Les Echos rejoignent le scénario envisagé par Bernard Woitellier dans sa saga de science fiction : Après le covid, les prévisionnistes s’intéressent aux cygnes noirs. C’est le moment de lire « Le Maître de la Lumière »…

Les Echos du 24 juin 2020 rejoignent le scénario envisagé par Bernard Woitellier dans sa saga de science fiction « Le Maître de la Lumière » !

Extrait : « La probabilité qu’une super tempête solaire frappe la Terre est encore plus élevée. Ce risque-là a beau venir d’une centaine de millions de kilomètres, il n’a rien de la science-fiction. En 1989, une éruption de particules électromagnétiques avait provoqué une panne d’électricité au Québec pendant neuf heures. La même année, une autre éruption solaire avait entraîné l’arrêt des échanges à la Bourse de Toronto. Rien de bien méchant, des broutilles comparées aux « dommages bien plus importants » que provoquerait une tempête solaire aussi violente que celle de Carrington en 1859, « ainsi nommé d’après l’astronome qui l’a enregistré. C’est la plus grosse tempête géomagnétique connue à ce jour », indique Henry Allen. »

PAR MARJORIE ENCELOT | INVESTIR.FR | |

Pandémie, tempête solaire, éruption volcanique, guerre. Deutsche Bank s’est appuyé sur des travaux scientifiques pour débusquer la catastrophe impensable qui, après le Covid-19, a des chances de mettre à sac, à son tour, l’économie.

Eruption solaire du 16 avril 2012

Eruption solaire du 16 avril 2012  | Crédits photo : Nasa

La chasse aux cygnes est lancée. Cette année, la saison démarre avec six mois d’avance. Le Covid-19 a hâté le calendrier. Dans le monde d’avant, l’exercice attendait la période légère des fêtes de fin d’année : les affaires sérieuses étaient bouclées, les stratégistes et économistes pouvaient alors se dégourdir les méninges à imaginer des scénarios catastrophes. De la fiction tenue à l’écart des prévisions officielles car trop improbables, en queue de distribution de la loi sur les probabilités. En « Extremistan », situe le mathématicien-philosophe Nassim Taleb dans son livre Le Cygne Noir, nom qu’il donne à un événement aussi imprévisible que destructeur. « Avant la découverte de l’Australie, l’Ancien Monde était convaincu que tous les cygnes sans exception étaient blancs. »

Le coronavirus n’avait, lui, rien d’imprévisible ; c’est un cygne blanc, « un risque dont on était pratiquement certain qu’il se concrétiserait à un moment donné. » Toujours est-il que l’animal a rappelé au monde que les scénarios catastrophes s’imprimaient aussi dans la vraie vie. Du coup, dans les banques, on a commencé à faire mouliner les modèles, les équipes de recherche se sont mises en branle pour débusquer le prochain monstre qui viendra terrasser la planète et mettre à sac l’économie. « L’idée est d’alerter les clients sur les risques qui sont minorés par le marché ou même totalement ignorés », explique Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique chez Saxo Banque qui, chaque année, en décembre, publie ses prévisions chocs. « Parfois, ils vont jusqu’à intégrer certains risques dans leur stratégie d’investissement à long terme. »

Chez Deutsche Bank, dans une note datée du 16 juin, l’analyste Henry Allen s’interrogeait : après le Covid-19, quel sera le prochain « tail risk » ou, en français, évènement rare qui provoquera des pertes extrêmes ? Question qui ratisse large. La réponse est à chercher quelque part entre l’impensable et l’improbable. Mais voilà l’analyste parti à la recherche d’il ne sait quoi, à la manière des chasseurs de Snark de Lewis Carroll. Mais ici, pas de fourchettes pour poursuivre le monstre, pas d’action d’entreprise de chemin de fer pour le menacer, pas de savon pour le charmer. Henry Allen s’est armé de statistiques pour le traquer.

