Christian Mégrelis publie dans Causeur

30 ans après…la Russie

ou :Supplément aux « Lettres de Russie-1839 » d’ Astolphe de Custine.

Décembre 2021.La France s’expose à Moscou, dans ses plus beaux atours. Mille ans d’amitié franco-russe, exposition à  l’initiative de l’Ambassade de France qui a la mémoire longue, pendant que la Russie fait de même à Paris avec l’exposition Répine, le plus grand peintre russe du XIX -ème siècle dont l’œuvre phare, « Les bateliers de la Volga » a fortement marqué les esprits à l’époque de l’école naturaliste française, dans le sillage de Zola.

On y apprend que la dynastie capétienne, une des plus longue de l’histoire du monde, n’existe que par le remariage en 1051 de Henri Ier, veuf sans enfant, avec une princesse Anne de Kiev, fille du roi Iaroslav. Le lectionnaire byzantin offert en dot à Henri 1er a été présenté à tous les sacres des rois de France pendant près de mille ans.

Et chacun sait que la langue de cour à Saint Pétersbourg au XVIIIème et au XIXème siècles était le français. On connait la célèbre exclamation de Voltaire à la Grande Catherine : « Catherin je suis, Catherin je mourrai ! »

Le pacte franco-russe de 1894 a marqué le début de la première révolution industrielle de la Russie, avec les investissements massifs des entreprises françaises et la création des grandes industries textiles, minières et sidérurgiques et la construction du méga projet du Transsibérien. Provoqué par la révolution de 1917 financée par l’Allemagne, le retrait de la France a été une des conséquences de la plongée de l’Union soviétique dans une ère de tyrannie obscurantiste qui a duré 75 années, dans la droite ligne de l’autocratie fustigée par Custine.

Obsédés par les souvenirs des révolutions de 1789 et de 1917 et des massacres qui les ont accompagnées, les putschistes de 1991, comme ceux qui les ont arrêtés, ont réussi à mener une double révolution pacifique qui a mis fin à la plus grande imposture politique du XXème siècle et à l’URSS qui en était la fille naturelle. La nouvelle Russie est née de cette tourmente géopolitique majeure. Le plus vaste empire de l’histoire s’est effondré sur lui-même sans un coup de feu et dans l’allégresse générale.  Une première absolue dans l’histoire de l’humanité

Les débuts de la nouvelle Russie étaient problématiques. Plus un sou en caisse, des têtes nucléaires éparpillées sur un territoire immense, à la merci de seigneurs de la guerre locaux, une administration totalement corrompue,  des pénuries généralisées, des frontières improvisées. Le monde retenait son souffle. La raison russe l’a  emporté  et ce qui aurait pu amorcer la fin de la civilisation est devenu un mouvement pacifique d’abolition de la tyrannie.

Si les premiers pas des  républiques néees de l’éclatement de l’URSS furent pacifiques, on le doit à la sagesse de dirigeants de fortune pour la plupart issus de la nomenklatura soviétique. Mais leur incompétence se manifesta  dans le domaine économique où les privatisations s’accompagnèrent d’un des plus grands pillages économiques de l’histoire de l’humanité. En l’espace de dix ans, entre le mur de Berlin et la crise de 2008, à la faveur des décrets de convertibilité du rouble de 1992 et 2006, des centaines de milliard de dollars ont disparu des caisses des entreprises exportatrices de matières premières (pétrole gaz, cuivre, charbon, bois, pêche entre autres) et de produits de base (engrais, aluminium, produits semi finis), privant une économie exsangue de ses ressources. On a vu apparaitre sur la scène mondiale ces étranges nouveaux « grands ducs » dilapidant des fortunes usurpées et totalement stériles, en grands « robber barons » de bandes dessinées (les vrais  « robber barons » américains, eux, avaient construit les Etats- Unis).

Malgré les immenses efforts qui ont présidé à la mise en ordre de marche d’un système déconstruit, les erreurs initiales, dont les principaux responsables sont morts ou exilés, pèsent encore lourd.

30 ans après » la plus grande mutation géopolitique de l’histoire » selon Vladimir Poutine, la fin du communisme et de l’URSS, qui n’ont fait aucune victime, la Russie a-t-elle besoin de nous ? Et avons-nous besoin d’elle ?

Dans un monde globalisé, tout le monde a besoin de tout le monde. Une fois ce truisme asséné, la géopolitique s’invite à la table.

