Dominique Motte sur Front populaire face à Stéphane Simon pour parler de démocratie

SUISSE
La Suisse, un modèle de démocratie et de souveraineté pour la France ?

VIDEO. La France n’est plus une démocratie, la Suisse si. C’est la thèse de Dominique Motte, qui publie De la démocratie en Suisse (édition La Route de la Soie), une analyse complète et érudite sur ce qui fait du modèle politique suisse un îlot de souveraineté nationale et populaire dans l’océan du mondialisme. Il est aujourd’hui l’invité de Stéphane Simon. (voir l’émission sur le site)

Le philosophe Denis Marquet : un superbe article d’un autre philosophe sur son livre

Le fabuleux livre de Denis Marquet « Dernières nouvelles de Babylone » (Aluna Editions » par le lecteur Emmanuel Jaffelin (sage et notamment philosophe du bonheur et de la gentillesse)

Babylone , ville antique de Mésopotamie, cette ville d’abord mineure devint la capitale d’un royaume étendant son pouvoir sur une vaste partie du Moyen Orient. Ville qui déclina et qui continua d’occuper une place forte dans l’imaginaire politique et littéraire en raison du mythe de sa tour de » Babel et de ses jardins suspendus. Le titre de ce livre indique déjà ce rôle de l’imaginaire dans ce livre philosophique, l’auteur avec ces (ses) dernières nouvelles de Babylon livre des scoops ! Lorsque Denis Marquet écrit à propos de Norbert, personnage central d’une de ses nouvelles, (la dernière, intitulée De Norbert), il proclame et définit (discrètement, voire secrètement) sa propre manière de penser : « avec son art de mêler fiction et réalité en un tout qui semblerait plus cohérent que la vérité même[…][1]». A la différence de Platon, Kant et Hegel, Monsieur Marquet ne place pas l’image et la fiction en deçà de la réalité ! Il suppose (postule?) que la réalité, est sinon moins réelle, du moins moins « conséquente » que son mélange avec la fiction. D’où son rôle d’auteur qui nous fait prendre de la hauteur ontologique[2], en nous invitant à penser que la réalité n’est pas un être supérieur  à l’image et à la fiction puisqu’elle n’ est réellement « réalité » que si elle se mélange à la fiction. De là tient la force de ce livre qui, des Nouvelles aux Aphorismes, invite le lecteur à la réflexion plus qu’à l’adhésion, un livre, tu l’as deviné lectr-ice/eur, plus inspiré par Nietzsche que par Platon !

« être cause et effet, voilà donc l’essence [Wesen] même de la matière ; son être consiste donc uniquement dans son activité [Wirken] […]. C’est donc avec une singulière précision qu’on désigne en allemand l’ensemble des choses matérielles par le mot Wirklichkeit (de Wirken, agir), terme beaucoup plus expressif que celui de Realität (réalité). Ce sur quoi la matière agit [wirkt], c’est toujours la matière ; sa réalité [Seyn] et son essence [Wesen] consistent donc uniquement dans la modification produite régulièrement par une de ses parties sur une autre ; mais c’est là une réalité toute relative ; les rapports qui la constituent ne sont d’ailleurs valables que dans les limites mêmes du monde matériel, absolument comme le temps [et l’espace][3]

Autre exemple de réalité dans sa première nouvelle: »une bonne action » qui fait suite à l’aphorisme suivant :« le sens de l’existence ». Dans la Bonne Action, le héros, Louis, sauve la vie à un homme de quarantaine qui tentait de se suicider : «  sans avoir pourquoi, il réussit à soutenir la tête de l’homme et tenta de le tirer vers la berge. Mais celui-ci, dans un spasme de survie, enserra Louis de ses bras, l’entraînant vers le fond ». Mais Louis, plus tenace que têtu, parvient à la sortir de l’eau ! Naît alors un débat sur le sens de l’existence, le suicidaire s’estimant ne rien valoir tandis que Louis évoque le don .et l’amour : « c’est un devoir de s’aimer soi-même , c’est un devoir de donner.

Dans la Nouvelle suivante, Le Fan de sa vie, l’auteur raconte l’histoire d’un écrivain raté, ou insuffisamment reconnu si l’on s’en tient à son désir, au point d’aller chercher sur internet une fan lectrice qu’il souhaite rencontrer. Ce qui arrive, contre toute attente et dans une surprise qui frappe le héros autant que le lecteur, laissant les deux « éberlués ». Ou : quand le réel transcende l’imaginaire puisque ni le héros ni le lecteur n’avaient prévu une telle rencontre !

Après la mort d’un président de la République américain (USA), un savant s’efforce de le faire renaître sous forme d’intelligence artificielle sans que les citoyens en soient prévenus( le changement pour la continuité). Il s’agit d’une fiction anticipatrice. Ce président, qui aurait lancé une bombe nucléaire dans un des pays de son époque ( le Balouchistan), s’en souvient mal après son opération et sa résurrection, ce qui invite le médecin a débranché son « support bionique ». et à le déclarer mort à sa population.

