« Un livre utile qui prône l’esprit critique. Décapant ! » selon Argoul spécialiste d’économie et de finance

François de Coincy, Mozart s’est-il contenté de naître ?

Voici un petit livre décapant, iconoclaste, qui revisite l’économie en mots simples accessibles à tout le monde. Les raisonnements sont limpides, bien que mis bout à bout sans structure d’ensemble.

Si je tente de me placer en hauteur, l’exposé semble être le suivant : seul le travail crée de la richesse et seule la liberté permet le travail efficace. Nous avons la chance de vivre encore en société de libertés – ce pourquoi tant d’immigrés veulent y tenter leur chance – ne gâchons pas nos talents au profit de fausses valeurs telle l’égalitarisme, la subvention, le règlement, le pouvoir autoritaire technocratique. C’est en gros la philosophie générale d’un libéral qui n’est ni libertaire ni libertarien, ne sacrifiant pas l’effort ni l’épanouissement des talents à l’hédonisme de l’assistanat ou au seul droit du plus fort. Il est pour une société régulée, mais qui décide librement en démocratie participative.

Si je tente d’entrer dans les détails, ce ne sera que pointilliste tant manque l’organisation de l’ensemble en discours cohérent aboutissant à un projet global clair. Car la succession des treize chapitres ne fait pas un plan ni ne dégage de lignes directrices, pas plus que le titre, contestable : le pauvre Mozart est peut-être devenu célèbre grâce à la combinaison de son talent et d’un travail acharné, mais quelle existence contrainte dès le plus jeune âge qui a formé un singe savant puis abouti à un adulte infantile mort jeune ! Est-ce un modèle d’individu libre et épanoui à suivre ? C’est dommage car le propos de François de Coincy mérite d’être connu et débattu, développé à l’aide d’exemples concrets de l’actualité (il y en a trop peu).

Les français sont inégaux… en production pour le pays : « Alors que le rapport des contributions [à la richesse nationale] entre la moyenne des tranches extrêmes est de l’ordre de 12, celui du niveau de vie est de l’ordre de 3. En rappelant que la contribution, c’est ce que l’on produit et que le niveau de vie est ce que l’on consomme, on constate que 60% des Français consomment plus que ce qu’ils produisent »p.38. Ce rapport inégal mesure le poids de la solidarité. Elle est un choix de société, pas une morale permettant de voler aux riches pour donner aux pauvres. Confondre l’égalité et la solidarité est le meilleur moyen pour faire fuir les talents, les entreprises et la contribution fiscale. Partir tôt en retraite ou laisser filer l’immigration de travailleurs pauvres diminue la richesse produite, donc le niveau de vie de chacun (p.47). Ce pourquoi la mesure du PIB est fausse car l’investissement compte deux fois le travail (p.77), ce qui biaise la perception de ce qui est et l’action politique.

Marx comme Keynes ou les monétaristes, ces trois piliers de la théorie économique contemporaine, tordent la réalité. « Karl Marx a vu dans le capital l’essence de l’économie de marché, alors que le moteur en était l’esprit d’entreprise. En ne tenant pas compte de tout le travail réalisé par le capitaliste entrepreneur, il enlève toute cohérence à la relation économique et en contestant la répartition inique du travail et du profit, il occulte la réalité du travail/profit de l’entrepreneur capitaliste. Pour lui, dans l’activité économique, l’entrepreneur n’existe pas, il n’y a que l’argent » p.106. Or l’argent n’est qu’une unité de compte pratique, pas un « bien ». Ce que mesure l’argent, c’est le travail accumulé (l’épargne) qui peut être prêté (le capital) pour produire des biens ou des services nouveaux (investissement) et suscitant une dette (qui peut être vendue). Le capital n’est que du travail réalisé avant, pas un fief féodal par droit de naissance. L’investissement, dont nos politiciens ont plein la bouche, génère le crédit et pas l’inverse : quel entrepreneur investira-t-il s’il n’a pas de débouché à sa production ? « Il n’y a aucune relation mathématique entre le montant de l’investissement et la création d’emploi ; cela dépend des projets » p.99. Or le projet est un pari d’entrepreneur, pas une décision administrative.

Le prix d’un bien ne reflète pas le travail accumulé pour le produire + le profit, mais le niveau de pouvoir d’achat que la demande sur ce bien est prête à investir. Ce qui dépend de la conjoncture, de l’utilité, de la mode, de l’imitation sociale et de bien d’autres choses. Un bien, pas plus qu’une entreprise n’a de « valeur en soi », mais seulement une valeur d’échange sur le marché. C’est ainsi que les analystes financiers évaluent la rentabilité d’une ligne de production, d’une société mise en vente ou d’un bien immobilier par le flux futur des bénéfices dégagés (actualisation des cash flows futurs).

Le système monétaire, quant à lui, est un jeu d’écritures et la spéculation ne produit rien, sinon un passe-temps à somme nulle où le risque est artificiellement joué au-delà de sa probabilité. « Ce marché des écritures est le principal générateur des crises financières » p.122. De même, la dette d’Etat est une insuffisance d’impôts qui permet de vivre au-dessus de ses moyens au détriment des générations futures. Un truc pratique à méditer : pour chaque foyer fiscal, la dette de l’Etat en France est de 25 fois l’impôt sur le revenu annuel du foyer (p.125).

