Conférence d’Antoinette Fouque sur « Le Corps dans tous ses états » aux 12èmes Rendez-vous de l’Histoire de Blois, dimanche 11 octobre 2009 à 16 h 15

Les Rendez-vous de l’histoire de Blois – NOUVELOBS.COM |- INTERVENTION D’ANTOINETTE FOUQUE EN CONFERENCE

GÉNÉRATION MLF 1968-2008. HIER, AUJOURD’HUI, POUR DEMAIN De 16h15 à 17h45 – Amphi 3 de l’antenne universitaire
Le MLF a 41 ans. Ce mouvement original, qui a su articuler le désir de révolution aux nécessités des réformes, a imprégné l’ensemble de la société et transformé la vie des femmes et des hommes. Au commencement, un slogan du MLF : « Notre corps nous appartient ».  Où en sommes-nous aujourd’hui ?

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02.10.2009 | 11:45

Le plus grand rassemblement d’intellectuels en France, une immense université populaire ouverte à tous pour mieux comprendre la marche du monde à la lumière de son histoire.

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Le thème : « Le corps dans tous ses états »

Le corps est une idée neuve en histoire. Les historiens ne l’ont d’abord abordé qu’avec prudence, « à leur corps défendant ». Mais désormais le mouvement est lancé. Des questions jusque là abandonnées à l’anecdote ont été reconsidérées avec plus d’ambition, dans une perspective qui unit économie, politique et culture. Nourri et soigné, désirant et enfantant, exercé et violenté, mais aussi lieu d’expression, dans la gestuelle comme dans la parure, le corps amène à s’interroger sur la relativité des notions de beauté ou de pudeur, comme sur la place très différente qu’il peut occuper dans les sociétés, suivant que leur système religieux met ou non le corps en scène.
Sans prétendre se lancer « à corps perdu » dans toutes les voies qui s’ouvrent aujourd’hui à la recherche et à la réflexion, les Rendez-vous de Blois 2009 aideront le public à mieux comprendre cet objet nouveau qui est pourtant, quand on y pense, le plus vieux sujet du monde.
Pascal Ory, professeur à la Sorbonne (Paris 1)

Parmi les 500 personnalités attendues, citons notamment :

Sylviane Agacinski, Fabrice d’Almeida, Jean-Pierre Azéma, Claude Aziza, Georges Balandier, Antoine de Baecque, Jean-Luc Barré, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Pascal Boniface, Alain Cabantous, Catherine Coquery-Vidrovitch, André Comte-Sponville, Alain Corbin, Joël Cornette, Arlette Farge,

Antoinette Fouque, Françoise Héritier, Jean-Noël Jeanneney, Lionel Jospin, Jul, Claude Lanzmann, Henry Laurens, Bruno Laurioux, David Le Breton, Amin Maalouf, Adelwahab Meddeb, Pascal Ory, Mona Ozouf, Michelle Perrot, Pascal Picq, Yves Pouliguen, Anne Rasmussen, Daniel Roche, Maurice Sartre, Jean-Claude Schmitt, Georges Vigarello, Michel Winock…

Les Rendez-vous de l’histoire se tiennent du 8 au 11 octobre à Blois. Site internet : http://www.rdv-histoire.com/

Soutenir Aung San Suu Kyi avec Antoinette Fouque, DEMAIN, le 6 octobre 2009 dès 21 h

Le résumé du communiqué politique qui suit en sept lignes : L’Alliance des Femmes pour la Démocratie appelle au rassemblement de soutien à Aung San Suu Kyi organisé mardi 6 octobre, de 21 heures à 23 heures sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

 + pour toute interview d’Antoinette Fouque, son éditrice, qui connaît bien l’héroïne comme la cause, ou pour recevoir le livre d’Aung San Suu Kyi en service de presse (n’oubliez pas de mentionner une adresse postale), joindre Guilaine Depis, n’importe quand, au 06.84.36.31.85.

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Alliance des Femmes pour la Démocratie Présidente : Antoinette Fouque

Communiqué 4 octobre 2009

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En confirmant la condamnation d’Aung San Suu Kyi à 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence, la junte birmane l’exclut des prétendues élections qu’elle prévoit d’organiser l’année prochaine, et qui ne seront donc qu’une parodie.

Antoinette Fouque et l’Alliance des Femmes pour la Démocratie rappellent que la Prix Nobel de la Paix, et son parti, la LND, avaient remporté massivement les élections démocratiques de 1990. La junte avait refusé ces résultats, et exerce depuis cette date un pouvoir dictatorial et corrompu sur la Birmanie, en dépit de plusieurs soulèvements populaires.