Une pandémie quatre fois plus mortelle

« Le coronavirus nous a rappelé que nos sociétés et nos économies pouvaient basculer du jour au lendemain […]. Comme le montre la crise actuelle, les pandémies sont l’une des plus grandes menaces auxquelles nous sommes confrontés », commence-t-il. La prochaine pourrait être l’une de celles qui, comme la grippe asiatique (1957-58) ou la grippe de Hong Kong (1968), provoquera plus d’un million de morts, deux fois plus que le coronavirus. Et qui, contrairement au Covid-19, frappera plus largement la population et pas seulement les personnes âgées « de manière disproportionnée ». Si le prochain virus « touchait un grand nombre d’enfants, on pourrait s’attendre à ce que la population soit encore plus prudente dans son retour à la vie normale, et à ce que les mesures de confinement et les restrictions soient plus sévères. »

Le Covid-19 est responsable d’un peu moins de 500.000 morts au travers le monde, ce qui représente 0,0056% de la population. C’est deux fois plus que le bilan de la grippe porcine de 2009-2010, mais cinq fois mois que la grippe de Hong Kong de 1968-1970.

Le Covid-19 est responsable d’un peu moins de 500.000 morts au travers le monde, ce qui représente 0,0056% de la population. C’est deux fois plus que le bilan de la grippe porcine de 2009-2010, mais cinq fois mois que la grippe de Hong Kong de 1968-1970.


« Bien que l’amélioration des conditions sanitaires et les progrès scientifiques nous permettent d’être bien mieux préparés, nous vivons dans un monde beaucoup plus urbanisé et globalisé, ce qui augmente les risques de propagation des maladies. »
Henry Allen rappelle qu’en 2017, avant que le Covid-19 ne frappe, une équipe de chercheurs de Metabiota, une entreprise spécialisée dans la modélisation du risque épidémique, avait calculé que, chaque année, il y avait une chance sur cinquante qu’une pandémie de grippe fasse 2,2 millions de morts dans le monde, là où normalement, en moyenne, une grippe saisonnière est responsable de 290.000 à 650.000 morts, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette probabilité annuelle de 2%, mesurée par Nita Madhav et ses collègues, « signifie qu’il est plus probable qu’improbable qu’une telle pandémie se produise sur une période de 40 ans », traduit Henry Allen.

La même équipe de scientifiques estime à 0,2 % la probabilité annuelle qu’une pandémie de grippe provoque au moins 22 millions de décès dans le monde, « ce qui signifie, explique l’analyste, qu’il y a près de 8% de chances qu’elle se produise au cours des 40 prochaines années. »

Tempête solaire : un black-out technologique

La probabilité qu’une super tempête solaire frappe la Terre est encore plus élevée. Ce risque-là a beau venir d’une centaine de millions de kilomètres, il n’a rien de la science-fiction. En 1989, une éruption de particules électromagnétiques avait provoqué une panne d’électricité au Québec pendant neuf heures. La même année, une autre éruption solaire avait entraîné l’arrêt des échanges à la Bourse de Toronto. Rien de bien méchant, des broutilles comparées aux « dommages bien plus importants » que provoquerait une tempête solaire aussi violente que celle de Carrington en 1859, « ainsi nommé d’après l’astronome qui l’a enregistré. C’est la plus grosse tempête géomagnétique connue à ce jour », indique Henry Allen.

A l’époque, dans un monde où la technologie n’en était qu’à ses balbutiements, la population s’extasia surtout devant les aurores boréales visibles jusqu’à Cuba ; à peine fut-elle dérangée par le chaos qui toucha le réseau télégraphique, les étincelles qui jaillissaient des lignes, les incendies dans les stations. Aujourd’hui, alors que « la technologie moderne est basée sur l’électronique, il pourrait y avoir des coupures de courant majeures, ce qui aurait des répercussions sur l’ensemble de l’économie […]. Des vies pourraient être perdues si cela avait un impact sur les hôpitaux et les soins médicaux. Les communications seraient perturbées, de nombreux systèmes de paiement seraient dysfonctionnels et les satellites GPS seraient confrontés à des interférences importantes, au détriment de la population et de toutes les industries qui dépendent de services de localisation précis, notamment les avions. Les infrastructures régissant les marchés financiers mondiaux pourraient être gravement endommagées. »

La probabilité qu’une éruption solaire comme celle de Carrington se reproduise est de 12% à dix ans, estimait en 2012 le scientifique Pete Riley de l’entreprise Predictive Science. « A supposer que cette probabilité reste constante d’une décennie à l’autre, il y a 40% de chances que cela se produise dans les quarante prochaines années. Et si l’on étend la période à 55 ans, cette probabilité dépasserait 50% », projette Henry Allen.

