOTOFF sur « Le Testament du Tsar » !

https://fr.sputniknews.com/culture/201909221042125609-une-histoire-rocambolesque-et-romancee-de-lor-des-tsars/

CULTURE

URL courte
Par

Dans un roman d’aventures romantique, tragique et historique à la fois, Youri Fedotoff met en scène une vie du filleul imaginaire du tsar russe Michel Trepchine. Il suit la vie de celui qui est chargé de reconquérir la Russie tombée aux mains des bolcheviks à travers les soubresauts de la Russie, jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Le roman est digne des meilleurs œuvres de Comtesse de Ségur: «Le Testament du tsar Chaos 1917-1945», de Youri Fedotoff, paru chez Y & O Éditions, entrelace savamment fiction et réalité historique pour tenir en haleine le lecteur jusqu’à la dernière page.À la veille de la Révolution russe, les Romanov détenaient 1.600 tonnes d’or, un poids qui représente plus de la moitié des réserves d’or entreposées dans les coffres-forts de la Banque de France, en Angleterre. En 1917, la veille de son abdication, le Tsar confie secrètement à son filleul Michel Trepchine la régence et une fortune en diamants d’une valeur inestimable. Commence alors une aventure pleine de péripéties personnelles, militaires et historiques…

Youri FEDOTOFF, coup de coeur de Patrick Poivre d’Arvor en peine rentrée littéraire !

TROP HEUREUSE pour Youri Fedotoff, coup de coeur de Patrick Poivre d’Arvor en pleine rentrée littéraire mardi 3 septembre 2019 dans « Vive les livres » sir CNEWS !
Cela prouve que PPDA LIT REELLEMENT les livres qu’on lui envoie en service de presse. Celui de Youri Fedotoff « Le Testament du Tsar » est EXCEPTIONNEL, au point que parti sans éditeur connu pour le soutenir, j’ai réussi à le faire mettre à l’honneur au prochain Salon du Livre Russe au milieu de toutes les grandes « stars » Russes.

Résumé chapitré du livre de Youri Fedotoff « Le Testament du Tsar »

Youri Fedotoff

Le Testament du Tsar, Chaos 1917-1945

 

Résumé chapitré : disponible sur simple demande à guilaine_depis@yahoo.com 

 

Le Testament du Tsar, Chaos 1917-1945

Youri Fedotoff

Résumé des 39 chapitres

PREMIERE PARTIE

Chapitre 1

Abdication – P.11

Saint Pétersbourg Mars 1917

Le roman s’ouvre dans un palais en Russie à Saint Peterbourg en mars 1917. Dehors la révolution russe gronde, la 1ere guerre mondiale aussi. Porteur d’un message du Roi Georges d’Angleterre pour le tsar, le comte Michel Trepchine, filleul du tsar a été blessé avant de le rencontrer. La France et l’Angleterre alliés de la Russie redoutant que cette dernière en proie à la révolte n’abandonne le combat contre l’Allemagne promettent au Tsar un soutien matériel. Au chevet de Trepchine se tiennent Pierre de Villeneuve consul américain et le prince Sacha Boulganov. Trois hommes : Trepchine, de Villeneuve, Boulganov, trois amis, trois familles, trois destins qui tout au long du roman vont incarner chacun, les forces conservatrices, libérales et totalitaires qui tour à tour vont s’unir et s’affronter jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. On apprend que les parents de Trepchine victime d’une cabale à la Cour fomentée par les parents de Boulganov avaient été proscrits par le Tsar en Sibérie avant d’être réhabilités. Cette injustice provoquera la mort prématurée du père de Trepchine. L’enfant passera sa petite enfance avec sa mère Bavaroise en Sibérie avant de rejoindre à nouveau la Cour. Le Tsar en fera son filleul et confiera son éducation au Marquis de Villeneuve, le père de Pierre. Boulganov dont le père s’est suicidé à l’occasion de la découverte de la cabale se liera d’amitié à Trepchine durant leurs études au corps des pages. L’expérience de la guerre de 14 va marquer différemment les deux jeunes officiers. Boulganov traumatisé par la défaite de l’armée russe à la bataille de Tanenberg face aux allemands, méprise l’incurie de l’état major du Tsar. Trepchine, quant à lui est qualifié de « tigre de Sibérie » héros du combat contre les Turcs alliés des Allemands puis détaché à l’Etat major en France où il deviendra aviateur.

Chapitre 2

Le Marquis Jean Baptiste de Villeneuve – P.21

Irkoutsk Russie Janvier 1920

Le Marquis de Villeneuve a fui la révolution et la guerre civile en Sibérie à Irkoutsk. Gardien d’un mystérieux secret il attend l’arrivée de Trechine avec la princesse Tin. On découvre l’influence importante du Marquis de Villeneuve sur l’éducation de Trepchine. Le vieux marquis français dont le père, chirurgien à la grande armée de Napoléon est resté en Russie, incarne à la fois une forme d’esthétisme occidental quelque peu suranné et l’espoir de modernisation et de progrès libéral. Il était un proche conseiller du Tsar peu écouté. Spéculateur prolifique et associé aux grandes banques internationales, il commerce fructueusement avec sa très jeune associée et maîtresse Siamoise, la Princesse Tin qui incarnera tout au long du roman, un radicalisme confucéen extrême oriental et une figure mystérieuse de chef de société secrète.

