Programme du Salon des maths

Le programme des conférences

Retrouvez les conférences de l’espace rencontres en live sur nos chaînes animath.live, Youtube et Twitch.

Liens à venir

Vous pouvez allez sur n’importe quelle chaîne pour retrouver les conférences !

Besoin d’aide ? Contactez-nous par mail ou bien rejoignez la visioconférence « Aide » tenue par un de nos aniMATHeurs

Jeudi 28 mai

Vendredi 29 mai

Journée modélisation et ingénierie

Samedi 30 mai

Journée biologie et santé

Dimanche 31 mai

Journée Intelligence artificielle et numérique

Jacques Fiorentino, auteur de Balustrade invité au Salon des Maths !

Retrouvez Jacques Fiorentino samedi 30 mai à 13H30 !

Jacques Fiorentino

Sacrée tâche que de présenter Jacques Fiorentino car il apparait insaisissable. Médecin,écrivain, communicant, amateur de cigares, chanteur amateur, clown parfois mais toujours ami engagé, père et grand-père aimant, adorant théâtre, cinéma, opéra et bien sûr la littérature et les mathématiques. Il est tombé très jeune dans la découverte de ces domaines.

Pour les mathématiques en 5e il en découvre le plaisir grâce à son professeur, enseignant et comédien. La littérature c’est un professeur de français en 3e qui fut en quelque sorte son guide dans l’écriture. Notez que lui n’a épousé aucun de ces professeurs, c’est important à signaler… Grâce à ces deux enseignants, deux fils rouges ont guidé sa vie.

La rigueur ludique d’analyse mathématique, la projection dans l’écriture de son affection pour la vie des gens… Ses études puis sa profession de médecin ont permis la synthèse de ces deux axes. Mais son ouverture d’esprit, qui comme le dit Pierre Desproges n’est pas une fracture du crâne, sa frustration de ne pas pouvoir mener plusieurs vies en parallèle l’ont amené à élargir sans cesse ses champs d’observation et d’action.

Outre les nombreux articles professionnels et leurs prolongement audiovisuels, il en est venu à concrétiser tardivement son engagement littéraire. Un premier recueil de nouvelles au titre explosif « Et si le Diable était une femme ? » Et puis un roman « Inachevé à quatre mains » sous-titré « une histoire d’amour des années 2000 » où le texte est fait d’échanges de sms et mails.

Pendant ce temps deux pièces de théâtre et un scénario long métrage viennent compléter la besace littéraire de son écriture. Enfin le dernier venu dans cette galaxie en 2020, « Père, Passe et Manque » un nouveau recueil de nouvelles dans lequel il s’est probablement plus impliqué que dans les précédents.

Texte de Jacques Fiorentino sur son rapport aux maths : Un contact très précoce avec les mathématiques d’abord avec le calcul à l’école, avec un plaisir (déjà) particulier pour le calcul mental. Et puis c’est le lycée oui dès la 6e car à l’époque le lycée allait de la 6e à la Terminale.
Une rencontre exceptionnelle en 5e qui va marquer ma vie. Un professeur de mathématiques qui était aussi un comédien amateur se produisant au théâtre et au cinéma. Il nous a fait découvrir à la fois le caractère ludique et la clarté analytique des mathématiques. Ce sentiment ne m’a jamais quitté tout au long de ma vie scolaire, personnelle et professionnelle.
Un choix universitaire tourné vers le contact et la volonté d’être utile à ma façon et c’est la Faculté de Médecine. Même si parfois une certaine nostalgie de la rigueur mathématique était présente, j’ai pu appliquer cette rigueur analytique dans l’approche du diagnostic et de la thérapeutique que ce soit dans la prise en charge des patients, l’appréhension des études cliniques.
Et puis une autre fonction majeure, celle de père, m’a fait reprendre contact avec les mathématiques et m’a fait revivre le caractère superbement pédagogique de cette discipline. Je peux dire que sans nul doute ma vie eut été autre si je n’avais pas eu le bonheur d’enrichir très tôt mon esprit avec les mathématiques.

Gérard Muller, un auteur de Balustrade invité au Salon des Maths

Salon Culture et jeux mathématiques

 

Intervention de Gérard Muller

Vendredi 29 mai 2020 : 

 

Thème : Le rôle de la modélisation dans l’industrie spatiale, suivi de son prolongement dans la littérature.