Beaucoup de bon sens, des formules imagées comme cette délicieuse Main invisible d’Adam Smith comparée à un régulateur d’allure pour bateau à voiles, et une redéfinition des mots-valises trop usés des médias et des politiciens tels que croissance, crédit, dette, redistribution, profit, investissement et ainsi de suite. « La confusion est devenue la règle quand on nomme ‘droit au logement’ ou ‘droit au travail’ ce qui est en réalité un ‘droit du logement’ ou un ‘droit du travail’. On transforme en vérité morale ce qui est une convention sociale. Une telle déformation du sens des mots entraîne nécessairement désillusion et amertume » p141. D’où la perpétuelle tentation selon Aristote pour la démocratie de dégénérer en démagogie, portée ces dernières années par « la morale populiste » (p.137). Avec sa contradiction de fond : « sans inégalités, la solidarité n’a plus de sens » p.149.

Aujourd’hui retraité, l’auteur qui a occupé plusieurs fonctions financières dans le groupe Hachette puis créé un groupe immobilier avant de présider la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux de 1977 à 2018, prône de calculer le produit national de chacun, de supprimer toutes les niches fiscales et les aides aux entreprises, et en contrepartie de créer un produit social pour compenser les distorsions de concurrence des pays à bas salaires. Entre autres.

Un livre utile qui prône l’esprit critique. Décapant !

François de Coincy, Mozart s’est-il contenté de naître ?, 2020, autoédition bookelis.com, 205 pages, €18.00 e-book €9.99

Blog de l’auteur

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Le Figaro (papier + web), qui a remarqué son livre, commande un papier à François de Coincy

«La fascination d’Emmanuel Macron pour la dette trahit le fait qu’il n’a jamais été un libéral»

FIGAROVOX/TRIBUNE – Une lecture attentive de son livre Révolution nous aurait convaincu il y a bien longtemps que le président de la République n’avait en réalité rien d’un libéral en économie, analyse François de Coincy. Selon l’essayiste, la politique économique d’Emmanuel Macron génère une dette colossale qui pèsera très lourd sur la vie de nos descendants.

François de Coincy est l’auteur de Mozart s’est-il contenté de naître ? (Bookelis, 2020).

D’aucuns ont pu penser qu’il virait libéral lorsqu’il a supprimé l’ISF, en oubliant que le critère n’est pas la baisse des impôts mais la maîtrise de la dépense publique. On a pu y songer aussi lorsqu’il a demandé à un jeune chômeur de se trouver tout seul du travail ou lorsqu’il a envisagé de supprimer l’ENA, mais ce n’était sans doute que mouvements d’humeur de sa part en constatant l’inefficacité de sa haute administration à traiter les problèmes sans son intervention personnelle. La pratique du pouvoir solitaire depuis la crise du Covid remet les pendules à l’heure.

Pour comprendre le fond de sa démarche, plongeons nous dans le livre qu’il a écrit avant son élection, un temps où sa réflexion n’était pas perturbée par les tensions de l’exercice de la plus haute fonction de l’État. Sous le curieux titre de Révolution, il y exprime sa philosophie du pouvoir et sa volonté de restaurer la volonté et l’efficacité de l’État: il veut par exemple que l’État reprenne en main les retraites qui dépendaient en théorie des partenaires sociaux ou qu’il doit intervenir dans les villes pour libérer le foncier. Il voit l’argent public comme principale arme, dans les écoles, les hôpitaux, l’écologie et dans la fibre numérique. Il refuse l’augmentation du temps de travail qu’il considère comme inacceptable pour les Français

Il accepte la délégation de gestion, mais le vrai patron doit être encore l’État qui acceptera volontiers les propositions en provenance du terrain mais conservera bien sûr la décision finale (belle préfiguration de ce que sera la mascarade citoyenne pour le climat).

La catastrophe économique redoutée par Roux de Bézieux est en train de se produire. On ne va pas la sentir tout de suite puisqu’on la gère à crédit

Pas une réflexion libérale, à l’exception des bonnes intentions du début du livre où il laisse échapper: «Qui peut sérieusement croire qu’il est optimal de tout régenter depuis Paris?». Lorsque Geoffroy Roux de Bézieux, au sortir d’une réunion avec l’État où il prend conscience de la catastrophe économique qui va être la conséquence du confinement, dit avec un parfait bon sens qu’il nous faudra travailler plus, il s’ensuit un déchaînement politique et médiatique sur l’ultralibéralisme du patron des patrons et son insensibilité aux malheurs à venir des Français.

Très peu de temps après, Roux de Bézieux, probablement abasourdi par les centaines de milliards que l’État promet alors de déverser sur les entreprises et sur les ménages, abandonne ses réserves, son rôle de défense des entreprises étant assuré. On imagine qu’il n’en pensait pas moins, rejoignant ainsi la position pragmatique du patron de Peugeot qui, interrogé par une journaliste sur les énormes subventions accordées aux voitures électriques, lui exposait avec une franchise rafraichissante son inquiétude en tant que citoyen devant le coût gigantesque des mesures en faveur des voitures électriques et sa détermination en tant qu’industriel à en profiter pour le développement de l’entreprise.

Le 16 mars 2020, Emmanuel Macron a manqué son rendez-vous avec l’Histoire. C’était le moment clé où il pouvait faire confiance aux Français en leur demandant ces suppléments d’efforts que chacun, par solidarité, était prêt à faire. Il «déclare la guerre» mais il n’y a pas d’effort de guerre hors celui du corps médical et choisit le renoncement par la dette pour éviter le sang la sueur et les larmes.