Chapitre 3 

Le Prince rouge. – P. 29

« Astana » Russie

Boulganov conquis par les idéaux révolutionnaires a rejoint les Bolchéviques dont il est un chef brillant et adjoint de Trotski. Il a été chargé de « libérer » la Sibérie des armées blanches commandées par l’Amiral Koltchak.

Chapitre 4 

La Comtesse Antoinette Trepchine – P.33

Lindau, Allemagne, Bavière, janvier 1920.

Parente de la famille royale de Bavière, revenue jadis de son exil sibérien ordonné par le Tsar où elle vécut tout à la fois la naissance de son fils et la mort de son mari, la mère de Trepchine s’en est retournée dans sa famille maternelle en Allemagne. Elle y passe toute la guerre de 14 et observe de loin la guerre civile qui fait rage en Russie. Elle symbolisera tout au long du roman la vielle aristocratie d’Europe centrale. C’est uneintellectuelle devenue pacifiste, amie de Romain Rolland et de Zweig. C’est une mère anxieuse pour la vie de son fils. Elle est en proie à des sentiments contradictoires entre la fidélité à son milieu et sa détestation de la guerre. Elle apprend avec stupeur par une lettre du Marquis de Villeneuve que le Tsar avant d’abdiquer a confié secrètement la régence de la Russie à son fils Michel Trepchine qui n’en est pour l’heure pas informé.

Chapitre 5

Adieu à l’armée impérial – P.41

Lac Baïkal, janvier 1920

Remis de sa blessure, Trepchine combat contre les Bolchéviques durant la guerre civile en Russie. Il est aide de camp de l’amiral Koltchak qui commande les armées blanches en Russie orientale. L’assassinat du Tsar et de la famille impériale par les « rouges » refroidit les rapports entre les deux hommes, Koltchak ayant refusé à Trepchine une expédition de sauvetage. Koltchak éloigne Treprchine du front en lui demandant d’aller rejoindre le Marquis de Villeneuve à Irkoutsk puis d’aller à Paris le représenter à la conférence de paix qui fait suite à la fin de la première guerre mondiale. Trepchine, fatigué de la guerre est déprimé par la guerre civile, la mort du tsar et de sa fille Olga dont il était secrètement amoureux.

Chapitre 6

Julius Bauman – P.47

Zürich, Janvier 1920

Présentation de la banque suisse Bauman et de Julius Bauman jeune banquier humaniste, charmeur et gay. La banque Bauman est alliée de longue date au Marquis de Villeneuve. Trepchine qui a été désigné régentsecrètement par le Tsar devient également ayant droit d’une immense fortune. La banque avait envoyé en Russie Julius sous l’identité d’un médecin voyageant dans le même train que Lénine. Julius a pu rencontrer le Tsar en captivité et avoir confirmation de la réalité de cet héritage. La banque connaît la qualité d’ayant droit financier du Tsar mais ignore sa désignation politique de régent .

Chapitre 7

Confrontation – P.53

Lac Baïkal, janvier 1920

Boulganov en route pour libérer Irkoutsk des armées blanches tombe dans une embuscade tendue par les cavaliers de Trepchine. Blessé, il est recueilli par ce dernier. Boulganov prisonnier de Trepchine tente vainement de convaincre ce dernier de rejoindre les forces révolutionnaires. L’amitié dépasse les convictions des deux hommes. Trepchine, laisse la vie sauve à Boulganov et le laisse s’évader.

Chapitre  8 

Le testament du Tsar – P. 54

En avion vers le Tibet, février 1920

Trepchine a enfin rejoint le Marquis et la princesse Tin à Irkoutsk. Le Marquis dévoile à Trepchine sa qualité de régent secret de la Russie. Il lui transmet également une collection de diamants qui appartenait au Tsar. Irkoutsk est sur le point d’être prise par les armées révolutionnaires. Le Marquis de Villeneuve et Trepchine s’échappent en avion pour rejoindre le Tibet à travers la Mongolie avec l’objectif de fuir à l’étranger via le Tibet.

Chapitre 9

Transmission – P. 67

Désert de Gobi, février 1920

Les fugitifs sont arrivés aux frontières du Tibet et font escale chez Vargi Khan, seigneur de Mongolie associé du Marquis et de la princesse Tin. Le Mongol élevé chez les jésuites à Rome est un trafiquant converti au catholicisme protecteur des chrétiens qui contrôle un très vaste territoire. La fuite en avion a affecté la santé du  vieux Marquis de Villeneuve. Au plus mal, il donne ses ultimes instructions à Trepchine, lui conseillant de garder secret sa qualité de régent tant que la révolution ne s’est pas épuisée, de continuer la lutte à l’étranger et de cacher les diamants du Tsar.

Chapitre 10 

Plaît-il ? – P.71

Au cœur de l’Asie, mars 1920

Le Marquis est décédé. Après avoir hésité, Trepchine et la princesse Tin décide de rejoindre les Indes en avion en passant par le Bouthan dont le roi est un ami de Vargi Khan.