 

Argumentaire : La modélisation mathématique est primordiale dans l’industrie spatiale, car les satellites en particulier évoluent dans un environnement que l’homme ne peut pas appréhender de façon naturelle. Sa connaissance ne repose que sur des modélisations basées sur les expériences successives, dans un processus itératif de modélisation/expérience/recalage du modèle/nouvelle modélisation. Chaque mission spatiale apporte de nouveaux éléments qui vont à leur tour enrichir la modélisation que l’on a de l’environnement spatial et du comportement des véhicules spatiaux dans celui-ci. 

À partir de là, le monde du spatial doit être ouvert et le plus transparent possible afin que chacun puisse enrichir la communauté et bénéficier de l’expérience acquise. Cela a été le rôle des agences spatiales jusqu’à aujourd’hui.

Les autres industries, à l’égal de l’industrie spatiale, utilisent de plus en plus la modélisation numérique pour développer ses produits et services, dans un monde devenu de plus en plus complexe.

L’IA et le deep learning ne sont qu’une étape supplémentaire dans cette évolution.

Le processus de création romanesque s’apparente au deep learning. 

 

Développement : La modélisation du comportement d’un satellite dans l’espace doit tenir compte des phénomènes suivants :

·    Mécanique : sa tenue au lancement pendant la phase propulsée où il est soumis à des niveaux de vibrations importants (20 g)

·    Thermique : la gestion de sa température dans le videalors qu’il fait face au soleil d’un côté et à la température de fond du cosmos de l’autre (3°Kelvin). Sa température externe va alors varier de plus de 100°C à -100°C en fonction de sa position orbitale (éclipse ou non). 

·    Thermoélastique : Les gradients thermiques évoqués conduisent à des déformations thermoélastiques des pièces constituants le satellite pouvant provoquer soit des ruptures, soit les désalignements d’un télescope par exemple. 

·    Radiations : Les électroniques embarquées sont bombardées d’électrons (effet de dose cumulée sur les performances) et d’ions lourds (effets changeant l’état d’une mémoire, pouvant aller jusqu’à la destruction d’un transistor). 

·    Micrométéorites : Le satellite doit, autant que faire se peut, être résistant à des micrométéorites (de l’ordre de quelques grammes) allant à des vitesses différentielles de 20 km/s.

·    Charge électrostatique : Le satellite doit être une équipotentielle pour éliminer tout arc électrique provoquant des courts-circuits.

·    Orbitographie : L’orbite d’un satellite est perturbée par le vent solaire, le reste de pression atmosphérique (orbites basses) et surtout par les effets gravitationnels (dérive de l’orbite). Il est donc nécessaire de repositionner le satellite sur sa bonne position orbitale (maintien à poste). Pour les véhicules extraterrestres, l’on utilise aussi le rebond gravitationnel en se servant des planètes. 

 

Les industriels ont alors réalisé des modélisations mathématiques qui prennent en compte l’ensemble de ces phénomènes dans des modèles globaux (car tout joue avec tout). Avant de lancer le satellite, son comportement est entièrement simulé sur terre dans des ordinateurs qui vont restituer son comportement dans toutes les phases de sa vie (jusqu’à sa désorbitation, pour laisser la place à d’autres). Chaque satellite a alors une vie virtuelle, avant même d’être assemblé !

 

Les essais au sol, nécessaires pour prouver que le véhicule va pouvoir réaliser sa mission, vont aussi utiliser des simulations numériques. Le satellite, une fois assemblé au moins partiellement, va être connecté à des simulateurs qui vont le mettre en situation. Les simulateurs seront purement numériques pour ce qui concerne les logiciels embarqués, ou physiques pour simuler sa dynamique, son comportement mécanique et thermique. 

 

Sans modélisation numérique, il n’y aurait pas eu de conquête spatiale.

 

Prolongement vers la littérature : Le passage de la modélisation numérique à des fins d’ingénierie industrielle à la littérature pourrait s’avérer soit artificiel, soit périlleux. Pourtant, en tant qu’auteur de roman et ancien ingénieur, je suis persuadé qu’il s’agit d’un processus similaire. Pour cela, je vais m’appuyer sur le big data et deep learning.

