Qui est François de Coincy ? l’auteur du livre d’économie « Mozart s’est-il contenté de naître ? »

François de Coincy, né en 1945 (75 ans)

2020 – auteur d’un livre d’économie : « Mozart s’est-il contenté de naître ? »

1977 – 2018 PDG de la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux. Redressement de la société et transformation en holding solide et diversifié.

1976 – 2000 Création et développement d’un groupe immobilier en association avec un ami.

1970 – 1976 Groupe Hachette (diverses fonctions gestion finance) .

1970 Diplomé ESC

Je suis entré dans une école de commerce (ESC de Bordeaux) parce qu’à l’époque, il n’était pas nécessaire d’avoir le baccalauréat pour se présenter au concours d’entrée. J’avais dépensé toute mon énergie intellectuelle à assouvir ma passion boulimique pour la lecture et passé beaucoup de mes après-midi au cinéma plutôt qu’au lycée.

Ma première expérience d’entreprise a été lors de ma dernière année d’études (que j’ai faite à l’ESC Pau). J’avais eu l’idée de créer un journal gratuit sur les loisirs à Pau entièrement payé par la publicité (Ce concept état très nouveau en 1969). Un de mes camarades s’occupait de la publicité et un autre de la distribution. Après avoir eu mon diplôme j’ai revendu mes parts à celui qui s’occupait de la publicité qui a préféré continuer cette activité plutôt que de terminer ses études. J’avais appelé ce journal Play-Time, je ne me rappelle plus si il était hebdomadaire  ou bimensuel. Il existe peut-être encore car j’en ai vu un exemplaire paru en 2016, 47 ans après sa création.

Hachette m’a embauché en 1970 au Contrôle central de gestion. Ce service nouveau mettait en place un système d’information devant permettre à la Direction Générale de piloter la myriade d’entités et de baronnies qui composait le groupe ( C’était l’époque de Ithier de Roquemaurel, puis Simon Nora et Gérard Worms). J’ai ensuite occupé des fonctions dans la distribution, puis comme directeur financier d’une filiale, puis dans la division qui supervisait les filiales étrangères.

Fin 1973 j’ai cherché à racheter avec un ami une société : Il s’agissait de la concession Porsche, Alfa-Romeo, de Tomaso, de Montpellier. Nous avons monté le financement, obtenu l’accord du vendeur qui n’avait pas de successeur et ne voulait pas voir l’œuvre de sa vie disparaitre. Puis la crise pétrolière de 1974 est arrivé et les banquiers nous ont annulé l’accord de prêt, « puisque désormais avec l’augmentation du prix du pétrole, les voitures de luxe ne se vendront plus ».

Je suis donc resté chez Hachette, lorsque l’opportunité de reprendre  une entreprise s’est présentée en 1976. Le beau-père d’un ami avait à Bordeaux une entreprise de second œuvre du bâtiment au bord de la faillite et n’était plus en état psychologique d’assumer la situation. Nous avons décidé de la reprendre pour un franc et j’ai donc démissionné de Hachette.  La situation de cette entreprise de 150 personnes était extrêmement dégradée, nos finances propres insuffisantes et après avoir restructuré l’entreprise, nous avons dû jeter l’éponge. Une partie de l’entreprise a été reprise par une grande entreprise et une autre a été purement fermée.

Après cette expérience peu fructueuse mais très intense, mon ami et moi avons créé la société GIMCO ayant pour objet social la transaction et la gestion immobilière. Cette activité s’est développée régulièrement et la société est devenue un acteur connu de l’immobilier de l’ouest parisien. Nous avons vendu en 2010 la société au fils de mon ami, (l’argent de cette vente m’a permis de renforcer ma position d’actionnaire dans CFD). La société qui s’appelle aujourd’hui GIMCOVERMEILLE est composée d’une centaine de collaborateurs.

Dans le même temps, la Compagnie de Chemins de Fer Départementaux (CFD) qui était dans ma belle-famille depuis 1881, se trouvait dans une situation financière très difficile. Depuis la mort de l’oncle de mon épouse quelques années auparavant, la société n’était plus gérée correctement et les banques ne voulaient plus accorder de nouveaux crédits. J’ai accepté en 1978 d’en devenir le PDG.

CFD, PME de deux cent personnes,  avait des activités d’exploitant ferroviaire, de transport routier et de fabrication de matériel ferroviaire. Seul le transport ferroviaire avait une petite rentabilité, le reste était nettement déficitaire. Une première restructuration a permis un répit, mais l’arrivée de la Gauche au pouvoir avec un blocage des prix conjugué à une hausse du cout du travail a rendu nécessaire des mesures encore plus drastiques. Ce ne fut qu’au bout de huit années que la situation financière fut rétablie après des tensions constantes avec les banquiers et des nuits sans sommeil à chercher des solutions pour couvrir les échéances.

Au cours de cette période nous avons eu des initiatives fortes pour amener de nouvelles activités. Il y eut des réussites comme la reprise des activités Moyse et il y eut l’échec de la création de la société Biopresse avec la Lyonnaise des Eaux. Ce fut une période très tendue avec l’impression d’avoir son temps et son énergie consommés par les problèmes de trésorerie.

Une fois les problèmes financiers réglés, j’ai pu réaliser des choses plus constructives. Le contrat de réalisation de locomotives par une entreprise algérienne sous licence CFD a été notre première affaire d’importance qui a marqué notre vrai retour dans l’industrie ferroviaire.

En 1993, nous avons repris l’ancienne division ferroviaire de l’entreprise Soulé à Bagnères de Bigorre qui avait déposé son bilan. Nous reprenions seulement 20 personnes sur 80. L’usine de Bagnères pouvait accueillir 400 ouvriers et c’était pour nous dans une vision à long terme car la taille trop réduite de  notre usine de Montmirail ne nous permettait pas de répondre aux appels d’offres trop important.

Nous avons pris des contrats significatifs (face à Alstom notamment) et lorsque nous avons revendu notre usine au groupe espagnol CAF, l’effectif était de 170 personnes.

Nous avons vendu en 2008 parce que la taille que nous avions atteinte commençait à excéder nos capacités financières et il aurait fallu arrêter l’expansion.  La grande plus-value obtenue nous a permis de lancer d’autres investissements et le repreneur de l’usine de Bagnères en a accéléré le développement (le vendeur et l’acheteur ont fait chacun une bonne opération qui a été aussi profitable aux salariés de l’usine).

En 1994, nous avons créé la société Transmontagne avec la participation d’autres professionnels du secteur. La société voulait exploiter des stations de sports d’hiver sur un modèle de gestion déléguée.

La société a pris la gestion de plusieurs sites, dont Val Frejus, Super Lioran, Pra- Loup, La Foux d‘Allos Chamrousse, Super Devoluy. Rapidement elle a atteint une taille significative avec un effectif de 200 permanents et 400 saisonniers.

Pour se développer encore, le Directeur Général de cette société dont j’étais le Président a voulu engager une stratégie basée sur des financements importants et l’appel à des fonds de capital-risque. Je n’étais pas d’accord avec cette stratégie qui accroissait les risques de l’entreprise ( c’était une aversion due sans doute aux années de galère que j’avais passées à faire face à des problèmes de trésorerie). Les autres actionnaires étant d’accord avec la stratégie du Directeur Général ont racheté nos actions dans Transmontagne. Le développement a été très important les années suivantes mais ensuite deux années avec peu de neige ont entraîné malheureusement la faillite de Transmontagne trop endettée. Nous nous en étions heureusement dégagé en réalisant une belle plus-value.

