Actualités (NON EXHAUSTIF)

Le récit biographique de Claude Delay, préfacé par Jacques Laurent, sur le fondateur du restaurant Roger la Grenouille (accueillant la remise du Prix de la Page 112 en 2015 à Sylvain Tesson)

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Ce livre de Claude Delay est aussi un restaurant où a été remis le 3ème Prix de la Page 112 à Sylvain Tesson mercredi 11 mars 2015

« Je voulais trouver une place où l’on mange… Je pensais qu’à une chose, c’est de manger. » C’est Roger Spinhirni, dit Roger la Grenouille, qui parle. Sa mère qui l’abandonne, son enfance misérable, l’orphelinat d’Elancourt, il n’oubliera jamais. Sa vie entière est une faim insatiable ; il n’a de cesse de la nourrir des souvenirs qu’il collectionne dans l’antre fétichiste de son restaurant de la rue des Grands Augustins. Manger, et surtout, faire manger, c’est le coeur de sa vie. Balthus, Fargue, Vitrac, Picasso, les Joliot-Curie, Mistinguett, Malraux, et bien d’autres, tous ses habitués, ses familiers, sa famille, attablés serrés comme on fait chez lui, l’ont compris. 

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Aujourd’hui, à la suite des artistes, des intellectuels et des hommes politiques, les touristes du monde entier se bousculent pour connaître l’un des lieux célèbres de Paris.

Mais Roger qui ramasse encore les miettes de pain sur les tables, s’il aime les grands de ce monde, nourrit aussi, et pour rien, les carabins sans le sou, les poètes affamés, les clochards et les gosses du quartier.

Claude Delay, subtilement, le laisse parler, et comme c’est son métier, elle déchiffre ses dires avec science, sympathie et humour.

« Ce n’est pas un hasard, dit Jacques Laurent, dans sa préface, que Claude Delay, après avoir écrit un livre sur Coco Chanel, en écrit un sur Roger la Grenouille. Cette jeune femme est attirée par les mystères de Paris. »

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Livres hebdo C

Les assassinats d’Henri Curiel et de Pierre Goldman revendiqués

 

dans un livre

 

http://www.livreshebdo.fr/article/les-assassinats-dhenri-curiel-et-de-pierre-goldman-revendiques-dans-un-livre

 

 Pierre Goldman et Henri Curiel. – DR

 Dans Le Roman vrai d’un fasciste français  (La Manufacture de livres), paru le 24 avril, René Resciniti

de Says, décédé en 2012, revendique les assassinats des militants d’extrême gauche Pierre Goldman

et Henri Curiel, à la fin des années 1970.

Le 4 mai 1978, Henri Curiel, militant communiste et anticolonialiste, dirigeant du réseau d’aide au FLN des

« porteurs de valises », est assassiné par deux hommes dans l’ascenseur de son immeuble à Paris. Le 20

septembre 1979, Pierre Goldman, autre figure de l’extrême gauche des années 1970, est tué par balle à

bout pourtant à quelques mètres de chez lui, dans le XIII e arrondissement de Paris. Ces assassinats, signés

par une organisation d’extrême droite inconnue, « Honneur de la Police », n’avaient jamais été élucidés.

Aujourd’hui, alors que les tueurs courent toujours, et que le dossier est clos, un homme revendique ces

deux meurtres. Dans Le Roman vrai d’un fasciste français, publié le 24 avril par La Manufacture de livres et

signé par le reporter Christian Rol, René Resciniti de Says, membre de l’Action française disparu en 2012,

indique avoir tué les deux militants d’extrême gauche pour le compte du SAC, la milice du parti gaulliste.

Alors que les archives des services secrets français demeurent toujours inaccessibles, le député écologiste

Noël Mamère demande l’ouverture d’une commission d’enquête.

Les deux affaires continuent, 35 ans plus tard, à faire couler de l’encre. En 2011, Futuropolis publiait un

roman graphique d’Emmanuel Moynot retraçant le parcours de Pierre Goldman, sous le titre La vie d’un

autre. Un portrait d’Henri Curiel, Un Homme à part, par Gilles Perrault, est également disponible chez

Fayard. Enfin, les deux affaires sont retracées dans Les dossiers noirs de la Ve République: quand la France

 

assassine au nom de la raison d’Etat (City).

