Joaquin Scalbert fait son entrée à Causeur avec les questions bioéthiques

Une rencontre avec l’auteur de cet article le 24 juin à Paris.
PMA ? GPA ? euthanasie ? eugénisme ? Le droit de connaître son géniteur ? La solidarité entre les générations ?  La prolongation de l’IVG jusqu’au terme de la grossesse ? La Balustrade de Guilaine Depis et Joaquin Scalbert vous invitent à venir débattre autour d’un verre de vin de Bourgogne des questions de bioéthique qui sont au cœur de l’actualité politique immédiate le jeudi 24 juin 2021 de 17h à 21h, à l’Atelier Galerie Taylor 7 rue Taylor, 75 010 Paris. RSVP par SMS 06 84 36 31 85 •

Les quatre dangers de la loi de bioéthique

Loin de rejeter en bloc la loi de bioéthique, je m’élève contre un gouvernement qui oublie qu’une loi concerne tous les citoyens sans exception.

La convention internationale des Droits de l’enfant (1989) considère dans son préambule que « l’enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d’une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d’une protection appropriée, avant comme après la naissance ». Pourtant, cette loi ne semble pas prendre en compte l’enfant en tant que sujet. Seuls le droit au bonheur et le droit à l’enfant paraissent avoir présidé à l’élaboration de ce texte.

Quatre menaces existent :

La violence

La violence faite aux enfants nés par PMA et par GPA. La GPA est la suite logique de la PMA pour toutes les femmes (célibataires et homosexuelles), car il n’est pas possible d’empêcher longtemps les hommes dans la même situation, de bénéficier de tels droits.

Les donneurs de gamètes ne seront plus anonymes pour la plupart des enfants nés par PMA. Cependant, pour ceux qui sont nés avec des donneurs anonymes et pour ceux à qui on apprendra tardivement leur conception la violence sera toujours présente. Violence d’un secret enfin révélé. Etaient-ils si peu de chose pour que l’on ait omis de les informer et de les laisser ignorants de cette moitié d’eux-mêmes ? C’est une atteinte à leur dignité.

Violence du secret lui-même. Les enfants découvrent que ce constitue une grande part de leur patrimoine génétique et de leur personnalité n’est pas ce qu’ils croyaient. Ils se sentent vides ou amputés selon leur expression. Le succès des recherches généalogiques, l’engouement pour les méthodes de développement personnel prouvent combien nos concitoyens sont à la recherche de ce qui peut les aider à se situer dans leur environnement relationnel. Savoir d’où l’on vient, qui on est, où l’on va. Connaître ses racines, c’est aussi se mettre en lien en correspondance avec une communauté humaine plus large. Le roman familial est un fantasme nécessaire à chaque être humain. N’est-il pas dangereux de laisser les futurs parents d’enfants nés de PMA et GPA libres de toute responsabilité dans ce domaine ?

Le triomphe de l’hédonisme

Il est à l’œuvre dans la société de consommation. La recherche du plaisir immédiat, le désir satisfait à tout prix, l’émotion plutôt que la réflexion ou le narcissisme qui animent dans un sentiment de toute puissance les futurs parents, encouragés par les médias et accompagnés par les moyens techniques que fournit la science médicale, ne sont pas des fondements raisonnables à l’éducation des « bénéficiaires » de la PMA.

Comment allons-nous faire grandir ces enfants dans la conscience d’autrui et de la société ?

L’eugénisme

Tant décrié pour ce qu’il a représenté au XXe siècle… et pourtant parfaitement présent dans les conséquences de ce texte de loi. Il y aura demain des bébés sur catalogue (c’est déjà le cas aux Etats-Unis ou dans certains pays européens). Dans un premier temps, cela sera réservé aux parents les plus fortunés : pourquoi ne pas avoir un bébé de premier choix, quand on peut se le payer ?! Puis, comme pour tous les produits de consommation, cela deviendra accessible à tous.

L’amour des animaux réglemente aujourd’hui la destruction des poussins avant l’éclosion de l’œuf et bientôt avant que leur cœur batte (embryon de quatre jours) mais on n’interdit pas les IMG -interruption médicale de grossesse- jusqu’au 9e mois (n’oublions pas que les premiers battements de cœur de l’embryon humain surviennent dès la sixième semaine).

Les bébés médicaments et les chimères ne rentrent pas encore dans l’arsenal scientifique, mais ces expériences déjà réalisées en Chine et au Japon le seront probablement en France dans l’avenir. Les futurs parents sont-ils conscients de la vie qu’ils veulent donner et de celle qu’ils ont choisi d’ignorer ?

