En Quête de Sens
Réécoutez l’émission ici : https://radionotredame.net/emissions/enquetedesens/12-10-2020/
Émission du 12 octobre 2020 : Est-il si difficile d’être enfant unique ?




Guilaine Depis, attachée de presse (Balustrade)
Rampe de lancement ! Appuyez-vous sur la balustrade !
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Martin Almada, rescapé de l’opération Condor : « Pour moi, Condor vole toujours »https://fr.news.yahoo.com/martin-almada-rescapé-lopération-condor-101404761.html
et
https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/martin-almada-rescapé-de-lopération-condor-pour-moi-condor-vole-toujours/ar-BB19Uxdg?li=AAaCKnE
La Souciance, premier livre d’Eric-Louis Henri, le titre peut surprendre. Court récit ? Nouvelle ? Essai philosophique ? Ou plutôt, variation, adaptation à notre époque de Candide de Voltaire ? La Souciance est tout cela à la fois.
Le narrateur, avec sa nouvelle compagne, partent en vacances dans un pays étranger, indéniablement sur le pourtour méditerranéen, dans un lieu montagneux. On pense à la Croatie, au sud de l’Italie, à l’Albanie, enfin peu importe le lieu réel, seul celui créé par l’auteur importe.
Au cours de leurs pérégrinations, ils arrivent dans un hameau, loin de toutes routes historiques, plus ou moins abandonné par la modernité. Et, eux, qui ne devaient rester qu’une nuit, restent et achètent même une maison.
Ainsi, s’intégrant parfaitement dans leur nouvel univers, grâce à la culture de l’accueil des étrangers des autochtones, ils décident de faire revivre ce lieu. Ils ne veulent pas en faire une sorte de réserve des vestiges d’une façon de vivre du passé pour des touristes de passage, mais un lieu où d’autres personnes aient la même démarche qu’eux : rester, vivre, s’épanouir. Avoir une vision à long terme et non immédiate. Bâtir et non consommer. Et quel meilleur moyen que la toile pour parvenir à ce but. C’est à dire savoir se servir des moyens modernes de communication, basées sur la vitesse et le superficiel, pour vanter le temps long, la réflexion, la contemplation intérieure.

Eric-Louis Henri dans un style clair, avec des descriptions de grande beauté, nous fait suivre la démarche, le cheminement intellectuel de son « héros » à travers des « allers-retours » entre le présent et son passé.
Il dessine certaines personnalités d’une grande humanité, ces rencontres, qui, sans le vouloir, sans le savoir, l’ont aidé ou continue à l’aider dans sa quête personnelle. On pense à Jeanne, l’immigrée polonaise, ou au notaire, l’érudit local.
LE JOURNAL DU SOIR EN FRANÇAIS (9 OCTOBRE 2020)Réécouter l’émission : https://www.radioorient.com/news/le-journal-du-soir-en-francais-9-octobre-2020-37821
Elle était officiellement la dernière otage Française dans le monde. Sophie Pétronin est rentrée en France à la mi journée après près de 4 ans de détention au Mali. Seidik Abba, journaliste et auteur de « Voyage au cœur de Boko Haram » reviendra sur cette libération.
Le référendum du 1er novembre en Algérie sur la révision de la constitution. Regard dans votre journal sur une conférence samedi à Genève sur le livre « Projet de constitution de l’Algérie Nouvelle » de Lachemi Belhocine et Reza Guemmar. Réza Guemmar que nous écouterons.
«Il faut mettre en place la distanciation physique à l’école». L’appel de la porte-parole du syndicat des professeurs des écoles Snuipp-FSU. Guislaine David reviendra sur le protocole sanitaire mise en place dans les écoles et sur l’inquietude des enseignants.




L’auteur nourrit sa production littéraire d’une vie hachée, abonnée aux femmes dépressives sur le modèle de sa mère et d’enfants rêvés merveilleux mais insondables. Voici encore une histoire de bébé, le toujours Alexandre (prénom fétiche d’un autre roman), né sans les mains. Chirurgien spécialisé dans la main de l’enfant, l’auteur est à son affaire. Mais il conte surtout l’histoire de ces appendices qui fondent l’humain plutôt qu’il n’écrit un véritable roman.
