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Actualités (NON EXHAUSTIF)
Le quotidien tumultueux et le regard guérissable dans «Oui et non» d’Adriana Langer, MERCI à Dan Burcéa de Lettres capitales
Dan Burcea 3/12/2017 sur son blog http://lettrescapitales.com/quotidien-tumultueux-regard-guerissable-oui-non-dadriana-langer/
Le quotidien tumultueux et le regard guérissable dans «Oui et non» d’Adriana Langer
Inutile de rappeler que ce qui définit en premier lieu le genre l
ittéraire de la nouvelle est sa brièveté. À la fois appui et érosion de son socle structurel, celle-ci l’oblige à se raccrocher à l’art de la narrativité du roman auquel elle emprunte le caractère fictionnel qui la met à l’abri de toute forme ambiguë du réel et de contamination avec d’autres genres, comme le reportage, par exemple.
En publiant le volume « Oui et non », Adriana Langer sait que derrière l’oxymore qu’enferme ce titre se cache une liberté totale de « recréer une situation, une émotion, un désir ou un rêve, dans un instant suspendu, mystérieux, et pourtant limpide, pris dans l’éternité de sa propre lumière ». Vaste programme, donc, si habilement présenté par son éditeur dans ces lignes du quatrième de couverture !
Les vingt nouvelles contenues dans ce recueil s’inspirent d’une thématique que l’on pourrait qualifier de thématique du quotidien tumultueux et du regard guérissable des personnages pris entre l’agitation du monde contemporain et le passage toujours trop vif du temps qui laisse des empreintes sur les visages et les pensées de ceux qui espèrent et rêvent en secret à leur jeunesse perdue et à la fragilité de leur beauté. Immobilisés entre deux instants décisifs de leur vie, entre la révélation d’un diagnostic, entre deux rendez-vous ou entre deux déménagements où les cartons emprisonnent des objets et des souvenirs, les personnages d’Adriana Langer s’accrochent à la lisière de l’instant présent curieux, assoiffés du sens majeur de leur existence, un sens qui leur échappe et qui refuse de se laisser facilement déchiffrer.
Pour mieux comprendre la démarche d’écriture qui est la sienne, il suffit de lire attentivement « Rencontre », une des plus belles nouvelles reproduisant un dialogue imaginé par la narratrice entre Katherine Mansfield et Anton Tchekhov, les deux maîtres que l’on suppose incontestables dans l’art d’écrire d’Adriana Langer. Écho et clin d’œil au docteur Tchekhov et à la souffrante Kathleen Beauchamp, l’écrivaine française fait sienne cette réflexion commune entre les deux auteurs à qui elle offre la parole : « Le monde entier est là, sous nos yeux, la souffrance est une ombre fidèle, brutale et familière ». À son tour, Adriana Langer oppose à cette fragilité de l’être une introspection attentive proche d’une étiologie de l’âme à l’aide d’un regard scrutateur dont elle a l’habitude en tant que radiologue. C’est avec cette minutie que la mère regarde la partie capillaire de son enfant, que la femme contemple son visage, que la visiteuse d’une exposition de peinture utilise pour chasser ses pensées qui empêchent « comme des grains de sable » la contemplation de la beauté qui se présente devant elle sur les toiles exposées.
Ce besoin de contemplation représente justement une autre coordonnée essentielle de l’univers narratif d’Adriana Langer. Devant la brutalité du monde – nous dit-elle –, « il nous faut mettre des œillères pour écarter, avec d’immenses efforts, les bruits et l’agitation autour de nous, mais aussi en nous, les pensées distraites qui nous mènent de-ci de-là, les soucis, les inquiétudes : afin d’apercevoir, de goûter un moment bref et infiniment précieux de beauté et de tendresse ». Loin d’être un obstacle insurmontable à leur condition, ce besoin rend à ces personnages leur humanité et offre à l’écriture toute sa substance fictionnelle. Qu’il s’agisse de la présence ou de l’absence, du questionnement ou de la révélation surprenante d’un sens insoupçonné de soi ou de la condition de l’autre, l’attitude de la narratrice a la délicatesse d’un « silence émerveillé », comme elle aime le nommer. N’est-ce pas autour de ce sentiment que se construit ce que nous pourrions appeler son portrait en habit d’acrobate « lançant en l’air des balles trop nombreuses, essayant de toutes les rattraper, ne pouvant s’interrompre, craignant à chaque instant, malgré ses efforts, d’en laisser choir » ? « Toute activité – écrit celle-ci –, qu’elle soit de l’ordre de l’effort, du travail ou du loisir, de ce qui est considéré agréable ou désagréable, tout était gêne et bruit vis-à-vis de ce silence harmonieux ».
