Pour télécharger le pdf de l’argumentaire du street-art, merci de cliquer ICI
Biographie plus complète de Philippe Rosenpick en cliquant ICI

Guilaine Depis, attachée de presse (Balustrade)
Rampe de lancement ! Appuyez-vous sur la balustrade !
Opération Bustes de Simone Veil (télécharger le formulaire en PDF en cliquant ICI)
LA FONDATION POUR STRASBOURG VOUS PROPOSE DE PARTICIPER À LA MERVEILLEUSE HISTOIRE DE…
SIMONE VEIL (parution d’un live en mai 2022 et réalisation de 8 bustes)
(contact presse / interviews Jean Veil, Jean-Louis Debré, Leïla Slimani, Jean-Louis de Valmigère etc
guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85)
Grâce à l’Association « Strasbourg à Venir » en charge de la réalisation, la Fondation pour Strasbourg finance huit bustes de Simone Veil, œuvre de l’artiste Sissy Piana, dont le talent n’a d’égal que son extraordinaire sensibilité. Ces 8 bustes seront offerts à la Ville de Strasbourg, au Parlement européen, à l’Assemblée nationale, à l’Académie française, au Panthéon, au Mémorial de la Shoah, à la Ville de Nice.
La dernière sera érigée à Birkenau en face du bâtiment où elle a été détenue (sous réserve des accords définitifs). La Fondation pour Strasbourg rendra ainsi hommage à cet immense témoin du 20ème siècle, dont l’œuvre aura une influence durable sur les femmes et sur l’Europe. Et dont la vie est empreinte de bienveillance et d’humanisme, soutenue par une volonté sans faille.
Fondation pour Strasbourg – 14 place du Temple neuf – 67 000 Strasbourg : Créée le 11 juin 2015 sous l’égide de la Fondation de France, qui en assure la gestion, la Fondation Pour Strasbourg a pour objet de soutenir des projets éducatifs, culturels et de recherche en histoire relatifs à la Ville de Strasbourg en tant que Capitale de l’Europe et symbole de l’Humanisme européen. C’est l’objet social de ses statuts.
Elle participe ainsi à faire connaître l’extraordinaire personnalité de cette ville foisonnante d’idées, de culture et à l’histoire européenne si riche. Les personnages et les idées qui ont fait cette ville sont des modèles d’Humanisme, de tolérance, de culture, de partage et de fraternité. Et on ne peut projeter l’avenir d’une Ville sans connaître son passé.
Dans cet esprit, la Fondation Pour Strasbourg a fait réaliser et diffuser des ouvrages pédagogiques sur l’Histoire de Strasbourg (BD offerte aux collèges du Bas-Rhin), les Merveilleuses Histoires de l’Europe, du Parlement Européen, de Strasbourg (3 livres réalisés par les Éditions Chopin et diffusés auprès des jeunes). Elle a également permis et financé la réalisation d’une statue du Chevalier Liebenzeller, fondateur de la République libre de Strasbourg, qui durera 419 ans, et sise Place de Tripiers (Strasbourg). La Fondation Pour Strasbourg ne cesse d’élargir son action.

SIMONE VEIL,
DE BIRKENAU… AU PANTHÉON
78 651
c’est son numéro de déportée, qu’elle a fait graver sur son épée d’académicienne. Simone Veil était ce genre de femme, celle qui fait d’un passé lourd une force pour l’avenir.
Survivante des camps d’Auschwitz- Birkenau, elle se marie, devient mère et s’engage en politique. Femme de conviction, combative et tenace, elle a su s’ouvrir une brèche dans un monde d’hommes. Elle nous a légué la loi autorisant l’IVG, qui porte son nom.
Son parcours en politique, c’est le pied de nez qu’elle a fait au destin.
En 1979, Valéry Giscard d’Estaing la choisit pour conduire la liste de son parti, l’UDF, aux premières élections européennes au suffrage universel direct. Elle gagne. Elle gagne aussi l’élection à la présidence du Parlement européen. «Le premier Président du Parlement européen est une femme» aimait à dire cette authentique féministe.
« Pour relever les défis auxquels l’Europe est confrontée, c’est dans trois directions qu’il nous faudra l’orienter : l’Europe de la solidarité, l’Europe de l’indépendance, l’Europe de la coopération » affirme-t- elle lors de son discours d’ouverture devant une Assemblée parlementaire alors très masculine.
Le 13 juin 1990, c’est à Strasbourg qu’elle reçoit cet autre monstre sacré de l’Humanisme et de la Fraternité : Nelson Mandela. Fraîchement sorti de sa prison de Robben Island, en Afrique du Sud, il avait reçu en 1988 le Prix Sakharov du Parlement européen. Simone Veil le lui remettra solennellement deux ans plus tard. C’est la rencontre au sommet de deux symboles vivants, tous deux victimes des violences racistes du 20ème siècle : la Shoah et l’Apartheid.
Simone Veil, grand témoin du siècle passé, aura été une magistrate militante et pionnière, une Ministre de la Santé qui marquera la vie de toutes les femmes, une Présidente européenne modèle, la créatrice et Présidente du Mémorial de la Shoah, une membre du Conseil constitutionnel sage et avisée, enfin une Académicienne sourcilleuse de la langue française et des valeurs qu’elle véhicule.
« Quand je regarde ces soixante dernières années, l’Europe est ce qu’on a fait de mieux » dit cette militante de l’Humanisme européen.
Puissent l’Europe, la France et Strasbourg s’en souvenir et porter haut son message.

