« une histoire d’amour qui se tricote entre les pages des livrets »

Masse critique m’a permis de me replonger dans la magie de la fin de l’été 1978, grâce à « La Défense d’aimer » de Domitille Marteau Funck-Brentano. Il est noté qu’il s’agit d’un roman, mais sans aucun doute parsemé de «réminiscences » comme le dit Jean-Claude Casadesus dans sa courte préface. le livret documentaire final explicatif est le bienvenu pour ceux qui ne sont pas wagnérien dans l’âme.
Il s’agit d’une histoire d’amour qui fait passer le lecteur de l’évocation du «Ring » à Bayreuth, dans la mise en scène de Chéreau -qui avait beaucoup fait parler d’elle à l’époque, et reste une référence-, à l’introspection  de l’héroïne, prise dans une valse-hésitation pour savoir si elle doit s’abandonner à une nouvelle histoire, dans laquelle elle ne domine pas tout, du fait du pouvoir de cette musique.
L’oeuvre est composée de chapitres assez courts, portant tous en titre une indication musicale, et commençant tous par une date, égrenant la bulle du temps que représente un séjour à Bayreuth pour la représentation du Ring.
J’avais suivi avec passion les retransmissions sur France Musique de cette production qui avait enthousiasmée l’adolescente que j’étais. Je m’étais promis de m’y rendre avant de mourir, portée sans doute par une sensibilité romantique, qui n’est pas non plus étrangère à l’auteur. C’est grâce à elle, et à son écriture, que je pourrais peut-être dire que j’ai réalisé ce rêve. J’ai vécu par procuration les traditions liées à ce lieu, les émotions vives provoquées par la force de la musique wagnérienne, l’enthousiasme qu’elle provoque (au sens étymologique), l’imaginaire qu’elle sollicite en particulier quand on ne connaît pas l’allemand. J’ai été touchée par cette « histoire d’amour qui se tricote entre les pages des livrets, qui s’appuie sur des références musicales et littéraires nombreuses, et par la délicatesse de l’évocation finale à l’alouette, clin d’oeil à la littérature courtoise. Merci à l’auteur pour ce beau voyage. Valentine

Concert « Les Hurlements d’Léo » de soutien aux Migrants à la Bellevilloise le 21 février 2020

Concert « Les Hurlements d’Léo » de soutien aux Migrants à la Bellevilloise le 21 février 2020 

Version pdf de l’invitation au concert à la Bellevilloise 19-21 rue Boyer 75 020 Paris

ici CP-HDL-Bellevilloise-Guilaine-Depis

Dossier de presse du conte musical pour enfants ici : https://drive.google.com/file/d/12cjgL2SiA1MMs9IXYHueuHAr33TXikRj/view

Le déroulé de la soirée : 

18h15 / 18h45 : concert du groupe engagé politiquement en faveur des migrants « Les Hurlements d’Léo »
18h50 / 19h15 : conférence de presse à la Bellevilloise 19-21 rue Boyer 75 020
Et on enchaînera donc avec les interviews en face à face à partir de 19h20.
Vous pourrez télécharger ici l’album et le press kit : http://bit.ly/HDLMondialStereo

Merci de confirmer votre présence par mail ou par sms à Guilaine DEPIS • guilaine_depis@yahoo.com • 06 84 36 31 85

C’est autour de la crise humanitaire en Méditerranée, responsable de quelque 20 000 morts, qui a disparu de l’actualité des médias ces derniers temps, que LES HURLEMENTS D’LÉO, sous l’impulsion de leur chanteur Laurent Kebous, présentent un projet militant, à travers 13 titres poétiques, réalistes, parfois graves et toujours emplis d’espérance : MONDIAL STEREO.

• UN PROJET NOURRI DE RENCONTRES ET DE TEMOIGNAGES

Dès le départ, le groupe a sillonné les routes à la rencontre de scolaires, collégiens et classes de primo-arrivants.
Il a aussi pu rencontrer des familles demandeuses d’asile, qui ont témoigné de leur souffrance, mais aussi de leur espérance d’un monde meilleur.
Ces propos, aussi courageux que bouleversants, ont ensuite inspiré la création d’un disque, et l’élaboration d’un livre jeunesse pédagogique.