A partir de 2008, du fait de la vente de l’usine de Bagnères,  la compagnie CFD s’est retrouvée avec très peu d’activités et une trésorerie importante. Plutôt que de récupérer les capitaux, les actionnaires (dont mon épouse et moi représentent 47% soit une majorité de fait) ont choisi de les laisser dans la société qui réinvestirait et ainsi perpétuer l’esprit d’entreprise qui y existe depuis plus de cent ans.

C’est ainsi que nous avons créé une branche ferroviaire à partir du bureau d’études roumain que nous avions créé en 2000 à Bucarest, développé une branche logicielle important à partir d’une petite sous-filiale de 3 personnes que nous avions dans le sud de la France et acquis une société de capteurs qui complète une petite branche de produits industriels que nous avions en Belgique. CFD a aujourd’hui un effectif global de 200 personnes.

En 2019, un de mes fils qui a développé avec succès une affaire de vente sur internet a accepté de prendre ma succession à la tête de CFD, malgré tous les problèmes que pose la prise en charge de deux sociétés différentes. Ainsi s’assure la pérennité d’une entreprise familiale.

Christophe Bourseiller consacre sa chronique de France Inter aux « Anges de l’Histoire », le roman de Frederika Abbate aux Nouvelles Editions Place.

Christophe Bourseiller consacre sa chronique de France Inter aux « Anges de l’Histoire », le roman de Frederika Abbate aux Nouvelles Editions Place.

Réécoutez l’émission ici : 

https://www.franceinter.fr/emissions/la-chronique-de-christophe-bourseiller?fbclid=IwAR0NpCMdfstDWkvzEFakr_Vi14szJSyYMCAf8F0LlAgyWfAA521NeBDExWo

Afrique Midi s’est penché sur le Projet de Constitution pour l’Algérie nouvelle

Une Constitution pour une Algérie nouvelle ?

Le livre de Lachemi Belhocine et de Reza Guemmar, « Projet de Constitution de l’Algérie nouvelle», a fait l’objet d’un débat riche et passionnant lors de la rencontre organisée par le réseau Algériens sans frontières (ASF) le 10 octobre dernier à l’Académie de la diplomatie et des relations internationale à Genève. Compte-rendu.

L’Algérie, un des grands pays Africains pour ne pas dire dans le monde, qu’on appelait il y a quelques années la « Mecque des révolutionnaires », aujourd’hui titube, vacille et n’arrive plus, parait-il, à retrouver son chemin en tant que : « République algérienne démocratique et populaire », projetée par le Congrès de la Soummam magistralement conduit par le duo Abane Ramdane et Ben M’hidi ! Est-ce une fatalité ?

Les crises successives, en l’occurrence la Crise de l’été 1962, le Printemps berbère, les Evènements d’octobre 88, le Terrorisme des années 1990, le Printemps noir et le Mouvement populaire de 22 février 2019 ne sont-ils pas autant d’indicateurs qui renseignent à plus d’un titre que le système politique algérien, né depuis l’indépendance à ce jour, grogne dans tous ses rouages ?

Mais comme le soulignait si bien Me Mabrouk Belhocine, une des mémoires de l’Algérie colonisée et décolonisée : « on doit écrire l’histoire même avec ses pages noires ». Son compagnon de lutte Ferhat Abbas, premier président Gouvernement provisoire de République algérienne, prononce la sentence : « Un Etat « confisqué » est un Etat « mort-né ».

Que se passe-t-il avec l’Algérie, 58 ans après son indépendance ? Sommes-nous un troupeau de moutons qui donnera naissance à un gouvernement de loups, pour reprendre Agatha Christie ? Montesquieu n’avait-t-il pas raison dans sa sentence dans son œuvre L’esprit des lois : « toute nation a le gouvernement qu’elle mérite » ?

Les Algériennes et Algériens peuvent-ils se concilier et se réconcilier et marcher comme un seul homme et prendre conseil de son histoire et discuter de son présent pour projeter son futur ? Pouvons-nous débattre d’un modèle institutionnel et constitutionnel à la hauteur de nos aspirations et de notre histoire, autrement dit d’une Algérie nouvelle que le peuple ne cesse de revendiquer ?

Le Mouvement populaire, appelé « révolution du sourire » ou « Hirak », aboutira-t-il à la mise en place d’un système politique tenant compte des spécificités algériennes ? Un système qui s’articulera autour de la souveraineté du peuple, adapté à la société et à ses valeurs et tenant compte de règles pragmatiques capables de donner naissance à une démocratie algérienne est-il possible ?

La réponse est évidente mais encore faut-il définir et puis avoir le courage de partager ce meilleur. C’est ce qu’a été débattu lors d’une rencontre organisée par le réseau Algériens Sans frontières (ASF) le 10 octobre dernier à l’Académie de la diplomatie des relations internationale à Genève, autour du livre de Lachemi Belhocine et de Reza Guemmar, « Projet de constitution de l’Algérie nouvelle».

« Projet de constitution de l’Algérie nouvelle» 

Le Projet de constitution de l’Algérie nouvelle est le résultat d’une étude comparative de 130 constitutions en vigueur à travers le monde. Il faut ajouter à cela un travail minutieux mené sur le terrain et à travers les quatre coins du pays. « Nul besoin de système politique importé », lit-on dans l’avant-poste de l’ouvrage « Projet de constitution de l’Algérie nouvelle ». Toute loi fondamentale est perfectible. Celle figurant dans cet ouvrage a plusieurs mérites, notamment ceux de la stabilité et de la modernité, attachés notamment aux principes de jurisprudence et aux mécanismes juridiques qui ont fait leurs preuves depuis très longtemps.

A l’ouverture des interventions, Me Lachemi Belhocine, présidant du ASF, avait dans sa plaidoirie décortiqué la question : C’est quoi une Algérie nouvelle ? Est-ce le retour aux racines avec un nouveau départ ? N’est-il pas temps que l’Algérie retrouve son chef historique et  signataire de son extrait de naissance, en l’occurrence  Karim Belkacem à Evian ?

L’Algérie nouvelle, celle qui nous fait combattre et qui nous pousse encore à nous battre aujourd’hui, est sans nul doute « celle qui se tournera vers la modernité mais équipée d’un matériel et d’un outillage local, mais surtout celle qui fera la jonction entre son passé lointain et son présent ».

Il s’agit là, relève le président du ASF, d’une initiative qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche citoyenne personnelle et collective, insufflée par une nécessité vitale de changement de mode d’organisation et de fonctionnement sociétaux.

Me Lachemi Belhocine soutient que « ce besoin de changement exprimé par tout un peuple est l’émanation d’un sursaut et d’une prise de conscience que connaît l’Algérie ». C’est dire enfin que si Jean Jacques Rousseau, le premier à avoir conféré la souveraineté au peuple, avait attendu l’assentiment de quelqu’un, il n’aurait certainement pas écrit Du Contrat Social !

Le peuple est seul maître de son destin

L’exercice du pouvoir se fait par les élus choisis par le peuple, qui forment le gouvernement, et qui ont la légitimité pour gouverner. C’est ce qu’on appelle une démocratie dont le fonctionnement repose sur un consensus social. « La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », disait Abraham Lincoln.

Le peuple est la source de tout pouvoir selon l’article 7 du Projet de constitution de l’Algérie nouvelle proposé par Me Lachemi Belhocine et Reza Guemmar. Les co-auteurs ajoutent dans l’article 8 que le pouvoir constituant appartient au peuple et ce dernier est garant de la Constitution.