Super volcan : « peu probable mais pas impossible »

Dans le cas d’une méga éruption volcanique, ce serait pire encore. Une explosion d’intensité VEI-7, qui expulserait plus de 100 km3 de matière volcanique, « provoquerait une perturbation majeure à l’échelle mondiale », prévient Henry Allen. Il y aurait des morts, en « très grand nombre » si l’éruption avait lieu à côté d’une grande ville et, « à mesure que les retombées se propageraient dans l’atmosphère, des restrictions sur les voyages aériens seraient mises en place, ce qui affecterait gravement les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie […]. La hausse des températures et le changement climatique affecteraient les cultures, ce qui entraînerait une hausse des prix des denrées alimentaires et des catastrophes humanitaires, notamment dans les pays émergents et les pays frontaliers. »

À la fin du 18ème siècle, le réveil du volcan islandais Laki avait plongé l’Europe dans le chaos, provoquant la famine à l’origine, dit-on, de la Révolution française. Cette éruption était d’une intensité VEI-4, comme celle de l’Eyjafjallajökull, responsable de la fermeture de l’espace aérien européen en 2010. Mais, à lui seul, l’indice d’explosivité ne dit pas tout de la dangerosité d’un volcan. Dans le cas du Laki, ce n’est pas tant l’explosion qui fut destructrice que le contenu des effusions, pleines de gaz toxiques.

N’empêche qu’une explosion d’intensité VEI-7, mille fois plus forte que celle des volcans islandais, déréglerait le climat. La dernière du type, celle du Tambora indonésien en 1815, avait conduit à un hiver volcanique, à savoir à une baisse des températures – en Asie et au-delà – « en raison de la matière volcanique qui obscurcissait le soleil. L’année suivante a été connue comme ‘l’année sans été’ […], rappelle l’analyste de Deutsche Bank. Le changement climatique fut responsable de mauvaises récoltes dans le monde entier, provoquant des famines généralisées […]. Il provoqua des émeutes de la faim [en Europe]. » L’éruption d’un super volcan est « peu probable mais pas impossible. » En 2018, les vulcanologues Chris Newhall, Stephen Self et le climatologue Alan Robock écrivaient qu’un tel évènement se produisait une à deux fois par millénaire. « Si l’on suppose qu’il y a une probabilité annuelle de 0,15% qu’un tel événement se reproduise (environ en fois tous les 667 ans), avance Henry Allen, alors les chances que cela arrive au cours des quarante prochaines années sont de 5,8%. »

Une guerre : 22% de chance d’ici à 2060

Il y a une raison à ce que les catastrophes naturelles viennent plus facilement à l’esprit de l’analyste que les guerres. Comme, il l’explique lui-même : « Nous vivons dans un monde beaucoup plus interconnecté et coopératif que dans les siècles passés. » Une guerre serait trop coûteuse. C’était aussi l’argument du journaliste britannique Norman Angell dans son livre La Grande Illusion, à la veille de la Première guerre mondiale. « Les nouveaux facteurs économiques démontrent sans ambiguïté l’inanité de la guerre », expliquait lord Esher, l’un de ses disciples et proche de la famille royale, citant « le désastre commercial, la ruine financière et les souffrances individuelles. » Le Comittee of Imperial Defense, qui conseillait l’Empire sur la stratégie militaire, pensait une guerre d’autant plus impensable que la Lloyd’s of London assurait la marine allemande. Mais les nations ne sont pas toujours rationnelles.