Aujourd’hui, le monde industriel et celui des sciences humaines font de plus en plus appel à l’IA (intelligence artificielle) pour résoudre des problèmes que la simulation numérique classique ne peut pas résoudre (ou difficilement). Le processus consiste à entrer dans un processeur à base de réseaux neuronaux d’énormes quantités de données. Le processeur va alors traiter l’ensemble de ces données pour construire des algorithmes conduisant à la résolution du problème posé. Ces algorithmes travaillent sur des systèmes de corrélation et de simulation, sans d’ailleurs que l’on sache exactement comment ils procèdent.

Le processus littéraire romanesque travaille de la même façon : le processeur sera alors le cerveau du romancier et les données (les data) seront l’ensemble des expériences qu’il a vécues, partagées ou lus. À partir de là, les algorithmes de son cerveau vont entamer un processus imaginatif (dont une partie est inconsciente) qui vont lui permettre de construire le roman. De même que nous ne savons pas comment fonctionne le deep learning, de même nous sommes incapables de comprendre comment notre imagination marche, mais nous assistons à deux processus similaires. 

 

 

Conclusion : 

·            La modélisation est de plus en plus nécessaire pour la maîtrise du développement des produits et services industriels, dans un environnement de plus en plus complexe. L’industrie spatiale a montré la voie à la plupart des industries d’aujourd’hui. 

·            L’IA et le deep learning ne sont qu’une étape supplémentaire dans la modélisation des phénomènes et processus industriels. Ils relèvent de la même problématique. 

·            Le processus de création littéraire s’apparente au deep learning. Ou plutôt, c’est l’inverse : le monde industriel utilise de plus en plus le processus cérébral humain. 

 

Biographie de Gérard Muller : 70 ans, ingénieur, retraité de l’industrie aérospatiale où il réalise encore du « consulting », Gérard Muller est un vrai passionné de littérature. Il consacre son temps libre à l’écriture de poésies et de romans de fiction, en voyageant à travers les différents genres, du polar au roman psychologique. Il anime par ailleurs un atelier littéraire consacré à l’écriture romanesque. Il organise en outre le Grand Prix littéraire Philémon et S.P.A.F. de la ville de Toulouse, consacré à la poésie et à l’art de la nouvelleIl est aussi membre de la Société des Poètes et Académicien des livres de Toulouse

Exemple du programme du Salon des Maths : la cryptologie et la cybersécurité

Conférences sur le stand de l’ARCSI (salon 2020) sur la cryptologie (la science du secret) et la cybersécurité, toutes accessibles avec le bagage du collège

Contact : Hervé Lehning hervelehning@orange.fr

Jeudi 28 Mai

9 H – 9 H 30 Intelligence artificielle et cybersécurité par Jacques Baudron

10H-10H 30 Les correspondances personnelles chiffrées du Figaro en 1890 par Hervé Lehning

Vendredi 29 Mai

10 H – 10 H 30 L’utilisation de la cryptographie par le tueur du zodiaque par Bernard Roussely

11H-11H 30 La faiblesse du chiffre de l’armée napoléonienne par Hervé Lehning

11 H 30 – 12 H On ne dit pas crypter ! Quelques mots pour dialoguer avec les cryptologues par Gérard Peliks

15 H 30 – 16 H Décryptement en direct d’un message d’Hervé Lehning par Herbert Groscot

Samedi 30 Mai

11H-11H 30 Le chiffre de Marie-Antoinette par Hervé Lehning

15 H-15 H 30 Sur les traces des cryptologues par Catherine Bodeau Pean

18 H – 18 H 30 Les métiers de la cybersécurité par Luc Cessieux

Dimanche 31 Mai

11H-11H 30 Les erreurs de cybersécurité sont avant tout humaines par Hervé Lehning (sur l’espace rencontre)

15 H – 15 H 30 Comment les bombes décryptaient Enigma à Bletchley Park par Marie-Jo Durand-Richard

Maya Nahum salue l’importance des Maths et de leur Salon dans Causeur

Les maths, oui ça sert!

De l’importance des mathématiques

Chaque année, depuis 21 ans, se tient place Saint-Sulpice à Paris, le Salon Culture et Jeux mathématiques. Alors que la plupart des salons sont annulés, celui-ci aura bien lieu, virtuel, « démathérialisé », du 28 au 31 mai. Il s’annonce particulièrement riche, avec pour thème, « Les maths, oui, ça sert ! »


Oui, les maths peuvent passionner ! Environ 25 000 visiteurs l’an dernier, dont 4 500 scolaires, le succès et l’importance de ce salon ne sont plus à démontrer. Pourtant le PISA, (programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans) montre qu’en France 20% des élèves n’ont pas un niveau suffisant en maths à la fin du collège. Les maths peuvent donc aussi trop souvent rebuter. Combien de fois entend-on « je suis nul en maths, je n’y comprends rien » ! Le niveau des élèves, de la primaire à la terminale est très bas.