La catastrophe économique redoutée par Roux de Bézieux est en train de se produire. On ne va pas la sentir tout de suite puisqu’on la gère à crédit. Si on l’avait compensée par un travail complémentaire, comme il l’avait suggéré, elle aurait pu être dernière nous en quelques années.

La dette est une forme de mensonge d’État bien plus grave que celui des masques ou celui des nuages radioactifs qui s’arrêtent à nos frontières

La dette est une forme de mensonge d’État bien plus grave que celui des masques ou celui des nuages radioactifs qui s’arrêtent à nos frontières. Alors que le produit du travail est définitivement acquis, l’emprunt est une perte différée du patrimoine dont il faudra supporter les échéances (par un travail complémentaire ou un niveau de vie moindre) durant des décennies. C’est la politique de l’égoïsme keynésien: on peut euthanasier l’épargnant, et on ne se préoccupe pas de l’avenir car à long terme on est tous morts.

L’emprunt à long terme sans savoir comment on le remboursera convient parfaitement aux politiques dont l’horizon est à très court terme: il leur faut tenir 2 ou 3 ans alors que la ligne d’horizon est celle qui s’éloigne au fur et à mesure que l’on avance, c’est la perspective à long terme des entreprises familiales ou la vision du forestier qui plante un arbre avec le regard de ses futurs petits-enfants.

On ne pouvait attendre d’Emmanuel Macron une approche libérale et si son implication personnelle dans les moindres décisions de cette crise fait preuve de courage et d’engagement, elle remet en cause de manière implicite la capacité de la haute administration dont il est issu à assurer la direction du pays. «Dans le même temps» en décidant que l’État seul est à même de gérer une crise majeure on se prive de la capacité de nos organisations, qu’elles soient publiques ou privées, à prendre localement des décisions responsables.

Certains fantasment sur un renforcement du rôle de l’État lorsque la crise sera terminée. L’analyse des évènements confirmera au contraire ce que l’on aperçoit déjà des limites et des défaillances de l’État centralisateur et omnipotent. Beaucoup voudront alors mettre en œuvre une société moins dirigée où les décisions «ne se prennent pas à Paris», où les citoyens ne sont pas des assistés et où les initiatives individuelles sont favorisées.

Emmanuel Macron est suffisamment intelligent et agile d’esprit pour le comprendre et nous expliquer qu’après la nécessaire période de pouvoir spéciaux ayant permis de sauver la vie de nombreux Français durant la crise sanitaire il est temps désormais d’effectuer des changements permettant d’améliorer notre fonctionnement démocratique. Mais d’une part il ne le fera que si les Français et les médias en sont eux-mêmes persuadés et d’autre part que si un autre ténor ne s’est pas emparé de ce thème de campagne avant lui.

L’Hebdo Bourseplus consacre trois pages au livre de François de Coincy

Littérature

Hebdo Bourse Plus n°1063

Yannick URRIEN

≡ Navigation de l’Hebdo Bourse Plus

≡ Navigation des abonnés

Mozart s’est-il contenté de naître ?

La période de confinement a au moins le mérite de nous permettre de découvrir des auteurs qui publient des essais uniquement en format numérique et qui ont parfois des analyses intéressantes. Tel est le cas de François de Coincy, chef d’entreprise à la retraite, qui développe des idées libérales en partant d’une analyse quasi philosophique sur l’inné et l’acquis dans son ouvrage intitulé « Mozart s’est-il contenté de naître ? ».

L’auteur, que nous avons interrogé, revient sur
l’origine de ce titre : « Il y a une question que l’on peut
se poser et qui va définir un choix de société et, en
fonction de ce choix de société, la réponse économique apparaît plus claire. Le choix d’une économie, c’est aussi le choix d’une vie et d’une philosophie d’existence. Si l’on choisit la liberté plutôt que le collectivisme, c’est parce que, fondamentalement, on a envie d’être libre et d’être soi-même. C’est une philosophie d’existence. Si l’on n’est pas capable de répondre à la question posée, on doit déjà essayer de se poser la question pour se comprendre soi-même. »

Selon lui, lorsque l’on entend le gouvernement expliquer que l’on résoudra tout par la croissance, cela ne signifie pas grand-chose car, derrière la croissance, il y a l’emploi : « Il y a surtout des projets. Les hommes sont faits pour faire des projets car sans projet, on n’existe pas. Notre existence est d’abord ce que l’on a envie de réaliser, même si on ne le réalise pas. Notre activité, c’est de pouvoir se projeter pour faire quelque chose, car c’est ce qui donne un sens à notre existence. C’est le mouvement et l’action. C’est pour cela qu’il ne faut pas se tromper de sens quand on réfléchit sur l’économie. Donc, c’est l’emploi qui fait la croissance et ce n’est pas la croissance qui fait l’emploi. »

page1image19800

Derrière l’emploi, il y a aussi l’analyse que nous pouvons faire sur notre contribution

https://www.bourse.fr/hebdo-bourse-plus/1063/120/hebdo-article.html

personnelle au système économique et l’auteur nous incite à réfléchir sur la richesse que nous apportons individuellement : « On se compare souvent par rapport à ses revenus, sans se poser la question de ce que l’on apporte comme richesse. Il n’y a pas uniquement le revenu que l’on tire, c’est ce que l’on apporte qui est intéressant. C’est ce qui justifie une certaine inégalité dans les revenus. Les gens ont des capacités productives très différentes. Elle est très forte chez certains et plus faible chez d’autres. C’est ce qui justifie la nécessité d’avoir une grande solidarité entre les gens. Mais il ne faut pas oublier que la richesse se crée. Dans un monde libre, si les gens sont riches, ce n’est pas un hasard. Dans un monde contraint, c’est différent, la richesse n’est pas nécessairement celle de notre travail. Le principe de la liberté, c’est que l’on a droit au produit de son travail et la richesse n’est pas un système de répartition, mais d’abord un système de production. »