Cette démarche qui consiste à dompter l’agitation du monde et à la convertir en pépites de contemplation et en instants de silence a valeur de thérapie capable de transformer « l’observation des choses, délicate rosée tapissant le monde de sa douceur et de sa légèreté » en une joie apte à s’émerveiller, par exemple, devant « l’exubérance blanche inespérée d’un prunier en fleurs début mars ». Il convient de rajouter ici une autre expérience contemplative – celle du regard dans le miroir projetant la réflexivité du visage personnel et du visage social des femmes devant le temps ennemi de leur beauté.
Comment se retrouver devant autant d’obstacles ? La meilleure réponse ne consisterait-elle pas dans ce que le professeur de piano dit à son élève en la guidant vers la parfaite harmonie entre la technique et l’art où « jouer sans fautes » est tout aussi essentiel et exigeant que « jouer sans cœur » ? C’est à ce jeu entre justesse et beauté que nous invite le volume de nouvelles d’Adriana Langer.
Le lecteur sera surpris et émerveillé à la fois par cet univers qui met la féminité dans une lumière parsemée d’étincelants éclats et d’interrogations intimes qui font taire les violences et laissent transparaître la fragilité et la beauté de l’instant tout en gardant le frisson d’une inquiétude à peine esquissée, dans de fulgurantes apparitions, comme celle d’Irène Némirovsky, dans « Boucles blondes », « lucide et incompréhensiblement aveugle » devant les cruautés de l’Histoire.
Livre aux accents nostalgiques et vivifiants, « Oui et Non » est à son tour un excellent miroir capable de nous conduire vers une résilience apte à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec le monde, tout en gardant une admirable maîtrise de style et une remarquable complexité des personnages qui peuplent ses pages.
Dan Burcea
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« Sanglots la nuit », Deux hommes s’aiment en butte aux fanatismes
Après le succès de Te retourne pas, Handala !
préfacé par Jean-Claude Carrière,
Sanglots la nuit
Le nouveau roman d’Olivier GERARD
Attachée de presse : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85
Le livre : « Sanglots la nuit » peut aussi bien être lu seul que dans le prolongement du précédent roman d’Olivier GERARD « Te retourne pas, Handala ! » que Jean-Claude Carrière qualifie de « livre ardent ».
S’il s’agit d’une histoire d’amour entre deux hommes à laquelle le drame du Moyen-Orient sert de décor, l’auteur aborde une nouvelle fois un sujet épineux avec sa plume incandescente, à la brutalité subtile, à la violence délicate. Du vif-argent dans les veines, Olivier GERARD a une écriture aussi rapide que précise qui pulvérise les clichés, les tabous et le politiquement correct.
Courageuse et toute en nerfs, son œuvre allie la spontanéité des plus grands stylistes à la maturité des écrivains portraitistes de leur époque.
Témoin de situations aberrantes qui éveillent et indignent sa conscience politique et humaine, son cœur tressaille face aux injustices.
Mais la richesse de ce livre qui se lit comme on regarde un film – n’oublions pas que l’auteur est d’abord connu comme cinéaste – tient dans le travail considérable qu’il effectue sur la langue pour être toujours au plus vrai de ses personnages, qui sont spécialement attachants. Un roman étonnamment tendre et proche de nous.