Aung San Suu Kyi, pour sa part, donne au monde un exemple de combativité intelligente et d’extraordinaire dignité. Privée de liberté depuis quatorze ans, elle continue à méditer, penser, résister, agir… « Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur […]. Aucune machinerie d’État, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours », a-t-elle écrit dans son livre Se libérer de la peur (Éditions Des femmes, 1991).

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Portrait d’Antoinette Fouque par Katia D. Kaupp (Le Nouvel Observateur du 6 décembre 1990)

ff.jpgPortrait du 6 décembre 1990 (Le Nouvel Observateur)

 

Mythologies 90 – Une chronique de Katia D. Kaupp 

 

Antoinette Fouque, poétesse

 

 « Nous, les femmes, nous sommes ici : nous voulons exister et ne pas être absentes de l’Histoire. »

 

 

C’était une évidence. Mais elle a résonné comme un tremblement de terre et, pour l’avoir énoncée, simple comme bonjour, une psychanalyste, quelqu’un du dedans, a fait histoire : Antoinette Fouque. C’est elle la femme la plus importante de tout ce numéro dédié aux femmes. Elle a marqué la France pour le meilleur et le plus profondément : du mouvement des femmes. La dernière fille née ne sait plus ce qu’elle lui doit.

 Trop proche, ou remisé aux oubliettes, en 1990 ce mouvement est presque inconnu. Il fut capital et de toutes les façons. C’était un mouvement vital et il fut décisif, en donnant lieu à un corpus de lois pour les femmes, à commencer par l’avortement libre, puis gratuit. Mais il a constitué surtout un capital intellectuel indélébile : de pensée nouvelle. Il fui un grand moment. Il a élargi et élevé notre champ de conscience et, même diffus, distordu, souvent accommodé à des « sauces » diverses, son esprit est aujourd’hui dans nos mentalités.

 

Et là, Antoinette Fouque s’est révélée une héritière des Lumières. Penseuse, elle a fait avancer l’histoire en faisant avancer les femmes, elle qui avait des difficultés pour marcher. Quand on a célébré la Révolution l’année dernière, on lui a décerné la Légion d’honneur. Quatre de mes amies, Maïmé Arnodin, Denise Fayolle, Sonia Rykiel et Andrée Putman, l’avaient alors depuis belle lurette. Ces femmes admirables avaient en commun de travailler dans l’habit et l’habitat, où les femmes sont expertes et ont fait des merveilles, depuis la nuit des temps, et dans lesquels nous vivons de la naissance à la mon. Il faut créer pour noire environnement. Mais quand je le vois à sa boutonnière, en face de moi au restaurant, le ruban rouge d’Antoinette me donne un contentement tout autre : comme une satisfaction. Elle est une Juste.

 

Dans l’humus tout frais de Mai-63, à la Sorbonne, elle a pensé et parlé pour nous, avant nous. Pierre Nora lui a réservé seize pages d’interview magnifique dans « le Débat » (avril-mai 1990). Françoise Malettra lui a donné « le Bon Plaisir », trois heures de jolie radio France- Culture, éditées en double cassette par les éditions Des femmes et en vente à la Librairie des femmes. Voir l’excellence du catalogue de livres et de voix de cette maison d’édition et la qualité singulière de cette librairie. Mais si on dit que ces deux entreprises culturelles sont d’Antoinette Fouque, de son cru, on est encore loin du compte. « Il y  avait Josyane Chanel, qui était ingénieur, Monique Wittig, qui avait eu le prix Médias avec « l’Oppoponax » en 1967, un très grand écrivain publié aux éditions de Minuit, et /’étais prof de lettres en congé de longue maladie. Dans toutes ces « prises de parole », nous ne retrouvions pas les femmes, nous disions-nous. * C’est ainsi qu’elles ont mis au monde le mouvement des femmes.