Livre à paraître en mai 2022,
postface Jean Veil,
préface Leïla Slimani ;
présentation au Parlement européen le 4 ou 5 mai 2022
(contact presse guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85)
Participation de Jean-Louis Debré
un livre de Jean-Louis de Valmigère et Eva Wernert





« Réhabiliter son bien immobilier comme un pharaon contemporain », Guillaume Millo
Parce qu’il ne suffit pas de confier les clés à un architecte pour réhabiliter un bien immobilier, Guillaume Millo, expert en réhabilitation, fondateur de Rehearth, publie un guide pratique pour vous aider, étape après étape, à retaper n’importe quelle maison. Interview.
Guillaume Millo : L’envie d’aider institutionnels, investisseurs ou particuliers à se lancer dans des projets de réhabilitation. De tels chantiers peuvent faire peur. Mon livre est donc destiné à les aider à être dans leur rôle de « maître d’ouvrage » afin qu’ils gardent le contrôle sur l’opération.
La réhabilitation, c’est la grande passion de ma vie : j’aime les vieilles pierres. C’est mon grand-père qui m’a transmis cette passion. Il était photographe au centre d’études technique de la Méditerranée à Nice. Tout petit, il m’amenait sur les grands chantiers de construction.
Guillaume Millo : Réhabiliter un bâtiment présente plusieurs avantages : cela permet de transmettre un patrimoine aux futures générations et de protéger les ressources de la planète. La fabrication du béton et de l’acier, principaux matériaux utilisés dans la construction de bâtiments neufs, est responsable de 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Réhabiliter un bâtiment est donc infiniment plus vertueux écologiquement.
Après mes études, je me suis spécialisé dans la direction de grands projets de réhabilitation. J’ai notamment dirigé les travaux du Vieux Port de Saint-Raphaël dans le Var (plus de 50 millions d’euros) et du Château Saint-Antoine à Marseille. En 2019, j’ai décidé de créer un cabinet d’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour mettre au service de mes clients, les donneurs d’ordre, mon savoir-faire et mes compétences dans le montage et le pilotage d’opérations. Depuis, je ne cesse de promouvoir la réhabilitation : ma mission de vie !
Guillaume Millo : Oui, il est destiné aux investisseurs institutionnels, aux promoteurs privés, aux bailleurs ou fonds d’investissement dans l’immobilier mais aussi à toute personne qui souhaite se lancer dans une réhabilitation. Exception faite peut-être des investisseurs ou des propriétaires qui ne cherchent qu’à rafraîchir un appartement. J’ai voulu ce livre « Comment réhabiliter votre bien immobilier » comme un guide avec de nombreux conseils pratiques. C’est une méthode en 10 étapes. Une méthode que j’ai mise au point. Et vulgarisée. N’importe qui peut donc se l’approprier et la mettre en pratique. J’explique comment bâtir un projet, monter une opération, la piloter, manager les équipes et déléguer tout en gardant le contrôle.
Guillaume Millo : La méconnaissance du processus dans son ensemble. Il y a des éléments fondamentaux à connaître. Se lancer dans une réhabilitation ne consiste à pas à confier les clés à un architecte. Pour éviter les mauvaises surprises et les dépassements de budget, il faut s’impliquer. Le propriétaire d’un bien immobilier doit bien avoir en tête qu’il est le maître d’ouvrage. C’est lui qui décide, qui imagine le projet en fonction de ses besoins, de son budget… et qui définit le cahier des charges. Il faut qu’il porte cette responsabilité. Le risque sinon ? Etre déçu, se retrouver avec un bien qui ne correspond pas à ses attentes. Ses partenaires, bureaux d’étude ou architectes, ne sont là que pour lui permettre d’atteindre ses objectifs. Avec la méthode que je développe, il va apprendre à parler à ses partenaires, à les solliciter, à les faire travailler …