Aujourd’hui, l’arme nucléaire rend une guerre encore plus inconcevable, mais pas impossible. « Il est plus difficile de mettre une probabilité sur le déclenchement d’une guerre, car soumis à des calculs humains, explique Henry Allen. Toutefois, « si nous faisons l’hypothèse prudente que la probabilité annuelle d’une guerre mondiale est de 0,625% (soit une chance sur 160 chaque année), cela signifie qu’il y a 22% de chance qu’une guerre se déclare dans les 40 prochaines années. »

Au bout du compte, calcule l’analyste, la probabilité qu’au moins un de ces quatre scénarios catastrophes se produise au cours des dix prochaines années est de 33,5%, si tant est que les probabilités soient indépendantes. « Et si l’on étend cette période à vingt ans, il est alors plus probable qu’improbable (55,7 %) qu’au moins un de ces événements se produise. »

Le roman de Bernard Woitellier c’est « ce qu’on attend d’un bon livre : être dépaysé » sur Breizh info

Chronique littéraire. Le maître de la lumière de Bernard WOITELLIER

Le 28 août 1859, la Terre a été frappée en 2 vagues par une série de tempêtes solaires inhabituelles et monstrueuses.

On a surnommé cet épisode « l’événement de Carrington » du nom de l’astronome qui a observé le phénomène. Ces tempêtes électromagnétiques ont provoqué de nombreuses aurores polaires visibles jusque dans les zones tropicales (alors qu’en principe elles dépassent rarement le cercle polaire) et ont perturbé les communications télégraphiques, électrocutant nombre de télégraphistes, certains appareils prenant même feu. Pendant un certain temps, les pôles magnétiques ont disparu, rendant inutilisables les boussoles. Ce type d’événement cataclysmique serait susceptible de se reproduire tous les 150 ans. On estime à 12% la probabilité qu’un nouvel « événement de Carrington arrive dans la décennie qui vient. Si en 1859, les conséquences ont été somme toute limitées, il n’en serait pas de même dans notre société de 2020 fondée sur l’électricité et internet.

En effet, les aurores boréales provoquent des courants électriques dans le sol qui sont sources de surtensions. On ignore l’impact que pourrait avoir une telle tempête, même si, les autorités prenant conscience du problème ont essayé dans la mesure du possible d’implanter des sauvegardes et des protections contre les délestages, d’autant plus qu’en dehors des tempêtes solaires, ce phénomène de surtension généralisée pourrait être la conséquence d’une attaque nucléaire en haute attitude, qui ne causerait aucune perte humaine directement, mais détruirait les circuits électriques, renvoyant le pays agressé à l’âge de pierre.

Woitellier nous livre un thriller dystopique qui décrit les conséquences d’une telle tempête solaire sur le monde de 2020. Il prend les hypothèses les plus pessimistes, mais qui sait si elles ne seront pas vérifiées ? Dans « le maître de la lumière », le réseau électrique ne sera jamais réparé, la société s’effondrant rapidement, rendant impossible tout effort coordonné de remise en état. Le plus frappant dans ce roman est l’absence de réaction des États et des autorités légitimes. Si une telle situation arrivait dans le monde réel, on peut penser que les gouvernements et leurs représentants locaux mobiliseraient l’armée, leur donneraient des consignes claires et réussiraient à rétablir l’ordre. Ou si le Pouvoir était vraiment défaillant, des milices d’auto-défense se constitueraient et ramèneraient le calme, les honnêtes gens étant 10 fois plus nombreux que les gangsters.

Rien de tel dans ce roman. L’anarchie puis l’anomie s’emparent du monde entier, il reste ici ou là quelques vagues réactions, la garde nationale s’efforce de maintenir en vain un semblant d’ordre dans l’Alaska, un chef de police dans les Canaries devant l’inertie du gouverneur prend le pouvoir et livre des pilleurs aux requins dans des efforts dérisoires pour maintenir l’ordre.

Dans ce thriller, la violence est reine ; les hommes tapent sur leurs compagnes ; les pervers abondent, ils ne cherchent qu’à violer les femmes et à massacrer des innocents. On suit particulièrement le sort de deux héroïnes et de leurs enfants, Thana une infirmière qui se réfugie avec son fils Tim en Alaska, Alma et sa fille Sarah qui habitent dans les Canaries. Toutes les deux essayent de survivre et de protéger leur progéniture. Seul contre-point à l’anarchie généralisé, les indiens d’Alaska réussissent à organiser une communauté basée sur la solidarité et la protection de tous. Ils seraient les mieux adaptés au nouveau monde qui se lève.