 

« Avant-garde » et « civilisation » étaient déjà les mots clés d’Antoinette. Elle avait commencé, avec Roland Barthes, une thèse sur la notion d’avant-garde littéraire. Elle suivait le séminaire de Jacques Lacan, qui serait son analyste de 1969 à 1974 et sur les « Ecrits » duquel elle travaillait avec René Fouque, son mari, pour Jean Wahl au Seuil. Plus tard, en amie, elle a travaillé avec Serge Leclaire. Il est sûr qu’elle a infléchi le regard de la psychanalyse sur les femmes. Douée d’une intelligence hors du commun, et d’une générosité qui va de pair, elle a toujours dit du mouvement que c’était «  l’avant-garde » et parlé de son « développement civilisateur ». Sans cesse, elle répétait : « Faire passer le monde de la préhistoire à l’après-histoire, de l’origine à la modernité la plus avancée. » Comme chacune d’entre nous, elle dît de ce mouvement : « J’y suis née. » Et là, de toutes les fleurs de son verbe de conteuse méditerranéenne et de sa voix brûlante, soudain libérées, elle nous a dit tes femmes comme personne.

 

L’entendre était magnifique : un moment parfait. Elle voulait être avocate quand elle était petite. Quand elle nous parlait de Vincente, sa fille, à qui elle avait donné le prénom de sa mère, qui lui avait légué celui de la sienne, Antoinette, c’est toutes les femmes qui venaient avec. «Toutes. Le fait que la langue soit fixée, conçue, et je dis exprès « conçue », dans une enceinte, et je dis exprès « enceinte », l’Académie-Française où il n’y a pas de femmes, disons une tu conviendras que c’est à se tordre de rire… Ta patrie et ton sol, c’est ta langue, mais dans cette langue-là nous ne sommes pas. Quand tu passes devant l’Institut, w peux très bien te dire : mon pays et ma langue ne m’aiment pas. Le monde, ma chère Katia, ne nous aime pas.»

 

Fille du mouvement, mère, fille-mère, « femme entre mère et fille », comme elle disait, et, précisons, notre bonne gardienne aujourd’hui, Antoinette m’est toujours apparue comme ces femmes grecques avec lesquelles je m’entends si bien : elle est mi-corsé, mi-calabraise et de Marseille. « L’initiatrice », écrit Pierre Nora : la poétesse. Sa voix ouvrait cette voie : les femmes. Le mouvement n’existe plus, mais elle y est toujours en pensée et en parole. Elle lui a donné chair, y compris de sa propre santé, et réfléchit maintenant sur * la pensée chamelle », Elle n’a pas écrit de livre, seulement des articles, elle y viendra puisqu’elle écrit sans cesse, et « puisqu’il faut absolument signer un livre pour exister dans cette société », mais sans hâte excessive. « Penser est ce que j’aime le plus au monde. » Elle pense une histoire d’amour, la plus humaine et la plus ambitieuse, « si l’on veut que les hommes et les femmes vivent avec les enfants dans la création », qu’ils œuvrent, avec les arbres, l’herbe, la mer et les animaux. D’aussi loin qu’il m’en souvienne, « être positif» est son proverbe. Le féminisme lui a toujours semblé avoir « l’avenir d’une illusion » (Freud).

 

« L’égalité sans différence est mutilante et c’est un leurre. » Comme on a fabriqué à l’ère industrielle la classe des petits-bourgeois, entre les prolétaires et l’aristocratie, on est en train de fabriquer, dit-elle, « une génération de petits phallus. Les femmes s’imaginent que si elles sont complices d’une structure qui les écrase, elles vont arriver une par une. Vous n’allez tout de même pas vous entre-tuer pour trois places ! » Narcisse est un homme, elle insiste. « Attention au krach narcissique ! » * Le narcissisme lui a toujours paru suspect, comme tous les  » ismes «  et y compris le féminisme. « Réducteur » de ce que nous sommes. Cette intégration des femmes, comme des émigrés, est une assimilation, un avalement : « un reniement ». Les parents d’Antoinette Fouque ne savaient pratiquement ni lire ni écrire, mais ils étaient « des gens de très haute civilisation » et qui ne l’avaient pas oublié. Son père récitait «  des pans entiers de Dante » et j’ai connu Vincente, sa mère, elle était noble. Leur fille est une femme d’honneur. Elle ne nous a jamais trahies.

 

K. D. K.

Christine Clerc soutient l’idée de « Grenelle des Femmes » d’Antoinette Fouque (Valeurs Actuelles du 12 novembre 2009)

cc.jpgVALEURS ACTUELLES – 12 NOVEMBRE 2009 – LE CARNET DE CHRISTINE CLERC

LE CHANGEMENT PAR LES FEMMES

(…) Il y a trente-neuf ans, un groupe de féministes osait, le premier, déposer à l’Arc de triomphe une gerbe « à la Femme inconnue ». Au lendemain de cet anniversaire – et de celui de la création du MLF – Antoinette Fouque, qui préside l’Alliance des femmes, relance son projet de « Grenelle des femmes ». Au contraire des féministes qui, à l’instar de Simone de Beauvoir, se sont battues exclusivement en faveur de la légalisation de l’avortement, cette philosophe considère que la maternité est une richesse pour tout un pays et que les femmes ne devraient pas avoir à sacrifier leur ambition professionnelle à leur maternité ou l’inverse. Elle rêve d’une vaste consultation qui reprendrait tous les points – salaires, représentativité, retraite, etc. Bizarre que Nicolas Sarkozy ne se soit pas encore emparé de ce projet. (…)

