« Applaudissez-moi ! » le troisième roman de Philippe Zaouati (thème : crise sanitaire & confinement & finance))

« Applaudissez-moi ! »

le troisième roman de Philippe Zaouati

Pour recevoir le livre / interviewer l’auteur, contact presse : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Parution octobre 2020 aux éditions Pippa

Samuel K. est un financier de haut-vol. Depuis la crise financière de 2008, il s’est reconverti dans le financement du développement durable. Nous sommes en août 2020, en plein coeur de l’épidémie de Covid-19. Il est convoqué par la brigade financière de Paris pour y être interrogé à propos d’un soupçon de détournement de fonds. A-t-il quelque chose à se reprocher ? La crise sanitaire l’a-t-elle fait replonger dans les eaux troubles de la finance opaque et spéculative ? Par petites touches, en revenant sur ses souvenirs et ses obsessions, il dévoile ses intentions à l’inspecteur qui l’interroge.

 

ARGUMENTAIRE

Le déclenchement de l’épidémie de Covid-19 est un choc pour Samuel K. Enfermé dans son appartement luxueux de l’île Saint-Louis, il rumine sa frustration, s’enfonce progressivement dans la déprime et décide de couper les ponts avec le monde extérieur. L’arrivée inattendue d’une infirmière va modifier le cours des événements. Samuel K. prend conscience de son incapacité à agir. Il se sent inutile, admire le courage de cette femme qui se bat contre le monstre. Il s’interroge sur le sens de sa vie depuis qu’il a quitté la banque Lehman Brothers, jeté dehors avec un carton sur les bras, au plus fort de la crise financière. Les souvenirs de sa fuite en Afrique lui reviennent. A-t-il vraiment appris ? « Ça recommence », se dit-il. Comment rebondir ? Pourquoi rebondir ? Quel acte fort peut-il accomplir pour être enfin fier de lui ?

 

« Il m’a fallu du temps pour comprendre que je servais d’alibi à un système qui ne subsiste qu’en persistant dans ses errements (…). »

« Les applaudissements, c’est bon pour les théâtres et les opéras, parce qu’on a payé sa place. 

Je n’ai pas le sentiment d’avoir payé ma place pour ce spectacle. 

Je suis un passager clandestin dans cette salle. Le mieux que j’aie à faire, c’est de rester silencieux pour qu’on ne me démasque pas.»

Philippe Zaouati dirige la filiale d’un grand groupe bancaire spécialisé dans la finance environnementale. 

Il est l’auteur de plusieurs essais et de trois romans.

Entretien de Philippe Zaouati sur « Applaudissez-moi ! » pour Variances

Entretien avec Philippe Zaouati, ENSAE 1989.

CEO Mirova

Mots-clés : Covid-19, Finance, Femmes, Roman

 

Philippe Zaouati est Directeur Général de Mirova. Après une carrière dans différentes institutions financières, dont la Caisse des Dépôts et le Crédit agricole, il se consacre depuis une dizaine d’années au développement de l’investissement responsable. Membre du groupe d’experts de haut niveau sur la finance durable de la Commission Européenne en 2018, co-fondateur et Président de l’initiative Finance for Tomorrow, auteur de plusieurs ouvrages dont « La finance verte commence à Paris » en 2018 et « Finance durable : l’heure de la seconde chance » en 2020, il a contribué à l’évolution du marché et de la réglementation en France et en Europe.

Il est par ailleurs co-fondateur et Président du think-tank Osons le Progrès.

Philippe est l’auteur de plusieurs romans, dont « Les refus de Grigori Perelman », dont la traduction anglaise sera publiée par l’American Mathematical Society.

Il enseigne la finance durable à Sciences Po.

 

Variances : Philippe, tu publies ton quatrième roman qui s’intitule « Applaudissez-moi ? », c’est un livre écrit pendant le confinement, c’était un besoin ? 

 

Philippe Zaouati : Oui, une sorte d’évidence. Quand le confinement a commencé mi-mars, j’avais la conviction que cela durerait plusieurs mois. Nous étions tous très occupés par la poursuite de nos activités professionnelles à distance, mais j’avais du mal à imaginer que cette période particulière ne donne pas naissance à des choses nouvelles, et pour moi cela passe toujours par l’écriture.

 

Variances : C’est aussi le thème de ce roman, pourquoi ?

 

PZ : Ce n’est pas un journal de bord du confinement comme on a pu en lire dans la presse, mais cette parenthèse d’isolement obligatoire nous pousse à une forme d’introspection. Le monde va-t-il redémarrer comme avant ? Y aura-t-il un « monde d’après » ? Sera-t-on meilleurs en sortant du confinement ? Quelles leçons doit-on en tirer ?

 

Variances : Est-ce que l’écriture peut-être une réaction à l’actualité ?

 

PZ : Non, pas une réaction à l’actualité, plutôt une façon de prendre du recul. Ce roman est en fait la suite du premier roman que j’ai écrit en 2011, « La fumée qui gronde ». Il racontait la descente aux enfers d’un trader de Lehman Brothers, humilié par la crise financière, golden boy déchu qui se retrouve un matin sur le perron de la banque avec une boite en carton contenant ses affaires personnelles sur les bras. C’était l’histoire de sa fuite et d’une prise de conscience. Dans « Applaudissez-moi ! », on retrouve ce personnage quinze ans plus tard, il a tiré les leçons de son expérience et se dédie à l’investissement responsable. Il veut sauver le monde. L’épidémie agit comme une deuxième lame. Il doute. Les vieux démons ressurgissent. Quel est le sens de cette nouvelle crise ?

 

Variances : On a du mal à croire que toute cette histoire est inventée, c’est un roman autobiographique ? 