La science et ses limites

Avons-nous toute la connaissance scientifique pour dire que tel type de procréation présente plus ou moins de dangers qu’un autre pour ces futurs embryons ?

La GPA est présentée comme un magnifique acte d’amour (généralement bien rétribué) d’une personne pour des couples ne pouvant pas procréer. Acte sans conséquence sur l’enfant, puisque toutes les gamètes mâles et femelles proviennent de donneurs et donneuses externes. Pourtant, nous en découvrons peu à peu beaucoup sur la vie intra-utérine (sensations, perceptions, émotions, échanges entre le sang fœtal et le sang de la mère porteuse). Nous savons aussi que l’accouchement par césarienne peut interférer avec la composition macrobiotique de l’intestin du nouveau-né et influer sur sa fonction immunologique. Combien de futurs parents sont avertis de ce type de « dommages collatéraux » ?

La loi de bioéthique ne prendrait de sens que dans un schéma de responsabilité générale, où des minorités ne pourraient jouir de nouveaux droits qu’en s’inscrivant dans un parcours pédagogique les amenant à un meilleur respect d’autrui et de la société qui leur permet de satisfaire leur désir personnel. Un meilleur accès aux informations médicales doit également être repensé.

Nouvelles du temps présent: Archives du lendemain

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Des femmes et des adieux

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invitation RSVP Rencontre avec Joaquin Scalbert sur la bioéthique le 24 juin 2021 (10ème)

PMA ? GPA ? euthanasie ? eugénisme ?

Le droit de connaître son géniteur ?

La solidarité entre les générations ?

La prolongation de l’IVG jusqu’au terme de la grossesse ?

La Balustrade de Guilaine Depis et Joaquin Scalbert

vous invitent à venir débattre

autour d’un verre de vin de Bourgogne

des questions de bioéthique

qui sont au cœur de l’actualité politique immédiate,

avec le projet de loi en cours

le Jeudi 24 juin 2021 de 17h à 21h

à l’Atelier Galerie Taylor

 7 rue Taylor – 75 010 Paris

(métro Jacques Bonsergent ou Strasbourg-Saint-Denis)

Ces échanges seront ponctués de lectures des deux livres de Joaquin Scalbert à l’honneur

« Nouvelles du temps présent »

et « Des femmes et des adieux »

par l’artiste franco-russe Katia Rybakova

RSVP par sms 06 84 36 31 85

(Nombre de places limité)

Scalbert « ose avec ironie les bonnes questions sur la bioéthique »

Joaquin Scalbert, Nouvelles du temps présent

Deux nouvelles dont une courte sur l’expérience de mort imminente, pas la meilleure car trop didactique. Mais l’auteur s’en tire avec une pirouette à la fin.

La plus intéressante, Zoël et ses pères, fait 85 pages, soit 70% du recueil. Elle met en scènes les conséquences (inattendues) de l’exigence de transparence pour les donneurs biologiques de sperme.

Zoël est un garçon de 16 ans qui a des doutes sur ses origines parce que ses parents – qui l’aiment – parlent toujours de ses succès en se référant à la famille de sa mère mais jamais en comparaison avec son père, ce qui est curieux. Personne ne lui a dit qu’il était né d’un donneur de banque, à Los Angeles pour être plus précis, car la législation était plus libérale vingt ans auparavant en Californie que dans le vieux pays catholique engoncé dans son juridisme bureaucratique qu’est la France.

L’auteur élimine d’emblée les problèmes familiaux, le couple est sans histoire, avec deux filles après Zoël ; tout le monde s’aime bien. Mais la quête de l’intelligent aîné, poussée par la mode de la transparence pour tout et rien, va perturber l’équilibre longuement acquis. Le père officiel se sent diminué, renvoyé à son impuissance spermatique, fin de race d’une lignée d’aristos portant un nom. La mère se sent pousser des ailes, elle a tout décidé, choisi les critères du géniteur sur catalogue (blond, intelligent, artiste, sportif…). Le fils se découvre un nouveau père, justement dans le domaine professionnel qu’il affectionne, le cinéma, dont il veut faire son métier.