Le peuple exerce sa souveraineté par voie de referendum et subsidiairement par l’intermédiaire de ses représentants élus. Mettant en évidence le pouvoir du peuple, Me Lachemi Belhocine assure que l’Etat, avec ses institutions, puise sa légitimité et sa raison d’être dans la volonté du peuple.

Faisant références aux valeurs de la culture algérienne et à l’esprit du Congrès de la Soummam, Me Lachemi Belhocine énumère les préalables posés par le Projet de constitution de l’Algérie nouvelle :

– La neutralité et l’impartialité de l’Etat dans le domaine des cultes

– Une égalité parfaite entre la femme et l’homme

– Une démocratie participative (souveraineté du peuple).

– Une indépendance du pouvoir judiciaire (avec une autonomie organisationnelle et budgétaire)

– Une réforme de l’État (décentralisation du pouvoir exécutif, autonomie communale, mise en place d’une armée républicaine et protection de l’Institution militaire de tout clivage politique, mise en avant du référendum). Il s’agit là de Constitution idéale, rêvée, décrite dans l’ouvrage de  Me Lachemi Belhocine et de M. Reza Guemmar.

L’écrivain Lyazid Benhami dira dans son intervention, tout en paraphrasant Aristote : « le commencement est plus que la moitié de l’objectif », donc osons être ambitieux pour l’Algérie, en invitant au débat constructif et salvateur mais sans exclure aucune sensibilité.

Décortiquant le statut du président tel qu’il est défini dans les articles énoncés dans « le Projet de constitution de l’Algérie nouvelle », en l’occurrence l’article 82, le président du ASF préconise entre autres : « La révocation du mandat du président de la/ du Président (e) de la République peut être demandée par la voix de référendum moyennant cent-mille signatures, valablement recueillies », « La révocation du mandat du président de la/ du Président (e) de la République est validée par la Cour constitutionnelle si le taux de participation est d’au moins 50 % du corps électoral ».

Catégorique Me Lachemi Belhocine confirme que : « seule la Cour constitutionnelle est habilitée à révoquer le mandat du président de la/ du Président (e) de la République si le taux  de participation est inférieur à 50 % du corps électoral mais supérieur à 40% », « La révocation du mandat du président de la/ du Président (e) de la République est acquise à la majorité absolue des suffrages exprimés et validés dans 15jours  par la Cour constitutionnelle », « La révocation du mandat du président de la/ du Président (e) de la République par voie de référendum peut être demandée au maximum deux fois durant le mandat présidentiel, espacé d’une durée d’au moins 12 mois ».

Pierre Zwahlen, député au parlement Vaudois et président de la commission des affaires étrangères, a, quant à lui, salué le Hirak algérien mené et représenté par le peuple, qui durant plus d’un an maintient encore sa révolution du sourire. « Ce souffle nouveau, puissant, profondément populaire et démocratique soulève encore aujourd’hui le plus grand pays d’Afrique : L’Algérie », souligne le député helvétique.

Il fait remarquer que l’ouvrage « Projet de constitution d’une Algérie nouvelle » « donne une substance programmatique au mouvement social né le 22 février 2019 en Algérie. La démarche est mûrement réfléchie, approfondie, fondée sur la comparaison de nombreux textes d’autres constitutions ». M. Pierre Zwahlen n’est pas étranger à l’Algérie, il y va régulièrement.

« Je suis moi-même reconnaissant à l’Algérie de m’avoir donné l’une des plus belles et orgueilleuses de ses filles, dont j’ai eu deux enfants magnifiques. J’admire le peuple Algérien, par sa constance, sa ténacité, son humour, son rassemblement. Je l’admire en tant que citoyen Suisse qui a trouvé en Algérie sa 2e patrie, mais aussi en tant qu’élu, député au Parlement vaudois », témoigne M. Pierre Zwahlen.

Le député helvétique ajoute: « J’en ai lu les meilleures pages avec intérêt, j’ai aussi été, en tant que Suisse, surpris de cette passion déterminée pour l’entreprise démocratique qu’il reflète. La souveraineté du peuple, les libertés fondamentales, la séparation du pouvoir, le contrôle populaire des élus ouvrent le champ des possibles, à l’Algérie qui est le plus avancé du continent. »

L’indépendance de la justice

L’indépendance de la Justice n’est pas un slogan, mais un énorme combat, avec son lot de sacrifices et de résistances. Les chaines sont-elles si fermées ? Justice de nuit, appels téléphoniques, langue de la matraque et tribunaux aux ordres, sont malheureusement autant de qualificatifs employés pour décrire l’ampleur de l’injustice infligée au pays et aux citoyens. Il serait temps de briser les chaines des tribunaux pour se soustraire définitivement de l’emprise du pouvoir exécutif et à son administration pour le pouvoir d’influence qu’elle exerce.

L’appareil judiciaire est l’un des piliers les plus importants et efficaces dans toute démocratie et État de droit. Ceux qui n’en possèdent pas vivent principalement dans la corruption, les assassinats politiques et la répression.

A la question de savoir la place de la Justice dans son Projet de Constitution de l’Algérie nouvelle, Me Lachemi Belhocine répond : « Notre projet prévoit une justice indépendante car les juges et les procureurs seront sélectionnés par leurs pairs (Conseil national de la magistrature) et surveillés par les conseils de wilaya de la magistrature. Le ministère de la justice aura uniquement pour rôle de fournir la logistique (bâtiment du tribunal, fourniture de bureaux, etc.) »

Me Lachemi Belhocine décortique: « Le fonctionnement de la justice se trouvera de ce fait totalement autonome et indépendant. Ce qui signifie que la justice possédera son propre budget, négocié directement avec le Parlement sans passer par le ministre de la Justice. Ainsi, elle pourra directement se consacrer à la formation des juges, des procureurs, des personnes spécialisées dans la lutte anti-mafia, anticorruption… Mais également dans la cybercriminalité pour une police judiciaire spécialisée. Le citoyen et les avocats, quant à eux, auront leur mot à dire : lors des comités de magistrature de wilaya et de plainte citoyenne, pour tout ce qui concerne la surveillance pour des juges et des procureurs ».

Me Lachemi Belhocine reprend l’article 166 du Projet de Constitution de l’Algérie nouvelle : « Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif » et explique que « le pouvoir judiciaire est exercé par les magistrats (e) et les procureur (e) s », « il est aussi exercé en matière constitutionnelle, administrative, civile et pénale ». Cela dit, soutient-il, « l’indépendance décisionnelle des magistrat (e) s et des procureur (e) s est garantie ». Peut-on en rêver ?

Pour une armée républicaine

Héritière de l’Armée de libération nationale, l’Armée nationale et populaire constitue la sacro-sainte dans la mémoire et le conscient collectif du peuple algérien. Néanmoins, comme dans tous les pays décolonisés, l’Armée est dans tous les centres des jeux et enjeux politiques, économiques, etc. Ses interférences dans des domaines outre les siens qui lui sont définis par la Constitution sont légions.

L’armée nationale est une institution apolitique qui a pour mission la sauvegarde de l’indépendance et la défense nationale, il s’agit là de l’article 28 du Projet de constitution de l’Algérie nouvelle. Toute mission spéciale de l’armée nationale, qui sort du cadre habituel, est soumise à l’approbation de l’Assemblée législative, lit-on encore. « Une armée républicaine et apolitique. Une armée qui serait garante de la sécurité du peuple,  de l’intégrité territoriale et des intérêts du pays », défend l’écrivain Lyazid Benhami.