Fabien Trécourt réalise un entretien avec Antoinette Fouque, sur le thème de l’égalité pour Philosophie Magazine (octobre 2009)

… Et merci à Alexandre Lacroix, rédacteur en chef de Philosophie Magazine ! (précisons toutefois ici que de petites choses ont été tronquées lors de l’impression de cette interview d’Antoinette Fouque, seule femme choisie par Philosophie Magazine pour s’exprimer sur ce dossier)
philosophie-magazine-septembre-09-couverture.jpgalexandre_lacroix1.jpgPhilosophie Magazine – Octobre 2009
 
Et si on parlait de parité ?
 
« L’Egalité bute à tout moment sur le roc du réel qu’est la gestation. »
 
Entre hommes et femmes, l’égalité semble difficile à atteindre. Pour Antoinette Fouque le paradigme de la parité, qui intègre la spécificité féminine, permet de sortir de cet écueil. Propos recueillis par Fabien Trécourt.
 
Figure historique du militantisme féministe, Antoinette Fouque est psychanalyste et fondatrice des éditions Des femmes. Elle a notamment écrit « Il y a deux sexes » (Gallimard, 1995)
 
Le principe d’égalité entre hommes et femmes est-il suffisant ?
 
C’est un principe abstrait louable, car combattant les discriminations, mais il vise à la disparition du multiple, aliène la question de l’identité à celle de l’uniformité. Bref, il veut faire fonctionner chaque femme comme « un homme comme les autres ». Mais, à effacer le fait que les femmes font les enfants, à refuser la procréation comme production de richesse, il finit par produire de l’injustice. On le voit aujourd’hui avec le projet de réforme des retraites (1). L’égalité bute à tout moment sur le roc du réel qu’est la gestation, cette asymétrie qui fait que dans l’espèce humaine dont la compétence principale est le langage, comme le dit Lacan, il y a une compétence charnelle spécifique aux femmes. C’est pourquoi les inégalités perdurent, malgré les réformes égalitaires des quarante dernières années.
 
arton298.jpgIl faut donc dépasser la notion d’égalité ?
 
Avec le MLF qui, dès 1968, a intégré le combat pour l’égalité des droits entre hommes et femmes et l’affirmation d’une identité féminine, on est entré dans une phase postégalitaire. Du coup, les principes républicains ont été mis en demeure de penser qu’il y a deux sexes. C’est là qu’intervient le concept de parité. Au-delà du principe d’égalité qu’elle affine sans l’abolir, la parité reconnaît une différence qualitative, permet un équilibre entre la part des hommes et celle des femmes. Elle ouvre à une dimension éthique par la reconnaissance de l’apport des femmes à l’humanité. Avec toutes les conséquences culturelles et civilisationnelles d’une telle rupture, on peut parler d’une véritable mutation dans l’espèce.
 
Sur quoi repose ce concept ?
 
La gestation m’apparaît comme un paradigme pour l’éthique et la pensée : c’est donner la vie, créer, accueillir l’autre en soi… C’est aussi une alternative à une société de profit, un nouveau contrat humain fondé sur une économie du don, du partage et de la gratitude.
 
(1) La Cour de Cassation et la Halde sont opposées au nom de l’égalité à ce que les femmes ayant interrompu leur carrière pour avoir des enfants bénéficient d’annuités supplémentaires
 

Philippe Gildas diffuse un reportage avec interview d’Antoinette Fouque sur la chaîne Vivolta (19 septembre 2009)

18389-philippe-gildas-637x0-1.jpg19/09/2009 13 h 06 Un reportage de Philippe Gildas sur le MLF de 4 minutes 42 sur Vivolta à visionner ICI.
 
Le Mouvement de Libération des Femmes (MLF) a fêté ses 40 ans le 1er octobre dernier mais l’égalité entre hommes et femmes n’est pas encore acquise ! Les comportements parfois insidieux des « machos » version 2008 en témoignent…
Clémentine Autain qui vient de sortir un livre intitulé Les machos expliqués à mon frère revient sur ce phénomène grandissant.

