Cyrille Zola-Place évoque son roman « poulain » de la rentrée littéraire dans l’émission de Josiane Savigneau sur RCJ dès 46 minutes 42 secondes (jusqu’à la fin)
Réécoutez l’émission ici : https://www.youtube.com/watch?v=rY57pXvGSVc

Guilaine Depis, attachée de presse (Balustrade)
Rampe de lancement ! Appuyez-vous sur la balustrade !
Cyrille Zola-Place évoque son roman « poulain » de la rentrée littéraire dans l’émission de Josiane Savigneau sur RCJ dès 46 minutes 42 secondes (jusqu’à la fin)
Réécoutez l’émission ici : https://www.youtube.com/watch?v=rY57pXvGSVc

Un joli roman plutôt bien écrit qui coche avec brio les trois cases indispensables : une histoire, des personnages, un style. L’histoire est celle d’une quête, un papa qui veut retrouver son garçon de onze mois, enlevé par sa femme (chinoise et) psychotique. Les personnages sont une galerie de trois mousquetaires (qui furent quatre comme chacun sait) et se cumulent à mesure du périple. Le style use de mots choisis, parfois rares, mais se lit avec fluidité ; nous sommes dans la littérature. Sauf une jolie incongruité page 107 : « mettre la main à la patte » (comment est-ce possible ?) pour « à la pâte » (où chacun visualise le pétrin).
Sam, rentrant dans sa maison d’Ardèche, découvre que sa compagne s’est fait la malle en emportant leur petit garçon, Alexandre. Les heures passant, il découvre aussi que cette fuite était programmée depuis un certain temps et qu’il n’avait pas voulu le voir. Chih-Nii était méfiante, il ne croyait pas qu’elle fut paranoïaque ; il appréciait leurs relations, il ne croyait pas qu’elle le détestait. Mais il s’est attaché au bébé, jouait avec lui, le changeait, respirait son odeur, l’apaisait de sa voix. Dans son existence jusqu’ici plutôt chaotique, il avait trouvé un havre et, dans le couple tout frais et le nid, un nouveau métier : papa.
Dès lors, deux solutions : déprimer ou se battre. Père sans droits puisque ni marié ni pacsé, accusé de harcèlement par de nombreuses mains courantes de Chih-Nii, déposées à son insu au commissariat, il ne peut récupérer son enfant que s’il prouve une maltraitance ou fait interner sa mère indigne. Ses amis vont l’aider, Christian puis Johnny et, en secondes mains, Brigitte, sa collègue au cabinet de kiné. Ils feront la rencontre de Marie-Philomène dans le nord, où Chih-Nii s’est enfuie, puis de Charles, oncle camerounais de son copain Nambo, reparti au pays. Chaque question est l’occasion d’une rencontre et, de la confiance nait une nouvelle amitié.
Christian est un écorché issu d’une tribu de onze gosses pondus par une réfugiée de l’exode accueillie dans une ferme et violée tous les jours par le fermier. Il vivait quasi nu dans la fange et le foin jusqu’à ses 15 ans où il s’est barré. Johnny Ivanov est le produit racé mais incongru d’un peut-être ambassadeur soviétique et d’une aide-soignante ; maniaque car refoulé, il ne s’est jamais trouvé et se défoule en composant des paroles de rap. Brigitte cherche toujours le grand amour, sans se contenter de ce qu’elle trouve pour faire sa vie. Marie-Fi fut un peu pute avant de devenir femme d’affaires qui met en relations ; elle est prête à se retirer chez sa fille au Cambodge en vendant son carnet d’adresses. Touchée par le papa désarmé, elle va l’aider. Et aider les deux amis mâles de Sam qui ne savent pas trop par où commencer ni comment négocier.
Pour une fois, ce qui est rare dans la vraie vie, avocats, magistrats et flics ne vont pas être hostiles ni, selon la mode féministe, privilégier systématiquement la mère. Il faut dire que celle-ci a menacé d’un couteau un boulanger parce qu’elle affirmait qu’il avait planqué une caméra dans son pain pour l’espionner. Au fond, les femmes se donnent le beau rôle avec leur maternité, mais la paternité est aussi vivace au cœur de certains hommes. Jusqu’à aimer un enfant qui n’est pas de soi par attachement choisi, vie ensemble. Un amour plus fort que celui du couple car non fondé sur le sexe, une amitié filiale à vie que peuvent connaître les parents seuls ou certains parrains. Bruno Salazard suggère par petites touches émouvantes cette passion pudique.
Le tourbillon inversé, titre énigmatique, est à la fois celui de l’épi dans les cheveux de Johnny et le renversement des destinées malheureuses de chacun. Par la confiance qui permet seule l’amour, l’amitié des hommes entre eux, l’amitié des femmes qui ne songent pas au sexe, et l’amour d’un petit bonhomme vulnérable qui réclame protection, soins et affection – et le rend bien par ses sourires, ses bras au tour du cou et son babil.
Bruno Salazard, Un tourbillon inversé, 2020, Librinova, 133 pages, €12.90 e-book Kindle €3.99
Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com
http://lesdnj.over-blog.com/2020/09/marseille-festival-les-emouvantes-2020.html
Plaisir de plonger une fois encore dans la programmation toujours inventive de ce festival niché dans le Théâtre des Bernardines, ancienne chapelle du couvent éponyme. Année compliquée, comme pour tous les festivals, mais celui-ci a réussi à sauver l’essentiel, en donnant une sorte de préfiguration du festival 2021, lequel accueillera la programmation initialement prévue, jusqu’au début de l’été, pour 2020. Distanciation coronavirale oblige, un siège sur deux occupé dans cette salle de jauge modeste. Mais la créativité de l’équipe du festival comme des artistes a su pallier cette économie de crise, en déléguant un duo, ou un solo, issu des groupes initialement prévus, et qui seront là l’an prochain.