La Russie, même détachée des acquis de l’URSS, est toujours un empire eurasiatique, héritier à la fois des mongols de Gengis Khan et des slaves de la grande plaine cis-ouralique. Cette double descendance a été remise à l’ordre du jour par la conquête des steppes asiatiques au XVIIème siècle et l’irruption des russes sur le Pacifique en 1639. La Russie coiffe littéralement l’Asie du sud, menace le Japon et jouxte l’Amérique depuis la vente, en 1867 de l’Alaska aux Etats-Unis. Sa population est le reflet de sa géographie. Slaves, tatars, turkomans, mongols vivent en bonne intelligence, ayant tous adopté la culture russe, même s’ils  gardent leur religion.

On ne peut véritablement dialoguer avec un état que lorsqu’on a compris les ressorts de son ambition. Les français, nombreux à Saint Pétersbourg depuis la révocation de l’édit de Nantes, régents de la Nouvelle Russie et d’Odessa à travers le duc de Richelieu, son  gouverneur en 1803, savaient de quoi ils parlaient lorsqu’ils plaidaient déjà pour une alliance franco-russe au moment de l’invasion napoléonienne. A sa concrétisation, en 1894, la Russie commença enfin sa révolution industrielle et la France était au cœur du projet.

Suivant l’exemple des Etats Unis qui, après la Révolution française répudiaient leurs dettes vis-à-vis de la France sous le prétexte qu’ils devaient l’argent à un roi qui n’existait plus, Lénine dénonça toutes les conventions financières avec la France sous le prétexte que l’argent avait été prêté au tsar, qui n’existait plus. La crise qui s’en suivit a marqué des générations de français. La Russie de 1991 n’a pas pris la dimension de ce scandale dans la mémoire française. Il faut continuer de lui expliquer.

« Comment, vous défendez la Russie de Poutine, qui est indéfendable ? «  me dira-t-on ! A quoi je demanderai où en était la démocratie en France en 1819, à l’époque de  Custine,  30 ans après 1789 ?

Il s’agit de savoir si la France a, ou non, intérêt à renouer avec la Russie. L’exposition en cours est un geste dans ce sens, en rappelant ce que les deux nations doivent l’une à l’autre et en mettant en évidence un « soft power » que la France est la seule à avoir. La relation entre deux Etats ne doit pas dépendre de dirigeants forcément provisoires, mais de données économiques et géo politiques étayées par le tropisme réciproque de deux peuples.

A cette aune, la réponse est évidente. Chaque fois que la Russie s’est allié à nos voisins de l’est, les choses ont mal tourné pour la France, quel que soit son régime politique. Chaque fois que les deux pays ont travaillé ensemble, c’est le contraire qui s’est passé. C’est précisément ce que montre l’exposition de Moscou qui dégage un fort potentiel émotionnel. Les Russes en sont à requalifier nos conflits en querelles de famille !  On est loin de la Russie de Custine !

Hélas, il manque à cette empathie une politique, des projets et des hommes qui la matérialiseraient.

La France désindustrialisée n’a plus grand-chose à apporter à une Russie qui est comme chez elle en Allemagne 70 ans après avoir conquis Berlin, et qui ouvre toutes les portes aux entreprises allemandes. Même chose avec le Japon. Et la prise en main de la Sibérie par les capitaux chinois n’est qu’une question de temps. Et pourtant ce qui existe marche : Renault, Total, Auchan (premier employeur étranger en Russie), mais on les compte sur les doigts d’une main. Il suffirait d’un bon accord économique et financier pour que tout démarre. Nous devrions peut-être prendre exemple sur les allemands dans nos protestations sociétales et géopolitiques teintées de naïveté. Ne pas nous laisser entrainer par des européens anti russes historiques comme les Baltes et la Pologne qui, eux, ont vraiment des raisons de se méfier. Montrer à des dirigeants qui en ont toujours fait preuve à notre égard, du même respect que celui du Président Jacque Chirac, dernier chef d’Etat à avoir une juste vue de l’importance de la Russie pour la France.

Des projets ? Il y en aurait beaucoup, dans l’espace, l’industrie navale, l’IT, le développement de la Sibérie, terre du XXIIème siècle avec le réchauffement. A condition de les conduire d’état à état . Le détour par l’Europe nous met forcément dans le sillage de l’Allemagne ,ne nous laissant que des miettes. Pas besoin de beaucoup d’imagination mais de beaucoup de travail et de confiance. Alors, une expérience de trente ans en Russie m’autorise à dire que ça marche. Le marquis , engoncé dans ses préjugés aristocratiques, avait prédit une éternité autocratique. Trente ans après la renaissance de la Russie, lentement mais sûrement, un grand retour de la France en Russie pourrait ressusciter une vision commune qui s’était arrêtée en 1917.  Il suffirait de le vouloir.