Chapitre 11

Archibald Spencer Blunt – P. 77

Bombay, avril 1920

Le capitaine de l’armée Britannique Archibald Spencer Blunt, Duc et Pair du Royaume est un cousin des de Villeneuve. C’est un intellectuel fébrile, professeur de langues orientales à Oxford. Détestant son milieu, mais patriote, il a accepté de servir aux Indes où ses talents de linguiste lui permettent de s’allier les indigènes du Penjab et de convoyer des armes en Russie pour les armées blanches. Prévenu par son oncle le Marquis de Villeneuve, il attend Trepchine à Bombay avec pour instruction de faciliter le voyage de Trepchine en Europe. Il s’interroge sur les motivations de ce voyage.

Chapitre 12

Le toit du Monde – P. 81

Au cœur de l’Himalaya, avril 1920

Trepchine et la princesse Tin font une escale dans un coin perdu du Bouthan où ils ont atterri après avoir vaincu l’Himalaya. Le voyage périlleux et la disparition du Marquis les a rapprochés. Ils s’unissent dans un coup de foudre. Trepchine dévoile la réalité de sa mission à la princesse. Ils cachent les diamants, mais Tin refuse d’accompagner Trepchine en Europe. Elle veut conserver une indépendance qui exige sa présence en Asie. Ils se quittent le cœur serré à Calcutta où ils sont finalement parvenus. Trepchine part pour l’Europe via Bombay.

Chapitre 13

Chasse au Trésor – P. 91

Moscou, décembre 1920

Présentation d’Igor Stopiliev, bolchévique cofondateur avec Djerjinski de la Tchéka, police politique chargée de protéger les acquis de la révolution et de veiller à mettre en ordre la nouvelle société soviétique. Il a pour mission de récupérer les avoirs russes détenus à l’étranger et s’interroge sur la réalité et la disparition de la collection des diamants du Tsar.

Chapitre 14

Le serment de Varengeville sur Mer– P.95

Paris, décembre 1920

Trepchine est arrivé à Paris en passant par Trieste et Zurich où il s’est rendu secrètement se présenter à la banque Bauman. Il y fait connaissance de Julius qui a pour lui un coup de foudre platonique. L’amiral Koltchac étant décédé, il est désormais attaché militaire du gouvernement russe blanc dirigé par le Baron Wrangel. Mais les blancs perdent la guerre civile. Il organise avec l’aide du gouvernement Français l’évacuation des réfugiés russes blancs en Crimée. Il est désillusionné de la politique et de la guerre, mais au cour d’une promenade avec Alexandra, la soeur de Boulganov réfugiée à Paris, il se jure secrètement de poursuivre son combat et de remplir la mission confiée  par le tsar. 

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

2EME PARTIE

Chapitre 15

Les décorateurs de la caverne de Platon – P.107

Mont Désert USA, août 1925

Trepchine passe l’été dans la villégiature de Pierre de Villeneuve au Mont désert dans le Maine aux USA où se réunissent les membres influents de la société américaine. Il y est accompagné de sa femme musicienne, la comtesse Hongroise Ilona Bathory, de fidèles amis russes blancs, compagnons de la guerre civile et de Julius Bauman. Archibald Blunt, également présent raconte qu’il a rencontré Boulganov à Berlin. Pierre de Villeneuve exhorte Trepchine, devenu ingénieur et financier en Allemagne de venir aux Etats Unis investir dans l’industrie aéronautique. Trepchine décline. Il veut poursuivre le combat en Europe. La soirée est interrompue par la nouvelle d’un mystérieux cambriolage à Munich où vivent désormais Trepchine et sa femme.

Chapitre 16

La Russie c’est la Mort – P.121

Paris, septembre 1925

Trepchine revenu en Europe apprend que le cambriolage a été exécuté par un agent Bolchévique. Il reçoit un télégramme de la princesse Tin. Ayant fait l’objet d’une tentative d’enlèvement à Bangkok par des agents soviétiques elle l’enjoint à la prudence. Trepchine réalise que les bolchéviques recherchent les diamants du Tsar. Evocation du mariage de Trepchine avec sa femme Ilona. Il est confronté à sa mère Antoinette qui le supplie d’abandonner son combat contre les soviétiques. Son ancien camarade de combat le colonel Efreinev membre comme lui de l’Association de l’Union Générale des Combattants Russes ne se fait plus d’illusion sur le destin de la Russie. Trepchine ne renonce pas.

Chapitre 17

Trotski Fils de chien – P.133

Moscou, décembre 1925

Boulganov, héros de la révolution russe est membre du comité central et ami de Voroshilov, désormais chef de l’armée rouge et membre du Polit bureau. Ensemble, ils convoquent le chef de la Tchéka, Djerjinski et son adjoint Stopiliev. Ils souhaitent des explications sur les conséquences de l’échec de l’enlèvement de la princesse Tin et du cambriolage à Munich. Voroshilov et Boulganov apprennent l’enquête sur les diamants du Tsar. Finalement, ils attribuent leur disparition à une manoeuvre de Trotski désormais ennemi de Staline qui a pris le pouvoir en Russie. Boulganov, mal à l’aise, se voit suspecté par Stopiliev.

Chapitre 18

Là où Mercure disparaît Mars règne en maître – P.139

Monsee, Autriche, Août 1936

Une réunion de riches investisseurs internationaux en Autriche est organisée par le ministre Nazi Ribentrop. On y apprend que l’Allemagne Nazi est soutenue par des investisseurs internationaux séduits par le redressement de l’Allemagne et l’anticommunisme. A l’occasion de cette réunion, Trepchine, Bauman et le banquier américain Bulles dînent ensemble. Ils évoquent les succès du nazisme, du fascisme et la guerre d’Espagne. On apprend que Trepchine est désormais père de deux enfants; Julie et Dimitri. Il se soucie de leur éducation et veut leur faire quitter l’Allemagne nazie.