 

Je crois qu’on écrit toujours sur soi. Même lorsque le thème est éloigné de sa vie, comme c’est le cas par exemple dans mon roman précédent « Les refus de Grigori Perelman » qui raconte un épisode de la vie du grand mathématicien russe qui a trouvé la solution à la conjecture de Poincaré et qui a refusé de recevoir la médaille Fields. On parle toujours de soi, mais je n’aime pas l’auto-fiction. J’ai besoin de faire ce petit pas de côté qui permet de basculer dans la fiction. Il y a des choses vraies et vécues dans « Applaudissez-moi ! » ; en même temps, rien n’est vrai dans ce roman.

 

Variances : Tu y parles de finance durable et nous connaissons ton implication dans ce domaine. Le personnage principal semble désabusé. « Il m’a fallu du temps pour comprendre que je servais d’alibi à un système qui ne subsiste qu’en persistant dans ses errements (…) », dit-il. La finance responsable est-elle un échec ?

 

PZ : J’espère que non, et pourtant j’ai des doutes en permanence. Agir pour améliorer les choses ne peut pas être un échec, mais ne tombe-t-on pas trop facilement dans l’euphorie, l’auto-satisfaction, voire l’aveuglement ? L’état de la planète, les inégalités croissantes, l’effondrement de la biodiversité, est-ce que cela n’appelle pas une réaction plus radicale ? La fiction est une façon d’aborder ces questions en s’affranchissant d’une obligation de rationalité, en étant moins raisonnable. Le réel nous enferme dans nos certitudes.

 

Variances : Samuel, le héros du roman, est convoqué, en plein mois d’août, à la brigade financière de Paris. On le soupçonne de malversations et de détournement de fonds. C’est du vécu ?

 

PZ : Non, bien heureusement. Le livre commence comme cela en effet. Samuel se retrouve dans un petit bureau, dans l’immeuble du nouveau siège de la Police Judiciaire. L’inspecteur de la brigade financière le place en garde à vue, pendant une longue journée, il va chercher à comprendre, et bien sûr tenter de le piéger. Qu’a-t-il fait au juste ? Quelles sont ses motivations ? Pour y répondre, Samuel avance ses pièces, celles d’un puzzle dont certaines remontent à la crise financière de 2008.

 

Variances : Nous n’en dévoilerons pas plus évidemment. Est-ce qu’on peut dire malgré tout que c’est un roman féministe ?

 

Oui, sans aucun doute. Nous avons tous remarqué à quel point les femmes étaient en première ligne dans cette crise. Caissières, aides-soignantes, aides à domicile, mamans qui travaillent et pallient la fermeture des écoles, et comme un symbole de cette prééminence, l’image de l’infirmière qui se bat contre le virus. Début mai, un collectif a publié une tribune dans Libération, que j’ai mise en exergue du roman. C’est excessif sans doute, mais j’aime bien l’idée que la fiction serve aussi à extérioriser les tensions de la société.

 

Variances : Tu travailles déjà sur ton prochain roman ?

 

PZ : Oui bien sûr. L’écriture est une addiction, délicieuse et presque sans danger pour la santé !

 

Philippe Zaouati, auteur de « Applaudissez-moi ! » roman imaginé à partir de la crise sanitaire…et de son vécu dans la finance

Philippe Zaouati est directeur général de Mirova, une société de gestion d’actifs spécialisée dans l’investissement durable, qu’il a créée au sein de Natixis en 2014, reconnue comme l’un des pionniers de la finance verte et durable. Après une carrière au sein de différentes institutions financières, dont la Caisse des Dépôts et le Crédit Agricole, notamment en tant qu’expert en gestion quantitative, directeur de la distribution internationale et directeur du marketing de la communication, il se consacre depuis dix ans au développement de l’investissement responsable.

Auteur de plusieurs ouvrages dont « La finance verte commence à Paris » en 2018 et « La finance durable : sonnerie d’une seconde chance » en 2020, il a contribué aux évolutions des marchés et de la réglementation en France et en Europe. Successivement président des comités d’investissement responsable de l’AFG et de l’EFAMA, membre du groupe d’experts de haut niveau sur la finance durable à la Commission européenne en 2018, co-fondateur et président de l’initiative Finance for Tomorrow, membre du One Planet Lab, groupe d’experts créé par le Président de la République française, il a notamment contribué à la création des labels d’investissement responsable et des normes de transparence sur le climat. Depuis 2015, il est particulièrement impliqué dans le développement de l’investissement d’impact, notamment dans le capital naturel.

Impliqué dans le débat public, Philippe Zaouati a contribué à la rédaction du programme présidentiel d’Emmanuel Macron sur l’environnement, avant d’être le référent de La République en Marche à Paris de 2017 à 2018. Il est co-fondateur et président du think tank Osons le Progrès qui se veut un laboratoire d’idées progressistes.

Philippe Zaouati est également l’auteur de plusieurs romans, dont « Les refus de Grigori Perelman » dont la traduction anglaise sera publiée par l’American Mathematical Society, et plus récemment « Applaudissez-moi ! ».

Philippe Zaouati est diplômé de l’École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE) et membre de l’Institut des actuaires français. Il enseigne la finance durable à Sciences Po.

« La finance au service du vivant » par Philippe Zaouati, Directeur Général de Mirova

La finance au service du vivant.

Par Philippe Zaouati, Directeur Général de Mirova.

On a souvent critiqué la finance pour sa déconnexion de l’économie réelle, mais que dire de son lien avec la nature, avec le vivant ?

Si l’environnement est de mieux en mieux pris en compte dans le secteur financier, c’est surtout à travers les risques auxquels les entreprises sont soumis, risque de réputation dans le cas de catastrophe écologique, risque réglementaire lorsque les normes font évoluer le marché, risque financier si les gouvernements se décident à mettre en place un prix du carbone. Ces dernières années, ceci a conduit les acteurs financiers à réfléchir sérieusement à la question du climat. De nombreuses banques ont décidé de ne plus financer les entreprises du secteur du charbon, les investisseurs mesurent la « température » de leurs portefeuilles. Une norme internationale[1]a été développée pour la communication des entreprises et du secteur financier en la matière. La finance durable a pris le sujet a bras le corps, et bien que le chemin qui reste à faire est encore bien plus long que ce qui a été parcouru, la question du climat n’est plus étrangère à la finance[2].