Mercredi 16 septembre
La soirée commence avec le duo JEAN-PIERRE JULLIAN / TOM GAREIL. En avant-ouïr du quartette pour la création ‘Chiapas II’ (qui accueillera Guillaume orti et Gilles Coronado), nous aurons une sorte de voyage entre harmonies, lignes vives et percussions tournoyantes, un tourbillon qui nous laisse ébahis, heureux et pleins d’espoirs pour la version à venir en quartette.
La scène accueille ensuite la flûtiste-et vocaliste- NAÏSSAM JALAL, en duo avec le contrebassiste CLAUDE TCHAMITCHIAN, qui est aussi la directeur artistique du festival (soutenu pour l’organisation par Françoise Bastianelli). Dans la version 2021 ils seront rejoints par le pianiste Leonardo Montana. Le duo est une pure merveille de nuances infinies, de communication télépathique et de densité spirituelle. Si le terme ne s’érodait pas à force d’usages parfois abusifs, j’oserais magique, car ça l’est vraiment.
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Jeudi 17 septembre
Pour 2021, ce sera le quartette ‘Majakka’ de Jean-Marie Machado, avec Vincent Segal, Keyvan Chemirani, et celui qui, aujourd’hui, assure l’ouverture de la soirée, le saxophoniste JEAN-CHARLES RICHARD. Son solo a fait le tour des continents, et il nous le présente comme une sorte de cérémonie musicale, intense, portée par une fine dramaturgie, et où se croisent tous les langages, duspiritual introductif jusqu’à la fantaisie conclusive, en passant par le jazz de stricte obédience, les mystères de la musique dite contemporaine, et les rythmes des musiques du monde.
Pour conclure cette soirée, deux des protagonistes de la ‘Petite histoire de l’Opéra, Opus 2’ (sextette qui sera là en 2021), LAURENT DEHORS et MATTHEW BOURNE, vont nous offrir un aperçu du disque en duo qu’ils ont récemment enregistré pour le label émouvance (l’entité disque dont le festival est l’un des appendices). Le disque, intitulé «A place that has no memory of you», paraîtra en novembre, mais il venait de sortir de l’usine, et les spectateurs ont pu se l’offrir. J’ai pu l’écouter : très beau disque, et différent du concert, car l’éthique de ces musiciens (et de cette musique) interdit la copie conforme. Concert infiniment vivant, plein de risques et de surprises. Très belle conclusion de mon séjour. Je manquerai hélas le lendemain Jacky Molard/François Corneloup, et David Chevallier en solo. Et le jour d’après Christophe Monniot/Didier Ithursarry, puis Éric Échampard/Benjamin de la Fuente.
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Mais avant de prendre le train j’ai trinqué avec l’Ami Philippe Deschepper, retour de pérégrinations régionales, et qui me racontera ses bonheurs d’écoute des derniers concerts auxquels il assistera.
J’allais oublier une composante importante de ce festival. Comme quelques autres dont il partage l’ADN, il a le souci de la transmission, au sens artistique plus encore que technique : le parti des poètes plus que celui des ingénieurs. En descendant du train, mercredi avant midi, j’ai filé au conservatoire Pierre Barbizet pour la master class de Laurent Dehors, autour de l’improvisation, du geste collectif, de l’engagement dans le présent immédiat de la musique. Très passionnant. Puis je suis revenu à 14h pour la master class de Bruno Angelini, qui fait travailler la conscience approfondie, instinctive, des séquences de quatre mesures dont la maîtrise permet de construire une improvisation libre et cohérente sur l’ensemble de la forme : passionnant. Une fois encore, coup de chapeau à ce festival, comme à tous ceux qui sont de véritables fêtes de l’Art en mouvement.
Xavier Prévost
La Balustrade de Guilaine Depis vous propose pour la période de octobre 2020 à février 2021 :
« Projet de Constitution de l’ALGERIE NOUVELLE »
Fidèle aux combats de Gisèle Halimi, une Algérie Nouvelle suppose, selon eux, cinq points essentiels :
Lachemi BELHOCINE : Titulaire d’une licence en droit Algérien (1988) et d’une licence en droit Suisse (2002), il est aussi passionné par les langues : il parle kabyle, arabe, français, anglais, allemand et espagnol.
Reza GUEMMAR : Ingénieur en électronique dans une grande multinationale. diplômé en 1992 de l’Université des Sciences et des Technologies Houari Bourmediene (USTHB). Titulaire en 1996 d’un diplôme universitaire en informatique appliquée de l’université d’Orsay Paris XI.

L’objectif des Coussinets, c’est de « s’adresser à des gens qui ont des émotions à transmettre, que je peux les aider à écrire, et à d’autres qui écrivent bien et dont je publierai le lire tel quel », précise-t-elle. « Tout le monde rêve de raconter sa vie, mais personne n’a envie de lire la vie des autres ! L’amour des animaux, en revanche, est le trait d’union entre auteur et lecteur. » Pour certains textes, trop courts pour faire un livre, Dominique Beudin prévoit également « d’en rassembler dans des ouvrages collectifs, ou d’en faire des petits livres de souvenirs ».La revue Conflits a aimé le livre d’Anne-Lise Blanchard