Plus précis, Me Belhocine rassure : « L’Armée nationale ne peut disposer d’une police que pour la gestion exclusive des affaires militaires », et « la/le ministre de la Défense ou le vice-ministre ne peuvent en aucun cas être des militaires en exercice ».  Tandis que M. Reza Guemmar a tenu, quant à lui, à rappeler que ce projet de livre vient de répondre aux attentes des Algériennes et Algériens qui aspirent à une Algérie meilleure, fidèle aux principes de novembre et du congrès de la Soummam, incarnée par le Mouvement populaire, le Hirak du 22 février.

Débattant la même question, Me Lachemi Belhocine rassure : « l’une des revendications fondamentales du peuple algérien en plein révolution pacifique est en l’occurrence le principe immuable de « la primauté du civil sur le militaire. Le juriste est catégorique : « l’Armée doit être républicaine et s’occuper rien que des missions qui lui sont définies par la constitution. Elle ne doit en aucun cas interférer dans les affaires politiques ».

Quant au  principe de la primauté du politique sur le militaire qui ne cesse de faire du l’ancre et du sang, le président du ASF soutient que : « une armée doit-être républicaine. Elle sera en charge exclusivement du domaine purement militaire et non une armée qui mobilise ses effectifs pour persécuter les femmes et hommes politiques et qui rafle le foncier à des fins lucratives. Une armée républicaine est une armée qui retrouve ses lettres de noblesse ».

Cependant le haut commandement de l’armée algérienne, regrette  Me Lachemi Belhocine, est depuis ces 20 dernières années, voire plus, chapeautée par certains hauts gradés, qui utilisent leurs relations personnelles pour nommer des copains. Les mêmes haut-gradés, constituent des groupes armés et les utilisent comme des milices. On se croirait dotés d’une armée de milice et non républicaine.

Dans le même contexte le Prof Addi Lahouari explique que : « La primauté du politique sur le militaire signifie que le politique désigne des représentants élus pour diriger la nation, à l’inverse des militaires qui accèdent aux grades supérieurs par ancienneté. Le militaire ne rend pas compte aux électeurs, il rend compte à ses supérieurs».

Abondant dans le même sens, le juriste Tahar Khalfoune fait savoir que : « la primauté du civil sur le militaire signifie, selon la charte de la Soummam, que la primauté dans la gestion de la révolution et le choix des décisions stratégiques est reconnue aux politiques. Les concepteurs de ces assises du FLN en 1956 avaient estimé que la réflexion sur la révolution et les choix politiques stratégiques à adopter pour libérer le pays sont une tâche trop sérieuse pour la confier à des militaires ».

L’Algérie demeure-t-elle encore otage des militaires et de la matraque ? « Plus de six décennies plus tard, ce principe conserve encore une validité politique certaine. Sa remise en cause à la réunion du Conseil National de la Révolution Algérienne (CNRA) du Caire le 20 août 1957 a entraîné illico la militarisation des instances dirigeantes pendant la guerre et celle de tout le pays après l’indépendance. Depuis l’inversion des principes soummamiens du politique et du militaire, l’on ne se considère légitime que si l’on a la force militaire et non le droit avec soi, et c’est la force qui tient lieu de droit », répond  le juriste.

Même constat du côté du politologue Bélaïd Abane qui atteste : « on ne peut évoquer la primauté du politique sur le militaire sans penser immédiatement à Abane. C’est lui en effet qui fait avaliser le concept au congrès du 20 août 1956, et l’inscrit dans la Plate-forme de la Soummam. Depuis, le principe est l’objet de diverses interprétations souvent polémiques, qui cristalliseront autour d’Abane moult griefs et animosités ».

Et Lyazid Benhami d’ajouter : « Un pays totalement indépendant est celui dont le destin est dicté par la volonté de son peuple, et non par celle d’une petite caste prenant en otage le Peuple et ses Institutions héroïques ».

La religion et le politique

L’Algérie a été le berceau et le carrefour de toutes les religions monothéistes apparues dans l’héritage d’Abraham, soit le judaïsme, le christianisme et l’islam.

Or dans le texte de la révision constitutionnelle proposé par référendum le 1er novembre prochain, la construction de l’Etat algérien sur le modèle politique du Parti unique va tuer dans l’œuf tout projet constitutionnel basé sur la séparation du politique et du religieux. La bataille idéologique semble être gagnée par le mouvement conservateur. La religion va être utilisée comme principal pilier de l’identité culturelle et valeur suprême de la famille. Le socialisme spécifique va idéologiser la religion et reposer sur les piliers de l’Islam. L’Islam est religion d’Etat (article 2 de la Constitution).

Dans l’œuvre co-rédigée par M. Reza Guemmar, celui-ci assure que le ministre des affaires religieuses n’a même pas le droit d’être et ni surtout pas de se mêler des questions politiques et de la gestion de la cité. « La religion musulmane ainsi que les religions pratiquées par les minorités sont protégées par la Constitution », soutient-il. Et d’ajouter : « La neutralité et l’impartialité de l’Etat sont garanties. » Voilà des articles qui ne peuvent faire objet de révision dans une quelconque Constitution, a insisté M. Reza Guemmar.

La séparation du politique et du religieux : la Constitution algérienne consacre dans son article 2 l’Islam religion d’Etat. Cela implique qu’il existe bien une communauté de croyant.e.s en raison de la prédominance d’une croyance religieuse. Si un Etat prône la neutralité, l’impartialité, la liberté de culte, aucun article de la Constitution civile ne peut faire référence à l’appartenance religieuse d’un Etat.

A ce sujet, le co-auteur du « Projet de Constitution de l’Algérie nouvelle » relève : « La majorité des constitutions dans le monde sont tombées dans le piège infernal d’opposition Laïcité-Religion. Or, en Algérie, nous sommes au-dessus de ce type de débat réducteur. Notre identité est claire et ne pose aucun litige à ce sujet. La religion est une affaire sacrée de chacune et de chacun et ne doit pas se rabaisser comme un chiffon à la disposition des politiques pour cacher ou nettoyer leurs saletés. »

Le modérateur de la rencontre, Farid Ouadah, un militant du Hirak de la diaspora, est catégorique : « L’islam est certes une réalité sociale et historique en Algérie mais il ne faut pas que cette religion soit mélangée aux affaires politiques ». Et d’expliquer : « La religion doit-être séparée du politique sinon cette dernière servira d’instrument ». Comme dans toutes les dictatures nées des indépendances confisquées, la religion a été, ajoute-t-il, toujours le moyen idéal pour animer les peuples et les conduire dans des guerres sans nom.

Mme Soad Baba Aissa, militante féministe, assure lors de son intervention à propos de la Constitution algérienne que: « Maintenir comme condition d’être de confession musulmane pour présenter sa candidature à la présidence de la République algérienne est une atteinte au principe d’égalité citoyenne. Dans une société laïque, l’Etat n’exerce aucun pouvoir religieux et les Religions n’exercent aucun pouvoir politique ».

Aussi, il faut dire que la religion est une affaire privée. La laïcité est la condition institutionnelle de la neutralité confessionnelle, de la liberté de culte (croyant.e.s, non croyant.e.s), de la coexistence pacifique de chaque citoyen pour assurer les conditions concrète du débat laïc, pluraliste et démocratique.