Cependant, François de Coincy n’hésite pas à dénoncer les travers de la société : « Il y a une tentation permanente de se laisser aller vers la protection de l’État, donc vers davantage de réglementation, sans avoir beaucoup de degrés de liberté. Ce que je crois, c’est que les degrés de liberté permettent l’initiative, mais aussi de nouvelles richesses et de nouvelles avancées. Il ne faut pas oublier que seulement 40 % de la société économique est réellement libre. Le reste est un monde dirigé : je ne parle pas de réglementation, mais de marché dirigé. Quand vous avez des prix qui sont imposés, on est dans un marché dirigé. Mais quand vous avez une réglementation qui permet de clarifier les échanges, cela permet beaucoup plus de libertés. »

Cela lui donne l’opportunité de rappeler qu’un emploi de fonctionnaire a pour effet de tuer deux emplois dans le secteur marchand : « C’est une tentation permanente des politiques, parce qu’ils ont les moyens de l’État à leur disposition, des demandes permanentes, et la tentation est de répondre par un certain dirigisme en disant qu’ils vont faire toute une série de choses en embauchant des gens. Cette tentation est horrible, parce que cela nous emmène dans un monde contraint. Il faut savoir en sortir. Il aurait fallu que les décisions soient de plus en plus proches des gens : c’était l’idée de la régionalisation. Mais on a créé des régions qui n’ont en réalité aucun pouvoir et qui ne décident rien. On n’a pas réussi à créer un système politique qui nous libère davantage. »

Le point le plus important de la démarche intellectuelle de François de Coincy porte sur les paradoxes de cette société de plus en plus égalitaire, qui consiste à faire passer le plus productif pour un voleur : « Ce n’est pas nouveau. On dit depuis très longtemps qu’il est plus difficile à un riche d’aller au paradis… Donc, c’est depuis toujours. Il y a beaucoup plus de gens pauvres que de gens riches. Le principe du politique est de satisfaire une certaine demande, donc la tentation populiste est très importante. Elle a toujours existé, sous différentes formes. Je pense que l’on avait commencé à en sortir en parlant de la raison et non de la croyance, mais j’ai l’impression que l’on oublie cela. Il faudrait voir les choses avec beaucoup plus de raison que de croyance ».

C’est à partir de ce moment de notre entretien avec François de Coincy que nous revenons sur le titre de son livre. En effet, il rappelle que la société cherche à corriger les inégalités d’origine sociale à la naissance, mais pas les inégalités d’origine physique : d’un enfant riche, on dira qu’il s’est contenté de naître, ce que l’on ne dira pas d’un enfant doué… Donc, on n’a pas dit de Mozart qu’il s’était contenté de naître…

L’auteur explique : « La réponse n’est pas facile. Elle demande une réflexion assez forte sur le plan philosophique, mais il faut se poser la question. On fait ce reproche aux riches, parce que c’est le hasard, mais on ne reproche pas aux gens d’être plus intelligents que les autres. Les gens qui sont plus forts ou plus beaux ont cette chance, mais cela fait

https://www.bourse.fr/hebdo-bourse-plus/1063/120/hebdo-article.html

partie des inégalités que, clairement, on ne corrigera jamais. Il faut que chacun s’accepte en essayant de se battre avec ses moyens. Les inégalités de fait, c’est la solidarité, mais on ne doit pas rechercher l’égalité à tout prix, parce que l’on n’y arrivera jamais. »

Dans le cadre de ce débat sur l’égalité et sur les inégalités à la naissance, on en arrive à la question de l’héritage, que certains technocrates veulent remettre en cause. François de Coincy a une approche presque royaliste en la matière : « Je dis qu’il faut voir l’héritage comme une perspective. Si l’on considère que l’on est unique et que tout disparaît après nous, effectivement l’héritage n’a plus aucun sens. Si l’on se considère dans une continuité, on ne travaille pas pour soi, mais pour les gens qui vont nous succéder. C’est cette vision qu’il faut avoir. Si l’on prend un haut fonctionnaire qui va diriger une entreprise, il a comme seul horizon l’État et c’est relativement à court terme. Un patron de PME va penser autrement. C’est un peu comme le forestier qui plante un arbre : quand il le plante, il le voit avec les yeux de ses futurs petits-enfants. C’est en cela que l’héritage peut être une bonne chose, parce que cela engage les gens à investir, plutôt que de consommer et de dépenser. Investir, c’est travailler en n’ayant rien en compensation, l’investissement est au bénéfice des autres. En réalité, le riche est celui qui ne consomme pas ce qu’il a produit. D’une manière générale, il y a un esprit qui arrive à se construire au sein d’une famille et l’on va être plus tenté de faire prospérer une saga, que d’aller s’acheter un yacht ou une villa dans les Caraïbes. La vie d’un entrepreneur, c’est quand même de faire des projets et de faire de nouvelles choses. »

En conclusion, notre chronique littéraire dédiée à cet ouvrage numérique, ou e-book, permet de mettre en exergue cette réflexion : « L’acceptation individuelle de l’inégalité est possible dans un monde libre où la modification de son destin est choisie. » Cet entrepreneur a donc voulu partager avec ses lecteurs ses idées libérales en expliquant en quoi elles permettent de faire progresser la société et de nous faire progresser nous- mêmes.