Mais qu’en dira-t-on ? Dans la famille collet monté, dans la société où les « amis » vont jaser, à l’école, auprès des filles ? D’ailleurs, le père des filles est-il leur père ? Non, bien-sûr – et elles, qui n’ont rien demandé, vont devoir vivre avec cette révélation. Du côté du père biologique, Victor, trouver un fils supplémentaire seize ans après est plutôt flatteur, une curiosité, mais du côté de sa femme et de ses fils, cela pose question. D’autant que l’épouse se sent flouée de ne pas avoir été mise au courant de ces dons de sperme aux Etats-Unis et de l’autorisation donnée aussi à ce que le géniteur puisse être un jour contacté. Journaliste d’investigation, elle veut en écrire une enquête en forme de scoop, ce qui est plutôt gênant pour tout le monde !

L’auteur, qui affectionne de façon manifeste les retournements de situation, va conclure sans conclure. Car il affectionne aussi de poser les problèmes sans les résoudre, laissant à chacun la réflexion ouverte. Il n’est certainement pas un « écrivain engagé ».

Mais il est vrai que toutes ces manipulations sociales sur la procréation, PMA, GPA, eugénisme euphémisé des banques de sperme ou d’ovocytes, opérations transgenres, obligent à la recomposition par étape des familles. Elles ne sont pas faites pour l’équilibre mental des enfants, ni pour une stabilité affective et éducative des couples. Les apprentis sorciers du « j’ai l’droit », qui savent tout mieux que tous leurs ancêtres, jouent avec la génétique et l’enfance comme aux dés. Juste pour voir. Juste pour le plaisir. Car le « droit » individuel est devenu sacré et les désirs des ordres. La société occidentale, menée par le consumérisme libertarien américain, génère des citoyens qui trépignent comme des gamins de 2 ans : « moi je », « moi d’abord », « moi aussi » ! Comme s’ils étaient sûrs d’avoir « le choix » de leur destin… Ils n’ont jamais lu Darwin, ni Nietzsche, ni Marx, ni Freud – ni même Bourdieu ! Ils sont conditionnés, ils sont cons tout court de ne pas le soupçonner à l’ère pourtant universelle du soupçon des com(plots).

Quant aux masses démographiques d’autres continents, elles guettent l’instant propice où le suicide collectif fournira l’occasion d’imposer « leur » culture, « leurs » mœurs, « leur » vision du monde. A nos dépens – mais ce sera tant pis pour nos descendants avides d’égoïstes « droits » particuliers. L’auteur se garde bien d’aller jusque-là, trop mainstream comme ancien pubard pour l’oser. Mais il pose avec ironie les bonnes questions.

Joaquin Scalbert, Nouvelles du temps présent – Archives du lendemain, éditions Douin, 2021, 123 pages, €14.00

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Un Moi-aussi à l’envers fait du bien en ces temps d’hystérie victimaire féministe

Joaquin Scalbert, Des femmes et des adieux

Avec un titre qui rappelle Des hommes et des dieux, film de Xavier Beauvois sur les moines de Tibhirine en Algérie, assassinés en 1996, l’auteur décrit en dix-neuf récits l’assassinat des hommes par les femmes.

Lors d’un rendez-vous de chasse, chacun des présents conte une anecdote comme dans le style des Mille et une nuits. Une originalité cependant : les chasseurs sont priés de ne pas relater comment ils ont fait la chasse aux femmes, ce dont personne ne doute entre eux, mais de parler d’elles « autrement qu’en termes de seules conquêtes » p.12. C’est qu’il est valorisant de se vanter mais plus profond de ne pas dénier la réalité. Or les femmes aussi sont perverses, séductrices, lâches, violeuses de jeunes mecs, adultères de riches maris. Un Moi-aussi à l’envers fait du bien en ces temps d’hystérie victimaire féministe.

Sauf que, retournement de situation, l’un des chasseurs a été tué lors de la battue aux sanglier le lendemain. Une lieutenante enquête – il fallait bien une femme ! Le narrateur a enregistré tous les récits contés, ce qui donne du grain à moudre à la recherche de preuves. Dix-neuf anecdotes plus tard, il y a bel et bien eu meurtre – et un coupable. Qui l’a fait ?

La réponse est dans les récits, et ce procédé original conclut bien le volume, parfois inégal. Je vous conseille d’ailleurs de le lire en plusieurs fois pour éviter la saturation et laisser monter l’intérêt. L’auteur est chasseur, mais de têtes, après avoir travaillé dans la pub où il a pu connaître tous les travers exacerbés de l’espèce humaine. Il faut noter quand même que « nous avons tous eu des aventures heureuses ou tristes, ce n’est pas pour cela que nous sommes des criminels en puissance ! » p.126. Il fallait au moins que cela fut dit.