Haut niveau des chercheurs et bas niveau dans les écoles, on ne forme bien que les élites

Et pourtant la France tient la deuxième place (après les USA) en médailles Fields, la plus haute distinction en mathématiques. Paradoxe dont les raisons sont nombreuses et complexes.

Revoir l’apprentissage des mathématiques en France

En février 2018, Cédric Villani, génial et célèbre médaillé Fields, a livré avec Charles Torossian, autre brillant mathématicien, un rapport sur l’état (mauvais) de l’enseignement des maths en France et ils ont proposé des outils pour y remédier. Les auteurs insistaient – entre autres – sur l’importance de faire une plus grande place aux apprentissages, aux échanges avec les autres disciplines ainsi que sur la nécessité de travailler le langage, autrement dit de faire du lien entre les mots des maths et la vie quotidienne, enfin de tracer plus d’allers-retours entre les notions abstraites et concrètes.

Les maths sont partout : du montant des courses au supermarché à la recette de cuisine, en passant par les infos annonçant la météo ou le nombre de vacanciers sur les routes, ou encore le maçon qui doit évaluer son besoin en ciment, il s’agit d’une discipline omniprésente. Mais il semble que les mathématiques modernes ont perdu bien des élèves en cours de route et les bûchettes ludiques et efficaces de notre enfance ne sont plus qu’un souvenir. Haut niveau des chercheurs et bas niveau dans les écoles, on ne forme bien que les élites. Problème.

Un salon pour (re)donner le goût des maths !

Le Salon Culture et Jeux mathématiques est un outil remarquable pour satisfaire ou redonner le goût des maths. Fabrice Rouillier, responsable du Salon, succède à Marie-José Pestel. Directeur de recherche à l’INRIA (1) de Jussieu, il est l’actuel président d’Animath (2). Treize autres associations dont Femmes et mathématiques, Maths en jeans, Club Tangente, aussi diverses qu’originales, sont réunies dans un consortium pour animer le Salon, et F. Rouillier en souligne l’unité : « Notre message : nous voulons être présents malgré tout, alors que tout est annulé ». La dématérialisation du Salon n’empêche pas d’en garder la structure : en visioconférence, un espace Rencontres réunira des intervenants prestigieux, et plus d’une vingtaine de stands proposeront conférences, jeux, découvertes, chats, ouverts à tous à partir de 9 ans. Une chaîne de télé créée pour le Salon diffusera en continu ce qui s’y dira.

Chaque journée aura son thème : modélisation et ingénierie, biologie et santé, intelligence artificielle et numérique. Il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges : citons la cybersécurité, qui sera abordée par Hervé Lehning, spécialiste de la cryptologie. Il rappelle combien les mathématiques sont essentielles pour comprendre le monde, notamment avec la cryptologie, au cœur des dernières attaques informatiques, quand des escrocs y chiffrent des fichiers et demandent une rançon en échange… Auriane Gailliegue, elle, nous apprendra à reconstruire un squelette à l’aide des maths. Le docteur Ngole Mboula, du club d’Awalé, nous initiera à l’un des jeux de stratégie les plus anciens au monde.

La méthode mathématique au service de la lutte épidémique

Il sera bien sûr largement question du rôle des mathématiciens pendant l’épidémie du Covid 19 : comme l’explique Martin Andler, ancien président de l’Animath, les modèles mathématiques ont été et demeurent essentiels dans cette crise. La démarche mathématique consiste à observer les données, les filtrer, les corréler à l’aide de l’informatique, avant de les analyser et de fabriquer un modèle que l’on pourra ou non valider. Rappelons que modéliser signifie décrire de façon simplifiée un phénomène, un processus ou un système, en vue d’en étudier le fonctionnement par simulation. L’informatique est essentielle car les calculs sont innombrables, comme la puissance du traitement. Et plus on introduit de facteurs, plus les divergences accroissent.

La variété minime d’un phénomène peut tout changer. Les modèles sont sensibles à la moindre variation d’un paramètre et peut modifier l’analyse des données biomédicales.