Chapitre 19

Nicolas, une fiction de citoyen du monde – P. 149

Lindau, Août 1936

Trepchine a décidé d’aller à Rome rencontrer le pape en famille avec quelques amis. La princesse Tin qui est présente, révèle à Trepchine et Ilona l’existence de Nicolas, le fils qu’elle a eu de Trepchine lors de leur fuite de Russie. Ilona, l’épouse de Trepchine est éprouvée mais garde son amitié pour la princesse. Trepchine accueille ce fils inconnu de 16 ans dont Vargi Khan a confié l’éducation aux pères jésuites à Rome.

Chapitre 20

Je ne suis pas Don Quichotte _ P. 155

Rome, Septembre 1936

Après avoir rencontré le pape en famille. Trepchine, Efreneiff et Tin, restent seuls avec le Saint Père, officiellement pour évoquer les persécutions de chrétiens en Russie et en Asie. Trepchine confie au pape être le régent de la Russie impériale et lui demande de garder secret le décret de sa nomination. Tin et Trepchine déjeunent ensemble sur la plage d’Osti. Trepchine n’a pas dévoilé l’existence des diamants au pape. Seuls Tin et lui connaissent le lieu de leur cachette. Ils s’interrogent sur le temps qui passe. (évocation de la situation politique en extrême orient) mais se promettent de s’allier pour continuer le combat contre le communisme.

Chapitre 21

Pour le pire comme pour le pire – P. 165

Zurich, Juillet 1938

Opposée au nazis, Antoinette la mère de Trepchine a quitté la Bavière et s’est repliée en Suisse. Réunis avec son fils et Julius, une lettre bouleversante leur parvient de Boulganov. Ils y apprennent qu’il a été déporté en Sibérie, là même où le tsar les avait éloignés jadis. Boulganov leur raconte les purges staliniennes et évoque leur ancienne amitié.

Chapitre 22

Où veux tu que j’aille ? – P. 173

Budapest, décembre 1939

La France et l’Angleterre ont déclaré la guerre à l’Allemagne qui s’est alliée à la Russie pour envahir la Pologne. Les Trepchine eux aussi ont quitté la Bavière. Ils vivent désormais à Budapest en Hongrie.Ilona et sa fille ont un échange sur la situation de la famille, sur le conflit et les activités de Trepchine consterné par l’alliance entre l’Allemagne nazie et la Russie soviétique.

Chapitre 23

La Honte et la guerre – P. 179

Oxford, Décembre 1939

Trepchine, devenu diplomate itinérant de l’amiral Horty, chef de l’Etat Hongrois, tente de convaincre sans succès les Français et les Anglais de passer à l’offensive contre l’Allemagne en promettant une aide des hongrois qui espèrent à cette occasion retrouver leurs territoires perdus à la fin de la première guerre mondiale. Il charge Blunt d’essayer de convaincre le gouvernement Britannique.Ce dernier qui s’occupe de l’éducation de Dimitri le fils de Trepchine en Angleterre est déçu que Trepchine ait accepté que son fils soit engagé dans l’aviation de chasse.

Chapitre 24

La peur – P. 185

Berlin, Janvier 1940

Stopiliev n’a pas abandonné son enquête sur les diamants du tsar. Il est arrivé à Berlin. Les allemands étant désormais alliés au Soviétiques, il espère avoir le feu vert des autorités nazis pour que Trechine soit extradé en Russie. La manœuvre de Stopiliev est déjouée par l’Amiral Canaris, vieil aristocrate ami de Trepchine et chef des services secrets de l’armée Allemande. Stopiliev est tué. Canaris et les vieux officiers allemandes méprisent Hitler et sont persuadés qu’il n’a aucun avenir.

Chapitre 25

Des créatures du Diable – P.199

Paris, Avril 1940

David Zekeli est juif et ancien militant communiste Hongrois. Assistant à un congrès en Russie, il y a été arrêté pour déviance trotskiste. Après avoir réussi à s’évader, il part combattre durant la guerre d’Espagne puis devient journaliste pour la gazette de Lausanne.Il est un ami du cercle d’intellectuels de la mère de Trepchine. En partance pour la Palestine où il veut contribuer à fonder un état juif, il a été arrêté par les autorités françaises et interné. A Paris, Trepchine doit constater l’échec de ses espérances de voir passer les Français et les Anglais à l’offensive. Sur la demande de sa mère, il intervient avec succès pour faire libérer David Zekeli. Lors d’un déjeuner, ils évoquent les systèmes totalitaires et l’antisémitisme. Trepchine le conduit en Angleterre où il le recommande à Blunt.

Chapitre 26

Opération Saint Michel – P. 217

Lockenhaus, Autriche, septembre 1940

Les forces allemandes ont envahi la France. Trepchine replié en Hongrie est amer et désespéré de voir l’Europe entière tomber peu à peu sous le joug des forces totalitaires. Convoqué par Julius Baumann en suisse, il a la surprise d’y trouver l’Amiral Canaris, le chef des services secrets de l’armée Allemande. Canaris lui confie que l’Allemagne va attaquer la Russie. L’amiral souhaite le soutien de Trepchine pour élaborer un plan ultra secret : installer un gouvernement Russe de libération dont Trepchine serait le chef. Trepchine accepte. Canaris pense que la chance insensée de Hitler va disparaître en Russie. Dans le secret, Trepchine prépare son gouvernement au Château de Lockenhaus en Autriche avec l’aide discrète de l’armée allemande.