L’auteur : Olivier GERARD : Assistant réalisateur, il collabore avec les plus prestigieux metteurs en scène de sa génération : Orson WELLES, Louis MALLE, Philippe de BROCA, Peter YATES, Jacques DERAY, Jean-Paul RAPPENEAU. Il est coréalisateur de Robert MAZOYER dans ses séries de télévision à succès, Les Gens de Mogador, Au Plaisir de Dieu, Les Poneys Sauvages.
Devenu réalisateur, il tourne pour la télévision plus de quarante émissions, obtenant pour ses films la participation d’actrices mythiques tel que l’anglaise Claire Bloom (Limelight de Chaplin) ou la japonaise Yoko Shimada (Shogun).
Le cinéma et la télévision en font un voyageur. À l’occasion des tournages, il explore le Nordeste du Brésil, vit un an au Japon dans un sanctuaire Zen, suit une expédition scientifique à Djibouti dans le Golfe de Tadjura sur les traces de Rimbaud. Il parle une demi-douzaine de langues.
Comme scénariste il obtient deux fois l’avance sur recette du Centre National de la Cinématographie, sans toutefois parvenir à concrétiser ses projets.
Soucieux d’une approche plus immédiate de la création, il entreprend une carrière romanesque :
Assieds-toi et pleure !, roman d’aventure au Sénégal.
La Meute de la Lune (Editions Nicolas Junod, Genève), ou les tribulations d’un adolescent frappé d’amnésie au cœur du monde aborigène en Australie.
Prions pour la Mort (édité chez Bernard Pascuito, puis en poche chez Lokomodo-Asgard), thriller : la traque par les géants de la pharmacie de l’inventeur indépendant d’une molécule qui refuse de la leur vendre
Te retourne pas, Handala !(Editions Kyklos) : thriller sociopolitique, un homme est happé par la tourmente du conflit Israélo-Palestinien.
Des Sanglots La Nuit est son cinquième roman.
Olivier GÉRARD : série d’interviews sur son parcours cinématographique par le journaliste de cinéma PhilippeLOMBARD.
http://www.devildead.com/histoiresdetournages/index.php?idart=184,185, 186,187,188,189
L’islam selon les sites musulmans français – par Christian de Moliner
« QU’EST-CE QUE L’ISLAM ? Les sites musulmans français le dévoilent »,
un essai de Christian de Moliner
aux éditions Jean Picollec
Depuis le début de ce siècle, l’islam a fait une irruption fracassante dans l’actualité, tant en France qu’à travers le monde. De multiples massacres sont commis en son nom (n’oublions ni Nice ni le Bataclan) parmi des citoyens paisibles.
Pour vaincre ce terrorisme, il faut connaître la pensée dont les terroristes se réclament, celle qu’on trouve dans le Coran, les hadiths, les sourates.
Grâce à internet, Christian de Moliner a consulté les sites musulmans en France pour nous donner un tableau complet et honnête de l’islam, de ses principes fondamentaux et de ceux de la vie quotidienne.
Voici donc la présentation du pèlerinage à La Mecque au ramadan. Mais aussi son application dans la vie courante : les aliments interdits, le sexe, le voile, les rapports avec les infidèles, la drogue, la danse, l’avortement, l’excision, les greffes, l’argent, la famille ou l’homosexualité…
Avec ce document, vous saurez ce qui est prescrit et ce qui est proscrit par l’islam.
L’auteur : Christian de Moliner. (notamment connu pour ses articles récents à succès publiés sur Causeur et le FigaroVox)
Né en 1956 à Dijon d’un père maçon et d’une mère femme de ménage, Charles de Moliner enseigne en classes préparatoires à Valenciennes depuis 1987. Il est auteur de romans.
Annonce et règlement du premier concours créatif sur la saga d’Eric JEUX
Le grand Alfred Eibel a été charmé par l’écriture d’Adriana Langer
Alfred Eibel (20/11/2017, sur son blog https://memoirememoires.wordpress.com)
Vingt nouvelles. Des personnages pris dans les rets d’une miniaturisation du monde qui s’égarent parfois dans des amours parallèles, qui superposent leurs souvenirs dans l’attente du mot juste qui se fait prier. « Nos vies bariolées traînent leur part d’ombre ». Adriana Langer part à la recherche du tréfonds des vies ; à la recherche du reflet d’une action passée inaperçue. C’est ce qui fait l’originalité de ce recueil et son charme.