La Nouvelle « Bébé éprouvante » témoigne d’un nouveau rôle du père dans le monde à venir. Le couple, formé de Frédégonde et Orphéus, n’a pas d ‘enfant. Il décide de faire intervenir la médecine de son époque et de faire programmer l’enfant afin qu’il réponde aux exigences de sa mère : « En premier lieu, je souhaite qu’il ait un caractère organisé, comme sa maman, disait Frégonde [4]». Bref, l’hérésobstétricien prend en compte ces exigences et manipule génétiquement le fœtus pour  que ce couple, soit, de leur enfant, satisfait : « Avec vos gènes et la liste de vos desiderata, nous allons vous fabriquer une magnifique petite fille [5]»

Si la naissance se passe bien, les pleurs de ce nouveau-né la nuit exaspèrent la mère – Frédégonde – même si Orphée tente de protéger sa fille. Sous-entendu : avec l’avancée de la technique les femmes tarderont à devenir des mères et les pères deviendront le noyau dur de l’amour familial. Par conséquent, la fin de cette nouvelle en dit long sur l’avenir de nos familles…

Dans La dernière de Norbert, l’auteur remet en question avec précision la pertinence de la maladie psychique appelée « Paranoia » et qui, selon Norbert, n’existe pas, n’étant que le fruit d’une société qui se sert de cette pseudo-maladie pour bloquer l’action des contestataires de ladite société. Norbert « jure que rendre publiques ses découvertes le mettrait en péril de mort »[6] Fais attention lecteur ! En lisant ce livre, tu entres plus profondément que dans la political correctness ! Pourtant, il s’agit d’un travail de l’imagination : « Si je mets en ligne ce blog entièrement dédié au prodigieux imaginaire de Norbert, c’est naturellement pour que les plus remarquables de ses productions soient données au monde… »[7]

Et Norbert ajoute : « la paranoia est la décision de considérer comme maladie le fait de se montrer manifestement en désaccord avec certaines croyances habituellement partagées au sujet de la réalité »

Tu comprends donc, lect-rice/eur,  que le paranoia est une personne qui tient un discours considéré comme dangereux pour notre société et que le corps médical qui s’appuie sur une telle maladie imaginaire s’avère complice d’un pouvoir totalitaire. Et la fin de cette nouvelle est tragique, mais libératrice de toute paranoia.

Sue le Bonheur, dans la Nouvelle Contrat à terme, le héros Damien se dit qu’il est un rêve !

Ainsi : au-delà des fables auxquelles certains passages peuvent être ramenés, disons que ce livre est fabuleux parce qu’il invite son lecteur à considérer la réalité autrement que comme un être supérieur et distinct de l’image. En disant que je garde une belle image de la lecture des Dernières Nouvelles de Babylone, je veux simplement dire que j’en sors plus éclairé sur la réalité !


[1]– Denis Marquet : Dernières Nouvelles de Babylone (éditions aluna, p103)

[2]– L’ontologie, dans l’antiquité grecque, est la science de l’être.

[3]– Nietzsche : Le monde comme volonté et comme représentation, livre I

[4]– Denis Marquet, Dernières Nouvelles de Babylone, p64, Aluna 2021

[5]– idem p67

[6]– idem p92.

[7]– idem p93

François de Coincy invité de Kernews

Lundi 24 janvier 2022 : François de Coincy

et là https://podcast.ausha.co/l-invite-de-yannick-urrien-1/lundi-24-janvier-2022-francois-de-coincy

Sept idées libérales pour redresser notre économie. (L’Harmattan, 2022)

L’économiste François de Coincy, auteur de « Mozart s’est-il contenté de naître ? », vient de publier « Sept idées libérales pour redresser notre économie », un livre préfacé par l’économiste Alain Sueur. Il s’agit d’un ouvrage de réflexion qui présente des idées concrètes à l’aube de l’élection présidentielle. Ce qui est intéressant, c’est qu’il incite le lecteur à la réflexion, en présentant des concepts nouveaux. L’auteur souhaite ainsi insuffler des idées libérales à la société : « Il faut faire appel à la responsabilité de chacun. Cela n’empêche pas les règles, ce qui est important, c’est que les règles se fassent dans un esprit de liberté. C’est ce qui est très compliqué. Par définition, si l’on pousse les règles trop loin, automatiquement on limite les libertés. Donc, l’art de la politique libérale est très difficile à trouver. Mais, dans le fond, on considère toujours que les individus sont responsables et on fait appel à leur responsabilité, plutôt qu’à la directivité d’un pouvoir central. »

François de Coincy préconise l’instauration de ce qu’il appelle le « produit social », une forme de charge sociale négative qui permet de supprimer le chômage structurel et de développer une dynamique d’entreprise en France.