Chapitre 27

Le doute – P. 227

Moscou, janvier 1941

Sacha Boulganov est rappelé à Moscou la veille d’une tentative d’évasion de Sibérie. Staline lui confie la reconstruction de l’armée rouge déstabilisée par les purges de ses officiers. Nouvellement promu, il rencontre le successeur de Stopiliev, Boris Kirienko, jeune officier du GRU qui reprend l’enquête des diamants du Tsar. Boulganov doit donner son avis sur la volumineuse enquête dont il prend connaissance avec stupeur. Il constate qu’un espion en occident dénommé Wotan renseigne les russes depuis longtemps sur les activités de Trepchine. Boulganov recommande à Kirienko de laisser tomber la piste de Trepchine.

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

TROISIEME PARTIE

Chapitre 28

Descendance – P.239

Southampton Angleterre, Septembre 1941

On apprend que le second fils de Trepchine, Dimitri, est devenu un aviateur héros de la bataille d’Angleterre. (description du caractère de Dimitri) Il s’est marié avec Catherine Vismont une Lituanienne parente des Boulganov qui travaille au gouvernement polonais en exil à Londres. Evocation de la Pologne et des membres de la famille royale britannique, compagnons de jeux de Trepchine durant son adolescence. Appuyé par la reine Marie, Dimitri est envoyé avec sa femme à Washington en qualité d’attaché militaire du gouvernement britannique pour collaborer au prêt bail américain à la Russie qui vient de rentrer en guerre contre les Allemands. Il s’inquiète de ne pas avoir de nouvelles de son père.

Chapitre 29

La Russie enfin- P. 247

Berlin Kiev, septembre 1941

L’offensive allemande en Russie rencontre le soutien de la population qui dans un premier temps se voit délivrer de la dictature Stalinienne. Trepchine a achevé la préparation de son gouvernement secret de la « Russie libérée ». Il atterrit à Kiev transporté par l’armée allemande où il doit faire une déclaration publique radio diffusée. Durant ce temps, lors d’une conférence, l’amiral Canaris informe Hitler de son plan de gouvernement Russe en le mettant pratiquement devant le fait accompli. Le dictateur couvre d’insultes Canaris et ordonne l’annulation immédiate du plan. Avant même d’avoir pu prononcer son discours, Trepchine et les membres de son gouvernement sont attaqués par les SS. Trepchine est secouru in extrémis par une mystérieuse soldate russe. Elle le cache et fait exploser le salon du Palais qu’elle avait piégé auparavant où il devait prononcer son discours. Trepchine se réveille blessé dans une cachette aménagée dans les sous-sols du palais de Kiev où Marina Kalaaniev agent secret russe l’a caché. Il réalise que son bon samaritain s’est méprise sur son costume Russe. Elle pense avoir sauvé un camarade. Il se fait passé pour un aviateur russe abattu, le capitaine Golovin cherchant à fuir les lignes allemandes. Marina lui explique qu’elle avait pour mission d’éliminer une délégation Nazi. Trepchine comprend que le plan secret du gouvernement de la Russie libérée était connu des Russes. Suspectant une trahison, il perd sa confiance dans les allemands. Il propose à Marina de s’évader de Kiev en volant un avion allemand.

Chapitre 30

Angoisse – P. 261

Lindau Zürich Novembre 1941

Julius Bauman rencontre Canaris qui lui apprend l’échec du plan de gouvernement de la « Russie libérée » dont Julius feint de tout ignorer. Evocation du rôle ambivalent des banques suisses dans le conflit. Canaris confie à Bauman qu’il pense qu’il y a un traitre dans l’entourage de Trepchine ayant signalé aux soviétiques le jour de la mise en place du gouvernement de « la Russie libérée ». L’enquête prouve que même en cas de succès, du fait de l’explosion d’origine russe du palais à Kiev, Trepchine et son gouvernement auraient été tués. De retour à Zürich, Julius réunit les membres de la famille Trepchine. Il leur annonce les circonstances de la disparition de ce dernier. Nicolas, le fils de Trepchine et de la princesse Tin est désormais officier de renseignements américains en poste en Italie. Il pense que son père est vivant et va tenter de rejoindre l’Iran où il sait que Trepchine a gardé de solides amitiés datant de la première guerre mondiale quand il luttait contre les Turcs. La nouvelle de la disparition de Trepchine décuple la tension entre la mère de Trepchine et sa femme qui se rend compte que sa belle-mère et Julius sont dans des confidences qu’elle ignorait.