Ce qu’est l’émission Gildas and co : Air du temps, consommation, vie quotidienne, culture, loisirs… Découvrez Gildas & Co, une émission d’humeurs et d’humour ! Retrouvez la bande de Gildas & Co pour décrypter chaque jour l’actualité pratique en compagnie d’un invité (artiste, chercheur, explorateur, écrivain, sportif…) qui partagera tout au long de l’émission ses impressions, ses expériences, ses envies et sa propre actualité. Philippe Gildas reste entouré de Laure Michel (culture), d’Olivier Malnuit (essais-livres), de Gilles Verlant (musique et BD), de Bruno Cras (cinéma), de Vincent Ferniot (produits et tendances culinaires), de Jérôme Bonaldi (objets insolites) et de Anette Burgdorf (forme et bio).

De nouveaux chroniqueurs ont rejoint cette année l’équipe, parmi lesquels Gaëlle Renard (La vie à deux), Laetita Barlerin (animaux) Laurence Haurat (psychologue nutritionniste) et Dominique Dislaire (buzz).

Emission emblématique de Vivolta, Gildas & Co a déjà reçu lors de sa première saison plus de deux cent personnalités : Muriel Robin, José Garcia, Dany Boon, Alice Taglioni, Clovis Cornillac, Michèle Laroque, Guy Bedos, Bruno Solo, Mireille Darc, Pierre Arditi, François Berléand, Victoria Abril, Daniel Prévost, Philippe Candeloro, Dominique Farrugia…

Solidaire avec Aung San Suu Kyi : Antoinette Fouque, son éditrice

Alliance des Femmes pour la Démocratie – Présidente : Antoinette Fouque

Communiqué du 18 août 2009

ASSK.JPGAung San Suu Kyi vient de faire appel du verdict honteux qui lui a été infligé par un tribunal birman aux ordres de la junte. Antoinette Fouque et l’Alliance des Femmes pour la Démocratie (AFD) en appellent aux gouvernants du monde entier, aux autorités de l’Union européenne et de l’ONU, pour une action efficace en vue de sa libération immédiate, de celle de tous les prisonniers politiques et de l’ouverture d’un processus authentique de démocratisation en Birmanie, avant les pseudo-élections prévues en 2010.

Aung San Suu Kyi a scellé, dès 1988, une alliance avec le peuple birman pour une lutte non-violente et résolue contre une dictature cruelle et corrompue. En 1990, elle et son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, l’emportaient massivement aux uniques élections réellement libres ayant eu lieu dans le pays, mais ces résultats ont été rejetés par les militaires.

Depuis lors, la Prix Nobel de la Paix donne au monde un exemple de combativité intelligente et d’extraordinaire dignité. Privée de liberté depuis quatorze ans, elle continue à méditer, penser, résister, agir… « Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, mais la peur (…). Aucune machinerie d’Etat, fût-elle la plus écrasante, ne peut empêcher le courage de resurgir encore et toujours », a-t-elle écrit dans son livre, Se libérer de la peur (Editions Des femmes, 1991).

L’AFD continuera sans relâche à manifester sa solidarité, en partenariat avec les ONG et les personnes engagées dans ce combat, telles qu’Info Birmanie, la Communauté birmane de France, Jane Birkin, France-Tibet, Femmes solidaires, Amnesty International, la Ligue des Droits de l’Homme…

Contact presse : 06 84 36 31 85

Clara Dupont-Monod identifie l’émancipation féminine des années 1970 à Antoinette Fouque (article dans Marianne du 1er au 7 août 2009)

La métamorphose d’une femme.

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Son grand mérite, c’était de ne pas être conventionnelle. On pourra toujours gloser sur sa beauté, son intelligence, sa mue réussie de mannequin à chanteuse. Reste que Carla BRUNI, c’était d’abord, une vraie bombe: elle faisait exploser les codes d’une certaine bienséance. Chacune de ses histoires d’amour torpillait tranquillement l’idéal conjugal en forme de conte de fées. L’amour toujours? D’accord mais avec un garçon différent à chaque fois. Et pas des moindres, hein. Du Mick JAGGER ou rien du tout. La classe… Certes, n’importe quelle créature qui a approché de très très prêt Jean-Jacques GOLDMAN a droit à un respect absolu, de toute façon. Certes, un CV qui se résume à quelques podiums et à un kaléidoscope d’ex-conquêtes, ca ne va pas très loin. Mais c’est tout ce que l’époque nous offrait: une image, à défaut de discours structurants. En matière d’émancipation féminine, les années 70 ont eu Antoinette FOUQUE, les années 80 ont eu Elisabeth BADINTER, et les années 90… les top model. Quand on parle du minimalisme de cette décennie…