Voilà pourquoi l’approche de l’épidémie actuelle et son anticipation demeurent compliquées et changeantes. Pour petits et grands, entre jeux, découvertes, enseignements et échanges, ce 21e Salon Culture et Jeux Mathématiques prend tout son sens en cette période incertaine de notre Histoire.

Plus d’infos ici

Scaleway partenaire de la transition numérique du Salon des maths

Parlons Maths & DéMATHérialisation : quand la médiation scientifique fait évoluer la pédagogie en temps de confinement

Le Salon des maths sera ici : http://salon-math.fr/deMATHerialisation

Parlons Maths & DéMATHérialisation : quand la médiation scientifique fait évoluer la pédagogie en temps de confinement 

Le projet « Parlons Maths » est né d’une initiative des bénévoles d’Animath pour proposer des exposés originaux, autour des mathématiques, pendant la période de confinement, à l’attention des élèves de la 6e à la terminale, particulièrement pendant les vacances de printemps qui s’étendaient sur tout le mois d’avril. Les porteurs du projet, Fabrice Rouillier et Matthieu Lequesne, ont intégré la Mission Covid-19 d’Inria depuis le mois d’avril.

Thomas Watteyne présente le projet Save the peaches aux lycéens

Thomas Watteyne présente le projet Save the peaches aux lycéens.

Le pilote de Parlons Maths

La première diffusion a eu lieu le 23 Mars, soit moins d’une semaine après le début du confinement, avec comme objectif affiché de diffuser cinq jours par semaine, pendant toute la durée du confinement. C’est la façon de fonctionner de l’association : on se donne un but et on organise une réflexion en groupe. Généralement il ne faut pas attendre très longtemps pour que ce collectif composé majoritairement de brillant·e·s jeunes étudiant.e.s propose des solutions originales, efficaces et faciles à mettre en œuvre.

Dans le cas de Parlons Maths, l’idée de base est très simple et se résume en deux points : 

  • diffuser des interventions autour de sujets en relation avec les mathématiques pour permettre au plus grand nombre d’en profiter;
  • offrir un échange interactif avec le ou les intervenants;

La stratégie générale est elle aussi très simple :

  • une animatrice ou un animateur et une réalisatrice ou un réalisateur en visioconférence avec le ou les intervenant·e·s
  • la réalisatrice ou le réalisateur diffuse la visioconférence sur un site accompagné d’une messagerie instantanée, l’animatrice ou l’animateur accueille le ou les intervenant·e·s et transmet les informations et questions qu’il lit dans le chat.

Techniquement, les diffusions ont été construites autour de trois ingrédients techniques : un logiciel de visioconférence,  un logiciel de diffusion et un serveur de diffusion. 

Pour les premières diffusions, nous nous  sommes concentrés sur la faisabilité en sacrifiant, dans l’urgence, nos règles de préférences pour les  solutions dans lesquelles on maîtrise la circulation des données de bout en bout. Nous avons débuté les premières diffusions  en utilisant le système de visioconférence propriétaire Zoom, le logiciel de diffusion libre de droits OBS et le site de diffusion connu des passionnés de jeux en ligne Twitch.

Parlons Maths devient projet COVID-19 Inria

Répondre à l’appel à projets de la mission Covid-19 lancée par Inria en proposant de développer Parlons Maths était une évidence puisque Matthieu Lequesne est à la fois bénévole Animathet doctorant dans l’équipe-projet COSMIQ, Fabrice Rouillier est quant à lui responsable de l’équipe-projet OURAGAN, président d’Animathet chargé de mission médiation du centre de recherche Inria de Paris.

La reconnaissance de la qualité du projet déclenche l’évolution rapide de nos objectifs : Parlons Maths va devenir Démathérialisation 

Avec la réussite des premières diffusions, nous nous sommes alors concentrés sur 3 évolutions : 

  • mettre au point une chaîne complète d’installations (serveurs et clients) totalement libres de droits garantissant donc un contrôle complet de la circulation des données ;
  • faire évoluer les composants pour permettre la dématérialisation complète de la totalité des activités d’Animath ;
  • adapter les solutions pour permettre plus généralement la tenue d’événements dématérialisés chez Inria et chez ses partenaires.