« Mozart s’est-il contenté de naître ? » de François de Coincy est publié par Bookelis.com (uniquement en e-book)

« La monnaie, indicateur des prix » par François de Coincy sur Economie Matin

LA MONNAIE, INDICATEUR DES PRIX (EXTRAIT)

Texte de François de Coincy sur l’euro numérique

L’euro numérique

L’annonce de la BCE résumée par le titre « euro numérique » pourrait sembler trompeuse: il ne s’agit pas d’étudier un nouvel euro qui serait lui numérique puisque l’essentiel des transactions monétaires de notre devise actuelle se fait déjà de manière dématérialisée. L’euro dans sa forme scripturale est numérique mais on souhaite trouver une alternative dématérialisée à  sa forme fiduciaire (les billets et pièces de monnaie).

Si la BCE constate que l’usage du papier monnaie diminue, s’en inquiète et cherche comment le remplacer c’est parce qu’elle pense que ce moyen archaïque de paiement peut être utilisé en secours en cas de cyber-crash du système monétaire.  Prudente, elle ne souhaite pas la disparition du « liquide » dans sa forme actuelle, mais envisage de créer en parallèle du « liquide » sous forme numérique.

La BCE n’indique pas la forme de ces billets numériques; au contraire sa démarche ressemble plus à un appel à projets qui s’il débouchait sur une solution répondant à une série de critères  qu’elle énumère pourrait entraîner sa mise en œuvre. Ces critères semblent relever de la quadrature du cercle quand on demande à la fois de protéger l’anonymat des transactions et de lutter contre la fraude fiscale où quand on demande en même temps d’être simple d’utilisation pour le particulier et à la pointe de la technologie pour la sécurité.

Une des préoccupations de la BCE serait de mettre au point un produit tellement performant sur tous ces critères que les utilisateurs se détourneraient alors de l’euro « ordinaire » (c’est-à-dire celui qui est sous forme de dépôt chez leur banquier)  pour ne vouloir que cet euro « numérique» beaucoup plus sécurisant. En effet l’argent en dépôt dans une banque commerciale n’est garanti que jusqu’à une certaine limite en cas de faillite de la banque, ce qui n’est pas le cas des espèces que nous avons dans un coffre qui sont valables sans limitation de montant. Si un euro numérique fiable voyait le jour, alors leur détenteur aurait les avantages du papier-monnaie sans le risque de se le faire voler.

Cet écart de risque disparaitrait si les banques commerciales n’étaient que les teneurs de compte des euros pour le compte de la BCE. Ainsi l’euro numérique ne serait utilisé que pour son ergonomie et non pour sa sécurité renforcée. Ce serait aussi le moyen de mettre fin au risque d’illiquidité des banques.

Avoir une solution de secours en cas de panne du cyber-système monétaire est une bonne idée, mais si on veut que toute l’économie ne soit pas bloquée il faudra trouver un moyen pour que tous les acteurs puissent, malgré l’arrêt du système, transformer leurs avoirs sous forme scripturale en avoirs sous forme fiduciaire (qu’elle soit numérique ou papier). Cela devrait faire partie de l’appel à projet.

Texte de François de Coincy sur la réforme des retraites

Retraites : La réforme à ne pas faire

Durant les «trente glorieuses » on travaillait 100 000 heures au cours d’une vie. Aujourd’hui un individu en fait moins de 50 000. On avait une durée de vie de moins de 65 ans et aujourd’hui on a plus de 80 ans. Comme en plus on accède au marché de l’emploi de plus en plus tard, le travail par année de vie a presque été divisé par trois.

Que les jeunes ne se plaignent pas qu’ils n’auront pas de retraite si ils ne réclament pas l’augmentation de la durée du travail.

Il faut résister à la tentation de dire que moins on travaille, plus on vit longtemps car jamais la mortalité n’a été aussi faible durant les périodes actives et l’augmentation de la durée de vie porte surtout sur les périodes de retraite. (Il y a clairement eu des effets sur les emplois pénibles, mais sans incidence majeure sur la statistique globale ci-dessus).

Vouloir régler le problème des retraites sans augmenter la durée du travail se traduira nécessairement par une diminution du niveau de vie.

Pour diminuer les déficits, le gouvernement voudrait raboter les retraites de ceux qui bénéficient d’un régime plus favorable en invoquant l’égalité. Il fait d’abord un mauvais calcul, il ne pourra imposer l’égalité qu’en alignant l’ensemble des retraites sur les régimes les plus favorables ce qui augmentera encore les déficits.

Il se trompe ensuite d’objectif : La diversité des différents systèmes de retraites correspond à des histoires différentes, des besoins différents, des accords différents. La retraite fait partie intégrante de la rémunération même si c’est une rémunération différée et certains peuvent choisir des conditions de travail plus difficiles associée à une retraite plus valorisée. L’unicité des régimes de retraite est une diminution de la liberté du travail.

Le gouvernement se trompe de fonction. Le système de retraite devrait être choisi par les travailleurs et uniquement par eux. Le paritarisme patronat/salariés dans la gestion des caisses de retraite (comme dans la gestion des caisses sociales) était une absurdité et l’intervention de l’Etat en est une autre. Le patronat paie le cout du travail (salaires + charges dites patronales) et il n’y a aucune raison qu’il se mêle de la gestion de ces sommes. Sur cette base pourrait se préparer une vraie réforme des retraites. La gestion de ces retraites serait confiée par les salariés à des opérateurs en concurrence pour optimiser les couts de fonctionnement qui pourraient être soit des assureurs soit des syndicats libres si on réussissait  à libérer les syndicats dits « historiques » de leurs privilèges.