Peut-on en dire autant de la déforestation, de la dégradation des sols, de l’impact des plastiques sur les écosystèmes marins, de la perte massive de biodiversité ? Certainement pas. La finance se préoccupe peu aujourd’hui de ces problèmes. L’impact des investissements sur la nature n’est pas mesuré. Les banques ne questionnent pas les entreprises sur ces questions. L’innovation financière ne s’est pas intéressée à la biodiversité et la nature de façon significative.

Pourtant, comme c’est le cas pour le climat, la mobilisation du secteur financier est indispensable, autant pour réduire les atteintes à la nature que pour orienter le capital vers les solutions qui permettent de la préserver.

La finance peut-elle se mettre au service du vivant ? J’en suis profondément convaincu, comme elle doit se mettre plus généralement au service de l’intérêt de tous. La crise financière de 2008 nous a montré qu’une finance déconnectée de l’économie réelle constituait un risque majeur pour la stabilité financière. La crise sanitaire nous montre aujourd’hui que les entreprises dépendent de la santé publique et que la pression que nous faisons subir à la nature peut se retourner contre l’économie.

Comment faire ? Pour que la finance prenne naturellement en compte le climat ou la nature, il faudrait une remise en cause profonde du fonctionnement des marchés, et notamment de tout ce qui favorise la priorité au court-terme. En attendant que cela devienne à l’ordre du jour, la finance durable nous apporte quelques éléments de réponse. Je les résumes en trois objectifs : mesurer, créer des normes, investir dans les solutions basées sur la nature.

Mesurer.Le climat bénéfice d’une métrique simple, la tonne d’équivalent CO2. Il n’existe pas d’équivalent pour la protection de la nature ou la perte de biodiversité. La matière est éminent plus complexe et nécessite d’agréger des données de nature différentes, de la consommation d’eau douce à la surface cultivée, en passant par l’impact des polluants chimiques. Plusieurs méthodologies sont en cours de développement pour synthétiser ces données en un seul indicateur, citons par exemple le Global Biodiversity Score(GBS) de CDC Biodiversité[3]. Reste que la première étape consiste à produire des données de base pour toutes les entreprises. C’est l’objectif que se sont assignés quatre institutions financières françaises en lançant un appel à candidature pour créer une base de données des impacts des entreprises sur la nature[4]. Une trentaine d’investisseurs représentant plus de 6.000 milliards d’euros leur ont emboité le pas en signant une déclaration en mai 2020.

Créer des normes.Disposer de ces données ne suffira pas si elles restent trop disparates. Il faudra converger vers une norme, comme la communauté financière a réussi à le faire sur le climat et, dans un deuxième temps, rendre cette transparence obligatoire. Lors de la réunion du G7 Environnement à Metz au printemps 2019, une dynamique a été lancée par Brune Poirson et la présidence française, le WWF, AXA et l’OCDE. Il reste à traduire cette volonté en réalité, en donnant mandat à une institution internationale pour construire ce référentiel de normes.

Investir dans les solutions basées sur la nature.Dès aujourd’hui, rien ne nous empêche d’investir dans le capital naturel. Des modèles économiques viables existent dans les domaines de l’agriculture régénératrice, de la reforestation, de la pêche durable, de la conservation des zones côtières, du recyclage des plastiques en mer. De nouveaux entrepreneurs se mobilisent sur le terrain. Néanmoins, ces projets sont encore perçus comme trop risqués par les investisseurs privés. L’intervention des états et des banques de développement est donc nécessaire pour dé-risquer ces investissements, ainsi que pour incuber les projets à leur démarrage. L’investissement dans le capital naturel en est à ses balbutiements. Il faut accélérer, il faut passer à l’échelle. Cela implique une large coalition d’acteurs publics et privés.

Le Congrès de la nature devait se tenir à Marseille au mois de juin. Il a été reporté à mi-janvier en raison de la pandémie. Ce sera une occasion unique pour avancer sur cet agenda. Le Président de la République a annoncé la tenue d’un One Planet Summitle 15 janvier. Faisons-en un moment clé, en lançant une coalition pour une finance au service de la nature, incluant les acteurs financiers publics et privés et les entreprises, avec des objectifs concrets : développer les données, créer des normes, favoriser la chaine de l’investissement de l’incubation des projets jusqu’au financement massif par le marché.

[1]Voir les travaux de la TCFD : https://www.fsb-tcfd.org/

[2]Voir « Finance durable, l’heure de la seconde chance », juillet 2020, aux éditions de l’Observatoire.

[3]https://www.cdc-biodiversite.fr/gbs/

[4]AXA IM, BNP Paribas AM, Mirova et Sycomore AM ont lancé un appel à développer un outil précurseur de mesure d’impact biodiversité, 28 janvier 2020.

Danièle YZERMAN – La vie, envers, contre et pour tout. La vie à l’envers

Danièle YZERMAN - La vie, envers, contre et pour tout. La vie à l'envers

La vie, envers, contre et pour tout. La vie à l’envers
Témoignage de vie, un livre de Danièle YZERMAN

Parution aux Editions Les 3 Colonnes à l’automne 2020

Contact presse guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Voici l’histoire de Danièle Yzerman. Petite fille meurtrie et démolie par une enfance sordide, adolescente anorexique, elle n’a pas d’autre issue que le suicide face à des parents apparemment indifférents à sa détresse. A son réveil à l’hôpital, un « miracle » se produit : destinataire d’une parole venue d’ailleurs, la jeune fille veut « réapprendre à vivre ». Commence alors son combat insensé pour redevenir une femme, une mère, et prendre sa revanche sur tous les hommes machistes etc les femmes soumises à l’image de ses parents.

Derrière les mots de ce récit, se cache quelque part la volonté secrète d’adresser un message d’espoir à tous les grands blessés de la vie : Rien n’est impossible à condition de ne pas se considérer comme une victime. Tout est possible à condition d’y croire et de ne jamais se trouver des excuses pour renoncer.