Alexandre est re-né plus de trois-cents fois et, à chaque vie, use de ses mains selon le projet humain : dessiner, écrire, modeler, guider, caresser – et tuer. L’interaction de la main et du cerveau permet de se constituer en être humain différent de l’animal et naître sans mains est un handicap moteur. Ce pourquoi le « trans » (mot à la mode) humanisme peut permettre de relier les prothèses myoélectriques au cerveau en substitut de mains. Oh, nous ne sommes pas aujourd’hui mais pas loin : en 2023 seulement, et à New York évidemment.
Pour le reste, nous voici dans la grotte de Maltraviesco, puis dans le Sahara encore vert avant l’Egypte d’Imhotep. « Alexandre » (dont le nom a dû changer durant les millénaires mais dont on ne nous dit rien) vit de multiples existences avant de trouver peut-être la bonne. Dans sa vie juste avant l’actuelle, il se tue pour avoir fauté des mains en pilotant un drone qui a certes abattu un terroriste islamiste mais aussi deux femmes en dégât collatéral.
Vous avez des parents qui veulent bien faire mais ne savent pas trop comment, un pédiatre africain qui adore palabrer et remonter aux ancêtres, un chirurgien de la main pointu, une start-up qui offre sa technologie pour faire sa pub. Tant de fées sur le berceau qu’Alexandre s’en sortira, cette fois.
Nourri de la vie compliquée et souvent abîmée de son auteur, ce livre se veut une réflexion sur le temps très long de ce qui nous fait homme : la dialectique du manuel et du rationnel, de la main et du cerveau. Une aventure.
Bruno Salazard, L’éternité et deux mains, 2020, Librinova, 199 pages, €12.90 e-book Kindle €3.99
Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com
Ecologie libérale
Au fur et à mesure que la population humaine augmente, sa pression sur l’environnement nous semble de plus en plus pénible et nous prenons conscience que nous sommes la pollution. Nous pouvons rêver à des politiques malthusiennes qui ramèneraient la population terrestre à moins d’un milliard d’habitants: On peut craindre que la création de ce merveilleux Eden se fasse dans des conditions inhumaines.
Bien que l’Histoire nous a appris que les « lendemains qui chantent » imposés par des minorités doctrinaires génèrent des catastrophes humaines, la quasi-totalité des écologistes veulent changer la dégradation de l’environnement par la morale et la contrainte, la Raison Ecologique se substituant à la Raison d’Etat. Ne reconnaissant que la raison tout court, l’homme libre doit construire une autre voie.
La démarche libérale sera la plus efficace, celle qui va construire une règle qui laisse la meilleure part aux initiatives individuelles et évite la multiplication des directives qui entravent l’initiative et détruisent la responsabilité.
L’Ecologie a de multiples aspects, examinons simplement ce que serait une politique libérale sur le réchauffement climatique.
Le réchauffement climatique
Nous ne voulons pas ici discuter du bien-fondé des prévisions les plus pessimistes des experts, nous nous y plaçons au contraire pour montrer l’efficacité d’une approche libérale.
Le système pourrait être le suivant :
Instauration d’une taxe carbone dont le coût est égal à celui de l’élimination du CO2 (ou équivalent CO2) dans l’atmosphère. Actuellement cela coute 100 euros par tonne.
L’Etat rachète le carbone issu des systèmes industriels de décarbonisation ( pas celui venant du cycle naturel) au prix de 100 euros la tonne de CO2 dont il est issu et taxe à 100 euros la tonne le CO2 généré par les systèmes industriels.
Ce cout comprend le stockage du carbone ou sa recette tiré de sa réutilisation industrielle.
Un tel système renchérit de manière forte les produits émetteurs de CO2 mais le rachat du carbone incite les entrepreneurs à décarboner ces produits avec les technologies existantes et surtout en en développant d’autres plus efficaces leur permettant de dégager des marges plus importantes. Très rapidement grâce aux libres initiatives qui vont se multiplier, car il y aura une ruée vers l’or carbone, le monde va se décarboner sans bureaucratie et directives complexes.