Depuis de nombreuses années, nous sommes confrontés à un obstacle considérable au développement d’Animath: comment faire participer à nos activités les jeunes qui sont géographiquement éloignés des centres universitaires ? C’est une question d’équité sociale, en ce qui concerne les filles et garçons en France. C’est aussi un enjeu majeur d’aide au développement vis-à-vis de la jeunesse francophone, tout particulièrement en Afrique. Comme ça a été souvent le cas dans l’Histoire, des circonstances exceptionnelles dramatiques ont permis des avancées importantes : « DéMATHérialisation » en est un bel exemple, qui nous permettra, à nous Animathet à bien d’autres, d’aller à la rencontre d’un large public de jeunes pour susciter et nourrir leur intérêt pour les mathématiques, l’informatique… et tout autre sujet.

Martin Andler, fondateur et vice-président d’Animath

Le tournant du projet de DéMATHérialisation

Vendredi 1ermai a eu lieu le premier véritable crash test pour notre chaîne complète de solutions libres de droits  avec l’organisation d’un speed-meeting entièrement dématérialisé, en collaboration avec l’association Femmes et Maths, le soutien des fondations Blaise Pascal et Femmes@numérique, pour lequel s’étaient inscrites 77 jeunes filles et dix intervenantes, soit une centaine de personnes en comptant les bénévoles.

Pour cet événement, il fallait d’abord rassembler tout le monde pour une présentation de la journée puis assurer la tenue de 10 salons virtuels en parallèle ou les jeunes filles  et les intervenantes pourraient échanger caméras et micros ouverts sur les métiers des maths ou de l’informatique et les parcours pour y arriver.

Cette expérience a été déterminante pour l’avenir du projet car elle a montré qu’il passait à l’échelle, mais surtout que la stratégie générale adoptée était d’une souplesse très précieuse.

En effet, pour un événement pouvant attirer un nombre indéterminé de personnes, l’ensemble des composants que nous avons mis en place permet de positionner où l’on veut le curseur que l’on met entre une solution de visioconférence très interactive accueillant toutes les spectatrices, spectateurs et participant·e·s, mais qui saturera rapidement et une solution de diffusion peu ou pas interactive mais n’ayant pas de limite sur le nombre de spectatrices et de spectateurs.

Techniquement, un point déterminant du dispositif est la souplesse des solutions que nous offre la société Scaleway qui fournit les serveurs que nous utilisons : il nous est possible actuellement de redimensionner assez précisément et en quelques minutes les serveurs dont nous avons besoin en fonction du nombre de participant·e·s pour bénéficier de la puissance nécessaire sur la durée de l’événement puis revenir tout aussi facilement vers notre configuration usuelle. Un moyen d’exploiter au mieux le matériel et donc une façon de contribuer à réduire la facture carbone liée à l’utilisation de ressources informatiques et les coûts d’exploitation.

La solution a semble-t-il séduit les participantes de cet événement pilote, comme en témoignent quelques exemples de commentaires rassemblés sur le site Filles et Maths. 

DéMATHérialisation en vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=eNhZFXWCeyg&feature=emb_logo

L’utilisation multiforme de DéMATHérialisation

L’action Parlons Maths est entrée dans sa phase postconfinement à la fin des vacances scolaires et réduit donc le nombre de ses diffusions pour s’adapter à la reprise des cours. Les diffusions qui étaient quotidiennes vont progressivement devenir hebdomadaires. Rappelons que la majorité de nos bénévoles sont … étudiant·e·s. Les échéances à venir au mois de mai sont la finale du concours Alkindi (65 000 participants au premier tour, une centaine en finale) le 13, la remise des prix de ce concours le 20, deux nouvelles sessions Filles et Maths/infoet surtout la virtualisation complète du salon Culture et Jeux Mathématiques qui a lieu depuis 20 ans place Saint Sulpice à Paris.

Au-delà des activités d’Animath, la médiation chez Inria s’empare progressivement des outils développés (première diffusion le 6 mai avec le “13:45” proposé par le centre Inria Lille – Nord Europe) et nous sommes désormais sollicités également pour des initiatives de partenaires institutionnels  (colloques, séminaires, etc.). Au mois de juin, nos ami·e·s de l’association Maths.En.Jeans vont utiliser les solutions que nous proposons pour mettre en place une version dématérialisée de leur congrès annuel. Enfin, plusieurs projets sont en train de voir le jour pour utiliser les solutions de “démathérialisation” pour les actions d’Animathen direction des pays d’Afrique subsaharienne.

L’avenir de DéMATHérialisation

Le projet “DéMATHérialisation” permet de réduire les inégalités de territoire et contribuera naturellement à diminuer la facture carbone en permettant des événements scientifiques totalement ou partiellement dématérialisés. 