François de Coincy remet également en exergue l’idée des comptes bancaires sécurisés, déjà suggérée par le Prix Nobel Maurice Allais : ce qui consiste à considérer les dépôts non rémunérés des clients des banques comme faits à la Banque Centrale. Selon lui, « cela modifierait beaucoup de choses, car les comptes seraient complètement sécurisés. »

Sur le plan de l’Éducation nationale, il propose une régionalisation, car le monolithisme actuel ne permet pas d’assurer efficacement l’instruction des enfants. Il estime qu’en déléguant totalement l’éducation aux régions, on va pouvoir libérer les innovations, faciliter les prises de responsabilité et susciter une émulation dynamique.

Pour l’écologie, le libéralisme doit lutter contre les contraintes de l’écologie punitive et François de Coincy propose la monétisation du carbone, en contrepartie de la suppression de toutes les punitions et contraintes actuelles.

Autre proposition : l’investissement déductible. François de Coincy recommande une vision sur le long terme du résultat des entreprises, afin de générer des emplois immédiatement, procurer des ressources pour le futur et, surtout, rendre la France attractive pour les investisseurs. Enfin, dans ce catalogue d’idées libérales, François de Coincy se prononce pour la libération du marché monétaire, car le secteur de la finance ne relève pas d’un marché libre.

François de Coincy était l’invité de Yannick Urrien lundi 24 janvier 2022 sur Kernews

« Sept idées libérales pour redresser notre économie » de François de Coincy est publié aux Éditions L’Harmathan.

L’Hebdo Bourse Plus consacre à nouveau en 2022 plusieurs pages à François de Coincy

Littérature

Hebdo Bourse Plus n°1122

Yannick URRIEN

Sept idées libérales pour redresser notre économie.

L’économiste François de Coincy, auteur de « Mozart s’est-il contenté de naître ? », vient de publier « Sept idées libérales pour redresser notre économie », un livre préfacé par l’économiste Alain Sueur. Il s’agit d’un ouvrage de réflexion qui présente des idées concrètes à l’aube de l’élection présidentielle. Ce qui est intéressant, c’est qu’il incite le lecteur à la réflexion, en présentant des concepts nouveaux. L’auteur souhaite ainsi insuffler des idées libérales à la société et l’on ne peut que l’encourager dans sa démarche : « Il faut faire appel à la responsabilité de chacun. Cela n’empêche pas les règles, ce qui est important, c’est que les règles se fassent dans un esprit de liberté. C’est ce qui est très compliqué. Par définition, si l’on pousse les règles trop loin, automatiquement on limite les libertés. Donc, l’art de la politique libérale est très difficile à trouver. Mais, dans le fond, on considère toujours que les individus sont responsables et on fait appel à leur responsabilité, plutôt qu’à la directivité d’un pouvoir central. »

François de Coincy préconise l’instauration de ce qu’il appelle le « produit social », une forme de charge sociale négative qui permet de supprimer le chômage structurel et de développer une dynamique d’entreprise en France. Sur ce point, il signale qu’il y a beaucoup de personnes dont les capacités productives ne sont pas très élevées, en raison d’un manque de formation, et qu’elles ne sont donc pas en mesure d’exercer un travail compétitif. Dans ce contexte, « les entreprises ne peuvent pas les embaucher, parce qu’elles perdraient de l’argent en les embauchant. L’idée est de faire, pour les entreprises soumises à la compétition mondiale, le contraire d’une charge sociale, cela permettrait de diminuer le coût du travail de ces gens et de les employer avec profit. À partir du moment où le coût du travail baisserait, les entreprises auraient intérêt à les embaucher, plutôt que d’aller sous-traiter à l’étranger. »

Ce serait aussi un système pour mettre en valeur des emplois artisanaux : « Parfois, la mécanisation ne suffit pas. On a bien vu que tout cela servait surtout à supprimer des emplois pas très intéressants. En revanche, on peut mettre en valeur des emplois manuels, notamment dans l’agriculture, dans lesquels les gens peuvent tout à fait s’exprimer. » L’objectif n’est pas non plus de faire prendre en charge par l’État les cotisations sociales des petits salaires : « Les cotisations sociales sont indispensables, si on les supprime, il y aura un problème d’équilibre des régimes. Il faut bien prévoir les retraites et cotiser à une assurance-maladie et, plutôt que de réduire les cotisations, il vaut mieux avoir une allocation globale de l’État qui permette de payer ces cotisations. »

François de Coincy remet également en exergue l’idée des comptes bancaires sécurisés, déjà suggérée par le Prix Nobel Maurice Allais : ce qui consiste à considérer les dépôts non rémunérés des clients des banques comme faits à la Banque Centrale. Selon lui, « cela modifierait beaucoup de choses, car les comptes seraient complètement sécurisés. »