Il ne peut être question de transformer notre système où les actifs paient les retraites de leurs ainés par celui, moins sensible aux variations de la démographie, où chacun paie ( et donc épargne)  pour sa retraite future, car il faudrait alors, le temps d’une génération, supporter une double cotisation. Par contre on devrait anticiper les variations futures du rapport actif/retraité en faisant une cotisation spécifique permettant de provisionner la valeur de cette variation.

Si il y a une chose à retirer des propositions d’Emmanuel Macron, c’est bien le calcul de la retraite par un système de points non pour qu’il soit généralisé à l’ensemble des retraités mais pour qu’il serve de mesure des systèmes de retraites. En calculant l’équivalent en  points de chaque régime de retraites quel qu’il soit, chacun pourrait avoir une vraie appréciation de la valeur accumulée par ses cotisations. Il pourrait facilement les transférer dans un autre système, notamment en cas de changement d’employeur, ou par exemple apprécier la valeur d’un nouvel avantage négocié.

Ce système de mesure des retraites en points devra avoir une référence d’âge de prise de retraite, qui pourrait être par exemple de 65 ans, quelle que soit l’âge réel de départ en retraite prévu dans chaque convention spécifique. Ainsi des conventions différentes peuvent être à la disposition des salariés qui s’y retrouveront grâce à leur évaluation en « équivalent points ».

Autant notre milieu économique serait appauvri par l’instauration d’un système de retraite unique autant il serait plus efficace en étant doté d’un outil de mesure commun permettant l’évaluation des droits acquis par nos cotisations.

Qui est François de Coincy ? l’auteur du livre d’économie « Mozart s’est-il contenté de naître ? »

François de Coincy, né en 1945 (75 ans)

2020 – auteur d’un livre d’économie : « Mozart s’est-il contenté de naître ? »

1977 – 2018 PDG de la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux. Redressement de la société et transformation en holding solide et diversifié.

1976 – 2000 Création et développement d’un groupe immobilier en association avec un ami.

1970 – 1976 Groupe Hachette (diverses fonctions gestion finance) .

1970 Diplomé ESC

Je suis entré dans une école de commerce (ESC de Bordeaux) parce qu’à l’époque, il n’était pas nécessaire d’avoir le baccalauréat pour se présenter au concours d’entrée. J’avais dépensé toute mon énergie intellectuelle à assouvir ma passion boulimique pour la lecture et passé beaucoup de mes après-midi au cinéma plutôt qu’au lycée.

Ma première expérience d’entreprise a été lors de ma dernière année d’études (que j’ai faite à l’ESC Pau). J’avais eu l’idée de créer un journal gratuit sur les loisirs à Pau entièrement payé par la publicité (Ce concept état très nouveau en 1969). Un de mes camarades s’occupait de la publicité et un autre de la distribution. Après avoir eu mon diplôme j’ai revendu mes parts à celui qui s’occupait de la publicité qui a préféré continuer cette activité plutôt que de terminer ses études. J’avais appelé ce journal Play-Time, je ne me rappelle plus si il était hebdomadaire  ou bimensuel. Il existe peut-être encore car j’en ai vu un exemplaire paru en 2016, 47 ans après sa création.

Hachette m’a embauché en 1970 au Contrôle central de gestion. Ce service nouveau mettait en place un système d’information devant permettre à la Direction Générale de piloter la myriade d’entités et de baronnies qui composait le groupe ( C’était l’époque de Ithier de Roquemaurel, puis Simon Nora et Gérard Worms). J’ai ensuite occupé des fonctions dans la distribution, puis comme directeur financier d’une filiale, puis dans la division qui supervisait les filiales étrangères.

Fin 1973 j’ai cherché à racheter avec un ami une société : Il s’agissait de la concession Porsche, Alfa-Romeo, de Tomaso, de Montpellier. Nous avons monté le financement, obtenu l’accord du vendeur qui n’avait pas de successeur et ne voulait pas voir l’œuvre de sa vie disparaitre. Puis la crise pétrolière de 1974 est arrivé et les banquiers nous ont annulé l’accord de prêt, « puisque désormais avec l’augmentation du prix du pétrole, les voitures de luxe ne se vendront plus ».

Je suis donc resté chez Hachette, lorsque l’opportunité de reprendre  une entreprise s’est présentée en 1976. Le beau-père d’un ami avait à Bordeaux une entreprise de second œuvre du bâtiment au bord de la faillite et n’était plus en état psychologique d’assumer la situation. Nous avons décidé de la reprendre pour un franc et j’ai donc démissionné de Hachette.  La situation de cette entreprise de 150 personnes était extrêmement dégradée, nos finances propres insuffisantes et après avoir restructuré l’entreprise, nous avons dû jeter l’éponge. Une partie de l’entreprise a été reprise par une grande entreprise et une autre a été purement fermée.

Après cette expérience peu fructueuse mais très intense, mon ami et moi avons créé la société GIMCO ayant pour objet social la transaction et la gestion immobilière. Cette activité s’est développée régulièrement et la société est devenue un acteur connu de l’immobilier de l’ouest parisien. Nous avons vendu en 2010 la société au fils de mon ami, (l’argent de cette vente m’a permis de renforcer ma position d’actionnaire dans CFD). La société qui s’appelle aujourd’hui GIMCOVERMEILLE est composée d’une centaine de collaborateurs.