Le thème de l’effondrement est populaire : la crise du Covid l’a remis à la mode. : certains ont cru que nous étions arrivés à ce point critique. En juin 2020, il semble qu’il n’en soit rien, à moins d’un rebond catastrophique de la maladie. D’autres collapsologues évoquent une crise écologique majeure qui emporterait la civilisation qualifiée d’occidentale. Cette peur d’un désordre majeur disloquant la société, du jugement dernier, est profondément ancrée dans l’Homme. Dans les années 1960, on a vu fleurir nombre de romans sur un monde post-nucléaire où de petites communautés prenaient le pas sur un gouvernement américain dépassé. C’est le cas de l’œuvre culte de Philip K Dick Doctor Bloodmoney paru en 1965. 60 ans ont passé, les causes avancées de l’effondrement changent, mais la terreur de l’humain devant l’effondrement possible de son cadre de vie reste la même.

Mais qu’importe si les fondements de ce roman sont réalistes ou pas, « Le maître de la lumière » est un excellent Thriller, qui suscite de l’intérêt. On suit avec appréhension les aventures des personnages, de leur lutte pour la survie. C’est ce qu’on attend d’un bon livre : être dépaysé.

Le maître de la lumière de Bernard WOITELLIER, librinova, 24,90 € 637 pages

Christian de Moliner

Illustration : DR
[cc] Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine 

Anne-Lise Blanchard dénonce : « L’Occident s’est livré à la plus ignominieuse action de guerre qui soit, le “pillage des cerveaux”. »

VALEURS CHRÉTIENNES : CULTURE

Carnet de route : de l’Oronte à l’Euphrate

Native d’Alger, danseuse chorégraphe puis thérapeute, longtemps collaboratrice de revues littéraires, Anne-Lise Blanchard a publié une trentaine de livres, de récits et de poèmes. De 2014 à 2019, elle sillonne le Proche-Orient à la rencontre de ses populations, notamment chrétiennes. Elle vient de publier son Carnet de route : de l’Oronte à l’Euphrate, dans lequel elle relate ses voyages dans un Proche-Orient troublé, en Syrie, Jordanie, Irak…

Simon al-Wakil, chef de la Défense nationale de Mhardeh, ville chrétienne de 23 000 habitants, témoigne :

Elle dénonce aussi l’attitude de l’Occident :

IFESD, une initiative d’Eric Jeux pour l’enseignement en temps de Coronavirus

Le portail créé par l’entrepreneur Eric Jeux pour faciliter l’enseignement en période confinée (et de manière gratuite !) est accessible à l’adresse suivante: ifesd.fr
 contact presse : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

IFESD, une initiative pour l’enseignement en temps de Coronavirus

Le portail IFESD.fr, d’enseignement à distance est proposé gratuitement aux professeurs qui le souhaitaient et à leurs élèves jusqu’à la fin de l’année scolaire. Lancé en avril par le bouche à oreille, une vingtaine de professeurs l’ont adopté et il est maintenant utilisé journellement par un millier d’élèves de collège et de lycée.

Il s’agit d’une plateforme pour dispenser des cours à distance qui s’appuie sur la technologie MOODLE, logiciel libre, le plus ancien et l’un des plus utilisés dans le monde par les universités et les écoles pour l’enseignement en ligne.

Dès le début du confinement, Eric Jeux a remarqué la difficulté des professeurs pour assurer leur cours et le rendre accessibles à tous leurs élèves quel que soit leur niveau d’équipement connecté. Certes, la solution proposée ne permet pas d’atteindre les élèves qui ne possèdent ni smartphone, ni tablette, ni ordinateur, mais elle est accessible à tous sans difficulté, avec une bonne sécurité qui évite les intrusions malignes au milieu des visioconférences. Elle résout surtout le problème suivant, certains professeurs donnent des devoirs et des leçons à réaliser en autonomie, d’autres proposent de longues visioconférences où ils parlent à leur classe, d’autres encore alternent ces pratiques d’une fois sur l’autre. La dynamique et la motivation d’une classe ne peuvent être maintenues dans ces conditions.