• UN LIVRE JEUNESSE

LES HURLEMENTS D’LÉO ont signé un livre jeunesse à partir de 6 ans, illustré par Ludovic Bouillé et raconté par Néry Catineau (Les VRP),qui constitue un point d’ancrage à une réflexion, mais aussi à une discussion « parents-enfants », sur le vivre ensemble.
• Pour chaque livre vendu, 1€ est reversé à l’association de sauvetage en mer SOS MÉDITERRANÉE.

Disponible en librairie et sur http://bacoshop.fr

• UN NOUVEL ALBUM

Aujourd’hui, ils présentent un nouvel album auquel de nombreux artistes se sont associés, unissant leur voix et leur talent : ALDEBERT, NERY CATINEAU (LES VRP), BABYLON CIRCUS, LES OGRES DE BARBACK, LA RUE KETANOU, mais aussi des invités surprises tels que DANAKIL, PERRINE FIFADJI OU SERGENT GARCIA etc.

Ces deux productions indissociables constituent le projet MONDIAL STÉRÉO, dont le second volet, nouvel album aux accents world, ska, calypso ou encore rocksteady, sort le 21 février 2020 et vous sera présenté lors d’un concert privé.
La tournée qui se dessine en 2020 > 2021 donnera la parole aux associations et collectifs de soutien aux migrants partout où cela sera possible.

LES HURLEMENTS D’LÉO et leur label BACO RECORDS sont partenaires de l’association SOS MÉDITERRANÉE,
qui a déjà sauvé plus de 31 000 personnes depuis 2016 dans les eaux internationales aux portes de l’Europe.
Tous vous accueilleront VENDREDI 21 FÉVRIER 2020, à 18h à La Bellevilloise pour un temps musical, d’échange et de débat.

Merci de confirmer votre présence par mail ou par sms à phone à Guilaine DEPIS • guilaine_depis@yahoo.com • 06 84 36 31 85

Sophie Stanislas dans Artscape trouve savoureux le roman d’Alain Llense

Emmanuel, Brigitte et moi

Un roman de Alain Llense
Finaliste du Prix des étoiles Librinova
Ed. Librinova, 195p., 14,90€

Principal adjoint d’un collège de Perpignan, Alain Llense – découvert et soutenu par Philippe Delerm – publie un roman de fiction politique avec pour principaux protagonistes : Emmanuel, Brigitte et un journaliste people.

Brigitte est une mère de famille mariée, dont le plus jeune enfant a l’âge d’Emmanuel. Lui est un élève brillant, sûr de son destin exceptionnel, comme chef d’un restaurant prestigieux dans le Sud de la France, surnommé le Château.

Ensemble, ils vont affronter le scandale né de leur liaison, connaître la gloire avant de chuter. Lourdement. Un journaliste à potins, à la carrière en berne, les retrouve par hasard, gérant un établissement sans éclat. Il les convainc de raconter leur histoire pour en écrire un livre qui devrait relancer sa carrière…

La ressemblance de l’histoire politique transposée dans l’univers de la gastronomie est telle qu’on en oublie parfois qu’il s’agit d’une fiction (François, Nicolas, et gilets jaunes étant de la partie) ! Amour, gloire, et beauté se mêlent aux rivalités et coups bas. Un excellent roman d’actualité à savourer intellectuellement !

Thierry Caillat auteur de « Camille » invité à la  5e Librairie Ephémère de Drouot le 27 février 2020

Jeudi 27 février 2020 de 18h à 21h : Thierry Caillat auteur de « Camille » invité à la  5e Librairie Ephémère de Drouot et la remise du Prix Drouot des Amateurs du Livre d’Art 2020 auront lieu le  à l’Hôtel Drouot, 9 rue Drouot, Paris 9e. 

https://www.cocktailetculture.fr/save-the-date-salons-et-prix-litteraires-20172018/

France Net Infos a repéré plusieurs citations d livre de Daniel Horowitz

LEIBOWITZ OU L’ABSENCE DE DIEU de Daniel Horowitz, une critique de Dominique Iwan

« Il n’est pas aisé de cerner l’approche philosophique de Leibowitz du judaïsme, parce que nous sommes confrontés au paradoxe d’un Juif orthodoxe qui en tant que rationaliste exclut toute idée d’intervention divine dans la Nature ou dans l’Histoire. En quoi, dans ces conditions, consiste la foi de Leibowitz ? »

C’est l’objet de l’ ouvrage écrit par Daniel Horowitz : Leibowitz ou l’absence de dieu, publié par les Editions l’Harmattan.