Sur le plan de l’Éducation nationale, il propose une régionalisation, car le monolithisme actuel ne permet pas d’assurer efficacement l’instruction des enfants. Il estime qu’en déléguant totalement l’éducation aux régions, on va pouvoir libérer les innovations, faciliter les prises de responsabilité et susciter une émulation dynamique. Certes, sur le papier, c’est attrayant, mais nous lui avons demandé si l’État n’allait pas craindre une forme de séparatisme : « Nous sommes en face de quelque chose que l’on n’arrive plus à faire évoluer. Beaucoup d’hommes politiques ont essayé de faire bouger les choses, or ils ont eu un mal fou, parce que tout est centralisé. Si l’on avait un système où certains pourraient expérimenter d’autres choses, en défendant une autre vision, plus ouverte ou moins ouverte, on pourrait faire émerger des initiatives nouvelles. »

Face à cela, serait-il nécessaire de maintenir un cahier des charges commun ? Pour François de Coincy, « les élections régionales n’ont intéressé personne, mais il y avait une raison : les régions n’ont aucun pouvoir politique et elles se contentent d’appliquer les choses. Si l’on déléguait aux régions un réel pouvoir, il ne faudrait pas avoir peur de leur déléguer des programmes scolaires… » Mais peut-on imaginer qu’un président de région fasse la promotion de la culture Woke, une telle initiative pouvant avoir pour effet de sacrifier l’éducation des enfants de toute une région… François de Coincy répond : « Ce serait un moindre risque que celui de sacrifier l’éducation de toute une Nation, comme on l’a fait un moment donné en essayant de faire apprendre la lecture aux enfants avec des méthodes qui n’étaient pas les plus efficaces… On mettrait en concurrence une région qui a des méthodes absurdes face à des régions qui ont des méthodes plus efficaces. »

Pour l’écologie, le libéralisme doit lutter contre les contraintes de l’écologie punitive et François de Coincy propose la monétisation du carbone, en contrepartie de la suppression de toutes les punitions et contraintes actuelles : « C’est un peu la taxe carbone, qui était insuffisante, parce qu’elle était punitive. Les gens étaient irrités parce que, d’un côté, il y avait toujours plein de règles, et, en même temps, il fallait payer… Il faut avoir le courage, si l’on pense qu’il y a un vrai problème, de dire combien cela va coûter et, ensuite, les gens décident de ce qu’ils font. Si les gens préfèrent utiliser du fioul, cela va leur coûter très cher, mais s’ils préfèrent des panneaux solaires, cela leur coûtera moins cher et, à ce moment-là; les choix se feront naturellement. On préfère donc l’incitation à l’obligation. » Il insiste : « Il faut que les politiques arrêtent d’emmerder les Français ! »

Autre proposition : l’investissement déductible. François de Coincy recommande une vision sur le long terme du résultat des entreprises, afin de générer des emplois immédiatement, procurer des ressources pour le futur et, surtout, rendre la France attractive pour les investisseurs. L’économiste souligne un grand défaut chez notre classe politique : « Ces gens ne comprennent pas comment une entreprise fonctionne. Actuellement, on est uniquement dans un problème fiscal, mais l’investissement déductible pousserait les entrepreneurs à investir davantage. Les gens ne comprennent pas très bien comment fonctionnent les entreprises et quelles sont les réelles motivations derrière. Il faudrait remettre en cause notre système de comptabilité dans les entreprises, en changeant ce modèle des résultats à court terme et en ayant un mode de raisonnement sur l’investissement à long terme. Cette approche fiscale débouche sur cette notion de résultat économique. » Il dénonce ainsi la vision financière des banquiers sur les profits, alors que, « ce qui intéresse les entrepreneurs, c’est faire des choses et construire quelque chose. »

Enfin, dans ce catalogue d’idées libérales, François de Coincy se prononce pour la libération du marché monétaire, car le secteur de la finance ne relève pas d’un marché libre. L’économiste rappelle que le système monétaire nous concerne tous : « C’est un système qui permet de donner un prix à chaque chose, c’est un système qui comptabilise le travail de chacun. Le fait de s’en servir pour des raisons politiques, c’est comme faire de la fausse monnaie, c’est terriblement dévastateur. D’ailleurs, la Banque Centrale Européenne a été créée pour éviter ce genre de dérive des États, c’est-à-dire pour enlever aux États la capacité de faire de la fausse monnaie. Maintenant, on demande à la BCE de refinancer les États en émettant de la monnaie, mais c’est extrêmement malsain, il n’y a plus aucune limite. Avant, on devait surveiller les comptes, maintenant ce n’est plus le cas, il y a toujours de l’argent qui tombe. »

Aujourd’hui, tout le monde parle d’immigration et de crise sanitaire, or l’économiste estime que c’est désespérant car les candidats évitent d’évoquer d’autres sujets qui fâchent. Cet ouvrage vise aussi à sensibiliser les politiques pour qu’ils s’intéressent à nouveau aux questions économiques : « Il faut arrêter de traiter ce problème uniquement à travers la question du pouvoir d’achat, car cela consiste à dire aux Français que l’on va continuer de les alimenter avec les pertes de l’État… » Le monde d’aujourd’hui n’est plus vraiment très libéral et ce livre vise opportunément à nous le rappeler.