Joaquin Scalbert, Des femmes et des adieux, 2020, éditions Douin, 319 pages, €27.00

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

La bioéthique (filiation PMA, GPA, euthanasie, eugénisme etc) de Joaquin Scalbert

Un écrivain engagé souhaitant une société solidaire et humaine

La démarche de Joaquin Scalbert : simplement l’envie de mettre en évidence la violence qui peut exister dans notre société. 

Celle de nos élites bien pensantes et donneuses de leçons qui profitent de la modernité pour sacrifier l’humain sur l’autel de l’égoïsme et du profit.

Joaquin Scalbert écrit sur une société de confort où les individus travaillent à leurs seuls projets personnels indifférents au bien commun, négligeant les dommages collatéraux et bien souvent directs qu’ils font subir à leurs congénères.

Les nouvelles élites ont les moyens financiers de tirer le meilleur parti des réels progrès scientifiques de notre XXIe siècle (pourtant orienté vers une nouvelle ère de la solidarité !), au profit d’une ‘’modernité régressive’’ où le souci de l’autre devient accessoire.

C’est ainsi que les plus fortunés de nos ‘’anywhere’’ peuvent louer le ventre de femmes démunies en toute bonne conscience ou bien choisir sur catalogue le géniteur de leur ‘’projet d’enfant’’.

Sans discours moralisateur et avec ironie Joaquin Scalbert met en évidence la violence faite aux hommes et aux femmes auxquels on impose le silence : le rejeton d’un donneur anonyme que l’on prive de son droit à connaître ses origines ou la personne en fin de vie qui a seulement demandé moins de souffrance et à laquelle on propose la seringue pour clore le dialogue.

Joaquin Scalbert met en évidence des contradictions telles que celle de pouvoir supprimer la vie d’un enfant à quelques heures de sa naissance alors que des lois sont bientôt mises en place pour éviter que les embryons de poussins mâles (voir texte ci-après) soient détruits après le 3èmejour, moment où le cœur du gallinacé se mettrait à battre. Il réagit devant la résignation des proches qui acceptent la demande parfois un peu prématurée d’un médecin qui va prélever un organe sur un patient selon la formule anglo-saxonne « aussi mort que nécessaire, aussi vivant que possible ».

Il s’insurge devant le fait que des voix aient pu s’élever sans soulever d’indignation pour suggérer une gestion de la crise sanitaire au profit des plus jeunes laissant partir les plus anciens et les plus fragiles.

Il constate que l’eugénisme n’est plus le fait d’un Etat idéologique et totalitaire, mais celui de nombreux individus qui font fi à bas bruit de la dignité humaine au bénéfice de leur seul confort et désirs hérités d’une société tournée vers la consommation.

Joaquin Scalbert égratigne ses contemporains dans leur manque de discernement et de curiosité sans donner de leçon, car il croit que la vie restera la plus forte. Trop optimiste ?

Nouvelles du temps présent – Archives du lendemain
de Joaquin Scalbert aux Editions Douin 
 
Parution en France le 2 avril 2021
123 pages, 14 €
 

La vie, la mort… Procréation médicalement assistée Expérience de mort imminente…

Comment Zoël va-t-il réagir en retrouvant à vingt ans son père biologique ?
Victor va-t-il accepter ce bouleversement ?
Frédérik le sceptique, se laissera-t-il convaincre par la belle Stella qu’une autre forme de vie que la vie corporelle peut exister ?

Pour les uns, des questions intemporelles qui suscitent réflexion. Pour les autres, des enjeux de confort dans une société à bout de souffle.
Les personnages de ce recueil, préfacé par le Dr. Christian Champion, illustrent combien certaines réponses apportées par la doxa contemporaine peuvent être insuffisantes face à des questionnements actuels bien légitimes.

“On risque autant à croire trop qu’à croire trop peu.” aurait dit Denis Diderot. Dans un vaudeville du XXIe siècle, Joaquin Scalbert s’amuse des conséquences inattendues du nouvel eugénisme.
L’auteur : Joaquin Scalbert, ancien dirigeant d’agences de communication publicitaire et aujourd’hui conseil en recrutement, a publié chez Desclée de Brouwer Parole et Désir dans l’entreprise, aux Editions Pourquoi-Pas ? Nouvelles du Temps Présent, Archives de voisinage et aux Editions Douin Des Femmes et des Adieux.