S’appuyant exclusivement sur des solutions à base de logiciels libres, il s’inscrit dans la volonté des institutions publiques à préférer ce type de solutions ne l’exposant donc par conséquent à aucune limitation d’utilisation. Nous travaillons actuellement à la mise au point de solutions de diffusion de séminaires en présentiel avec un investissement très faible (l’objectif se situe sous la centaine d’euros tout compris).

Animath compte désormais systématiquement proposer une alternative dématérialisée pour chacune de ses actions pour augmenter leur impact.

Nous sommes très heureux que l’« adaptabilité » ait été l’un des critères de choix d’Animathdans sa recherche de solution pour le projet “DéMATHérialisation” et de pouvoir les accompagner au gré de leurs futurs projets et initiatives. En effet, en choisissant Scaleway, l’association s’est assurée de pouvoir paramétrer et adapter la configuration de son serveur sur la base de sa consommation. Ceci, permet à Animathet plus largement à l’ensemble de nos utilisateurs, d’assurer une exploitation optimale des ressources et de contribuer à la réduction de la facture carbone liée à l’utilisation des ressources informatiques. Nous soutenons le collectif Animath, à l’aide de nos moyens humains et techniques, afin de maintenir l’excellence en mathématiques française dont nous pouvons tous être fiers.

Yann Lechelle, PDG de Scaleway

Opération Balustrade Coronavirus, le texte de Bernard Woitellier

Le texte de confinement de Bernard Woitellier, auteur du roman « Le Maître de la Lumière » :

En ces temps inédits, je vis cette période de confinement de manière étrange. J’ai la sensation d’assister à un film de science-fiction. Rien n’a changé ; les montagnes n’ont pas bougé de place, et lorsque je descends faire les courses, les rayons des magasins sont toujours pleins. Si ce n’étaient les clients qui portent comme moi un masque, je pourrais croire à la normalité des choses. Seule ma perception du temps semble avoir évolué vers « un infini présent ». C’est comme dans le film « Un jour sans fin ».

J’ai pourtant reçu bon nombre de messages de mes lecteurs qui me disent : « C’est comme dans ton livre ! » Je leur réponds que dans mon livre, c’est bien pire ! L’effondrement est plus brutal. Immédiat. Dans la réalité, beaucoup de gens ne vont plus travailler et leur vie semble momentanément à l’arrêt. Mais elle va redémarrer, peut-être très vite si les conditions sanitaires sont favorables.

Tout fonctionne encore.

La situation que je décris dans « Le Maître de la Lumière » est bien plus étrange. Et bien plus dramatique. Tout pourrait fonctionner. Rien n’est détruit comme lors d’une guerre. Et pourtant, le monde s’arrête pour une très longue période, comme si l’édifice complexe de notre société avait été non pas rasé, mais paralysé. L’électricité est la circulation sanguine de notre monde. Si elle s’arrête, tout s’écroule.

Quand en 1859, deux éruptions solaires violentes, espacées de trois jours, frappent la Terre, les dégâts sont minimes. Il n’y a aucune victime, à part peut-être un naufrage ou deux dans les brumes de Terre-Neuve, de bateaux perdus à cause d’un compas devenu fou. Les mêmes tempêtes aujourd’hui occasionneraient de violents – mais invisibles–dégâts à notre civilisation. Il ne s’agirait pas de récession, mais d’un effondrement brutal ; d’après les experts, la population mondiale diminuerait de 20 % la première année.

La chose qui disparaîtrait immédiatement de notre quotidien serait l’alimentation en eau. En l’espace de quarante-huit heures, les immeubles seraient à sec. Dans un laps de temps à peine supérieur, l’approvisionnement en nourriture serait réduit à néant. Les soins et traitements médicaux s’évanouiraient en l’espace d’une semaine, le temps que les stocks de médicaments et de carburant pour faire tourner les groupes électrogènes s’épuisent. Les banques seraient fermées, devenues inutiles ; les stations-service aussi. Il faudrait un peu plus de temps pour que les structures mêmes du pays se délitent.

Le seul point commun entre les deux situations, celle que nous vivons et celle que j’imagine, c’est l’invisibilité d’une menace qui pourrait détruire notre société, mettant en évidence sa fragilité, et notre capacité à ignorer cette menace. Pas parce que nous n’avons pas les moyens de la déceler, mais par la volonté de fermer les yeux devant toute cause qui pourrait remettre en question notre mode de vie. C’est cet aveuglement que j’entends dénoncer.