Guillaume Millo : Dans mon livre, je mets l’accent sur un point que je juge essentiel : concernant la réhabilitation de bâtiments historiques ou anciens, il est important, avant d’attaquer les travaux, de développer une vision précise de la façon dont on veut que le bien dure dans le temps. Si on se réfère aux anciens bâtisseurs, pharaons de l’Égypte ancienne ou ceux qui ont construit les cathédrales, ils avaient cette vision d’éternité et ils nous ont d’ailleurs laissé des bâtiments qui seront encore là bien après nous. Se projeter dans une centaine d’années, permet une approche différente, amène à être un peu moins égoïste et davantage tourné vers l’autre. La 1ère question que l’on doit donc se poser est : quelle trace je souhaite laisser dans le temps ?
«Comment réhabiliter votre bien immobilier», Guillaume Millo, Rehearth, 220 pages, 34,90 €
Mardi 15 mars 2022 de 9h à 11h30 pour les journalistes.
Inauguration de deux fresques réalisées sous la direction artistique de Philippe et Françoise Rosenpick dans la nouvelle concession Ferrari Charles Pozzi Paris – 105 -107 rue Aristide Briand – 92300 Levallois-Perret – France
Philippe et Françoise Rosenpick (contact presse / interviews : guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85)
Collectionneurs d’art contemporain et urbain, passionnés et engagés dans la promotion du street-art.
Organisateurs avec Graffart de la deuxième édition du « Prix du graffiti et du street art »
Organisation de la fresque du rond-point des invalides pour le centenaire de l’armistice du 11 novembre.
Organisation et direction artistique du festival « Grimaud Art Urbain »
Philippe Rosenpick est chroniqueur régulier pour Graffiti Art Magazine, il a écrit aussi pour Opinion Internationale et Forbes et participe régulièrement à des conférences sur le street art.. (biographie plus complète ICI)
Le projet Ferrari :
A Crey 132, Philippe et Françoise Rosenpick ont demandé au départ un double portrait d’Enzo et Dino Ferrari et c’est l’artiste qui a proposé un projet moins « mémoriel » et plus dynamique en associant un portrait d’Enzo avec le cheval emblème de la marque qu’il a imaginé l’instant d’après par rapport à la représentation habituelle. Dans cette œuvre, l’artiste fait un pont entre ses deux univers de prédilection : l’hyper réalisme d’une part, et le graffiti qui entremêle les marques Ferrari et Charles Pozzi d’autre part. (La fresque – peinture aérosol – 18,7m de longueur et 3,10m de hauteur)
CREY 132 : un virtuose de la bombe
Artiste plasticien né en 1973, à Champigny sur marne. Dès le plus jeune âge, Il découvre la bande dessinée, notamment « Les Stranges », le dessin devient alors sa passion. Influencé par les pionniers du graffiti dont Mode 2, la rencontre avec Psychoze 156 va lui donner le goût de la fresque élaborée et l’envie de participer au développement du « street art ». En 1998, il fonde avec des amis l’association « Ligne 2 Mire », dont le but est de promouvoir les arts de rues. En parallèle il intègre le groupe 132, et avec son ami Max il vont consacrer leurs activités à la réalisation de fresques (façade du centre de tri à Marseille, décors de soirées club 287, décors comédie musicale «Jack et le haricot», art en banlieue organisé par Luc Besson, fresque murale en Belgique à la station «De Wand» , etc …). Marqué par des années de graffiti, et riche de ses expériences, il consacre désormais son travail au développement d’une œuvre personnelle, cherchant à retranscrire ses émotions et l’énergie que lui apporte l’environnement urbain avec une grande précision dans le maniement de la bombe de peinture (son unique outil). Il a réalisé en 2018 une immense fresque sur le rond-point des invalides pour le centenaire de l’armistice et le Bleuet de France.
A Romain Froquet, Philippe et Françoise Rosenpick ont demandé un projet dans le même esprit que son travail sur les Highways lors de son exposition « Lignées » au Pavillon Baudoin à Paris. Romain Froquet a donc travaillé sur le tracé du circuit de Fiorano et a demandé que les pièces métalliques soient peintes dans les ateliers de la marque en utilisant le « rouge Ferrari » et le « bleu Pozzi ».