A travers ce livre bouleversant, l’auteure signe la fin de son parcours du combattant.

Sur la couverture du livre : l’image de la funambule qui a triomphé des épreuves pour rejoindre la Vie (ci-contre une photo récente de Danièle Yzerman avec son fils et sa petite fille) :

« Tel un funambule avançant pas à pas sur un fil tendu au-dessus d’un océan,

J’ai suivi le chemin de ma vie et dessiné les méandres de mon destin,

Trébuchant sur chaque vague et risquent de m’y noyer, j’ai appris avec le temps

A surmonter ma peur et puiser au plus profond de mes ressources,

La force de devenir ce que je devais être et de faire ce qui me semblait vain.

Alors que tant d’années passées à ce combat m’amènent sur l’autre rive,

Alors que ma vie rejoint son crépuscule et que l’heure est au souvenir,

Alors que tout me porte à vouloir que mes traces en ce Monde me survivent,

Je voudrais que toutes ces pages écrites se gravent comme un dernier sourire

Laissé à ceux qui, par leur regard, m’ont permis d’exister et de devenir. »

Présentation de l’auteure Danièle Yzerman :
Un jour, je fis un rêve ancré au plus profond de ma mémoire. Je me trouvais debout, perchée et marchant sur un fil tendu au-dessus d’un Océan de mer si immense que je n’en percevais pas les limites. Alors que je n’étais qu’au début du chemin, j’entendis une voix venue d’ailleurs qui me disait qu’il était totalement impossible de franchir cet Océan. Malgré cette évidence, tout en moi m’obligea à continuer et, pas à pas, j’avançai avec précaution et me rattrapai à chaque chute, jusqu’au moment ou l’angoisse et la peur de tomber définitivement dans les profondeurs de la mer me réveillèrent. Si j’ai le sentiment aujourd’hui que ce rêve n’a jamais quitté mon esprit, je réalise aussi tout simplement que c’est l’histoire de ma vie. Ma vie, qui avec l’âge, s’est aujourd’hui malheureusement suspendue après plus de 40 ans de combat pour vaincre cet impossible. C’est sans doute pourquoi, alors que je suis parvenue de l’autre côté de la rive, le besoin de faire exister par des mots mon « chemin de vie » s’est imposé à moi.

Danièle Yzerman a travaillé dans le domaine de la communication stratégique et publicitaire et a exercé in fine en qualité de présidente France et vice-présidente Europe du pôle santé du groupe international Ogilvy/WPP. Dotée d’un grand esprit de synthèse, elle a toujours aimé écrire et apprécié la musique des mots. Poussée par un besoin impérieux de « laisser une trace » de son parcours peu banal et de son combat pour la vie, l’auteure, aujourd’hui retraitée, présente ici son premier ouvrage.

Qui est François de Coincy ? l’auteur du livre d’économie « Mozart s’est-il contenté de naître ? »

François de Coincy, né en 1945 (75 ans)

2020 – auteur d’un livre d’économie : « Mozart s’est-il contenté de naître ? »

1977 – 2018 PDG de la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux. Redressement de la société et transformation en holding solide et diversifié.

1976 – 2000 Création et développement d’un groupe immobilier en association avec un ami.

1970 – 1976 Groupe Hachette (diverses fonctions gestion finance) .

1970 Diplomé ESC

Je suis entré dans une école de commerce (ESC de Bordeaux) parce qu’à l’époque, il n’était pas nécessaire d’avoir le baccalauréat pour se présenter au concours d’entrée. J’avais dépensé toute mon énergie intellectuelle à assouvir ma passion boulimique pour la lecture et passé beaucoup de mes après-midi au cinéma plutôt qu’au lycée.

Ma première expérience d’entreprise a été lors de ma dernière année d’études (que j’ai faite à l’ESC Pau). J’avais eu l’idée de créer un journal gratuit sur les loisirs à Pau entièrement payé par la publicité (Ce concept état très nouveau en 1969). Un de mes camarades s’occupait de la publicité et un autre de la distribution. Après avoir eu mon diplôme j’ai revendu mes parts à celui qui s’occupait de la publicité qui a préféré continuer cette activité plutôt que de terminer ses études. J’avais appelé ce journal Play-Time, je ne me rappelle plus si il était hebdomadaire  ou bimensuel. Il existe peut-être encore car j’en ai vu un exemplaire paru en 2016, 47 ans après sa création.

Hachette m’a embauché en 1970 au Contrôle central de gestion. Ce service nouveau mettait en place un système d’information devant permettre à la Direction Générale de piloter la myriade d’entités et de baronnies qui composait le groupe ( C’était l’époque de Ithier de Roquemaurel, puis Simon Nora et Gérard Worms). J’ai ensuite occupé des fonctions dans la distribution, puis comme directeur financier d’une filiale, puis dans la division qui supervisait les filiales étrangères.

Fin 1973 j’ai cherché à racheter avec un ami une société : Il s’agissait de la concession Porsche, Alfa-Romeo, de Tomaso, de Montpellier. Nous avons monté le financement, obtenu l’accord du vendeur qui n’avait pas de successeur et ne voulait pas voir l’œuvre de sa vie disparaitre. Puis la crise pétrolière de 1974 est arrivé et les banquiers nous ont annulé l’accord de prêt, « puisque désormais avec l’augmentation du prix du pétrole, les voitures de luxe ne se vendront plus ».

Je suis donc resté chez Hachette, lorsque l’opportunité de reprendre  une entreprise s’est présentée en 1976. Le beau-père d’un ami avait à Bordeaux une entreprise de second œuvre du bâtiment au bord de la faillite et n’était plus en état psychologique d’assumer la situation. Nous avons décidé de la reprendre pour un franc et j’ai donc démissionné de Hachette.  La situation de cette entreprise de 150 personnes était extrêmement dégradée, nos finances propres insuffisantes et après avoir restructuré l’entreprise, nous avons dû jeter l’éponge. Une partie de l’entreprise a été reprise par une grande entreprise et une autre a été purement fermée.