Il y aura un coût énorme, mais bien inférieur à celui des milliers de procédures qu’un monde écologiste dirigiste devrait imposer pour arriver au même résultat. Aujourd’hui tout le monde préconise des mesures en omettant systématiquement de dire le coût qu’elles entraînent car tout le monde est écolo mais peu de gens acceptent une diminution de niveau de vie telle que le litre d’essence soit augmenté de un euro qui est le coût pour retraiter le CO2 qu’il émet.
Quel est le coût global ?
Si on prend un objectif de traitement en France de 500 millions de tonnes de CO2 on arrive à un coût annuel de 50 milliards ce qui n’est pas très élevé. Sur un produit intérieur de plus de 1500 milliards il n’y a pas de quoi paniquer (travaillons 39 heures au lieu de 35 et on sauve la planète). Alors qu’attendons-nous pour faire une mesure simple et efficace qui laisse libre initiative à tous plutôt que dépenser du temps et de l’argent à faire de multiples directives rigides inefficaces et coûteuses ?
Pas besoins de contraintes, juste la mise en œuvre d’une seule taxe et la pollution GES va baisser à vitesse grand V. On supprime les aides, la bourse des quota ( quel flop), les multiples lois et décrets et on ouvre la voie aux initiatives qui vont aller naturellement (la main invisible) dans les procédés de décarbonisation et dans une orientation libre et naturelle vers les solutions les moins génératrices de GES.
On sait traiter le CO2 en sortie des centrales thermiques et, avec la taxe, des inventeurs un peu malins vont chercher à mettre au point des équipements capables de traiter le CO2 à la sortie des chaudières individuelles.
Quand à l’argument qu’on ne peut mettre en place cette taxe dans un pays ou un groupe de pays, sans compromettre leur compétitivité internationale, il ne tient pas si on le fait fonctionner comme la TVA qui ne pénalise jamais les exportations. Il n’est pas nécessaire ici de rentrer dans des détails d’intendance.
Supprimons l’écologie punitive, morale et inefficace et développons l’écologie libérale.
Déjeuner de réflexion et d’échanges du 7 octobre 2020

Danielle Michel-Chich est née le 26 octobre 1951 à Alger. Elle y a vécu jusqu’en juin 1962, date à laquelle elle est arrivée en France, à Toulon, avec sa famille.
Etudiante à Marseille en classes préparatoires puis à Paris, où elle obtient un DEA d’études anglophones et un DEA de traduction. Elle milite pendant ces années à l’UNEF et à l’UEC, et s’engage dans le Mouvement des Femmes.
Enseignante, elle devient ensuite traductrice dans l’édition puis journaliste et autrice.
Grande voyageuse, elle connaît très bien les Etats-Unis où elle a vécu quelques années, à Houston (Texas).
Elle est toujours une femme engagée et une féministe active : à la Maison des Femmes de Montreuil pendant de nombreuses années auprès de Thérèse Clerc, elle est aujourd’hui président de l’association Femmes Monde et co-présidente de FDFA (Femmes pour le Dire – Femmes pour Agir).
A propos du livre Lettre à Zohra D. (Flammarion – 2012)
Grièvement blessée le 30 septembre 1956 au Milk Bar, à Alger, lors de l’attentat perpétré par Zohra Drif, alors qu’elle n’a que cinq ans, elle perd une jambe et sa grand-mère qui l’accompagnait est tuée dans l’attentat
Roman
Danielle Michel-Chich poursuit sa réflexion sur le terrorisme avec un roman, Je est une autre, dont l’héroïne est une imposteure qui se dit victime d’un attentat.
Ce colloque, organisé par l’hebdomadaire Marianne, France Inter, et El Khabar, commémore la fin de la guerre et l’indépendance de l’Algérie. Y participent diverses personnalités dont Bernard-Henri Lévy et Zohra Drif. Danielle Michel-Chich était dans la salle. Lorsqu’elle demanda à la militante algérienne si son attentat aveugle, contre des civils, était justifiable moralement, Zohra Drif répondit : « Ce n’est pas à moi qu’il faut vous adresser, c’est à tous les pouvoirs français qui sont venus asservir mon pays. […] À titre personnel et humain, je reconnais que c’était tragique, tous ces drames, les nôtres comme les vôtres. Nous étions pris dans une tourmente qui nous dépassait, qui vous dépassait. »2
Cette liste de publications n’inclut pas les œuvres traduites par Danielle Michel-Chich.