carla-bruni_.jpgMais au moins, celle-ci détonnait. Carla BRUNI a eu des phrases d’anthologie qui ont rendu une dignité à toutes ces épicuriennes que les bonnes moeurs condamnent. « Je préfère qu’on me traite de prédatrice plutôt que de vieux sac à puces »balançait elle quand on lui reprochait d’envoûter les hommes mariés. La grâce des garces… Sa tirade la plus célèbre elle l’a offerte à « Madame Le Figaro »: « Je m’ennuie follement dans la monogamie. [..] Je suis monogame de temps en temps, mais je préfère la polygamie et la polyandrie. […] Moi, je ne cherche pas particulièrement l’établissement des choses: l’amour et le couple ne me rassurent pas. Je ne me sens jamais en couple, pourtant j’ai un amoureux que j’aime et qui vit avec moi. C’est mon côté garçon. » Warren BEATTY, sors de ce corps! C’était formidable de balancer un truc pareil! C’était au début des années 2000,. Pour nous, les filles de 30-35 ans, ça sonnait comme un slogan féministe. Encore une fois, nous ne disposions que de ça, des slogans et des images. Puisque les générations s’étaient offert la révolution, les pavés dans la mare, les raisonnement inédits, les débats les plus intéressants comme la remise en question de l’instinct maternel; puisque le combat pour l’émancipation commençait à se déplacer vers la banlieue, où la situation devenait urgente, il nous restait ce féminisme intuitif, non-politisé, indépendant de toute idéologie et, surtout, basé sur une très nette tendresse pour les garçons (peut-être était-ce la meilleure part de digestion des années précédentes…). En attendant, quelle plus belle représentante que cette aristocrate libertine, assumant un tableau de chasse exigeant? Quoi de plus libérateurqu’une fille magnifique qui joue au Don-Juan? Qui se moque du qu’en dira-t-on, offrant à toutes les gourmandes le statut de reine?    Une fille plus hétérosexuelle que Monique WITTING et moins rancunière que Valérie SOLANAS. Qui préfère la pratique égalitaire aux harangues, et la répartie cinglante à la radicalité tapageuse. Une bonne vivante, quoi.

Et puis, le retournement total. Il aura fallu une alliance et l’attrait du pouvoir pour que tout s’éffondre. Aujourd’hui, Carla BRUNI est une dame. Pas n’importe laquelle: la première Dame de France. Glups. Elle porte des taileurs beiges, des talons, plats. Elle est coiffée comme Nana MOUSKOURI. Dans les magazines, elle fait de splans de table pour les prochains dîners diplomatiques. Elle commence chaque phrase par « mon mari« . Elle prend le thé avec des responsables de « Femme actuelle » pendant que Monsieur travaille. Celle qui sacrait les gourmandes en reines les a délaissées pour n’en retenir qu’une seule: la Reine d’Angleterre, à qui elle fait des courbettes. Résultat: on trouve Angela MERKEL sexy! Carla BRUNI est la victime du « syndrome Clotilde COURAU », du nom de cette actrice espiègle qui a épousé le prince Emmanuel-Philibert de SAVOIE. Prenez une fille bien dans sa peau, rigolarde et effrontée. dans la vie, elle s’amuse. Voire elle fait figure d’exemple par son irrévérence revigorante, son mérpis des conventions. Faites-lui rencontrer un homme-qui-a-des-responsabilités. L’ingénue se transforme alors en bonne bourgeoise lisse, soumise au protocole, obéissant à des règles de bienséance que ne renierait pas le « Guide de la bonne épouse », publié en 1960. Oubliées, la déconne, la liberté! Place à la béatitude conjugale surjouée…    