Chapitre 31

La Douceur mystérieuse du marais – P. 271

Entre Don et Volga, janvier 1942

Trepchine et Marina Kalaniev réussissent à s’enfuir de Kiev en subtilisant un avion allemand, mais ils sont abattus au-dessus de Rostov sur le Don par la défense aérienne russe. Marina est tuée et Trepchine qui a réussi à poser l’appareil endommagé en catastrophe est recueilli par un détachement de l’armée russe. Continuant à se faire passer pour le capitaine Golovin, après trois mois bloqué par les intempéries, il réussit à rejoindre Boulganov à Stalingrad pour lequel il prétend avoir accompli une mission aérienne secrète en Allemagne. Retrouvailles émouvantes de Trepchine et Boulganov. Ce dernier apprend à Trepchine que la guerre est désormais mondiale et que les anglais et les américains sont alliés de russes. (Evocation de leur passé respectif, de la situation en Russie et mépris de Boulganov pour l’occident). Boulganov accepte d’aider Trepchine et continue à le considérer sous l’identité du capitaine Golovin.

Chapitre 32

Une guerre légitime – P. 285

De l’Asie à Téhéran, 1941 – 1942

La princesse Tin lutte contre les japonais qui ont envahi la Chine et pénètrent partout en Asie du sud-est. Elle fuit la Thaïlande dont le gouvernement pactise avec les Japonais emmenant en Birmanie la famille royale. Interné en Birmanie par les Anglais qui s’apprêtent à évacuer Rangoon, elle et la famille royale sont libérés par le général Anglais Basil Dawel, nouveau commandant en chef en extrême Orient. C’est un ami de Trepchine qu’il a connu jadis en Russie au Corps des Pages. (Evocation de la guerre en Asie) Avec l’aide de Dawel, la princesse Tin rejoint Téhéran où elle retrouve son fils Nicolas et également, Dimitri le second fils de Trepchine arrivé en Iran pour organiser le transport de matériel de l’aide anglo-américaine à la Russie qui passe par le corridor iranien. (Evocation des ambitions de la princesse Tin pour son fils Nicolas)

Chapitre 33

Shakespear a écrit pour nous les russes –  P. 301

Kouïbychev, février 1942,

Moscou étant sérieusement menacée par l’armée allemande, le gouvernement et toutes les administrations centrales russes ont été évacués à l’Est à Kouïbychev en Sibérie occidentale. Là, au GRU, services secrets de l’armée Russe, on apprend que Kirienko l’enquêteur des diamants du Tsar a été promu colonel et rêve de devenir général. Il obtient d’excellents renseignements auprès des espions baptisés Kappelmeister et Wottan. Grâce à ce dernier il a été informé d’un projet de gouvernement de « Russie libérée ». C’est lui qui a envoyé Marina Kalaniev sauveteur de Trepchine saboter le palais de Kiev. Boulganov ignore le contenu des activités de Kirienko, mais une relation filiale s’est installée entre les deux hommes. Kirienko admirant Boulganov le protège de la police politique de Béria. Il s’est arrangé pour placer près de Boulganov une amie, Natacha Laviniev, qui est sa première ordonnance. Elle est censée le surveiller. Kirienko ferme affectueusement les yeux sur l’idylle née entre elle et son mentor Boulganov.

Kirienko s’interroge sur les messages de Wotan qui prétendent que Trepchine était le chef du gouvernement avorté de la « Russie libérée ». Il a accroché une photo de Trepchine dans son bureau. Natacha Laviniev rendant visite à Kirienko découvre la photo de Trepchine qui à ses yeux est le capitaine Golovin, l’hôte du général Boulganov…

Chapitre 34

La deuxième mort du Capitaine Golovin – P. 309

Téhéran, Avril 1942

Boulganov a imaginé un plan machiavélique pour permettre à Trepchine (alias Golovin) de quitter la Russie. Il a obtenu l’autorisation d’ordonner à Trepchine (alias Golovin) de diriger la construction d’une base aérienne dans le sud au bord de la mer Caspienne pour acheminer en Russie les avions fournis par l’aide américaine et anglaise. Trepchine (alias Golovin) a accepté. Il dirige la construction de la base aérienne à Lagan et forme des pilotes russes. Prétextant la « défaillance » d’un appareil anglais, il s’envole, le ramène à Téhéran et y retrouve la Princesse Tin et ses deux fils. Ils organisent un faux accident coûtant la vie au « capitaine Golovin » qui a droit à des funérailles diplomatiques. Trepchine est en proie à des sentiments contradictoires. Il se sent coupable d’avoir manqué son coup d’Etat et en même temps réalise que le temps de la monarchie est fini. Il veut renouer avec la Princesse Tin, envoyer l’Europe au diable et imagine créer un Etat en Asie centrale. (évocation de leur passé, des diamants du tsar et questionnement sur la trahison ayant permis aux russes de déjouer le plan de Trepchine et de Canaris) La princesse refuse les avances de Trepchine et l’enjoint de retourner en Europe, de prendre soin de sa femme Ilona et de s’allier avec les USA qu’elle pressent comme la nation gagnante de la guerre.

Chapitre 35

Lohengrin – P. 325

Paris, Vienne, Moscou, lac Balaton, automne 1943

Ilona, l’épouse de Trepchine, à la fois meurtrie de la disparition de son mari et furieuse d’avoir été écartée de sa guerre secrète a cédé aux avances du chef d’orchestre von Karvengler. Elle est devenue sa maîtresse. Ils parcourent l’Europe donnant des concerts. Interrogé par Kirienko, Boulganov lui révèle la supercherie « Trepchine/Golovin ». Kirienko est furieux, menace de dénoncer Boulganov. Mais Boulganov le remet à sa place en soulignant que Trepchine (alias Golovin) a été décoré par Staline à titre posthume pour avoir brillamment rempli sa mission à Lagan. Tant par dépit que par crainte, Kirienko transmet tout de même le dossier des diamants du Tsar sans commentaire à la NKVD, la police politique de Béria.