Minuscule note bi(blio)graphique de Stéphane Piletta-Zanin
Minuscule note bi(blio)graphique
Piletta-Zanin (SPZ comme on l’appelle volontiers) apparaît au monde en 1957, le 1er avril précisément.
Beaucoup, dans la vaste confrérie des gens de Justice, déplorèrent immédiatement date et événement. Quant au reste du monde, bon nombre célèbrent encore ou révèrent le jour par un déferlement d’humour.
Vers ses vingt ans il fonde avec d’autres une revue littéraire : YMER. Aussitôt parue, aussitôt disparue. Le groupe explose en effet, l’idée tout aussi bien, comme il en est souvent des projets que l’on fait à ses vingt ans. Cependant, la revue serait toujours activement recherchée par des collectionneurs avertis. A moins qu’ils ne fussent mus par une addiction en quelque sorte aux cartons de bouquinistes. Cela existe : SPZ en sait quelque chose ; un procès a été formé par un groupe de copropriétaires contre l’un de ces afficionados, mais ce au motif paraît-il avéré que les poutres de l’appartement en cause ployaient et commençaient à céder sous le poids des ouvrages accumulés. Comme quoi la passion de la lecture peut être dangereuse !
Néanmoins il s’éprend d’art. Autant qu’il le peut, il cherche à acquérir des œuvres. Il rencontre ainsi certains personnages, dont l’un, H.N a été combattant chez les Républicains durant la guerre d’Espagne. Il lui raconte les tranchées, les bombardements, les guerriers arabes de Franco, Hemingway frappant sur sa Corona. Il ne le sait pas, mais c’est déjà du matériel qu’il accumule pour son « Barde-Lons ». Ouvrage où tout est véridique bien sûr, autant que saura l’être la néo littérature para- fantastique. Lui succèdera – incessamment – « Le roman posthume (ou la brigade des porcs tueurs) ». Ce dernier, récit issu d’un fait divers : l’abattage d’un porc prévu – en période d’hostilités et en Bosnie-Herzégovine – pour un événement festif, mais d’où tombera, la bête ayant été ouverte, la main à moitié dévorée d’une femme.
Histoire pour partie véridique donc et où l’on trouve un général d’aviation italien baptisé selon le rite orthodoxe, en mission en Afrique, porteur de prénoms teutoniques, grand amateur de femmes, de comptines et de cantines ; un curé également muté en Afrique, pourvu cependant d’un oncle au Vatican, lequel curé proposera au général italien d’écrire toutes les lettres aux familles, avec citations individualisées, mais contre remise de tout son stock de préservatifs en vue de leur fourniture aux familles locales. Enfin un diplomate suisse en effet, sacrifié, mais qui sait tout, voit tout, comprend tout et finira par mourir au détour d’un vers « ô mon crâne, étoile de nacre qui s’étiole ». Véridique donc !
Très tôt PZ s’éprend des grands textes ; Salammbô, (et son voyou de mercenaire à qui elle cède assez rapidement, chaînette d’or ou pas), les filles du feu… Il dévore le Grand Jules (comme le Grand Louis du Barde- Lons) enfin il tombe amoureux de l’écriture de celui que tout un continent désigne affectueusement par son surnom : Gabo.
Ainsi « Le temps s’écoule à Barde-Lons » sous-titré « retraits amoureux ou les avatars d’Emilienne » avec ses plus de deux cents références littéraires ou musicales se veut bien sûr un hymne à l’amour au temps du Choléra ou, plus encore, aux cent ans de solitude.
Avocat en vue – il se verra nommé pour la conduite de certains des plus grands procès criminels depuis Nuremberg – il n’abandonne cependant jamais tout à fait l’écriture. Ecrit alors en catimini. .Jamais aussi heureux qu’en tenant une plume. Quelques ouvrages, romans (les oreilles d’Agamemnon, un homme de rien,) et nouvelles (nouvelles toscanes, Shogan Shogan mourra un jour) , appelés bien sûr à une prochaine réimpression, voient ainsi le jour, mais en une édition intimiste, tout aussi improbable qu’artisanale: Mode d’emploi : Les itinérants du spectacle.