La liberté de la femme

La femme algérienne mène une révolution sur plusieurs fronts ! Néanmoins, elle subit encore de nos jours les affres de la misogynie sévissant dans la société et des injustices du pouvoir qui, d’ailleurs, ne datent pas d’aujourd’hui. Doit-on et peut-on encore se permettre d’ignorer la place des femmes dans notre société alors qu’elles ont été présentes tout au long de notre histoire aux côtés des hommes, depuis Carthage jusqu’à nos jours.

Les Algériennes font face à une loi discriminatoire promulguée en 1984, le code de la famille. Ce texte va à l’encontre de l’égalité entre les femmes et les hommes alors que cette égalité fut promise dès l’Indépendance de l’Algérie. Cette égalité est même inscrite dans la Constitution (article 29).

Le co-auteur de l’ouvrage « Projet de Constitution de l’Algérie nouvelle », Me Lachemi Belhocine estime que le code de la famille considère la femme comme un bien immobilier. Pour lui : « l’égalité entre femme et homme est un principe indiscutable et immuable. La nouvelle Algérie est celle où femmes et hommes sont égaux dans les droits comme dans les devoirs ».

Mme Soad Baba Aissa, militante féministe, déplore dans son exposé que juste « au lendemain de la guerre d’indépendance, malgré leur pleine participation, les femmes vont être renvoyées à leur rôle traditionnel d’épouse et de mère mais surtout exclues des instances politiques et décisionnelles ».

Elle expliquera comment « l’entrée des femmes dans l’espace public va les pousser à remettre en cause les traditions et la famille traditionnelle patriarcale » et entrainer « un bouleversement dans les relations familiales et entre les femmes et les hommes ». « Les pères, les frères, les maris, les autorités religieuses sont dérangées par cette remise en cause de l’ordre social. De plus, le mode de production capitaliste va engendrer leur intégration croissante sur le marché du travail », estime Soad Baba Aissa.

Elle estime que « les mouvements progressistes et conservateurs vont se livrer une bataille idéologique dans laquelle les femmes sont un véritable enjeu politique, économique, social et culturel : l’éducation obligatoire, l’emploi des femmes, l’évolution des besoins économiques, le profil social de la main d’œuvre féminine ». C’est ainsi que les partis progressistes et islamo-conservateurs en arrivent à « considérer que l’émancipation des femmes et la modernité ne peuvent se construire que dans le cadre islamique pour ne pas être accusés de succomber à « l’hégémonie culturelle occidentale ».

Aussi, les mouvements conservateurs vont sacraliser les fondements de la famille traditionnelle patriarcale et soutenir « l’idée que l’émancipation des femmes dans la société algérienne est une conception importée de l’Occident et peut mettre en danger les valeurs culturelles issues des traditions islamiques ».

« Progressistes ou islamo-conservateurs, les partis politiques vont avoir une préoccupation commune : le contrôle des femmes. Elles sont assignées à devenir les gardiennes « symbolique » de l’identité nationale et des traditions de la culture arabo-islamique », déclare Soad Baba Aissa.

L’édification des fondements de la démocratie passe inévitablement par l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et par la responsabilité de l’Etat qui doit faire face « au poids des mentalités qui pèsent sur l’évolution du rôle des femmes et leur place au sein de la famille et de la société ».

Revenant sur les contradictions qui existent entre les textes de loi et la réalité sociale, Soad Baba Aissa dira que « le système algérien a toujours montré un côté pile avec une production du droit dans les textes et un côté face où ses textes sont sans effet dans le réel ».

« Les droits et les libertés existent dans le corpus juridique mais l’exercice de ces droits et libertés demeurent assujettis à des dispositions réglementaires inexistantes. Ces droits et libertés peuvent être aussi complètement réfutés à l’exemple du code de la famille (sous-citoyenneté). Les traités et conventions internationales sont ratifiés, mais avec des réserves au nom du respect des valeurs islamiques, des spécificités culturelles (CEDAW)», conclut Soad Baba Aissa.

La liberté de la presse

Trente ans après le début du pluralisme politique et médiatique en Algérie, le bilan reste regrettable, décevant pour la presse « indépendante » ou « privée », mais aussi pour l’audiovisuel, née de la dernière pluie. « Les médias, toutes catégories confondues, se retrouvent infestée par la police politique, et les opportunistes de tout bord », dénonce Me Lachemi Belhocine.

« Tout le monde sait aussi que la presse algérienne est gérée à partir d’un sombre bureau des « Services » algériens ! C’est là que tout se décide : qui sera « agréé » et qui ne le sera pas, qui aura de la pub et qui en sera privé, quelle est la ligne éditoriale et quelles sont les lignes rouges ! Aujourd’hui, les mêmes pratiques se poursuivent et à chacun sa presse », constate le journaliste Kamel Lakhdar Chaouche. Et d’ajouter : « les atteintes aux libertés de la presse se sont multipliées depuis la présidentielle du 12 décembre 2019. Les médias sont domptés. Ceux qui résistent sont constamment harcelés, privés de publicité et les journaux électroniques sont bloqués ».

Epargnée à un certain égard, la nouvelle génération de journalistes plongée dans le monde des nouvelles technologies que nous appelons communément les médias électroniques, les médias alternatifs, elle survit cependant au gré de l’emballement des évènements.  Et jusqu’ici, c’est cette catégorie qui paye actuellement le prix cher. Ainsi, il compte au moins 2 journalistes en prison et d’autres sont poursuivis en justice comme c’est le cas du directeur du journal électronique et de radio Ihecen El Kadi. Aussi, y a lieu de souligner la fermeture d’accès en Algérie pour les journaux électronique comme Dzvid, Le Matin, l’avant-garde, Algérie 360, étant donné que ces derniers sont hébergés à l’étranger.

Déçu M. Mohamed Benchicou le souligne bien : « il ne restait plus personne dans les rédactions, les anciens journalistes étaient morts, blasés ou réduits au silence, les nouveaux n’avaient plus de modèles pour s’inspirer, personne pour leur apprendre que le journalisme n’est qu’insurrection et que la gloire d’une plume est d’être traitée d’insurgée ». Aujourd’hui on débute une carrière de journaliste, dans une espèce d’organisation bureaucratisée.

Le journalisme devient du fonctionnariat. Le journaliste a carrément perdu sa raison d’être. Résultat : les compromissions et l’allégeance aux tenants du pouvoir sont légions. Certaines figures de la presse algérienne profitent du métier de journaliste pour s’intégrer dans le milieu des affaires.

Selon Larbi Ounoughi, directeur général de l’agence nationale de l’édition et de la publicité (Anep), affirme le 4 mai dernier que « depuis 2012, 347 agréments de création des organes de presse. Parmi ces agréments, 40 titres appartiennent à des prête-noms, alors qu’ils n’étaient ni imprimés ni distribués et l’argent était transféré vers l’étranger. Cependant 107 autres ont fermé boutique faute d’argent, provenant de l’Anep. Le DG  de l’Anep révèle à l’occasion que  « 15 000 milliards de centimes ont été distribué aux différents titres durant ces 20 dernières années».

Qu’en est-il des sommes distribuées depuis 20 ans ? Aucune enquête n’est envisagée et aucune sanction n’est malheureusement opérée. Aujourd’hui, les mêmes pratiques se poursuivent et des « professionnels » de la presse s’échauffent pour prendre leur part du gâteau avec le nouveau pouvoir.

Mourad Fenzi, ancien cadre de la presse analyse : « la Presse Algérienne n’a jamais autant souffert que lorsque le secteur a été géré par ses propres enfants. C’est le cas avec Hamid Grine : ex-ministre de la Communication, qui en avait fait voir de toutes les couleurs aux rédactions. Pourtant, c’était un ex-journaliste de la sportive. C’est le cas aujourd’hui avec le ministre de la communication et le porte-parole au sein du gouvernement Abdelaziz Djerad, Amar Belhimmer dont le nom et les actes seront retenus par l’histoire ».