Dans le même temps, la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux (CFD) qui était dans ma belle-famille depuis 1881, se trouvait dans une situation financière très difficile. Depuis la mort de l’oncle de mon épouse quelques années auparavant, la société n’était plus gérée correctement et les banques ne voulaient plus accorder de nouveaux crédits. J’ai accepté en 1978 d’en devenir le PDG.

CFD, PME de deux cent personnes,  avait des activités d’exploitant ferroviaire, de transport routier et de fabrication de matériel ferroviaire. Seul le transport ferroviaire avait une petite rentabilité, le reste était nettement déficitaire. Une première restructuration a permis un répit, mais l’arrivée de la Gauche au pouvoir avec un blocage des prix conjugué à une hausse du cout du travail a rendu nécessaire des mesures encore plus drastiques. Ce ne fut qu’au bout de huit années que la situation financière fut rétablie après des tensions constantes avec les banquiers et des nuits sans sommeil à chercher des solutions pour couvrir les échéances.

Au cours de cette période nous avons eu des initiatives fortes pour amener de nouvelles activités. Il y eut des réussites comme la reprise des activités Moyse et il y eut l’échec de la création de la société Biopresse avec la Lyonnaise des Eaux. Ce fut une période très tendue avec l’impression d’avoir son temps et son énergie consommés par les problèmes de trésorerie.

Une fois les problèmes financiers réglés, j’ai pu réaliser des choses plus constructives. Le contrat de réalisation de locomotives par une entreprise algérienne sous licence CFD a été notre première affaire d’importance qui a marqué notre vrai retour dans l’industrie ferroviaire.

En 1993, nous avons repris l’ancienne division ferroviaire de l’entreprise Soulé à Bagnères de Bigorre qui avait déposé son bilan. Nous reprenions seulement 20 personnes sur 80. L’usine de Bagnères pouvait accueillir 400 ouvriers et c’était pour nous dans une vision à long terme car la taille trop réduite de  notre usine de Montmirail ne nous permettait pas de répondre aux appels d’offres trop important.

Nous avons pris des contrats significatifs (face à Alstom notamment) et lorsque nous avons revendu notre usine au groupe espagnol CAF, l’effectif était de 170 personnes.

Nous avons vendu en 2008 parce que la taille que nous avions atteinte commençait à excéder nos capacités financières et il aurait fallu arrêter l’expansion.  La grande plus-value obtenue nous a permis de lancer d’autres investissements et le repreneur de l’usine de Bagnères en a accéléré le développement (le vendeur et l’acheteur ont fait chacun une bonne opération qui a été aussi profitable aux salariés de l’usine).

En 1994, nous avons créé la société Transmontagne avec la participation d’autres professionnels du secteur. La société voulait exploiter des stations de sports d’hiver sur un modèle de gestion déléguée.

La société a pris la gestion de plusieurs sites, dont Val Frejus, Super Lioran, Pra- Loup, La Foux d‘Allos Chamrousse, Super Devoluy. Rapidement elle a atteint une taille significative avec un effectif de 200 permanents et 400 saisonniers.

Pour se développer encore, le Directeur Général de cette société dont j’étais le Président a voulu engager une stratégie basée sur des financements importants et l’appel à des fonds de capital-risque. Je n’étais pas d’accord avec cette stratégie qui accroissait les risques de l’entreprise ( c’était une aversion due sans doute aux années de galère que j’avais passées à faire face à des problèmes de trésorerie). Les autres actionnaires étant d’accord avec la stratégie du Directeur Général ont racheté nos actions dans Transmontagne. Le développement a été très important les années suivantes mais ensuite deux années avec peu de neige ont entraîné malheureusement la faillite de Transmontagne trop endettée. Nous nous en étions heureusement dégagé en réalisant une belle plus-value.

A partir de 2008, du fait de la vente de l’usine de Bagnères,  la compagnie CFD s’est retrouvée avec très peu d’activités et une trésorerie importante. Plutôt que de récupérer les capitaux, les actionnaires (dont mon épouse et moi représentent 47% soit une majorité de fait) ont choisi de les laisser dans la société qui réinvestirait et ainsi perpétuer l’esprit d’entreprise qui y existe depuis plus de cent ans.

C’est ainsi que nous avons créé une branche ferroviaire à partir du bureau d’études roumain que nous avions créé en 2000 à Bucarest, développé une branche logicielle important à partir d’une petite sous-filiale de 3 personnes que nous avions dans le sud de la France et acquis une société de capteurs qui complète une petite branche de produits industriels que nous avions en Belgique. CFD a aujourd’hui un effectif global de 200 personnes.

En 2019, un de mes fils qui a développé avec succès une affaire de vente sur internet a accepté de prendre ma succession à la tête de CFD, malgré tous les problèmes que pose la prise en charge de deux sociétés différentes. Ainsi s’assure la pérennité d’une entreprise familiale.

« Mozart s’est-il contenté de naître ? » les solutions économiques de François de Coincy

ECONOMIE – Présentation du livre « Mozart s’est-il contenté de naître ? » de François de Coincy

https://www.decoincy.com

Parution en auto-édition novembre 2020

Contact presse pour le recevoir / interviewer l’auteur : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

« Mozart s’est-il contenté de naître ? »

Synopsis

Les commentaires en italique soulignent le caractère nouveau des idées développées dans le chapitre. Cet aspect nouveau est jugé par rapport aux principaux  ouvrages publiés en langue française.