Il est nécessaire de provoquer l’interaction avec les élèves régulièrement et de retenir leur attention par tous les moyens pédagogiques pour leur permettre d’apprendre et de progresser. C’est l’objet du portail IFESD qui permet au professeur de construire son cours comme une succession d’activités alternant les moments où le professeur parle aux élèves, les questions auxquels ils doivent tous répondre par écrit ou à l’oral, les vidéos à regarder, les textes à lire, les exercices à faire. Le professeur a la possibilité de structurer son cours avec une dynamique comparable à celle de la classe en présence, et les élèves se trouvent engagés dans un processus qui maintient leur attention et les focalisent.

De plus le portail fort d’une technologie avec plus de vingt ans d’expérience, est remarquablement facile d’abord tant pour les élèves que pour les professeurs. Les outils informatiques ont une très bonne ergonomie qui permet aux professeurs, même les plus réfractaires aux outils numériques, de les prendre en main rapidement et d’en tirer parti pour dynamiser leur cours. Depuis l’ouverture de la plateforme, chaque semaine, des webinars et des tutoriels sont proposés aux professeurs pour améliorer leur usage.

Eric Jeux est entrepreneur et écrivain de science-fiction pour les ados. Il a fondé plusieurs sociétés dans le domaine du numérique ; et depuis trois ans, il écume les collèges et les lycées en relation avec les professeurs de français, pour aller à la rencontre des jeunes, leur présenter sa saga « le Temps des Infralents » et les engager à lire et à écrire à travers des ateliers d’écriture et un concours autour de sa saga.

Breizh info se demande si le roman « La Tentation de la vague » est écrit par un gauchiste !!

Chronique littéraire. La tentation de la vague d’Alain Schmoll

« La tentation de la vague » est un roman à l’intrigue originale, qui si elle a un peu de mal à démarrer, vous happe et vous oblige à le lire sans discontinuité pour en connaître la fin. Le thriller présente deux univers en apparence différents : d’un côté Werner, héritier d’une famille d’industriels de Genève.

Il vit à Paris, ne s’est jamais impliqué dans la gestion de l’entreprise de son père, mais celui-ci est malade d’un cancer et l’entreprise rencontre des difficultés potentiellement mortelles. Werner est contraint de prendre ses responsabilités et s’impliquer dans la gestion du bien familial. L’auteur utilise le « je » pour ce personnage, afin d’aider le lecteur à s’y retrouver dans l’intrigue.

De l’autre côté, le roman présente Romain, gauchiste de profession, qui anime un mouvement « Émancipation révolutionnaire » dont le but est de faire tomber le pouvoir bourgeois, mais qui se refuse à utiliser la violence pour la violence. Romain est un « James Bond » de l’activisme, beau, organisateur efficace, compétent dans tous les domaines, qui a des idées valables sur tous les sujets, dont les arguments sont imparables et convaincants. Il a fait partie des services secrets cubains où il a rencontré Julia avec laquelle il entretient une liaison depuis 10 ans. Romain est mystérieux, insaisissable même pour son amante, qui sur le fond le connaît peu. Il est en retrait de son organisation, utilise un camarade Amin pour effectuer à sa place la gestion courante. Il découvre un militant, Greg qui possède un charisme rare et se révèle être un excellent orateur. Romain pousse Greg, il organise pour lui des manifestations au succès croissant, dans lesquelles son poulain lit des discours qu’il lui a écrits. Mais grisé par son succès d’estrade, Greg aspire à évincer Romain, qu’il trouve trop mou. Il prend contact avec tous les révolutionnaires vivant en France, pour organiser une internationale de la subversion. Il veut aussi mettre Julia dans son lit. L’affrontement est inévitable. L’auteur utilise « il » dans cette partie.