Le journaliste regrette : « c’est sous son règne que des sites d’informations ont été fermés, que des journalistes croupissent en prison, que la presse connaît son mauvais quart d’heure. Et décidément ce n’est que le début. Il a réussi à faire régner la terreur dans le secteur de la presse ».

Pourtant sur le plan juridique, la Constitution Algérienne adoptée en 2016 a décriminalisé les délits de presse. En théorie, aucun journaliste ne doit être condamné à une peine privative de liberté. Mais dans les faits, ce principe n’est pas respecté. Le cas du journaliste Khaled Drareni en est une preuve. Arrêté au moment où il filmait une marche à Alger Centre, il a été d’abord placé sous contrôle judiciaire. Puis après un appel du procureur, il a été placé en détention provisoire avant d’être condamné à 2 ans de prison ferme.

Le plus grave dans cette affaire est qu’il a été arrêté alors que la mise en détention préventive est une mesure exceptionnelle et non pas une règle générale répressive. Cela a été fait dans le seul but de démontrer à l’opinion internationale qu’il n’y a pas de journaliste emprisonné pour son travail. Il faut noter également que l’œuvre de Lachemi Belhocine et de Reza Guemmar insiste sur la liberté totale de la presse, et en fait un 4 ème pouvoir.                                                                                                                                                                                                                                                 A la lumière de toutes ces avancées et précisions constitutionnelles évoquées dans le Projet de constitution de l’Algérie Nouvelle, nous sommes contraints de constater que la proposition est ambitieuse et moderne en soi. Plus d’un pays pourrait en être inspiré.

Auteur : Kamel Lakhdar Chaouche

Source AFP : En France, la diaspora algérienne tente d’entretenir « la flamme du Hirak »

En France, la diaspora algérienne tente d’entretenir « la flamme du Hirak »

AFP Videos – France

À quelques jours d’une grande mobilisation prévue le 1er novembre, qui coïncidera avec la date d’un référendum constitutionnel et avec l’anniversaire du début de la guerre d’indépendance en Algérie, la diaspora algérienne tente d’entretenir en France « la flamme du Hirak », mouvement massif de contestation du pouvoir algérien, mis sous l’éteignoir de l’autre côté de la Méditerranée par le confinement et une vague d’arrestations.

Le roman « Les Anges de L’Histoire » de Frederika Abbate aux Nouvelles Editions Place par l’auteure

Frederika Abbate

Les Anges de l’Histoire, roman

Nouvelles Éditions Place, octobre 2020

Les Anges de l’Histoire est une cosmogonie. Son héros, Soledad, nous entraîne dans des aventures d’art, de sexe et de cybernétique, parcourant tout un univers. Cet univers foisonnant, avec une galerie de personnages atypiques, de l’androgyne à la chamane Hmong, dresse un monde à part entière. Mais il n’en décrit pas moins notre réalité. Écrit par un auteur engagé portant un regard très critique sur le monde à venir. Le sujet du livre est  l’individu, la recherche de la vraie singularité. Comment être soi ? Comment s’individuer dans une société de masse dont le modèle veut la standardisation des désirs, pour exercer le contrôle des consciences et provoquer la marchandisation de l’humain ?

C’est un livre sur la création, l’amour et sur la résistance, comme le groupe de résistants qui vivent à la cime des arbres. Soledad nous incarne tous dans notre questionnement d’être jeté au monde, avec notre quête d’une vie authentique, quête du sens de la vie.  Les Anges de l’Histoire traite du clonage, du transhumanisme, des manipulations génétiques, de tout ce qui met en péril la singularité.

Dans une période qui sépare toujours plus les êtres et finira peut-être par détruire les liens sociaux, c’est un livre de combat. Pour l’érotisme et la liberté contre la mécanisation des corps. Pour l’amour du charnel contre le matérialisme et l’hyper-réalité asphyxiante et meurtrière.

Medio Mundo met en lumière l’impressionnant travail de Pablo Daniel Magee

https://mediomundo.uy/contenido/1757/joven-escritor-frances-publica-en-paris-un-libro-excepcional-sobre-el-plan-condo?fbclid=IwAR1r1uJB7iDKB1AZ6Gfy8hHVU9avuhjjV4jkNTK34wAE573kgN2KeS_zh48

Joven escritor francés publica en París un libro excepcional sobre el plan Cóndor

OPINIÓN AYER POR ADOLFO GUIDALI
« Opératión Condor » nos cuenta la enorme gesta del abogado y defensor de los derechos humanos paraguayo Martín Almada, quien acusado de « delito de terrorismo intelectual » pasó cuatro años en las mazmorras de la dictadura del general Alfredo Stroessner, tras lo cual, en 1978, fue liberado gracias a la presión internacional.

Después de exiliarse en Francia, donde trabajó en particular para la Unesco, de regreso a su país, a fines de 1992 gracias a la ayuda de un magistrado paraguayo logró sacar a luz los « Archivos del Terror », cinco toneladas de documentos sobre el sanguinario operativo perpetrado conjuntamente por las fuerzas armadas y de seguridad de varios países, sobre todo del Cono Sur americano, con el apoyo de la todopoderosa CIA estadounidense.

Todas las peripecias y entresijos del « Cóndor » fueron plasmados en la obra escrita durante siete años por el joven escritor y periodista francés Pablo Magee (París, 1985), quien reside en Paraguay desde hace varios años.

Magee, un intelectual con una sólida formación académica, en medio de la pandemia que lo ha retenido en Francia más de lo esperado asintió a ser entrevistado telefónicamente para Medio Mundo. He aquí su testimonio:         

P: ¿Cómo un joven francés se acercó al Plan Cóndor o éste llegó hasta él?

R: Siendo estudiante en el liceo Frédéric Mistral, en Aviñón, donde pasé el bachillerato, estudiar literatura ‘concentracionaria’ (de temática concentracionaria) me permitió descubrir el formidable poder de la pluma para transmitir y hacer accesibles hechos que, ‘a priori’, son incomprensibles para el espíritu humano. Fue por aquella época que conocí a Jorge Semprún*, quien me inculcó esta obsesión por el deber de hacer memoria.

Despúes, cuando realizaba mis estudios universitarios en Londres, el destino quiso que mi profesora de historia de las ideas políticas fuera alguien que había trabajado para el secretario de Estado de Estados Unidos, Henry Kissinger, en momentos en que la CIA preparaba el golpe de Estado contra Salvador Allende, en Chile. Al descubrir la línea de la política exterior de su país, conmocionada, renunció y partió hacia el Reino Unido. Ella fue quien quien me inoculó el virus por intentar comprender el funcionamiento de las dictaduras en América Latina.

P: ¿Cómo nació tu iniciativa para escribir este libro y cómo fue tu relación con Martín Almada?

R: Durante un viaje a Paraguay, con 26 años, me ofrecieron presentarme al Dr. Martín Almada. La noche en que nos conocimos hablamos durante seis o siete horas sin parar. Me contó su historia personal y su descubrimiento en Paraguay de cinco toneladas de archivos de la Operación Cóndor, incluidas en el Archivo de la Memoria del Mundo por la Unesco; y en ese mismo instante, mi ideal de escritura encontró su causa.