Trepchine revenu en Europe renoue avec sa femme Ilona et la met désormais dans la confidence de ses nouveaux projets. Il prépare avec les alliés un débarquement dans les Balkans pour libérer l’Europe. A cette fin, il coordonne secrètement les mouvements de résistance au nord des Balkans. Le chef d’Etat Hongrois l’amiral Horty est mis dans la confidence. Mais Julius Bauman informe Trepchine que le projet du débarquement dans les Balkans est abandonné au profit d’une attaque en Sicile et en Normandie. Il conjure Trepchine de quitter l’Europe avec Ilona et Julie leur fille qui sert désormais comme médecin dans l’armée hongroise sur le front russe. Trepchine refuse en indiquant à Julius qu’il se débrouillera tout seul pour vaincre Hitler et Staline. Il collabore au putsch des généraux allemands contre Hitler.

Chapitre 36

Le serpent s’est échappé – P. 343

Washington, Lindau, Moscou, 1944

A Washington, Pierre de Villeneuve réunit un trust pour préparer l’après-guerre. Il s’inquiète de la possible extension du communisme. Le putsch des généraux contre Hitler a échoué. Adam Bulles l’ancien banquier qui avait contribué au financement du IIIe Reich est devenu le chef des services secrets américains en Europe. Il soutient avec la princesse Tin, désormais fondée de pouvoir de la banque Bauman aux USA, de tout faire pour secourir Trepchine et le ramener aux Etats Unis. Ils font valoir l’utilité de Trepchine pour éclairer les généraux américains sur les visées expansionnistes soviétiques en Europe. Le général Marshall, grand patron de l’armée américaine accepte.

Durant ce temps, à l’issu d’un tragique combat singulier, Trepchine a réussi à échapper aux agents de la Gestapo venu l’arrêter à Lindau pour complicité dans l’attentat contre Hitler. Il gagne clandestinement la Suisse puis les Etats-Unis.

A Moscou, Rabrov, major de la police politique (NKVD), brillant intellectuel aussi pittoresque qu’inquiétant a hérité du dossier des diamants du tsar et reprend l’enquête à zéro. Il découvre, avec l’aide de son agent à Calcutta, la trace de l’avion avec lequel Trepchine et la princesse Tin se sont enfuis jadis de Russie. Il espère se faire mousser avec cette histoire de diamants à laquelle il ne croit pas, mais qu’il espère utiliser pour son activité parallèle car il est aussi l’auteur des contes pour enfant du fameux ourson « Michka » apprécié par Staline.

Chapitre 37

Liens de sang – P. 355

Hiver, 1944-1945

Ilona et Julie ont quitté la Hongrie où l’amiral Horty a été arrêté sur ordre d’Hitler après la découverte du double jeu du chef d’Etat Hongrois. Elles s’attardent en Italie avec le chef von Karvengler « protégé », par le général allemand commandant la troupe en Italie. Ilona donne des concerts en espérant l’arrivé rapide des forces de libération américaines. Mais Ilona et Julie sont arrêtées à Milan par les SS et déportées en camp de concentration avec les familles des conjurées contre Hitler. (Evocation de l’univers concentrationnaire nazi) Ilona tombe gravement malade. Elle est soutenue par sa fille Julie et Istvan Zécsi diplomate hongrois également prisonnier. Après un long périple avec leur compagnon d’infortune, elles sont séparées du reste des prisonniers par un officier SS qui les ramène à Lindau. Il leur tient un discours stupéfiant sur la nécessité pour lui de rejoindre les russes qui vont poursuivre l’avènement de la société et de l’homme nouveau que l’Allemagne Nazi a échoués à mettre en œuvre. Sous peine de mort, il leur enjoint de lui dire où se trouvent les diamants du Tsar.

Chapitre 38

Gagner la paix en Europe – P. 371

Washington, Noël 1944

A Washington, après avoir subi un interrogatoire purement formel sur ses activités durant la guerre en Europe par David Zekeli, devenu officier de renseignement américain, Trepchine attend son ordre de mission pour repartir en Europe où il doit être nommé officier de liaison avec le rang de colonel près du général en chef américain Einsenhower. Il loge chez Pierre de Villeneuve avec sa belle-fille Catherine, l’épouse de son fils Dimitri et sa petite fille Mary dont il fait connaissance. Pierre de Villeneuve et Trepchine évoquent avec nostalgie la Russie impériale. Très inquiet, Trepchine ayant appris l’arrestation de sa femme et de sa fille, a demandé à Blunt de faire son possible pour localiser Ilona et Julie en Allemagne. Enfin, peu après Noël, Trepchine reçoit l’ordre de rejoindre le front en Europe.

Durant ce temps, Kirienko reçoit un message de son espion Wottan qui le prie de trouver les déportées Ilona et Julie Trepchine et de faire tout son possible pour les faire transférer en Russie. Surpris, il transmet le message à son collègue de la NKVD Rabrov.