« Sept idées libérales pour redresser notre économie » de François de Coincy est publié aux Éditions L’Harmathan.

Sophie Rey se passionne pour Carole Buckingham et son admirable travail sur la schizophrénie

QUAND LA SCHIZOPHRÉNIE SE MANIFESTE / LA BOITE DE PANDORE

Photo du livre
Auteure des essais
Couverture du livre

CRITIQUE COMMUNE DES LIVRES « QUAND LA SCHIZOPHRÉNIE SE MANISFESTE » ET « LA BOITE DE PANDORE »

« Thomas leur dit : Si je ne vois pas dans ses mains l’empreinte des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la place des clous, et si je mets pas ma main dans son côté, je ne croirai pas. »

Nombreux sont à l’image de Saint-Thomas, selon la citation apocryphe, « Je ne crois que ce que je vois ».

Mais qu’en est il alors d’un malade schizophrène qui voit et entend une réalité parallèle ?

A travers ses deux essais passionnants, « La boite de Pandore » et «  Quand la schizophrénie se manifeste », Carole Buckingham nous offre deux textes qui nous éclairent sur cette pathologie.

Née dans d’un père protestant, élevée dans une institution religieuse catholique, rien de notable n’est à signaler durant son enfance.

C’est en 1984 que cette jeune londonienne, fraîchement divorcée s’installe à Paris suite à ses études de secrétaire bilingue.

Celle-ci découvre Paris et l’amour qu’elle porte pour la ville est palpable. Il y a du Françoise Sagan dans cette écriture joyeuse et rythmée. «  Je fis faire le circuit touristique habituel à papa et maman : la Tour Eiffel, Le Louvres et Montmartre(…), Nous allâmes aux terrasses des cafés, maman et moi primes plaisir à boire des chocolats chauds le soir venu sur les Champs-Élysées tout en regardant passer le monde et son train. P36 Quand la Schizophrénie se manifeste»

Le lecteur retrouve l’ambiance du Paris des années 80, la fête, les slows, le socialisme, les débats politiques entre amis autour d’une bouteille de vin rouge, jusqu’au bout de la nuit.

On discute de l’OCDE, de la course à l’armement de la menace Russe et de l’inégalité entre pays développés et pays émergents.

A cette époque, le machisme est aussi parfaitement accepté dans la vie des femmes « La famille d’Hugues se présenta à  onze heures et Christine l’accueillit. Hugues fini par apparaître hors de sa chambre, avec juste un slip sur lui, et salua sa famille d’un énorme bâillement. Ce qu’ils ne savaient pas c’est qu’une heure plus tôt, il était sur pied et nous supervisait, Christine et moi pour le ménage. P19 Quand la Schizophrénie se manifeste».

Son éducation humaniste  « Malgré la guerre, Papa n’éprouvait pas haine pour les allemands. Il me disait qu’il y avait de bons et de mauvais allemands tout comme il y a de bonnes et de mauvaises personnes dans chaque nation. (…)Quand j’étais petite il me répétait qu’il ne fallait dire le mot « détester » parce que détester, c’était avoir envie de tuer et qu’avoir envie de tuer, c’était mal. P35 Quand la Schizophrénie se manifeste», ainsi que sa foi en Dieu font de Carole une jeune femme très attachée à l’égalité des chances et à l’amour pour son prochain.

L’homme ne né pas méchant, c’est à cause de trop de souffrance, qu’il peut le devenir.

Carole est sociable et de nombreux amis tourbillonnent autour d’elle. Elle rencontre Chris, un auteur américain, une relation amoureuse s’installe entre eux.

Leur premier rapport sexuel est brutal « Mais alors que nos corps s’entremêlaient, mon désir se mua en choc. Il dit «  ça fait longtemps que j’attends ça », et joignant le geste à la parole, m’embrocha littéralement (…) pendant un moment, je serrais en silence les dents mais mon corps se tarit. Puis les larmes se déversèrent et je mis à sangloter bruyamment. Le Néandertalien  au dessus de moi se changea de nouveau en être humain. P28 Quand la Schizophrénie se manifeste».

Même si plus tard leur sexualité s’améliore, cet épisode est vécu par Carole comme un traumatisme; serait-ce le déclencheur de la maladie ?

Leur relation est toxique pour Carole car il multiplie les conquêtes.

« Ce que je ne comprenais pas c’est que ma toquade pour Chris commencer à m’influencer psychiquement, comme si mon amour-propre dépendait de l’intérêt qu’il continuerait d’éprouver pour moi. P51 Quand la Schizophrénie se manifeste».

Un jour n’y tenant  plus, Carole fonce chez Chris et dans une bouffée délirante l’accuse d’avoir couché avec sa propre mère.

La première crise schizophrénique  commence ce jour là.