Où est passée Carla BRUNI? Où est cette séductrice qui osait dire: « Les maris ne se volent guère, on sait les garder ou pas » ? Elle s’est évaporée. Assagie? A voir: la sagesse n’est pas une tare, et s’accompagne souvent d’une lucidité nouvelle. La Walkyrie des traversins a juste cédé la place à une irréprochable femme d’intérieur, qui précise qu’elle n’enregistrera aucun disque « jusqu’à la fin du mandat de mon mari ». Finalement, elle a quand même sorti un album. Promesse trahie, donc, ce qui est bien le signe que le sarkozysme commence à rentrer. Au passage, elle offre une belle incarnation du conformisme niais à ds années-lumières  de la femme qu’elle fut – ou prétendit être. Parce qu’il y a frocément un moment où l’on se dit: « Tout ça pour ça! » Toutes ces déclarations fracassantes pour aboutir à un « Bon courage chouchou » Parmi ces déclarations, il y en avait une: « Je n’ai pas envie de devenir une dame. » Raté. Dans la foulée, le message livré est déprimant: la révolution attendra. Le mari est l’avenir de la femme. Vive les contes de fées. Non, pardon: vive les contes mais sans les fées, ces jolies célibataires qui volettent… >>

Source: Clara DUPONT-MONOD in « Marianne », semaine du 1er au 07 Août 2009, page 90.

Agathe Fourgnaud salue la Bibliothèque des Voix d’Antoinette Fouque : Le Prix Charles-Cros de Macha Méril remarqué (Le Point du 16 au 23 juillet 2009)

Le Point du 16 juillet 2009, page 75

 macha_meril_48.jpgLa voix de Macha
 
Ecouter-lire. Le livre audio est à la mode. Ses ventes représentent plus de 1% du marché du livre, des magazines lui consacrent une rubrique spéciale et, chaque année, l’Académie Charles-Cros lui décerne un prix. En septembre 2008, il récompensait pour la sixième fois consécutive les éditions Des femmes d’Antoinette Fouque, en distinguant le très émouvant CD de Macha Méril lisant son propre roman, Un jour, je suis morte.
 
La mère d’Antoinette Fouque ne savait pas lire. C’est en pensant à elle que la célèbre
cofondatrice du MLF a eu l’idée de faire avant les autres des livres qui s’écoutent. Et depuis près de trente ans qu’elle recueille des voix d’écrivains, Antoinette Fouque a constitué vun patrimoine sonore exceptionnel. Sa collection « la bibliothèque des voix » en rassemble aujourd’hui 200, dont celles de Gracq, Sagan, Derrida. Mais aussi celles de grandes comédiennes lisant des textes classiques. Féministe mais pas sectaire, cette collection, qui s’enrichit de 12 titres par an, rencontre un joli succès.
 
Agathe Fourgnaud
Un jour, je suis morte, de Macha Méril (Des femmes, coll. « la bibliothèque des voix », 18e)

Le rayonnement d’Antoinette Fouque, jusqu’au Mexique ! (conférence spéciale le 2 juillet 2009)

CONFERENCE SUR ANTOINETTE FOUQUE AU MEXIQUE

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Voici la présentation de la conférence sur « Il y a deux sexes » qui aura lieu le jeudi 2 juillet à 18h30 à la Librairie José Luis Martinez de Guadalajara

Guadalajara, deuxième ville du Mexique (plus de 4 millions d’habitants) et considérée comme « sillicon valley » du pays, possède 4 universités. La librairie en question qui dépend du Fond culturel économique (organisme culturel d’Etat), fait fonction de principal centre culturel de la région (nord-ouest de Mexico).

Les deux femmes qui accompagneront Patricia Rodriguez dans ce débat sont des personnalités féministes connues.

Isabel Custodio : fille de républicains espagnols, écrivaine, notamment sur les femmes dans la révolution, et connue pour avoir été « la fiancée de Fidel Castro » lors de son exil au Mexique.

Candelaria Ochoa : professeur du Centre d’études sur le genre à l’Université de Guadalajara, elle est spécialiste des femmes en politique

Sobre la obra:

 

Hay dos sexos

Antoinette Fouque

 

La feminización de la pobreza, la inseguridad sexual y el auge de los integrismos habían motivado ya, desde hace más de diez años, la primera edición en francés de este volumen. El balance negativo que yo hacia en esa época, lejos de ser obsoleto, es más actual que nunca. Los nuevos textos de la reedición francesa, que forman parte de esta edición en español, delatan una regresión, una contraliberación amenazantes.

 

La Pasión por el Uno arraiga su violencia simbólica en el lugar mismo de lo real, de la fuente (pro) creadora, y en ella erige su soberanía y los poderes, religiosos, políticos e intelectuales que se derivan. Al cubrir con un velo de ignorancia la envidia o deseo del útero que la obsesiona, la protesta viril, la paranoia libran una guerra unilateral y despiadada en contra de las mujeres, esclavizadas tanto por una economía libidinal falocentrada (cambista y libertina) como0 por una economía política capitalista (librecambista y ultraliberal).