Présentation de Bernard Woitellier, auteur de « le Maître de la Lumière »

Lancement presse été 2020 de « Le Maître de la Lumière »,

le premier roman de Bernard Woitellier

Pour le recevoir en service de presse/interviewer Bernard Woitellier : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

« L’hiver des hommes vient. Crois-moi il va durer longtemps ; sur toute sa longueur, il fera des victimes. »

Un monde plongé dans le noir à la suite d’une éruption solaire violente, une civilisation qui s’effondre du jour au lendemain. Une humanité confrontée à ses faiblesses, sa noirceur. Des personnages contraints de faire face à une catastrophe sans précédent – et tout à fait plausible d’un point de vue scientifique.
Le Maître de la lumière nous parle de Thana, femme abusée par son mari, Aryan, le pilote dont le courage est à la mesure de ses propres tourments, Jorge, capitaine d’un équipage plus que fidèle, uni par un terrible passé ; mais aussi de Paola, la brillante scientifique qui suit avec effroi l’évolution orageuse de notre plus proche étoile.
À travers le destin de ces différents protagonistes, plongez dans une dystopie qui nous livre les angoisses, les peurs et l’espoir d’une société pour qui la survie devient l’unique obsession. Poussés par le sort, ils se révéleront pour le meilleur comme pour le pire…
De victime à héros, de héros à anti-héros, ce black-out va les lier à tout jamais.

Et vous, que feriez-vous dans un monde privé d’électricité pendant plusieurs années ?

Le premier roman de Bernard Woitellier est fidèle à la vie de son auteur : impressionnant.

On tend d’abord à se demander dans quel esprit surdoué une histoire aussi folle que crédible et scientifiquement documentée a pu germer. Le parcours hors du commun de Bernard Woitellier livre des pistes d’explications : Zèbre HPI, comme son père pilote de chasse et grand mélomane humaniste assassiné durant la guerre d’Algérie, Bernard Woitellier suivit d’abord des traces à l’Ecole des Pupilles de l’Air de Grenoble. 

Epris avant tout de liberté, il  fonce dans toutes les aventures qui se présentent à lui pour s’extraire de cette « prison » : tuyauteur sur un porte container sud africain, chanteur dans un groupe à Hambourg, technicien de laboratoire et même baroudeur en raffinerie de pétrole. Pour lui, la vie doit aller vite et avoir pour socle de belles valeurs humaines. Dès qu’il sent une injustice, dès qu’il s’ennuie ou qu’il s’ennuie, il part en quête de sens.

Ainsi, son diplôme de commerce international le conduit à New-York où il en profite pour visiter les Etats-Unis, avant de réaliser son rêve de jeunesse en finissant par décrocher son brevet de pilote professionnel.

De retour en France, tour à tour chauffeur VIP puis voiturier au Ritz, il a l’occasion de servir les Grands de ce monde, avant de jouir de la plus belle période professionnelle de sa vie au sein du service d’assistance d’un constructeur automobile, où on lui fiche une  paix si royale qu’il prend le temps de s’initier à la navigation.

Avec la même émotion que lors de ses vols en deltaplane, il s’émerveille des beautés de la nature. Nomade dans l’âme, Bernard Woitellier s’épanouit à parcourir les mers et les montagnes.

Fin 2016, lui vient l’idée du « Maître de la lumière », roman dans lequel il raconte une éruption solaire entraînant une catastrophe soft.

Que ce soit l’Algérie ou la Marseille de son enfance, il n’aura de cesse de chercher le soleil, y compris dans le coeur des gens lorsqu’ils sont du nord ; et comme l’oiseau il s’envole avec grâce sautillant d’une jolie rencontre humaine à l’autre. Allergique à la bêtise, il se fie à l’intuition. La sienne, précieuse, lui a sauvé plusieurs facettes de sa vie aventurière. L’écriture représente pour lui l’âge de la maturité : toutes les observations qu’il a emmagasinées nourrissent aujourd’hui son inspiration. Il a pour maître en littérature l’écrivain américain best-seller Sébastien Junger (avec lequel il partage la foi dans l’intuition) et a donné pour titre à son premier livre « Le Maître de la lumière » en hommage au Prix Goncourt Pierre Lemaitre.