Christian Mégrelis

Auteur de « Le naufrage de l’Union soviétique : choses vues » Transcontinentale d’Ed. 2020

Chef d’entreprise, vice-président de l’IUE (International Union of Economists)- Académie des Sciences de Russie.

François de Coincy dans Forbes se met dans la peau d’un Président de la République

Si j’étais candidat, je proposerais… | François de Coincy : “Rendre l’investissement des entreprises intégralement déductible des impôts”

La démarche qui nous amène à croire qu’une entreprise est bénéficiaire alors qu’elle n’a pas encore récupéré sa mise provient de notre système de comptabilité en base annuelle qui répartit l’investissement par amortissement de manière arbitraire sur les périodes futures.

Toute entreprise ne commence à gagner réellement de l’argent que lorsque le cumul de ses revenus nets a excédé le coût de ses investissements. Avant, le résultat comptable affiché n’est qu’une fiction, dépendant du taux d’amortissement retenu. Ce résultat peut être positif sur une période alors que finalement, le cumul des résultats ne couvrira jamais l’investissement initial. Ce bénéfice comptable n’est en réalité qu’un indicateur, un indicateur utile, mais il n’est pas la représentation d’un résultat réel.

La conséquence fiscale est que l’État prélève de l’argent, sous forme d’impôt, sur des bénéfices hypothétiques non perçus par l’entreprise.

En ayant l’intégralité de leurs nouveaux investissements déductibles du résultat fiscal, les entreprises vont être incitées à investir chaque année, au moins l’équivalent de leurs résultats annuels.  Beaucoup de PME, dont les actionnaires sont souvent allergiques à la fiscalité, choisiront d’acheter des biens d’équipements productifs pour éviter de payer des impôts. Elles vont rechercher plus activement les occasions d’engager des projets au-delà des seuls investissements de remplacement qu’elles effectuaient habituellement. Les nouveaux projets seront plus faciles à financer puisque le temps de retour net sur investissement qui aurait été de 10 ans avec un IS à 30% se trouve réduit à 7 ans avec cette mesure.

Pour les entreprises françaises, engagées sur l’économie mondiale, investir pour localiser à l’étranger va devenir moins intéressant et pour les entreprises internationales, le choix de l’implantation française va devenir au contraire bien plus attractif. Cette mesure va générer des emplois immédiats pour réaliser ces investissements qui à leur tour produiront par la suite une activité régulière locale.

La perte de recettes de l’Etat, qui pourrait être de l’ordre de 20 milliards, est un simple décalage dans le temps. Le bien étant amorti dès la première année, les années suivantes verront la base fiscale de l’entreprise s’élargir et l’Etat récupèrera progressivement son manque à gagner initial. L’impôt payé par les entreprises, de l’ordre de 40 milliards par an, représente une assiette fiscale d’environ 150 milliards. Si ce potentiel était utilisé à raison de 50%, cela représenterait un investissement complémentaire de 75 milliards et si cet investissement était au 2/3 réalisé par des entreprises françaises, cela représenterait de l’emploi pour 1 million de personnes.

La mise en œuvre d’une telle mesure permettra donc à nos dirigeants d’avoir une vision à plus long terme, portée sur l’ investissement, que la courte vue donnée par le résultat annuel.

Par François de Coincy, ancien chef d’entreprise, auteur de « Sept idées libérales » (L’Harmattan)

<<< À lire également : La promesse d’un candidat au crible de l’expert | Éric Zemmour veut la fin de la redevance et de l’audiovisuel public >>>

Dans L’Express, Stéphane Barge enquêtant sur le crypto art rencontre John Karp

Gros plan

Arnaques, impostures… La face obscure des NFT agite le monde de l’art

Après avoir fait flamber le marché des oeuvres numériques, cette technologie reposant sur les cryptomonnaies voit les arnaques se multiplier.