Chapitre 39

Dieu protège le Tsar -P. 383

Lindau, printemps 1945

Julie et Ilona, stupéfaites, sont libérées par l’officier SS qui a compris qu’elles ne savaient rien des diamants du Tsar. Il s’avère que cet officier SS est l’adjoint de Kapelmeister l’espion travaillant pour les russes Kirienko et Rabrov qui n’était autre que le chef de la Gestapo d’Hitler. Les deux officiers SS se rendent à l’armée russe mais sont éliminés.

Trepchine arrivé à Paris rejoint Eisenhower mais comprend qu’il ne peut influencer le sort de la guerre. Il demande à être transféré dans les forces françaises libres du général de Lattre, ancien camarade de combat de la première guerre. Il libère Lindau avec le concours de sa fille Julie et retrouve sa femme Ilona.

Les Trechine reçoivent en grande pompe dans leur manoir à Lindau, le général de Lattre et les délégations des forces alliées pour fêter la fin de la guerre. La délégation russe est conduite par Boulganov qui est accompagné de Rabrov et de Kirienko. A l’occasion d’une navigation aussi discrète que bucolique sur le lac de Constance, réunissant exclusivement Rabrov, Kirienko et Blunt, on apprend que ce dernier incarne l’espion Wottan qui a renseigné tout au long du roman les soviétiques sur les activités de Trepchine. Blunt agit par un idéal désopilant et expose qu’il ne désespère pas de réussir à convertir Trepchine au marxisme. Plus tard à la soirée de gala tous les participants chantent en cœur l’ancien hymne impérial « Dieu protège le Tsar ».

FIN

Un roman immodérément russe : « Le Testament du Tsar » de Youri Fedotoff ! A lire absolument !

Vient de paraître (rentrée littéraire 2019)

 Roman d’aventures, thriller historique

Le Testament du Tsar

Chaos 1917-1945

de Youri FEDOTOFF

Immodérément russe ! chez Y & O éditions

Site officiel de l’auteur https://letestamentdutsar.com

Demande d’exemplaires en services de presse, ou de résumé chapitré du livre ou d’interviews :

guilaine_depis@yahoo.com  / 06 84 36 31 85

Déjà sélectionné pour un prestigieux événement au Salon du livre russe en décembre 2019

En bref :

  • Une aventure haletante sur un théâtre planétaire entre 1917 et 1945.
  • Des figures héroïques d’une société disparue.
  • Un «guerre et paix» du XXe siècle
  • Une saga qui tiendrait à la fois du «Guépard», «du docteur Jivago» et d’un thriller à la Robert Ludlum.

420 pages – 23 euros

En 1917, à la veille de son abdication, le Tsar confie secrètement à son filleul Michel Trepchine la régence et une fortune en diamants d’une valeur inestimable.

Le jeune héritier va s’employer à reconquérir la Russie tombée aux mains des bolchéviques.

Une aventure épique

La révolution Russe et les deux guerres mondiales offrent à l’auteur un théâtre planétaire dans lequel vont s’affronter les héros d’un monde disparaissant et ceux portant les espérances du futur. Cette confrontation permet à l’auteur de renouer avec le genre épique. Le lecteur est emporté par une succession d’aventures haletantes aux quatre coins du globe. Une redoutable partie d’échecs où se croisent de nombreuses figures historiques.

Une saga romantique

Les membres des familles Trepchine et Boulganov séparés par la révolution et les guerres sont tous habités par de fortes convictions souvent opposées : humanisme, bellicisme, pacifisme. L’auteur joue de ces oppositions en confrontant ces passions contradictoires. Il écarte les faux semblants idéologiques pour restituer la psychologie des personnages. Au gré des événements, les héros évoluent dans des tableaux naturalistes, parcourant l’Asie, l’Europe et l’Amérique. La musique incarnée par la femme concertiste du héros principal devient la part d’une humanité incorruptible traversant le chaos.

Une tragédie historique

Les forces conservatrices, révolutionnaires, totalitaires et libérales chacune incarnées par des personnages attachants s’affrontent sans merci dans une succession de conflits les plus meurtriers de tous les temps. C’est «le monde d’hier» si cher à Stéfan Zweig qui disparaît en posant la question du prix exorbitant du progrès et du devenir de l’humanité.

Une nouvelle piste pour le Trésor des Romanov ?

L’existence du testament secret a été livrée à l’auteur par son père au soir de sa vie à Lima au Pérou, près d’un siècle après la révolution russe. D’une part, le roman offre une réponse à la disparition du trésor des Romanov : des wagons remplis de l’or impérial. D’autre part, il ouvre une nouvelle piste au sujet d’une fabuleuse collection de diamants disparus.

L’auteur : Descendant d’un russe blanc et d’une comtesse hongroise, Youri FEDOTOFF est né à Paris en 1959. D’un éclectisme gourmand, il sera tour à tour charpentier, urbaniste, avocat et enseignant en droit public.

Féru de littérature et de philosophie il a publié des articles dans la revue numérique « Sens Magazine », sur  « l’amitié » de Cicéron, « la Politesse » de Bergson et « l’Usage du Monde » de Nicolas Bouvier. Influencé par les réflexions d’Ernst Jünger et de René Girard, Il s’interroge constamment sur le sens du progrès.

Il publie ici le premier roman d’une trilogie couvrant le XXe siècle, consacrée à une saga historique « Le testament du Tsar » dans laquelle se confrontent les utopies matérialistes et les évolutions des courants humanistes à l’aune de la violence et du sacré.