Pendant trois jours, elle erre dans les rues de Paris, guidée par des voix intérieures, tantôt angéliques, tantôt démoniaques et qui la conduisent dans différentes églises pour arriver jusqu’à la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

Elle est conduite à l’hôpital et on lui administre un cocktail de médicaments psychotropes.

Finalement rapatriée à Londres au bout de quelques mois, Carole s’installera chez ses parents.

S’ensuivra plusieurs crises schizophréniques durant les dix années qui suivirent.

Carole sait qu’on ne peut pas véritablement guérir de cette maladie, elle sait aussi que la chimie, même si elle est parfois nécessaire n’est pas l’unique solution pour traiter son mal.

C’est en s’approchant au plus près de ses bouffées délirantes, qu’elle comprend qu’il faut les accepter plutôt que les combattre. Ainsi la souffrance diminue. « Il est possible d’être en sécurité et de se sentir chez soi dans notre propre psychisme. Il faut simplement que nous comprenions le langage de l’inconscient de façon à vivre la libération au lieu de la peur et de l’asservissement. C’est le déni et le refoulement qui provoquent l’apparition des symptômes destructeurs. P46 Pandore».

Parallèlement, Carole, dont la Foi en Dieu reste intacte (malgré une forme de rejet du catholicisme lorsqu’elle découvre les crimes de l’Inquisition), trouve en la religion un réel et puissant secours. « Après avoir flirté pour rien du côté des religions et formes de méditations orientales, j’eus immédiatement des résultats positifs avec la prières du cœur. Dans le calme de la chapelle du cloître, je connus ce moment intemporel ou l’éternité, c’est maintenant l’instant présent. Je trouvais  cela régénérant et sus, qu’enfin j’avais trouvé le chemin qui me convenait » P34 Pandore ».

Si ces deux essais sont une catharsis pour l’auteure, ils sont aussi un enseignement pour le lecteur. Il faut recommander cette lecture car, grâce à  son honnêteté, sa force et sa bienveillance, Carole lève le voile sur ce sujet encore tabou.

Attachée de presse : BALUSTRADE Guilaine Depis 

John Karp invité à évoquer « la place du NFT dans la mode » au Who’s Next

Le rendez-vous parisien de la mode Who’s Next se tient du 21 au 24 janvier à la Porte de Versailles (Paris XVe). Comme à son habitude, le salon proposera un cycle de conférences et ateliers dédiés aux grandes tendances du marché, organisés en collaboration avec la Fédération française du prêt-à-porter féminin (FFPAPF). Avec cette fois comme nouvelle thématique la notion de « mode virtuelle » introduite par les NFT.

 

Who’s Next
La première journée sera ainsi dédiée à la « Meta Generation », telle que l’analysera le bureau de conseil Leherpeur lors de la conférence d’ouverture. L’experte digitale Nathalie Badreau se penchera quant à elle sur la notion « d’expérience client augmentée » liée à la mode virtuelle. La place des NFT dans la mode sera elle développée par le spécialiste John Kharp (NFT Revolution).

Côté inclusivité, la journée de dimanche s’ouvrira sur le thème des enjeux de la diversité. Chloé Cohen (Nouveau Modèle) donnera les clefs pour fonder une marque inclusive. Une table ronde réunit trois marques no gender et unisexes : Carré Y Paris, Jeanne Friot et Calher Delaeter. Jean-Baptiste Andréani (IFA Paris Groupe) abordera de son côté la formation comme cœur du changement.

Sur l’aspect RSE, plusieurs thématiques sont annoncées comme le travail forcé au sein de la filière du textile/habillement, la communication responsable, ou la place de la traçabilité dans l’innovation. Un sujet qui sera débattu par Thomas Huriez (1083), Louis-Marie Vautier (Good Fabric) et Florence Bonnet-Touré (Fédération nationale de l’habillement). Pour sa part, Chloé Cohen (Nouveau Modèle) parlera de l’équilibre entre créativité et durabilité. Un atelier de Laëtitia Hugé (Pando) sera dédié l’embarquement d’une équipe dans des projets RSE. La chargée de campagne de Peta France, Iris Douzet, viendra évoquer l’avenir de l’association de défense des animaux.Le directeur général de WSN Développement (Who’s Next), Frédéric Maus, abordera le développement de l’omnicanalité BtoB, en compagnie de Guillaume Mesly d’Arloz (Meeko) et Julien Platel (Diatly). Des ateliers seront dédiés à l’externalisation de l’expérience wholesale ou au développement des ventes en gros à l’international. La Chaire Bali réunira de son côté Gaultier Bedek (Groupe Eram), Damien Saumureaux (Décathlon) et Pantxika Ospital (Belharra) pour aborder les liens entre ingénierie et mode.