Après cette expérience peu fructueuse mais très intense, mon ami et moi avons créé la société GIMCO ayant pour objet social la transaction et la gestion immobilière. Cette activité s’est développée régulièrement et la société est devenue un acteur connu de l’immobilier de l’ouest parisien. Nous avons vendu en 2010 la société au fils de mon ami, (l’argent de cette vente m’a permis de renforcer ma position d’actionnaire dans CFD). La société qui s’appelle aujourd’hui GIMCOVERMEILLE est composée d’une centaine de collaborateurs.

Dans le même temps, la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux (CFD) qui était dans ma belle-famille depuis 1881, se trouvait dans une situation financière très difficile. Depuis la mort de l’oncle de mon épouse quelques années auparavant, la société n’était plus gérée correctement et les banques ne voulaient plus accorder de nouveaux crédits. J’ai accepté en 1978 d’en devenir le PDG.

CFD, PME de deux cent personnes,  avait des activités d’exploitant ferroviaire, de transport routier et de fabrication de matériel ferroviaire. Seul le transport ferroviaire avait une petite rentabilité, le reste était nettement déficitaire. Une première restructuration a permis un répit, mais l’arrivée de la Gauche au pouvoir avec un blocage des prix conjugué à une hausse du cout du travail a rendu nécessaire des mesures encore plus drastiques. Ce ne fut qu’au bout de huit années que la situation financière fut rétablie après des tensions constantes avec les banquiers et des nuits sans sommeil à chercher des solutions pour couvrir les échéances.

Au cours de cette période nous avons eu des initiatives fortes pour amener de nouvelles activités. Il y eut des réussites comme la reprise des activités Moyse et il y eut l’échec de la création de la société Biopresse avec la Lyonnaise des Eaux. Ce fut une période très tendue avec l’impression d’avoir son temps et son énergie consommés par les problèmes de trésorerie.

Une fois les problèmes financiers réglés, j’ai pu réaliser des choses plus constructives. Le contrat de réalisation de locomotives par une entreprise algérienne sous licence CFD a été notre première affaire d’importance qui a marqué notre vrai retour dans l’industrie ferroviaire.

En 1993, nous avons repris l’ancienne division ferroviaire de l’entreprise Soulé à Bagnères de Bigorre qui avait déposé son bilan. Nous reprenions seulement 20 personnes sur 80. L’usine de Bagnères pouvait accueillir 400 ouvriers et c’était pour nous dans une vision à long terme car la taille trop réduite de  notre usine de Montmirail ne nous permettait pas de répondre aux appels d’offres trop important.

Nous avons pris des contrats significatifs (face à Alstom notamment) et lorsque nous avons revendu notre usine au groupe espagnol CAF, l’effectif était de 170 personnes.

Nous avons vendu en 2008 parce que la taille que nous avions atteinte commençait à excéder nos capacités financières et il aurait fallu arrêter l’expansion.  La grande plus-value obtenue nous a permis de lancer d’autres investissements et le repreneur de l’usine de Bagnères en a accéléré le développement (le vendeur et l’acheteur ont fait chacun une bonne opération qui a été aussi profitable aux salariés de l’usine).

En 1994, nous avons créé la société Transmontagne avec la participation d’autres professionnels du secteur. La société voulait exploiter des stations de sports d’hiver sur un modèle de gestion déléguée.

La société a pris la gestion de plusieurs sites, dont Val Frejus, Super Lioran, Pra- Loup, La Foux d‘Allos Chamrousse, Super Devoluy. Rapidement elle a atteint une taille significative avec un effectif de 200 permanents et 400 saisonniers.

Pour se développer encore, le Directeur Général de cette société dont j’étais le Président a voulu engager une stratégie basée sur des financements importants et l’appel à des fonds de capital-risque. Je n’étais pas d’accord avec cette stratégie qui accroissait les risques de l’entreprise ( c’était une aversion due sans doute aux années de galère que j’avais passées à faire face à des problèmes de trésorerie). Les autres actionnaires étant d’accord avec la stratégie du Directeur Général ont racheté nos actions dans Transmontagne. Le développement a été très important les années suivantes mais ensuite deux années avec peu de neige ont entraîné malheureusement la faillite de Transmontagne trop endettée. Nous nous en étions heureusement dégagé en réalisant une belle plus-value.

A partir de 2008, du fait de la vente de l’usine de Bagnères,  la compagnie CFD s’est retrouvée avec très peu d’activités et une trésorerie importante. Plutôt que de récupérer les capitaux, les actionnaires (dont mon épouse et moi représentent 47% soit une majorité de fait) ont choisi de les laisser dans la société qui réinvestirait et ainsi perpétuer l’esprit d’entreprise qui y existe depuis plus de cent ans.

C’est ainsi que nous avons créé une branche ferroviaire à partir du bureau d’études roumain que nous avions créé en 2000 à Bucarest, développé une branche logicielle important à partir d’une petite sous-filiale de 3 personnes que nous avions dans le sud de la France et acquis une société de capteurs qui complète une petite branche de produits industriels que nous avions en Belgique. CFD a aujourd’hui un effectif global de 200 personnes.

En 2019, un de mes fils qui a développé avec succès une affaire de vente sur internet a accepté de prendre ma succession à la tête de CFD, malgré tous les problèmes que pose la prise en charge de deux sociétés différentes. Ainsi s’assure la pérennité d’une entreprise familiale.

Medio Mundo met en lumière l’impressionnant travail de Pablo Daniel Magee

https://mediomundo.uy/contenido/1757/joven-escritor-frances-publica-en-paris-un-libro-excepcional-sobre-el-plan-condo?fbclid=IwAR1r1uJB7iDKB1AZ6Gfy8hHVU9avuhjjV4jkNTK34wAE573kgN2KeS_zh48

Joven escritor francés publica en París un libro excepcional sobre el plan Cóndor

OPINIÓN AYER POR ADOLFO GUIDALI
« Opératión Condor » nos cuenta la enorme gesta del abogado y defensor de los derechos humanos paraguayo Martín Almada, quien acusado de « delito de terrorismo intelectual » pasó cuatro años en las mazmorras de la dictadura del general Alfredo Stroessner, tras lo cual, en 1978, fue liberado gracias a la presión internacional.