 

Liberar de su fuente la libido creandi de las mujeres es lanzar un desafío permanente a esta guerra y abrirse a la gen(i)talidad de los dos sexos. Recordar que el primer medio ambiente de cada ser humano es un cuerpo viviente, hablante; recordar que todos nacemos de una mujer (y también de un hombre) y experimentar gratitud por ello es abolir un orden simbólico, tiránico, hegemónico; es vencer la adicción, especular de Narciso, evadirse de los dogmas y de la ilusiones, de las religiones del Libro; es detener la especulación del Todo mercancía, del Todo ganancia; pero es también, sin duda, empezar a pensar.

 

¿La gestación, hospitalidad tanto psíquica como carnal, como paradigma de la ética, de la responsabilidad y del don?

 

Genitoras, genealogistas, arqueólogas, archivos y archivistas de la especie humana, las mujeres han empezado a vivir  su nueva” condición histórica”, han empezado ha escribir la génesis de una modernidad tardía.

 

Es la hipótesis positiva que reafirmo en esta nueva edición.

 

Antoinette Fouque

 

Cofundadora del Movimiento de Liberación de las Mujeres (MLF) y creadora de las ediciones Des Femmes, ex eurodiputada, Antoinette Fouque es psicoanalista y directora de investigación en la Universidad de Paris VIII, Francia.

 

sombrero_Color3.jpgAntoinette Fouque

 

Profession(s): militante pour l´Émancipation  DES FEMMES, PSYCHANALYSTE et politologue

Commandeur dans l’Ordre de la Légion d’honneur, le 14 juillet 2006.

Officier des Arts et des Lettres, 2002.

 

 

 

 

 

Grupo Parlamentario del Partido Socialista Europeo
Miembro

Francia

Energie Radicale
Nacida el 1 de octubre de 1936, Marsella

 

Grupo Parlamentario del Partido Socialista Europeo
Miembro

Francia

Energie Radicale
Nacida el 1 de octubre de 1936, Marsella

 

 

Vicepresidente

22.07.1994 / 15.01.1997 : Comisión de Derechos de la Mujer

16.01.1997 / 19.07.1999 : Comisión de Derechos de la Mujer

Miembro

19.07.1994 / 30.11.1994 : Grupo de Coalición Radical Europea

21.07.1994 / 15.07.1996 : Comisión de Libertades Públicas y de Asuntos Interiores

21.07.1994 / 22.07.1994 : Comisión de Derechos de la Mujer

17.11.1994 / 11.07.1995 : Delegación para las relaciones con la República Popular de China

17.11.1994 / 11.07.1995 : Delegación para las relaciones con los países del Asia Meridional y la Asociación para la Cooperación Regional del Asia Meridional (SAARC)

01.12.1994 / 16.07.1996 : Grupo de Coalición Radical Europea

12.07.1995 / 15.01.1997 : Delegación para las Relaciones con la República Popular de China

12.07.1995 / 15.01.1997 : Delegación para las Relaciones con los Países del Asia Meridional y la Asociación para la Cooperación Regional del Asia Meridional (SAARC)

17.07.1996 / 19.07.1999 : Grupo Parlamentario del Partido Socialista Europeo

11.11.1996 / 15.01.1997 : Comisión de Asuntos Jurídicos y de Derechos de los Ciudadanos

16.01.1997 / 19.07.1999 : Subcomisión de Derechos Humanos

16.01.1997 / 19.07.1999 : Comisión de Asuntos Exteriores, Seguridad y Política de Defensa

 

Suplente

21.07.1994 / 15.07.1996 : Comisión de Asuntos Jurídicos y de Derechos de los Ciudadanos

18.07.1996 / 15.01.1997 : Comisión de Medio Ambiente, Salud Pública y Protección del Consumidor

16.01.1997 / 19.07.1999 : Comisión de Medio Ambiente, Salud Pública y Protección del Consumidor

16.01.1997 / 19.07.1999 : Delegación en la Comisión Parlamentaria Mixta UE-Malta

 

Guacamole_Chips.jpgObras de Antoinette Fouque

 

 

Génération MLF 1968-2008  publicada en 2008

Gravidanza-Féminologie II, éd. Des femmes, 2007

Mémoire de femmes 1974-2004 : depuis 30 ans des femmes éditent…, (Paris, éd. Des Femmes, 2005)

Il y a deux sexes Publicada por Gallimard  en 1995

Women The Pioneer Front of Democracy publicada en 1995

Women in movement: Yesterday, today, tomorrow and other writings Publicada en 1992