A noter également une conférence de la journaliste Margaux Krehl dédiée à l’influence des séries télévisées sur l’industrie de la mode. Tandis que la beauté ne sera pas oubliée, avec un point sur les tendances actuelles du marché mené par Diogou Dramé (La Fabrique 621) et Marie-Laure Durier (La Beauté Française). Sans oublier le thème de la reconversion dans l’univers bijouterie-joaillerie.

Deux spécialistes internationales reconnues de handicap et maladie mentale

Actualité Société inclusive – par guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Pour rebondir sur les propos d’Eric Zemmour qui ont lancé une polémique autour des enfants en situation de handicap mental, Balustrade Santé/Psychologie/ Bien-être

Balustrade vous propose d’interviewer deux spécialistes de renommée internationale (me réclamer aussi leurs livres en service de presse) :

Colette Portelance, auteure canadienne de plusieurs best-sellers dont le dernier livre est « Au cœur de l’intelligence » (éditions du CRAM)

TRA, Thérapeute en Relation d’AideMD et pédagogue, Colette Portelance détient un doctorat en sciences de l’éducation de l’Université de Montréal et de l’Université de Paris.

Auteure et conférencière réputée, elle a créé l’ensemble des programmes de formation professionnelle du Centre de relation d’aide de Montréal et de l’École internationale de formation à l’ANDC, dont elle est la cofondatrice.

Thérapeute chevronnée, elle a développé ses propres conceptions psychopédagogiques et psychologiques de la relation d’aide, qu’elle a élaborées dans la création d’une nouvelle approche: l’Approche non directive créatrice (ANDC), approche dont il est question dans ses nombreux ouvrages

et

Carole Buckingham, auteure anglaise très médiatisée outre-manche pour son engagement contre l’exclusion des malades mentaux. Elle a publié deux livres disponibles en versions françaises « La boite de Pandore – Le drame de la schizophrénie » (essai) et « L’embrasement – comment la schizophrénie se manifeste » (récit)

Carole Buckingham est née et a longtemps vécu à Londres. Elle mène désormais une existence retirée dans un village du Hertfordshire. Formée au secrétariat bilingue, elle a également vécu à Paris où elle a pris conscience de sa schizophrénie. Elle s’intéresse aux langues, à la lecture, à la spiritualité et aux pathologies mentales. Carole Buckingham a écrit des articles pour la presse spécialisée britannique dans les questions de santé psychique et est active dans les projets de lutte contre la discrimination à l’égard des malades mentaux.

Contact : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

 

Philing Good aime les « Célébrations du bonheur » d’Emmanuel Jaffelin

LIVRES PHILous 

 Célébrations du Bonheur d’Emmanuel Jaffelin : le stoïcisme serait-il le remède de notre société survoltée ? 

Dimanche 16 Janvier 2022

Alors que nous sommes encore en pleine crise sanitaire, que les médias stimulent sans cesse notre cerveau reptilien, la sagesse grecque, notamment celle des stoïciens, vient toquer à notre porte : si tu veux être heureux, commence déjà par relativiser le mot « bonheur », qui n’est qu’un leurre. Cela peut rappeler la phrase ironique du nihiliste Schopenhauer : tu n’as aucune chance mais saisis-là…