Después de exiliarse en Francia, donde trabajó en particular para la Unesco, de regreso a su país, a fines de 1992 gracias a la ayuda de un magistrado paraguayo logró sacar a luz los « Archivos del Terror », cinco toneladas de documentos sobre el sanguinario operativo perpetrado conjuntamente por las fuerzas armadas y de seguridad de varios países, sobre todo del Cono Sur americano, con el apoyo de la todopoderosa CIA estadounidense.

Todas las peripecias y entresijos del « Cóndor » fueron plasmados en la obra escrita durante siete años por el joven escritor y periodista francés Pablo Magee (París, 1985), quien reside en Paraguay desde hace varios años.

Magee, un intelectual con una sólida formación académica, en medio de la pandemia que lo ha retenido en Francia más de lo esperado asintió a ser entrevistado telefónicamente para Medio Mundo. He aquí su testimonio:         

P: ¿Cómo un joven francés se acercó al Plan Cóndor o éste llegó hasta él?

R: Siendo estudiante en el liceo Frédéric Mistral, en Aviñón, donde pasé el bachillerato, estudiar literatura ‘concentracionaria’ (de temática concentracionaria) me permitió descubrir el formidable poder de la pluma para transmitir y hacer accesibles hechos que, ‘a priori’, son incomprensibles para el espíritu humano. Fue por aquella época que conocí a Jorge Semprún*, quien me inculcó esta obsesión por el deber de hacer memoria.

Despúes, cuando realizaba mis estudios universitarios en Londres, el destino quiso que mi profesora de historia de las ideas políticas fuera alguien que había trabajado para el secretario de Estado de Estados Unidos, Henry Kissinger, en momentos en que la CIA preparaba el golpe de Estado contra Salvador Allende, en Chile. Al descubrir la línea de la política exterior de su país, conmocionada, renunció y partió hacia el Reino Unido. Ella fue quien quien me inoculó el virus por intentar comprender el funcionamiento de las dictaduras en América Latina.

P: ¿Cómo nació tu iniciativa para escribir este libro y cómo fue tu relación con Martín Almada?

R: Durante un viaje a Paraguay, con 26 años, me ofrecieron presentarme al Dr. Martín Almada. La noche en que nos conocimos hablamos durante seis o siete horas sin parar. Me contó su historia personal y su descubrimiento en Paraguay de cinco toneladas de archivos de la Operación Cóndor, incluidas en el Archivo de la Memoria del Mundo por la Unesco; y en ese mismo instante, mi ideal de escritura encontró su causa.

Una semana después de regresar a Francia, le escribí preguntándole si me permitía escribir un libro sobre su vida. Almada aceptó. Pensé que me llevaría un año, pero el tema era tan amplio que terminé instalándome allá (en Paraguay) para estar más cerca de los archivos y de mi protagonista, y la investigación finalizó tras siete años. Di la vuelta al mundo con Martín Almada y nos encontramos con personalidades fantásticas, como el papa Francisco, a quien solicitó que abriera los archivos del Vaticano sobre la Operación Cóndor, o Juan Martín Guevara, uno de los hermanos del Che. Este recorrido de escritura fue un verdadero caldo de cultivo.

P: ¿Cómo fue tu trabajo en Paraguay? Cuéntanos un poco sobre tu vida allí.

R: Mi investigación en Paraguay no fue sencilla. Primero, advertí que estaba bajo escucha y que era vigilado desde muy cerca. Luego llegaron las amenazas y ataques informáticos contra mi cuenta de correo electrónico. Un día, todos los e-mails vinculados a mi investigación fueron borrados. Todo aquello no fue fácil de sobrellevar pero, supongo, forma parte de ese universo. La defensa de los derechos humanos y de la memoria no es terreno neutral en ninguna parte y menos aún en América Latina donde estos asuntos son muy recientes o actuales.

No obstante, simultáneamente a mi investigación, trabajé con una oenegé francesa con el fin de abrir una escuela de periodismo para jóvenes con dificultades económicas e indígenas. En consecuencia, soy profesor de periodismo en el marco de esta estructura, lo que me brinda una gran satisfacción. Es la transmisión de esta pasión lo que busco perpetuar.-

P: De manera sucinta, menciónanos tus más importantes influencias para sacar adelante este trabajo.

R: Es hermoso destacar que fue Jorge Semprún quien me abrió la puerta de este universo de los Derechos Humanos, y que mi libro está prologado por Costa Gavras, uno de los primeros si no el primer cineasta en interesarse por el tema de las dictaduras en América Latina, con películas como « Missing » (o « Estado de sitio »). Semprún y Gavras trabajaron juntos en varios filmes. Para mí, significó un broche de oro para este ciclo.

* Madrid 1923-París 2011. Intelectual, escritor, cineasta y político republicano español, quien pasó la mayor parte de su vida en Francia. Resistente durante la Segunda Guerra Mundial y afiliado al Partido Comunista español en el exilio, entre 1943 y 1945 tras ser denunciado fue deportado y estuvo prisionero en el campo de concentración de Buchenwald (Alemania). Entre 1988 y 1991 fue ministro de Cultura en su país de origen, bajo gobierno de Felipe González, aunque nunca perteneció al PSOE. 

Addendum:

En realidad, el cóndor es un ave majestuosa, simbólica en los países que comparten las cumbres andinas, o sea, Argentina, Chile, Bolivia, Perú, Ecuador y Colombia. Sin embargo, el « vultur gryphus » (su nombre científico) se encuentra desde hace tiempo cerca del peligro de extinción al ver su hábitat invadido cada vez más por el ser humano. Los países involucrados desarrollan desde finales del siglo pasado programas para su conservación e incentivar su reproducción.