Sous cet angle du monde politico- judiciaire il se voit très tôt confié des mandats à caractère politique (et donc économique). Au milieu des années 80, c’est tout un Etat (fût-il cantonal) qui est ébranlé par un vaste scandale de fausses factures, ce bien sûr au profit d’amis politiques de la même couleur évidemment que ceux qui étaient alors en charge du principal Département visé. Des hiérarques, des personnalités étrangères, politiques ou militaires, étaient en effet invités à se faire traiter en Suisse, mais ce à des conditions économiques bien particulières : la manne de l’Etat pourvoyait ! On lui confie alors, relativement jeune encore, des mandats en arbitrage (au-dessus du milliard de pounds !). Là, c’est tout le développement (et l’avenir) d’un Etat européen en matière de réseaux de communication qui est en jeu. Eminemment stratégique bien sûr ; la Défense n’est jamais bien loin ! Cela provoque quelques grincements de dents, d’autant qu’il se refuse à toute espèce de co-listage. Sans pitié paraît-il – ce qui est totalement faux – il devra solliciter à Paris et du Bâtonnier alors régnant la sanction la plus grave contre un Confrère. Simplement l’injustice caractérisée l’insupporte, le révolte !
Il sera parmi les premiers avocats autorisés à plaider devant le Tribunal pénal international pour l’Ex-Yougoslavie, participera à certains des plus grands procès, ce qui donnera lieu à un « roman critique » : Pour l’Amour de Sarajevo (L’âge d’Homme ; 2014). Exemple impossible et assez singulier sinon rare, il faut le dire, d’un « roman » incorporant quelque 172 notes de bas de page à caractère politique ou historique, allant par exemple d’un des plus grands mensonges historiques (les massacres en forêt de Katyn ; un demi-siècle d’omerta è politique), avec exécutions effectuées au moyen d’armes prises à l’ennemi : au soutien de l’administration Clinton au trafic d’armes malgré un embargo UN, ou à la position de la France sur le même sujet et dans les mêmes circonstances d’embargo en Syrie. Une note spécifique avait été consacrée aux groupements islamistes, leur nombre et leur importance. Cependant chaque deux semaines il fallait la compléter : il y sera finalement renoncé.
Dès lors, parmi les premiers arrivants au TPIY, il participe au développement de l’association des conseils de la défense ( ADC) et se bat pour le représentativité de la langue française. Ainsi, il n’hésitera pas à utiliser, avec une fréquence parfois remarquée il est vrai, des structures dont le Procureur et l’Accusation, évidemment anglophones, se plaignaient en audience qu’elles fussent « slightly archaïc », à l’effet volontaire- prétendaient-ils quoique à tort bien sûr – de retarder les traductions et, pour eux donc, la communication des actes en cause. Mais on ne se refait pas !
Il est également parmi les premiers avocats à être listé au sein de la Cour pénale internationale. Il se confronte au terrain, est nommé chef de Mission pour la Défense en lien au Darfour et au Congo (RDC). Dans une base militaire en Afrique et lors d’un interrogatoire particulièrement tendu avec un jeune procureur qui deviendra membre d’une équipe présidentielle américaine, il va imposer à la CPI l’adoption quasi immédiate de nouvelles règles techniques et pratiques en lien au traitement physique des dossiers et surtout des informations contenues. A défaut, il aurait conseillé à son client de ne rien dire – droit premier de la défense – et pris le premier avion pour l’Europe. Il craignait des fuites même au sein d’une telle institution. Quelques années plus tard, le phénomène des lanceurs d’alertes et de l’organisation du traitement fuites s’invitera dans le discours sociétal, judiciaire et politique. Telle Cour des comptes ne vient-elle pas d’instaurer un lien informatique sécurisé pour toute dénonciation sous couvert d’anonymat ! Retour peut-être d’une nécessaire bocca della verità (ou plus tard : bocca di Leone) qui s’imposerait encore à nos sociétés modernes ?