Connaissez-vous Pak ? Fewocious ? XCopy, Hackatao ou Beeple ? Si ces noms ne vous disent rien, vous êtes passé à côté du phénomène de 2021 : la grande explosion du crypto-art. Cette déferlante a fait de ces prodiges de l’art numérique, jusque-là inconnus des profanes, des nababs du pixel. Ces multimillionnaires (en cryptomonnaies) ne doivent pas seulement leur fortune à leur créativité ou à leur virtuosité dans le maniement de la palette graphique. Leur succès ne serait pas ce qu’il est sans le NFT, non-fungible token, jeton non fongible pour les initiés. Ne vous fiez pas à ses abords barbares. Le terme est si populaire qu’il a été sacré mot de l’année par Collins, le dictionnaire anglais ! Pour faire court, cette technologie désigne un certificat de propriété numérique, qui lie une oeuvre et son concepteur au collectionneur ou à l’amateur d’art qui en fait l’acquisition. Le but est de garantir que la toile ou la sculpture est bien l’original, et non une vile copie. Un NFT s’achète avec une cryptomonnaie, principalement l’ethereum, et reste stocké dans la blockchain, un cyber-registre infalsifiable.

« L’idée de pouvoir revendiquer la possession d’un objet numérique, c’est inédit, explique John Karp, amateur d’art et coauteur de l’essai NFT Révolution. Naissance du mouvement crypto-art. En distinguant l’oeuvre originale de ses copies, le NFT crée de la rareté et donc de la valeur. » (…)

Challenges publie un article de François de Coincy trouvant Gaspard Koenig pas assez libéral

Gaspard Koenig: de la sérénité à l’Enfer?

Repris par Combourse

et Yahoo Finance.

TRIBUNE – Gaspard Koenig souhaite intervenir dans la politique pour simplifier la société de plus en plus perçue comme kafkaïenne. Le débat électoral pourra-t-il s’ouvrir à d’autres thèmes que la pandémie et l’immigration? Le point de vue de François de Coincy, auteur de Sept idées libérales pour redresser notre économie (L’Harmattan), publié en 2022 afin de nourrir les programmes des candidats à l’élection présidentielle. 

Gaspard Koenig nous avait raconté, dans « Notre vagabonde liberté », son périple équestre suivant le tracé du voyage de Montaigne à Rome. Le début y ressemble à celui des navigateurs solitaires qui dans les années soixante partaient à l’aventure et commençaient d’abord à apprendre à vivre avec leur bateau de fortune. Une fois le skipper ou le cavalier au niveau exigé par la monture, le vagabondage alterne les réflexions solitaires et les contacts du hasard des escales.

On s’étonnerait presque du peu de difficultés administratives rencontrées par celui qui veut voyager à cheval au 21e siècle. Heureusement rien n’est organisé : le développement de sentiers équestres rendrait l’aventure sans intérêt et susciterait une réglementation. La pratique équestre, libre puisque presque ignorée des autorités, rend Gaspard Koenig d’autant plus sensible aux contraintes légales qui pèsent sur ses hôtes de rencontre, paysans, artisans, hôteliers ou commerçants, tous vivant directement du travail de leur entreprise personnelle.

Gaspard Koenig néglige le conseil de Platon rappelé dans les Essais : « Ceux-là entreprennent de couper la tête de l’Hydre qui prétendent ôter des lois toutes les incommodités et tous les inconvénients ». 

De la sérénité de son voyage et de l’empathie vis-à-vis de ses hôtes émerge sa décision de se lancer dans l’action contre la multiplication des contraintes générées par les milliers de lois et règlements. Il crée le parti politique « Simple » dont il explique les objectifs dans le livre « Simplifions-nous la vie » co-écrit avec Nicolas Gardère.

Il prend notamment comme exemple la loi qui définit de manière pointilleuse et ridicule les boissons alcoolisées autorisées dans les entreprises. Sa proposition de remplacer toutes ces prescriptions détaillées par un principe général semble cependant peu opérationnelle et il me semble que l’absurdité ne pourrait être corrigée qu’en faisant appel à la responsabilité de chacun des acteurs : on laisse à l’entreprise l’établissement de son règlement intérieur et l’individu reste seul responsable de son éventuelle ivresse dans l’entreprise comme il l’est partout ailleurs.

Le site Internet de son parti, www.vieplussimple.fr, a reçu des milliers de témoignages d’absurdités nées de la multiplication de la réglementation et en a sélectionné 42 exemples. Un tiers d’entre eux ne me semblent pas relever du combat de Gaspard Koenig, car ils sont le fait de personnes qui sont manifestement assistées par la collectivité et trouvent que le système n’en fait pas assez pour eux. Si on déduit également ceux relevant de la simple bêtise administrative qu’il est illusoire d’espérer supprimer, il n’en reste pas moins 60% d’exemples d’inepties réglementaires dont l’origine commune semble être la volonté de faire le bien de manière dirigiste sans faire appel à la responsabilité individuelle.  