Probablemente, que hayan bautizado con su nombre a aquella operación por completo ignominiosa era un mal augurio para su porvenir. Pero, seamos optimistas y tal vez lo veamos renacer desprovisto de aquel plumaje multicolor, donde se mezclan los uniformes de las fuerzas armadas y de seguridad de los países que sobrevoló y en los que clavó sus garras (Chile, Argentina, Brasil, Bolivia, Paraguay y Uruguay, con la colaboración de la CIA estadounidense).

Martín Almada afirma que aquel cóndor « todavía vuela », visto a la luz de los últimos acontecimientos políticos ocurridos en América Latina. Es cierto que un mal endémico que parecía desterrado, pero para el que no hay vacuna, se recrea en varios de nuestros países: el espectro de la extrema derecha sobrevuela más de medio continente y algunos nostálgicos del terrorismo de Estado lo evocan como la operación concertada más eficaz en nuestra historia común.

No obstante, aquel cóndor secuestrado, rehén de los Pinochet, Videla y otros sanguinarios amantes de la muerte, vuela bajo, errático y de a poco se despluma gracias a certeros hondazos como este libro escrito por Pablo Magee (está prevista una versión en español en un futuro cercano, a publicar probablemente en Buenos Aires).-

Adolfo « Fifo » Guidali

Breizh info trouve que « Mon poing sur les i » résume t charpente les idées de droite

Les bras d’Odin, Mon poing sur les i « être de droite et le revendiquer » : à la découverte de Philippe Olagnier

155 pages 14,5 €

Le titre est déjà en lui-même une métaphore. « Poing » a été choisi  à la place de «  point » pour marquer la détermination de l’auteur et la solidité de ses convictions.

Dans cet essai, M. Olagnier clarifie les positions de la droite conservatrice : refus de la politique trop ambiguë de LREM, de la bien-pensance qui nous étouffe, il parle de l’Europe qui a perdu le contact avec les habitants de ce continent, du danger du communautarisme, de l’appauvrissement de la classe moyenne, de la financiarisation excessive de l’économie, de la sympathie de l’auteur pour les Gilets Jaunes.

Le problème du livre de M. Olanier,est qu’il fait un peu fourre-tout : au-delà des thèmes déjà abordés, l’auteur évoque la fermeture inutile pour lui de Fessenheim, les livres érotiques de Mme Schiappa, Greta Thunberg, le suicide des agriculteurs asphyxiés par les dettes, de l’Algérie laissée en bon état et développée à ses habitants, les dérives des listes communautaires, le président turc Erdogan, la montée de l’antisémitisme.

Quelques solutions sont également esquissées qui dans leur ensemble appartiennent au courant conservateur, celui qui se défie du libéralisme si on excepte le domaine des mœurs.

En résumé, un bon livre pour résumer et charpenter l’idéologie de droite, un peu desservi par son côté brouillon. Christian de Moliner

Breizh info a repéré le roman de Philippe Olagnier – merci à Christian de Moliner

Les bras d’Odin, Mon poing sur les i « être de droite et le revendiquer » : à la découverte de Philippe Olagnier

Philippe Olagnier est déjà l’auteur de plusieurs livres à la thématique différente, sur le marketing : Brèves de managements, sur la politique : Lettres à Marianne, ainsi qu’un roman : Quand tous les ponts ont brûlé derrière toi. Il sort deux nouveaux livres aux éditions de l’Onde, un roman d’aventures et un essai politique, que Christian de Moliner chronique ci-dessous.

Les bras d’Odin, 130 pages 14,50 €

Il signe un roman d’aventures  qui se lit facilement et dont on a envie de connaître la fin. Ce livre a pour toile de fond le lent basculement des Vikings dans le christianisme. Asgeir, Jarl (roitelet) norvégien met au point une nouvelle campagne. La terre où ses hommes vivent est en effet froide et inhospitalière, les hivers sont précoces, les récoltes sont maigres, ce qui oblige la population à se chercher d’autres ressources par le pillage et la guerre. Asgeir décide de s’en prendre aux églises catholiques des pays du Sud qu’il sait riche. Il fait construire un deuxième drakkar et part rejoindre la Normandie où jadis il a permis à un jeune Jarl Arvid de s’établir au milieu des Francs et qui depuis a une dette d’honneur à son égard.

Il souhaite aller piller avec lui une des nombreuses et riches abbayes de la Gaule, mais les Vikings d’Arvid ont commencé à s’acculturer au milieu des Francs avec qui ils commercent et doivent de ce fait respecter leurs lieux de culte. Un objectif est néanmoins proposé sur la côte anglaise, mais sera-t-il accepté par les hommes d’Arvid ? Je n’ai pas l’intention de dévoiler la trame de ce livre, mais Asgeir revient en Norvège avec un esclave volontaire, Aldabert moine germanique qui va s’installer dans le nord pour convertir les rudes Vikings grâce à un long travail de sape. Il va récupérer leurs fêtes païennes pour leur plaquer un vernis chrétien, transformer leurs multiples Dieux en saints. L’histoire confirme les dires du romancier : entre 950 et 1000, la Norvège, la Suède, la Danemark et l’Islande ont basculé dans le christianisme, non sans se heurter avec l’ancienne religion des Ases (qui est bien décrite par M. Olagnier, notamment sur l’espérance de résurrection au Walhalla après la mort). À travers le destin des fils d’Asgeir, le roman d’ailleurs met en scène l’affrontement entre nouveau et ancien culte.  Convertis, les hommes du nord laissent de côté leurs expéditions puisqu’ils ne peuvent plus piller des coreligionnaires et se mettent au commerce. Ils se tournent également vers l’Est vers la Russie et Byzance. En descendant les grands fleuves russes, ils entrent en contact avec les musulmans, certaines tombes vikings dévoilant  que quelques guerriers du nord sont devenus des fidèles du prophète, mais la religion venue de l’Ouest l’emportera sans difficulté, car les contacts avec l’Islam étaient trop décousus pour que Mahomet puisse rivaliser avec  le Christ. Christian de Moliner

« Mozart s’est-il contenté de naître ? » les solutions économiques de François de Coincy

ECONOMIE – Présentation du livre « Mozart s’est-il contenté de naître ? » de François de Coincy

https://www.decoincy.com

Parution en auto-édition novembre 2020

Contact presse pour le recevoir / interviewer l’auteur : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

« Mozart s’est-il contenté de naître ? »

Synopsis

Les commentaires en italique soulignent le caractère nouveau des idées développées dans le chapitre. Cet aspect nouveau est jugé par rapport aux principaux  ouvrages publiés en langue française.