Quel est le lien entre ces deux univers si différents ? C’est que le lecteur découvrira au fil d’une intrigue bien menée et finalement ambiguë. Le style est simple, efficace, sans fioritures inutiles. On peut juste reprocher à l’auteur d’avoir trop embelli ses personnages : les filles sont belles, intelligentes, Romain est un superman, Amin un second rêvé, sans ambitions et fidèle comme un chien.

On pourrait croire que l’auteur est favorable aux thèses d’extrême gauche, il n’en est rien, la distanciation avec cette idéologie, finissant par pointer son nez.

La tentation de la vague d’Alain Schmoll, éditions l’Harmattan, 23 €, 262 pages

Christian de Moliner

« La lecture est passionnante et l’action bien découpée, laissant le suspense agir » sur Bernard Woitellier

Bernard Woitellier, Le maître de la lumière

C’est arrivé en 1859, mais la civilisation technique n’était pas alors très avancée ; si cela arrive « de nos jours », c’est nettement plus grave, toute une civilisation s’écroule du jour au lendemain !  Mieux qu’une pandémie : ce qui arrive ? L’effet Carrington, nom de cet astronome anglais qui observa la plus grande tempête magnétique solaire jamais vue avec l’éjection d’un plasma de particules qui atteint la Terre en 17 heures. L’orage magnétique a suscité de superbes et spectaculaires aurores boréales mais n’a guère perturbé alors que le télégraphe. Il en serait autrement aujourd’hui où nous vivons en tout-électrique.

Imaginez… Plus de réseau électrique donc plus d’Internet ni de téléphone mobile, ni de GPS donc de satellites, plus de carte bancaire ni de services financiers, plus de trains (ni de voitures écolos), ni de télé, ni de congélateur ou frigo, ni de lumière artificielle, plus d’ascenseur ni d’eau potable, ni d’essence – liquides pompés électriquement. L’éruption solaire en 1989 a provoqué la chute du système de production puis l’effondrement d’une grande partie du réseau électrique d’Hydro-Québec ; mais ce n’était pas une tempête de la force de celle de Carrington. Pas plus celle du 14 février 2011 qui a brouillé les communications radios et les signaux GPS des avions long-courriers, donc leur atterrissage.

L’auteur imagine ce qui se passerait si… Dans cette distopie, il a le talent de mettre en scène quelques groupes de personnages qui vont tenter de s’adapter pour survivre. Parfois des gens moyens avec leurs problèmes intimes, parfois des super-héros qui se révèlent dans l’action. Il y a Thana (abréviation yankee de Nathanaëlle) et son fils Tim (Timothée) de 8 ans ; elle est infirmière et maquée avec un pervers narcissique qu’elle ne parvient pas à quitter pour rejoindre son amour de jeunesse, Tobias, le père biologique de Tim mais qui ne le sait pas, survivaliste à Anchorage. Il y a Aryan, métis d’indien devenu pilote d’avion-cargo MD11 qui a du mal à entretenir une relation quelconque dans ce monde qui n’a jamais été fait pour lui mais qui parvient à atterrir sans instruments ni radio. Il y a Paola l’astronome spécialiste des taches solaires obsédée par les calculs pour oublier son enfance, et son étudiant canadien Maxime de dix ans plus jeune qui prépare une thèse à l’observatoire solaire de Tenerife. Il y a Alma la serveuse de bar à Las Palmas en Grande Canarie privée de boulot en une journée, et sa fillette de 7 ans Sarah. Il y a Raul, fils de flic devenu flic, brimé sauvagement durant son enfance et qui se venge des lâches, sans pourtant résilier son humanité au fond de lui.

Lorsque la catastrophe survient, en quelques heures le monde entier est plongé dans le chaos, les villes, les régions et les îles isolées du reste du monde, sans communications ni directives – car rien n’a été prévu, pas même l’exercice du pouvoir. Les sites de production électrique sont grillés, les transformateurs hors service et leur remplacement ou réparation réclame de l’énergie pour les lever, les transporter, les installer ! Un seul regret, mais le roman est déjà long, aucune vision mondiale de ce qui se passe, des remèdes apportés, des pions géopolitiques poussés par les Etats dictatoriaux mieux organisés ou, au contraire, la résilience des Etats décentralisés qui fonctionnent sur initiatives locales. Qu’en est-il des panneaux solaires ? De l’énergie du vent ? De l’hydroélectrique ? Les microcentrales – industrielles ou bricolées – ne sont-elles pas légitimes ? Après tout, le moulin à vent ou la vapeur née de l’eau et du bois ou du charbon étaient des énergies puissantes pour une société peu industrielle. L’auteur, bien qu’aventurier et pilote professionnel, préfère les anciens militaires aux ingénieurs, ce en quoi il ne suit pas Jules Verne.