L’approche quantitative de limiter les lois à 100 par sujet semble quelque peu naïve alors qu’on aurait espéré une méthodologie plus philosophique.

On se demande alors si Gaspard Koenig ne fait pas fausse route en voulant arbitrairement limiter les lois à 100 par sujet (pourquoi pas 20 ou 5 ?) et si la vraie cause n’est pas le choix d’une société d’assistance qu’il dénonce pourtant en regrettant notre besoin insatiable de sécurité. Si on fait confiance aux citoyens, si on les estime responsables, l’inutilité de beaucoup de lois devient flagrante, mais si les citoyens veulent être assistés, la bureaucratie est indispensable. Le retour à la responsabilité individuelle, qui donne les degrés de liberté permettant de s’adapter à un monde complexe, serait le remède à l’assistanat dont la prolifération des lois n’est que le symptôme.

Dans « Simplifions-nous la vie » les auteurs prennent comme exemple réussi de simplification, la mission de Robert Badinter qui avait rédigé une cinquantaine d’articles censés être la synthèse des principes du droit du travail. On avait vu au contraire la limite de cette approche dont le résultat, ignorant quasi-totalement l’entreprise, était plus un manuel de défense des droits des salariés qu’un véritable code du travail. Ce document n’avait donc eu aucune suite pratique.

Enfin, le parti de Gaspard Koenig n’indique pas que pour mettre en œuvre ces règles simples, il faudra faire appel à la responsabilité de fonctionnaires ayant la faculté de prendre des décisions appropriées au terrain à partir de principes généraux : une révolution des mentalités.

Gaspard Koenig défend le revenu universel qui permet une simplification en supprimant toutes les aides sociales.

Une autre idée avancée par le mouvement Simple est le revenu universel qui permettrait de simplifier le système social en supprimant toutes les aides multiples et variées très complexes à gérer.  C’est oublier que ce « traitement social » du chômage renforce l’exclusion de ceux qui en sont l’objet et serait inacceptable pour beaucoup de Français qui ont du mal à vivre de leur travail et ne supportent pas ceux qui vivent sans travailler.

Dans le monde imaginaire, du dernier roman de Gaspard Koenig, les règles sont simples, elles laissent le degré de liberté apparent nécessaire à l’efficacité sans permettre de sortir du système. Chacun y dispose d’une carte de crédit lui permettant des dépenses d’un montant illimité :  pourtant, malgré ce revenu universel poussé à l’extrême, il a appelé son livre l’Enfer.

De même qu’on ne peut subordonner toute la vie politique à l’écologie, on ne peut la réduire à l’objectif de simplicité. Ayant suivi avec plaisir Gaspard Koenig sur les traces de Montaigne nous aurions espéré une approche simplement libérale, mais ne chicanons pas trop sur les moyens, il faut soutenir sa lutte contre l’absurdité pour éviter de connaître le monde décrit dans son dernier ouvrage.

Par François de Coincy 

Chef d’entreprise à la retraite, il avait publié en 2020 Mozart s’est-il contenté de naître ? renouvelant l’analyse de la théorie économique à partir des idées qu’il a accumulées au cours de sa vie professionnelle sur l’efficacité de la liberté dans le monde économique. A la suite de ce premier essai, il a publié des articles dans Figaro Vox ou Economie Matin. Il publie en 2022 Sept idées libérales pour redresser notre économie (L’Harmattan) afin de nourrir les programmes des candidats à l’élection présidentielle de la France.

Le sujet des fins de vie inhumaines de nos vieux vous intéresse ?

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Vous cherchez à savoir ce qui peut leur redonner l’envie d’avoir l’envie de vivre ?

Pour redonner de la joie aux vieux, ruez vous sur « 101 ans, Mémé part en vadrouille » (argumentaire ci-dessous), l’HISTOIRE VRAIE de Fiona Lauriol qui en sortant sa grand-mère de l’EHPAD où elle dépérissait à vue d’oeil et était condamnée à mourir dans la semaine à cause d’une inhumaine fin de vie, lui a fait vivre de 101 ans à 103 ans les deux plus belles années de sa vie en lui faisant faire le tour de l’Europe en camping-car.

Un livre qui redonne l’espoir : argumentaire ci-dessous dans ce mail : interviews, photos libres de droits sur simples demandes par mail guilaine_depis@yahoo.com ou sms 06 84 36 31 85