Daniel Horowitz est né en Suisse où il grandit au sein de la communauté juive. Passé la soixantaine il émigre en Israel où cet intellectuel autodidacte se consacre à l’écriture. Il pratique six langues et cultive une identité juive athée.

Interpellée par cette présentation de l’auteur j’ai voulu en savoir plus, en effet je partage avec lui ce particularisme qui fonde également mon identité de juive athée.

Pour ce faire l’auteur nous livre la parole de Yeshayahu Leibowitz qui se situe au coeur de deux questions primordiales : comprendre comment le monde fonctionne et savoir pourquoi il fonctionne ainsi. C’est surtout la deuxième question qui va nous préoccuper.

Mais d’abord qui est Leibowitz ? « Scientifique, philosophe il fut l’un des penseurs juifs les plus remarquables du XXè siècle. »

Daniel Horowitz a compris très jeune que le sens de la vie n’était pas une question à poser à d’autres qu’à soi-même. « Je n’ai jamais éprouvé de sentiment religieux … », pourtant le judaisme fait partie de ses racines c’est  à ce titre qu’il se livre à un exercice intellectuel passionnant.

Nous entrons dans le vif du sujet : « les religions, toutes les religions sont des formes d’idolâtrie. » et le judaisme rabbinique n’échappe pas à cette règle. Le rôle du judaisme a donc été  d’en diminuer la toxicité et de faire apparaitre « un Dieu transcendant, abstrait, absent et finalement selon l’auteur, inexistant … »

La pensée de Leibowitz juif orthodoxe s’articule autour du concept de valeur (…) l’homme dispose d’après lui du libre arbitre qui se manifeste par « ce qu’il veut »« Dieu n’a ni forme ni corps » dit Maïmonide, « on ne peut rien en dire, pas même qu’il existe » formule attribuée à Ben Schlomo Zalman (autorité rabbinique du XVIIIè siècle).

« Dieu invisible et indicible », on ne parle pas encore d’athéisme concept formulé vers la renaissance, mais les juifs sont sans doute les premiers a l’avoir pensé en empruntant la voie du monothéisme.

Pour comprendre la foi de Leibowitz ou tout au moins s’en faire une idée, l’auteur évoque les grands courants de la pensée juive, celle de Maïmonide philosophe juif du XIIè siècle déjà cité précédemment, qui réfute le surnaturel et la superstition, Yehuda Halevy qui représente un courant mystique juif, et Baruch Spinoza philosophe hollandais du  XVIIè siècle issu d’une famille juive marrane (donc forcée à la conversion mais continuant a pratiquer en secret). Il est l’un des premiers philosophes à avoir pensé une Cité ou la religion serait séparée de l’Etat.

Leibowitz voulait préserver la pratique religieuse tout en mettant fin à l’illusion d’un Dieu personnel, cette notion peut sembler paradoxale pourtant il répondait que « le judaisme n’est pas une croyance mais une exigence » (…) Pratiquer les commandements est pour Leibowitz un art de vivre qui ne suppose aucune intervention divine, quelle qu’elle soit, parce que c’est la pratique en elle-même qui est la contrepartie. »

Daniel Horowitz acquis à la lumineuse cohérence du philosophe nous indique à la fin de son livre que « l’héritage spirituel de Leibowitz réside peut-être en ce que le judaisme des origines n’a jamais été autre chose qu’une marche vers l’athéisme, et que dans ce sens le judaisme est un humanisme malgré tout ».

Et enfin, plus récemment dans une interview à Causeur, il nous confie (…) « Leibowitz rend à Dieu ce qui est à Dieu et au monde ce qui est au monde » (…). Cette vision implique une séparation radicale entre Etat et religion. »

Important ouvrage philosophique où je me replongerai certainement, car cerner la pensée complexe de Leibowitz, est un travail redoutable et sans doute audacieux, peut-être arriverai-je juste à donner l’envie de penser, de réfléchir comme son épigraphe en début de livre que je fais mienne « A mes petits-enfants, non pas pour qu’ils pensent à moi, mais pour qu’il pensent. »