Aujourd’hui, il a été choisi pour la révision d’un méga procès criminel. Mais tout en conduisant en parallèle d’importants projets immobiliers
***
Cependant, comme d’autres avaient leur gueuloir, il va se chercher quelques lieux, qu’il a tôt fait d’appeler ses écritoires. L’un en Toscane, le premier, où il écrit, en plein ciel, tout contre le clocher roman ; le second en terres ibériques, l’après-midi uniquement, tout en haut d’un moulin désarmé mais plongeant sur la mer, le troisième ; les vestiges d’une tour minoenne, s’écroulant elle depuis des siècles dans la passe et sur les sépultures qui s’y trouvent, le dernier enfin, au milieu des vignes où il a poussé, tout contre une façade du XIVème qui aujourd’hui menace ruine. Ce qu’il s’emploie à sauver, en dépit des thuriféraires bien locaux d’un Département aussi aveugle qu’obtus…
Là cependant, il écrit jusqu’à tard, à nuit bien avancée.
Et lorsqu’ils voient de la lumière, parfois des passants, des amis entrent; partagent un verre, et le plus souvent sollicitent un conseil.
Et une histoire démarre à nouveau.
Michèle Venard, très cultivée en matière de nouvelles, reconnaît « souffle, matière et style » à Adriana Langer
Michèle Venard 6/11/2017
Je viens de lire en chambre le recueil de Nouvelles dont le titre Oui et nonm’évoquait Sarraute. Mais son auteur, Adriana Langer, a son univers propre, élégant et précis. Les dégradés de blancs et de gris sont les couleurs de sa palette et la densité du contraste dessine des tableaux subtilement transparents. Ainsi, elle colore les journées et ébahit les sens. Avec minutie et délicatesse Adriana Langer capture des images, examine les intérieurs, cadres de vie et corps en mouvements restreints, explore de légères démangeaisons contre les peaux et dans les âmes. Il lui arrive de suspendre sa respiration pour être à l’écoute d’autrui et saisir son rayonnement, saisir des moments précieux de beauté de lumière et de vie : tendresse pour les mères attentives à leurs filles, pour les hommes vieillissants dont les capacités s’émoussent, pour les femmes artistes aux enfances éblouies, …
Adriana Langer a choisi d’écrire des textes brefs juxtaposés dans ce recueil publié aux éditions Valensin et présenté aux journalistes et au public par son attachée de presse Guilaine Depis.
Je pense qu’Adriana Langer a le souffle la matière et le style pour passer au plus vite à l’écriture du roman. Et rédiger un très grand roman.
Le site de l’Académie de Paris a remarqué le succès d’Eric JEUX auprès des jeunes lecteurs
Un auteur de jeunesse au CDI de la Cité scolaire Jean de La Fontaine
A l’initiative de monsieur Watremez, professeur documentaliste le 16 octobre 2017 Éric Jeux auteur jeunesse est venu au CDI du Lycée Jean de la Fontaine pour parler de son livre « Le maître des temps » tome 1 « l’envol de Léna » à des élèves de trois classes de collège, la 4°6 , la 5°3 et la 4°7.
Le CDI manquait de chaises, certains élèves ont été obligés de s’asseoir sur les escaliers tant cette rencontre suscitait l’intérêt ! Il a évoqué les raisons l’ayant encouragé à écrire : il voulait créer des héros pour ses enfants, et particulièrement une héroïne à laquelle ils puissent s’identifier. Il crée un monde très original, une école où les enfants sont censés imaginer l’école de leur rêve.
Il a proposé aux élèves un concours d’idées pour le deuxième tome de son ouvrage. Une cérémonie de remise des prix sera organisée en janvier 2018. Les élèves du Collège Jean de la Fontaine sont certains de gagner ! Pour s’inscrire à ce concours les adolescents s’inscrivent en ligne en suivant ce lien.