Dans les semaines et les mois qui suivent la catastrophe, la police est impuissante à réprimer la sauvagerie qui refait surface, comme à chaque fois qu’une occasion se présente, voyez les « casseurs » dans n’importe quelle manif ordinaire. Les femmes sont particulièrement visées, revanche de machos qui ne pensent qu’à les violer, et plus elles sont jeunes, mieux c’est, vieux fantasme de mâle dominateur que révèle déjà le Coran. L’auteur semble avoir une particulière dent contre les « Bataves » et les « Danois » dans cet élan de brutes.

Chacun va alors tenter de regagner le nid originel, sa famille ou sa tribu, pour refaire le monde comme avant l’industrialisation. Bernard Woitellier, par atavisme, privilégie les Indiens, réputés être restés en phase avec leurs ancêtres. Indiens de la région d’Anchorage, Indiens canariens. Certains vivent encore de façon traditionnelle avec puits et cuisine au bois, chasse, pêche et traditions. Ils les revivifient tout simplement en délaissant tout ce qui est électrique, même si les instruments à piles ou à batterie peuvent encore fonctionner. Retour à l’énergie du vent, de la vapeur, des bras. Retour à une sorte d’autarcie médiévale comme les écolos mystiques en rêvent. Chacun chez soi, le village bien défendu.

Le roman, au titre peut engageant, est bâti comme un thriller, sur le modèle premier d’Airport, roman d’Arthur Hailey paru en 1968 dont a été tiré un film qui a mené le genre à la célébrité. Le maître de lumière est un livre fort qui appelle à l’initiative mais pas seulement : Thana et Tim seront adoptés par les Indiens d’Anchorage, Maxime par les Indiens des Canaries. La lecture est passionnante et l’action bien découpée, laissant le suspense agir. Même si un tel renversement reste très improbable, vous n’avez qu’une envie une fois le livre fini : vous former aux techniques de survie, de camouflage, de culture vivrière, d’autosuffisance. Un idéal de commando très en phase avec le catastrophisme ambiant.

Bernard Woitellier, Le maître de la lumière, 2019, Librinova, 641 pages, €24.90 e-book Kindle €3.99

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Avec « Trois semaines en avril », Christian de Moliner poursuit l’édification de son oeuvre romanesque

Avec « Trois semaines en avril », son nouveau roman qui paraît en juin 2020 aux Editions du Val Christian de Moliner poursuit l’édification de son oeuvre romanesque, autour d’une pensée politique originale qui part du constat qu’il est devenu difficile de « vivre ensemble » et qui avance toute en mesures et en nuances.

Pour le recevoir en service de presse / interviewer l’auteur, merci de contacter guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Le sujet : La France dans un futur proche : notre pays est sorti de l’euro et s’est enfoncé dans une crise économique catastrophique. Il est en proie à des attentats meurtriers et à des affrontements ethniques et religieux. Seules, l’armée et la police maintiennent un semblant d’ordre.

A Saint-Pierre, petite ville lugubre du Nord de la France, Fatima, l’institutrice musulmane, croise la route de Xavier, le capitaine chargé par des effectifs dérisoires de ramener la paix après des émeutes sanglantes. Réussiront-ils à construire un pont entre les communautés qui se déchirent ?

Ni manichéenne ni moralisatrice, cette chronique amère de trois semaines d’un bref printemps nous tend un miroir aux reflets cruels qui permet d’entrevoir ce que sera, peut-être, notre pays dans quelques années. 

L’auteur : Christian de Moliner est né en 1956. Agrégé de mathématiques, il est passionné d’histoire et auteur de nombreux ouvrages.