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L’OREILLE DE LACAN DE PATRICE TRIGANO

Livres / 22/08/2015

Dandy solitaire, hypocondriaque, rongé par les manies, aux prises avec d’insurmontables problèmes sexuels, Samuel Rosen vit reclus dans son hôtel particulier du VIIe arrondissement de Paris, entouré de ses livres et de ses œuvres d’art, dans le regret de ne pas être entré en analyse avec Lacan lorsqu’il avait vingt ans. Sur le point de faire publier un « livre-événement » qui fait sa fierté tout en nourrissant ses doutes et ses angoisses, Rosen cherche à apaiser ses conflits intérieurs en s’évadant par la peinture, la musique, la littérature, une ascension du mont Ventoux sur les traces de Pétrarque, un pèlerinage à Rocamadour dans les pas de Francis Poulenc… sans succès, jusqu’au jour où, à l’occasion d’une retraite chez les moines trappistes, tout bascule…

 

Extrait : III DIVAN

(…) Douce rêverie ! Je me revois jeune étudiant à la fin des années 60, après que la grande aventure de Mai 68 a de façon indélébile imprégné mon esprit. Des problèmes de vertige, dont je ne me suis jamais départi, ruinaient alors mon quotidien. J’aspirais profondément à devenir un pensionnaire attitré du divan de Lacan. Et pour me familiariser avec le personnage dont la légende m’attirait, j’allais jusqu’à observer ses allées et venues depuis le trottoir situé en face de son domicile. Parfois, gêné de faire le guet durant de longues heures, je feignais d’attendre un ami à la sortie de l’École des langues orientales. Que serait devenue ma vie si j’avais eu du cran à l’âge de vingt ans ? Que se serait-il passé si j’avais eu le courage de pousser la porte… cette porte du 5 rue de Lille ? Lacan m’aurait reçu dans son cabinet saturé de l’odeur âcre de ses cigares « culebras ». À coup sûr, le jeune homme que j’étais aurait été impressionné par le regard inquisiteur, perçant à travers ses lunettes. Après l’échange des quelques mots nécessaires au service minimum d’une prise de contact, le célèbre analyste se serait contenté de m’indiquer d’un geste le chemin du divan. J’aurais pris l’habitude d’y venir deux fois par semaine. Muet comme une carpe, le Dr Lacan ne m’aurait qu’écouté. Face à un mur de silence, j’aurais vécu la redoutable épreuve de l’analyse. Ma dépendance à l’endroit du médecin serait devenue de plus en plus grande au fur et à mesure que, tombant de Charybde en Scylla, j’aurais fini par atteindre le tréfonds de mon désespoir. Puis un jour, je serais tout simplement remonté à la surface. Transformé. Libéré. Mes blocages auraient trouvé leur terme. En adoptant la formule du thérapeute : « Il ne faut jamais céder sur son désir », j’aurais assouvi mes besoins de défoulement. J’aurais pris le pouvoir sur mes maux, domptant puis annihilant leurs pouvoirs ravageurs. Mon quotidien aurait alors cessé d’être une épreuve sans arrêt renouvelée. J’aurais constaté que le monde avait décidé de ne plus m’être hostile. La peur m’aurait quitté, mes craintes se seraient dissipées. J’aurais appris à gérer mon ego, à profiter des satisfactions que procurent l’échange, le partage, la générosité, l’amour. Mes doutes auraient fini de gripper le moteur de mon existence. J’aurais accepté de pouvoir être jugé et cela m’aurait permis de devenir homme d’action. Je ne serais plus ce vieux fils de famille, replié sur ses collections, vivant dans l’opulence grâce à son héritage. J’aurais peut-être même créé une famille. En tout état de cause, j’aurais cessé d’être l’esclave de mes angoisses, la victime de mon enfermement. Mon extrême susceptibilité, mes perpétuelles contrariétés seraient devenues des prétextes à sourire, des obstacles transformés en tremplins. Mes vertiges se seraient limités à la peur de tomber. J’aurais entrepris, modelé mon avenir, fabriqué mon destin. Mon ouverture au monde m’aurait tout simplement tracé la voie d’un bonheur possible. (…)

L’Oreille de Lacan
Auteur : Patrice Trigano
Genre : Roman
Collection : Littérature
Date de parution : 2015
Editeur : La Difference

S.O.S. Chômage – (ceci est une bouteille à la mer)

Merci de votre attention…

laulau.jpgS.O.S. : Je suis furieusement à la recherche d’un nouvel emploi (communication, rédaction, études, relations presse et publiques, événementiel) dans l’un des domaines que je connais (édition, politique, arts, culture, média) depuis le 8 juillet 2010, date à laquelle j’ai perdu mon emploi aux éditions Des femmes-Antoinette Fouque, licenciée pour motif économique – C’est un poste que j’occupais avec les résultats en matière de communication que l’on peut observer sur ce blog que j’avais créé seule le jour de mon embauche, le 17 avril 2007. (iie 3 ans 3 mois)

Les temps étant comme chacun sait très difficiles pour les chômeurs (et spécialement pour les chômeuses, comme diraient mes anciennes employeuses), je serais heureuse d’étudier n’importe quelle piste ou proposition de travail. Mon CV sur simple demande à guilaine_depis@yahoo.com, j’accepte tout rendez-vous.

Me contacter au 06 84 36 31 85. Je vous remercie de votre attention et de votre aide car j’en ai besoin. Il fut démontré dans plusieurs soirées-débats à l’Espace des Femmes combien cette odyssée de l’emploi était RUDE (la violence de la crise économique frappant tout le monde doublée de la violence des hommes sur les femmes en situation de faiblesse) pour les femmes aspirant pourtant à travailler et à gagner leur vie en toute indépendance. G.D.