Una semana después de regresar a Francia, le escribí preguntándole si me permitía escribir un libro sobre su vida. Almada aceptó. Pensé que me llevaría un año, pero el tema era tan amplio que terminé instalándome allá (en Paraguay) para estar más cerca de los archivos y de mi protagonista, y la investigación finalizó tras siete años. Di la vuelta al mundo con Martín Almada y nos encontramos con personalidades fantásticas, como el papa Francisco, a quien solicitó que abriera los archivos del Vaticano sobre la Operación Cóndor, o Juan Martín Guevara, uno de los hermanos del Che. Este recorrido de escritura fue un verdadero caldo de cultivo.

P: ¿Cómo fue tu trabajo en Paraguay? Cuéntanos un poco sobre tu vida allí.

R: Mi investigación en Paraguay no fue sencilla. Primero, advertí que estaba bajo escucha y que era vigilado desde muy cerca. Luego llegaron las amenazas y ataques informáticos contra mi cuenta de correo electrónico. Un día, todos los e-mails vinculados a mi investigación fueron borrados. Todo aquello no fue fácil de sobrellevar pero, supongo, forma parte de ese universo. La defensa de los derechos humanos y de la memoria no es terreno neutral en ninguna parte y menos aún en América Latina donde estos asuntos son muy recientes o actuales.

No obstante, simultáneamente a mi investigación, trabajé con una oenegé francesa con el fin de abrir una escuela de periodismo para jóvenes con dificultades económicas e indígenas. En consecuencia, soy profesor de periodismo en el marco de esta estructura, lo que me brinda una gran satisfacción. Es la transmisión de esta pasión lo que busco perpetuar.-

P: De manera sucinta, menciónanos tus más importantes influencias para sacar adelante este trabajo.

R: Es hermoso destacar que fue Jorge Semprún quien me abrió la puerta de este universo de los Derechos Humanos, y que mi libro está prologado por Costa Gavras, uno de los primeros si no el primer cineasta en interesarse por el tema de las dictaduras en América Latina, con películas como « Missing » (o « Estado de sitio »). Semprún y Gavras trabajaron juntos en varios filmes. Para mí, significó un broche de oro para este ciclo.

* Madrid 1923-París 2011. Intelectual, escritor, cineasta y político republicano español, quien pasó la mayor parte de su vida en Francia. Resistente durante la Segunda Guerra Mundial y afiliado al Partido Comunista español en el exilio, entre 1943 y 1945 tras ser denunciado fue deportado y estuvo prisionero en el campo de concentración de Buchenwald (Alemania). Entre 1988 y 1991 fue ministro de Cultura en su país de origen, bajo gobierno de Felipe González, aunque nunca perteneció al PSOE. 

Addendum:

En realidad, el cóndor es un ave majestuosa, simbólica en los países que comparten las cumbres andinas, o sea, Argentina, Chile, Bolivia, Perú, Ecuador y Colombia. Sin embargo, el « vultur gryphus » (su nombre científico) se encuentra desde hace tiempo cerca del peligro de extinción al ver su hábitat invadido cada vez más por el ser humano. Los países involucrados desarrollan desde finales del siglo pasado programas para su conservación e incentivar su reproducción.

Probablemente, que hayan bautizado con su nombre a aquella operación por completo ignominiosa era un mal augurio para su porvenir. Pero, seamos optimistas y tal vez lo veamos renacer desprovisto de aquel plumaje multicolor, donde se mezclan los uniformes de las fuerzas armadas y de seguridad de los países que sobrevoló y en los que clavó sus garras (Chile, Argentina, Brasil, Bolivia, Paraguay y Uruguay, con la colaboración de la CIA estadounidense).

Martín Almada afirma que aquel cóndor « todavía vuela », visto a la luz de los últimos acontecimientos políticos ocurridos en América Latina. Es cierto que un mal endémico que parecía desterrado, pero para el que no hay vacuna, se recrea en varios de nuestros países: el espectro de la extrema derecha sobrevuela más de medio continente y algunos nostálgicos del terrorismo de Estado lo evocan como la operación concertada más eficaz en nuestra historia común.

No obstante, aquel cóndor secuestrado, rehén de los Pinochet, Videla y otros sanguinarios amantes de la muerte, vuela bajo, errático y de a poco se despluma gracias a certeros hondazos como este libro escrito por Pablo Magee (está prevista una versión en español en un futuro cercano, a publicar probablemente en Buenos Aires).-

Adolfo « Fifo » Guidali

Breizh info trouve que « Mon poing sur les i » résume t charpente les idées de droite

Les bras d’Odin, Mon poing sur les i « être de droite et le revendiquer » : à la découverte de Philippe Olagnier

155 pages 14,5 €

Le titre est déjà en lui-même une métaphore. « Poing » a été choisi  à la place de «  point » pour marquer la détermination de l’auteur et la solidité de ses convictions.

Dans cet essai, M. Olagnier clarifie les positions de la droite conservatrice : refus de la politique trop ambiguë de LREM, de la bien-pensance qui nous étouffe, il parle de l’Europe qui a perdu le contact avec les habitants de ce continent, du danger du communautarisme, de l’appauvrissement de la classe moyenne, de la financiarisation excessive de l’économie, de la sympathie de l’auteur pour les Gilets Jaunes.

Le problème du livre de M. Olanier,est qu’il fait un peu fourre-tout : au-delà des thèmes déjà abordés, l’auteur évoque la fermeture inutile pour lui de Fessenheim, les livres érotiques de Mme Schiappa, Greta Thunberg, le suicide des agriculteurs asphyxiés par les dettes, de l’Algérie laissée en bon état et développée à ses habitants, les dérives des listes communautaires, le président turc Erdogan, la montée de l’antisémitisme.

Quelques solutions sont également esquissées qui dans leur ensemble appartiennent au courant conservateur, celui qui se défie du libéralisme si on excepte le domaine des mœurs.

En résumé, un bon livre pour résumer et charpenter l’idéologie de droite, un peu desservi par son côté brouillon. Christian de Moliner

Breizh info a repéré le roman de Philippe Olagnier – merci à Christian de Moliner

Les bras d’Odin, Mon poing sur les i « être de droite et le revendiquer » : à la découverte de Philippe Olagnier

Philippe Olagnier est déjà l’auteur de plusieurs livres à la thématique différente, sur le marketing : Brèves de managements, sur la politique : Lettres à Marianne, ainsi qu’un roman : Quand tous les ponts ont brûlé derrière toi. Il sort deux nouveaux livres aux éditions de l’Onde, un roman d’aventures et un essai politique, que Christian de Moliner chronique ci-dessous.

Les bras d’Odin, 130 pages 14,50 €

Il signe un roman d’aventures  qui se lit facilement et dont on a envie de connaître la fin. Ce livre a pour toile de fond le lent basculement des Vikings dans le christianisme. Asgeir, Jarl (roitelet) norvégien met au point une nouvelle campagne. La terre où ses hommes vivent est en effet froide et inhospitalière, les hivers sont précoces, les récoltes sont maigres, ce qui oblige la population à se chercher d’autres ressources par le pillage et la guerre. Asgeir décide de s’en prendre aux églises catholiques des pays du Sud qu’il sait riche. Il fait construire un deuxième drakkar et part rejoindre la Normandie où jadis il a permis à un jeune Jarl Arvid de s’établir au milieu des Francs et qui depuis a une dette d’honneur à son égard.