1 Analyse de la contribution productive

Où on montre qu’une grande partie de la population contribue peu à la richesse nationale et qu’une minorité produit beaucoup. L’inégalité dans la contribution productive est considérable.

C’est la première fois qu’est soulevée cette question dans la littérature économique.

2 La bien meilleure distribution des richesses

Où on montre que 60 % des gens ont un niveau de vie supérieur à ce qu’ils produisent. On calcule que les inégalités de production sont de 1 à 10 et celles de niveau de vie de 1 à 3. On propose un coefficient de mesure de la solidarité bien plus pertinent que le coefficient de GINI.

C’est la première fois qu’une étude montre qu’une proportion importante de la population consomme plus qu’elle ne gagne.

Le coefficient de mesure de la solidarité est également une nouveauté.

3 Pont à péage et sans péage

Où on montre par un exemple que la valeur d’un investissement est celle de ses recettes futures et que le travail qu’on y consacre est la valeur du crédit qui est généré.

L’explication de la valeur du pont rappelle des choses déjà connues mais nécessaires à la bonne compréhension de la suite du livre. La génération du crédit par l’investissement est par contre une démarche nouvelle.

4 La soi-disant valeur ajoutée du capital

 Où on démontre que la répartition entre valeur ajoutée du travail et du capital est fonction de la durée de la période sur laquelle elle est mesurée. Il en découle que la valeur ajoutée du capital n’existe pas.

La fonction qui lie les deux concepts classiques de valeur ajoutée et la période sur laquelle ils sont étudiés est une nouveauté. Elle permet de démontrer l’inexistence de la valeur ajoutée du capital, inexistence qui avait déjà été revendiquée par des économistes .

5 Le PIB : un très mauvais indicateur

Où on dénonce la mauvaise qualité du PIB comme indicateur qui additionne le beurre et l’argent du beurre.

Les économistes connaissent les défaut du PIB mais ont pris l’habitude de vivre avec. Ce chapitre dénonce ce concept ( le chapitre 10 propose des indicateurs de remplacement).

6 Investissement et entreprise

Où on montre que le moteur de l’économie n’est pas l’investissement mais le projet.

Cet aspect est en rupture avec la culture économique et politique contemporaine.

7 Le système monétaire est un jeu d’écritures

Où on montre que l’argent n’existe pas, le système monétaire n’est qu’un journal de dettes et créances.

L’inexistence de l’argent a déjà été expliquée, mais cette idée n’est passée ni dans l’opinion populaire ni dans celle de la plupart des économistes. La démonstration nouvelle est facilité par la popularisation des modes de paiements numériques.

8  La main invisible

La mise en place de systèmes autorégulés libérant l’économie du dirigisme est une avancée fondamentale de nos systèmes économiques.

Une approche nouvelle menant vers un concept de libéralisme qui est l’instauration de règles générant la liberté .

9 Egalité et consensus

L’inégalité des individus est un fait. Le consensus s’obtient par la liberté et la solidarité. La recherche de l’égalité est absurde.

Il y a déjà des économistes qui s’élèvent contre la religion égalitaire dominante. L’approche nouvelle consiste à associer inégalité, consensus et solidarité. 

10 Quels sont les bons indicateurs

Où on propose d’abandonner le PIB et d’utiliser à la place trois valeurs.

Cette approche nouvelle consiste simplement à utiliser les valeurs de base de l’économie qui sont individuellement représentatives et ne pas les fusionner dans une seule valeur représentative de rien.

11 Libérer le système monétaire

Où on propose d’assainir le système monétaire en le faisant sortir d’un système dirigé pour passer à un système de marché libre. Les banques n’étant plus créateurs monétaires mais teneurs de comptes.

Il s’agit d’une vraie révolution ( il me semble que transformer les banques en teneurs de comptes a été proposé en Suisse).

12 Le produit social ou la fin du chômage de masse

Où on propose la création du produit social afin d’en finir avec le chômage structurel.

C’est une idée totalement nouvelle qui va dans le sens de l’amélioration des niveaux de vie en totale contradiction avec le revenu universel.

13 Changer l’assiette de l’impôt sur les bénéfices des sociétés

Où on propose un nouveau système de comptes d’entreprise où l’amortissement ne sera plus forfaitaire mais réel permettant ainsi d’avoir une vision long terme.

L’idée est également nouvelle. Il me semble que personne n’a remis en cause l’approche comptable des amortissements qui empêche d’avoir une approche de long terme.

 Quatrième de couverture : 

Faisons l’effort d’un raisonnement sincère pour sortir des analyses économiques convenues.

Il y a une énorme inégalité des contributions individuelles, une majorité produit peu et une minorité produit beaucoup.
La majorité de la population française a un niveau de vie supérieur au produit de son travail.
La mesure de la solidarité est donnée par le rapport entre l’inégalité de production et l’inégalité de niveau de vie.
La valeur ajoutée du capital est un mythe, elle est en réalité la valeur ajoutée d’un travail réalisé dans une période antérieure.
C’est l’investissement qui génère le crédit, l’argent n’existe pas, le système monétaire est un jeu d’écritures

Nous pouvons alors découvrir des voies nouvelles pour créer un monde libre et solidaire où le chômage structurel sera supprimé en instaurant le produit social, où on passera d’un système monétaire dirigé à un système régulé et où on changera le mode de calcul du résultat des entreprises pour avoir une vision long terme.