Dans le livre Célébrations du bonheur, le professeur de philosophie Emmanuel Jaffelin nous propose un plan simple et efficace, inspiré du stoïcisme, pour aborder la question du bonheur en trois parties : le Malheur, l’Heur, Le Bonheur.
L’Homme reste un être mortel. Malgré tout le progrès réalisé par les siècles successifs, l’angoisse de la mort, chère à Heidegger, est toujours aussi vivace. Nous constatons d’ailleurs, que plus l’être humain vit vieux, moins il est heureux.
D’où vient le malheur ?
A l’époque du polythéisme de l’Antiquité, le malheur s’expliquait par la fatalité du destin. Sont apparues ensuite les théories monothéistes comme le judaïsme, le christianisme et l’islam, qui créèrent la notion du « péché ». Le malheur a été alors mêlé à une notion de culpabilité. Aujourd’hui, l’homme moderne, dépourvu de transcendance, n’a qu’une vie « one shot », où tout s’arrête le jour de la mort et pour lequel le malheur n’a plus d’explication transcendantale. La vie linéaire sans conscience crée une insubmersible angoisse.
Face à ce malheur, Epictète, Bill Le sauvage, Thérèse de Lisieux, Stephen Hawking, et Jean-Dominique Bauby ont fait le choix du bonheur envers et contre tout. Pour faire face au sentiment du malheur, il est au préalable nécessaire de distinguer le « méchant » du « malheur ». Le malheur reste une interprétation psychique, une faiblesse d’interprétation. Le méchant en revanche est un faible incapable de maîtriser ses passions. Il finit mal parce qu’il pratique le mal… Le malheur doit être subi surtout par le méchant, seul responsable de son malheur.
Pourquoi faut-il se méfier de l’heur ?
« Heur » est un terme masculin qui veut dire chance, contrairement à « heure » qui désigne une unité de temps. Emmanuel Jaffelin démontre que l’heur est une montée d’adrénaline comme le coup de foudre, qui se termine toujours mal … comme une tragédie. Cela rejoint la vision des pessimistes comme Freud ou Schopenhauer selon laquelle le désir est insatiable. D’après lui, être touché par la chance ne présume rien de mieux que le malheur. C’est le côté excessif de « l’heur », un peu comme les coups de foudre amoureux qui chutent à la vitesse de la disparition progressive des phéromones. L’heur est donc souvent un leurre. Pour échapper au malheur, il convient de ne pas se laisser piéger par l’heur.Le bonheur, la marque joyeuse du sage
Face à un évènement négatif, on peut s’attrister, accepter, se résigner… Mais Emmanuel Joffelin va plus loin : il nous propose de l’aimer ! Les stoïciens nous conseillent d’apprendre à distinguer ce qui dépend de nous, de ce qui ne l’est pas. L’auteur nous invite à devenir des destinalistes : des hypervoyants et libres, contrairement aux fatalistes qui sont non voyants et esclaves de leur destin. Le bonheur est donc d’apprendre à ne pas dépendre de « l’Heur ».
Sur le plan des neurosciences, on peut rapprocher le lâcher prise stoïcien à la pleine conscience qui nous aide à nous décrocher de nos préjugés. « Vivre dans l’instant présent » nous aide à fabriquer de la sérotonine, qui joue un rôle dans le sentiment de contentement et de plénitude.Le stoïcisme est un début de cheminement vers le bonheur, car il est une initiation au lâcher prise. Mais est-il suffisant ? Ne faut-il pas également un petit brin de créativité pour réinventer sa réalité ?Ce qui demeure néanmoins certain est qu’Épictète, Bill Sauvage durant la Seconde guerre mondiale, Sainte Thérèse au XIXe siècle, Stephen Hawking ainsi que le journaliste Jean-Dominique Baudry, tous cités dans ce livre, sont des êtres inspirants, car ils ne cèdent pas à la victimisation. Ils ont le courage et l’impertinence de dépasser les événements fâcheux « pour faire de leur existence une énergie conduisant au Bonheur ».

Emmanuel Jaffelin, Célébrations du Bonheur, Guide de sagesse pour ceux qui veulent être heureux, Michel Lafon, septembre 2021, 175 pages.

Marjorie Rafécas
Rédigé par Marjorie Rafécas le Dimanche 16 Janvier 2022 à 21:47 Commentaires (0)

Dans « A Voix nues » de Sandrine Treiner sur France Culture, Jean-Yves Tadié évoque « La chambre de Léonie » d’Hélène Waysbord qu’il préface pour les éditions le Vistemboir

L’écrivain Jean-Yves Tadié parle de Marcel Proust. Itw de celui-ci. Il évoque notamment le livre d’Hélène Waysbord, « La chambre de Léonie » paru aux éditions Le Vistemboir. Réécouter ici : https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/en-attendant-vos-memoires

Et s’il n’y avait pas eu Proust… ? Et s’il n’y avait plus Proust ? Et comment expliquer la réapparition-étrange-des fameux « 75 Feuillets et autres manuscrits inédits »….après des décennies d’absence ? S’ils avaient resurgi plus tôt, le travail de Jean-Yves Tadié en eût-il été changé ?

Portrait de Jean-Yves Tadié en 2020 Crédits : Francesca Mantovani/ Editions Gallimard

…Où l’on revient-sans conclusion précise et définitive…- sur le mystère des 75 feuillets inédits de Marcel Proust, que l’éditeur Bernard de Fallois conservait depuis plusieurs décennies.75 feuillets qui pourraient évidemment, selon Jean-Yves Tadié, trouver trace dans une édition complétée d’ A la Recherche du Temps Perdu, dans la Bibliothèque de la Pléiade.

Une vie sans Proust serait-elle possible ? Eût-elle été possible ? Proust, que Céleste Albaret, qui fut à son service de longues années, jour après jour, nuit après nuit, qualifiait d’ange gardien. Proust fut-il l’ange gardien de Jean-Yves Tadié ? La question n’a sans doute guère de sens : l’essentiel, pour l’universitaire et éditeur, est de faire lire Proust : « on peut ouvrir à n’importe quelle page, lire un passage et l’expliquer, le faire aimer à son auditoire…même à des enfants de l’école primaire ! Cela dit, chacun est libre de ne pas aimer Proust ! Ce qui est triste, c’est de n’aimer personne, de n’apprécier aucun écrivain ».

Jean-Yves Tadié aime rencontrer des « proustiens », mais ne déteste pas la confrontation avec des lecteurs réticents, voire hostiles à l’œuvre de Proust. Une œuvre, encore une fois, qu’il ne raconte pas, mais dont il aime dire la genèse, sa vision de la société- : le peuple de Proust, par exemple, est « celui de Michelet et des cathédrales, des vitraux, des bas-reliefs ».