Il souhaite aller piller avec lui une des nombreuses et riches abbayes de la Gaule, mais les Vikings d’Arvid ont commencé à s’acculturer au milieu des Francs avec qui ils commercent et doivent de ce fait respecter leurs lieux de culte. Un objectif est néanmoins proposé sur la côte anglaise, mais sera-t-il accepté par les hommes d’Arvid ? Je n’ai pas l’intention de dévoiler la trame de ce livre, mais Asgeir revient en Norvège avec un esclave volontaire, Aldabert moine germanique qui va s’installer dans le nord pour convertir les rudes Vikings grâce à un long travail de sape. Il va récupérer leurs fêtes païennes pour leur plaquer un vernis chrétien, transformer leurs multiples Dieux en saints. L’histoire confirme les dires du romancier : entre 950 et 1000, la Norvège, la Suède, la Danemark et l’Islande ont basculé dans le christianisme, non sans se heurter avec l’ancienne religion des Ases (qui est bien décrite par M. Olagnier, notamment sur l’espérance de résurrection au Walhalla après la mort). À travers le destin des fils d’Asgeir, le roman d’ailleurs met en scène l’affrontement entre nouveau et ancien culte.  Convertis, les hommes du nord laissent de côté leurs expéditions puisqu’ils ne peuvent plus piller des coreligionnaires et se mettent au commerce. Ils se tournent également vers l’Est vers la Russie et Byzance. En descendant les grands fleuves russes, ils entrent en contact avec les musulmans, certaines tombes vikings dévoilant  que quelques guerriers du nord sont devenus des fidèles du prophète, mais la religion venue de l’Ouest l’emportera sans difficulté, car les contacts avec l’Islam étaient trop décousus pour que Mahomet puisse rivaliser avec  le Christ. Christian de Moliner

« Mozart s’est-il contenté de naître ? » les solutions économiques de François de Coincy

ECONOMIE – Présentation du livre « Mozart s’est-il contenté de naître ? » de François de Coincy

https://www.decoincy.com

Parution en auto-édition novembre 2020

Contact presse pour le recevoir / interviewer l’auteur : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

« Mozart s’est-il contenté de naître ? »

Synopsis

Les commentaires en italique soulignent le caractère nouveau des idées développées dans le chapitre. Cet aspect nouveau est jugé par rapport aux principaux  ouvrages publiés en langue française.

1 Analyse de la contribution productive

Où on montre qu’une grande partie de la population contribue peu à la richesse nationale et qu’une minorité produit beaucoup. L’inégalité dans la contribution productive est considérable.

C’est la première fois qu’est soulevée cette question dans la littérature économique.

2 La bien meilleure distribution des richesses

Où on montre que 60 % des gens ont un niveau de vie supérieur à ce qu’ils produisent. On calcule que les inégalités de production sont de 1 à 10 et celles de niveau de vie de 1 à 3. On propose un coefficient de mesure de la solidarité bien plus pertinent que le coefficient de GINI.

C’est la première fois qu’une étude montre qu’une proportion importante de la population consomme plus qu’elle ne gagne.

Le coefficient de mesure de la solidarité est également une nouveauté.

3 Pont à péage et sans péage

Où on montre par un exemple que la valeur d’un investissement est celle de ses recettes futures et que le travail qu’on y consacre est la valeur du crédit qui est généré.

L’explication de la valeur du pont rappelle des choses déjà connues mais nécessaires à la bonne compréhension de la suite du livre. La génération du crédit par l’investissement est par contre une démarche nouvelle.

4 La soi-disant valeur ajoutée du capital

 Où on démontre que la répartition entre valeur ajoutée du travail et du capital est fonction de la durée de la période sur laquelle elle est mesurée. Il en découle que la valeur ajoutée du capital n’existe pas.

La fonction qui lie les deux concepts classiques de valeur ajoutée et la période sur laquelle ils sont étudiés est une nouveauté. Elle permet de démontrer l’inexistence de la valeur ajoutée du capital, inexistence qui avait déjà été revendiquée par des économistes .

5 Le PIB : un très mauvais indicateur

Où on dénonce la mauvaise qualité du PIB comme indicateur qui additionne le beurre et l’argent du beurre.

Les économistes connaissent les défaut du PIB mais ont pris l’habitude de vivre avec. Ce chapitre dénonce ce concept ( le chapitre 10 propose des indicateurs de remplacement).

6 Investissement et entreprise

Où on montre que le moteur de l’économie n’est pas l’investissement mais le projet.

Cet aspect est en rupture avec la culture économique et politique contemporaine.

7 Le système monétaire est un jeu d’écritures

Où on montre que l’argent n’existe pas, le système monétaire n’est qu’un journal de dettes et créances.

L’inexistence de l’argent a déjà été expliquée, mais cette idée n’est passée ni dans l’opinion populaire ni dans celle de la plupart des économistes. La démonstration nouvelle est facilité par la popularisation des modes de paiements numériques.

8  La main invisible

La mise en place de systèmes autorégulés libérant l’économie du dirigisme est une avancée fondamentale de nos systèmes économiques.

Une approche nouvelle menant vers un concept de libéralisme qui est l’instauration de règles générant la liberté .

9 Egalité et consensus

L’inégalité des individus est un fait. Le consensus s’obtient par la liberté et la solidarité. La recherche de l’égalité est absurde.

Il y a déjà des économistes qui s’élèvent contre la religion égalitaire dominante. L’approche nouvelle consiste à associer inégalité, consensus et solidarité. 

10 Quels sont les bons indicateurs

Où on propose d’abandonner le PIB et d’utiliser à la place trois valeurs.

Cette approche nouvelle consiste simplement à utiliser les valeurs de base de l’économie qui sont individuellement représentatives et ne pas les fusionner dans une seule valeur représentative de rien.

11 Libérer le système monétaire

Où on propose d’assainir le système monétaire en le faisant sortir d’un système dirigé pour passer à un système de marché libre. Les banques n’étant plus créateurs monétaires mais teneurs de comptes.

Il s’agit d’une vraie révolution ( il me semble que transformer les banques en teneurs de comptes a été proposé en Suisse).

12 Le produit social ou la fin du chômage de masse

Où on propose la création du produit social afin d’en finir avec le chômage structurel.

C’est une idée totalement nouvelle qui va dans le sens de l’amélioration des niveaux de vie en totale contradiction avec le revenu universel.

13 Changer l’assiette de l’impôt sur les bénéfices des sociétés

Où on propose un nouveau système de comptes d’entreprise où l’amortissement ne sera plus forfaitaire mais réel permettant ainsi d’avoir une vision long terme.

L’idée est également nouvelle. Il me semble que personne n’a remis en cause l’approche comptable des amortissements qui empêche d’avoir une approche de long terme.

 Quatrième de couverture : 

Faisons l’effort d’un raisonnement sincère pour sortir des analyses économiques convenues.

Il y a une énorme inégalité des contributions individuelles, une majorité produit peu et une minorité produit beaucoup.
La majorité de la population française a un niveau de vie supérieur au produit de son travail.
La mesure de la solidarité est donnée par le rapport entre l’inégalité de production et l’inégalité de niveau de vie.
La valeur ajoutée du capital est un mythe, elle est en réalité la valeur ajoutée d’un travail réalisé dans une période antérieure.
C’est l’investissement qui génère le crédit, l’argent n’existe pas, le système monétaire est un jeu d’écritures

Nous pouvons alors découvrir des voies nouvelles pour créer un monde libre et solidaire où le chômage structurel sera supprimé en instaurant le produit social, où on passera d’un système monétaire dirigé à un système régulé et où on changera le mode de calcul du résultat des entreprises pour avoir une vision long terme.