1 Analyse de la contribution productive

Où on montre qu’une grande partie de la population contribue peu à la richesse nationale et qu’une minorité produit beaucoup. L’inégalité dans la contribution productive est considérable.

C’est la première fois qu’est soulevée cette question dans la littérature économique.

2 La bien meilleure distribution des richesses

Où on montre que 60 % des gens ont un niveau de vie supérieur à ce qu’ils produisent. On calcule que les inégalités de production sont de 1 à 10 et celles de niveau de vie de 1 à 3. On propose un coefficient de mesure de la solidarité bien plus pertinent que le coefficient de GINI.

C’est la première fois qu’une étude montre qu’une proportion importante de la population consomme plus qu’elle ne gagne.

Le coefficient de mesure de la solidarité est également une nouveauté.

3 Pont à péage et sans péage

Où on montre par un exemple que la valeur d’un investissement est celle de ses recettes futures et que le travail qu’on y consacre est la valeur du crédit qui est généré.

L’explication de la valeur du pont rappelle des choses déjà connues mais nécessaires à la bonne compréhension de la suite du livre. La génération du crédit par l’investissement est par contre une démarche nouvelle.

4 La soi-disant valeur ajoutée du capital

 Où on démontre que la répartition entre valeur ajoutée du travail et du capital est fonction de la durée de la période sur laquelle elle est mesurée. Il en découle que la valeur ajoutée du capital n’existe pas.

La fonction qui lie les deux concepts classiques de valeur ajoutée et la période sur laquelle ils sont étudiés est une nouveauté. Elle permet de démontrer l’inexistence de la valeur ajoutée du capital, inexistence qui avait déjà été revendiquée par des économistes .

5 Le PIB : un très mauvais indicateur

Où on dénonce la mauvaise qualité du PIB comme indicateur qui additionne le beurre et l’argent du beurre.

Les économistes connaissent les défaut du PIB mais ont pris l’habitude de vivre avec. Ce chapitre dénonce ce concept ( le chapitre 10 propose des indicateurs de remplacement).

6 Investissement et entreprise

Où on montre que le moteur de l’économie n’est pas l’investissement mais le projet.

Cet aspect est en rupture avec la culture économique et politique contemporaine.

7 Le système monétaire est un jeu d’écritures

Où on montre que l’argent n’existe pas, le système monétaire n’est qu’un journal de dettes et créances.

L’inexistence de l’argent a déjà été expliquée, mais cette idée n’est passée ni dans l’opinion populaire ni dans celle de la plupart des économistes. La démonstration nouvelle est facilité par la popularisation des modes de paiements numériques.

8  La main invisible

La mise en place de systèmes autorégulés libérant l’économie du dirigisme est une avancée fondamentale de nos systèmes économiques.

Une approche nouvelle menant vers un concept de libéralisme qui est l’instauration de règles générant la liberté .

9 Egalité et consensus

L’inégalité des individus est un fait. Le consensus s’obtient par la liberté et la solidarité. La recherche de l’égalité est absurde.

Il y a déjà des économistes qui s’élèvent contre la religion égalitaire dominante. L’approche nouvelle consiste à associer inégalité, consensus et solidarité. 

10 Quels sont les bons indicateurs

Où on propose d’abandonner le PIB et d’utiliser à la place trois valeurs.

Cette approche nouvelle consiste simplement à utiliser les valeurs de base de l’économie qui sont individuellement représentatives et ne pas les fusionner dans une seule valeur représentative de rien.

11 Libérer le système monétaire

Où on propose d’assainir le système monétaire en le faisant sortir d’un système dirigé pour passer à un système de marché libre. Les banques n’étant plus créateurs monétaires mais teneurs de comptes.

Il s’agit d’une vraie révolution ( il me semble que transformer les banques en teneurs de comptes a été proposé en Suisse).

12 Le produit social ou la fin du chômage de masse

Où on propose la création du produit social afin d’en finir avec le chômage structurel.

C’est une idée totalement nouvelle qui va dans le sens de l’amélioration des niveaux de vie en totale contradiction avec le revenu universel.

13 Changer l’assiette de l’impôt sur les bénéfices des sociétés

Où on propose un nouveau système de comptes d’entreprise où l’amortissement ne sera plus forfaitaire mais réel permettant ainsi d’avoir une vision long terme.

L’idée est également nouvelle. Il me semble que personne n’a remis en cause l’approche comptable des amortissements qui empêche d’avoir une approche de long terme.

 Quatrième de couverture : 

Faisons l’effort d’un raisonnement sincère pour sortir des analyses économiques convenues.

Il y a une énorme inégalité des contributions individuelles, une majorité produit peu et une minorité produit beaucoup.
La majorité de la population française a un niveau de vie supérieur au produit de son travail.
La mesure de la solidarité est donnée par le rapport entre l’inégalité de production et l’inégalité de niveau de vie.
La valeur ajoutée du capital est un mythe, elle est en réalité la valeur ajoutée d’un travail réalisé dans une période antérieure.
C’est l’investissement qui génère le crédit, l’argent n’existe pas, le système monétaire est un jeu d’écritures

Nous pouvons alors découvrir des voies nouvelles pour créer un monde libre et solidaire où le chômage structurel sera supprimé en instaurant le produit social, où on passera d’un système monétaire dirigé à un système régulé et où on changera le mode de calcul du résultat des entreprises pour avoir une vision long terme.