Highway (aluminium et bois découpé, laque usine – 5,93m x 3,25m)
L’œuvre est accompagnée d’un cartel explicatif situé sur le mur en face :

ROMAIN FROQUET : La ligne, symbole de lien
Artiste français né en 1982, autodidacte, pratiquant aussi bien la peinture sur toile que le dessin à l’encre de Chine ou la fresque, Romain Froquet a fait de la ligne l’élément fondamental de son langage pictural. Représentation plastique du flux et des échanges, elle symbolise à ses yeux, plus que le cheminement ou la frontière, le lien qui unit les hommes, les générations et les cultures. Après avoir longuement travaillé sur le motif de l’arbre et des racines, le Street Artiste explore aujourd’hui les voies de l’abstraction pour exprimer la vie et ses mouvements. Représenté par les galeries Joël Knafo et Askeri Gallery, il est l’auteur du playground d’inspiration ethnique et urbaine du quartier des Halles à Paris (2018) et a présenté récemment son travail dans deux expositions personnelles « L’imaginaire des murs », une résidence artistique à l’Atelier Estienne de Pont-Scorff, et « Lignées » au Pavillon Carré de Baudouin à Paris. Il a aussi réalisé en 2020 une fresque à l’hôpital Beaujon ainsi que le sol du dernier étage du Printemps Haussmann en 2021.
Christian Mégrelis était l’invité de France info (interview Victor Matet) samedi 5 mars à 21h10
https://www.france.tv/franceinfo/le-23h/3161289-emission-du-samedi-5-mars-2022.html

La substantifique moëlle de l’homme sans qualités est un ouvrage singulier au pays des œuvres contractées : François de Combret s’attèle à Robert Musil non pas en qualité d’universitaire spécialiste du Prix Nobel mais en lecteur authentique. Et il en offre un ouvrage des plus rigoureux. Le procédé est simple mais sa mise en œuvre complexe. Il consiste en une rhapsodie d’un admirable tissage, aussi méticuleux que sincère.
Afin de mettre en appétit tout hypothétique lecteur, le chef d’oeuvre autrichien de 1930, traduit par Philippe Jaccottet, est décortiqué pour extraire des plus de 2000 pages quelques 438 pages. Combret ne réécrit pas le texte, il le condense. Son humilité, évoquée dans une brève préface, le pousse à sélectionner les passages les plus remarquables : pourvu qu’ils illustrent le style de Musil, sa pensée ou l’avancée narrative. Aucun chapitre n’est éludé et plutôt que d’ignorer un passage en apparence peu significatif du fait de son hermétisme, Combret émaille le récit de ses lumières, il repère les difficultés et soulève les ambiguïtés avec des pistes de lectures à la clef. En effet, thématisant l’humour auctorial, la psychologie appliquée aux personnages et la critique sociale qui éclate en pleine ironie, il propose plusieurs points d’ancrage à toute lecture intelligente ; Combret s’attache particulièrement à la métaphore qui réunit tout cela chez Musil, poète génial et inflexible pour qui la langue joue à cache-cache avec l’éthique.
Au fur et à mesure de l’oeuvre, l’auteur déploie son analyse particulièrement sagace : il fait figurer l’avancement, ou plus exactement l’approfondissement de la singularité ontologique des personnages principaux. En quelque sorte, Combret conjure ici une des premières difficultés à laquelle se heurtent les lecteurs : il porte à la connaissance une galerie de personnages dont il ne cesse de retravailler les particularités qui s’intensifient au rythme du récit. Grâce aux incises et aux découpes ingénieuses de l’auteur, on saisit mieux les enjeux qui le nouent : qu’est-ce qu’un homme sans qualités ? Qui est cet homme sans qualités, Musil est-il si différent d’Ulrich – le personnage principal ? Comment les personnages dessinent, par leurs liens et comportements, le profil d’un auteur à l’œuvre inachevée ?
Défricher l’accès à Musil
La réussite du remaniement d’une oeuvre – tour de force ô combien périlleux – tient toujours à sa capacité à garder le champ libre, à dégager les significations possibles sans en obstruer aucune, aussi mouvantes soient-elles. Combret y parvient en proposant une hypothèse de lecture qui ne se fige pas : dans une constante suggestion, il signale les différents leitmotivs qui composent la trame de L’Homme sans qualités, dont il se dit d’ailleurs volontiers le « défricheur ». En tant qu’admirateur, l’auteur nous transmet un matériau à goûter, à contempler, à penser en définitive. François de Combret est un passeur sensible qui nous empêche de lire esseulé, il nous prend la main le long de cette drôle d’aventure, et contournant le chemin d’une lecture naïve, il nous fait apercevoir la source d’un émerveillement littéraire certain.
L’on pourrait reprocher à cet ouvrage un manque de fluidité dans la reconstitution du texte, or l’exercice de contraction, dans son souci permanent de la précision, ne peut faire l’économie de ce défaut qui n’est ici qu’une imperfection nécessaire et même souhaitable. D’autant que Musil lui-même est un chercheur de concision qui ne crie jamais « Eurêka ». Peu importe que le lecteur soit plus ou moins averti, il faut, pour lier les citations et ne pas sacrifier l’art de la nuance à la compréhension, des phrases succinctes, souvent sans verbe et aussi piquantes que les mots de Musil s’avèrent être. Tel est le parti pris de clarté que Combret se fixe : contre les saillies narratives qui viendraient supposément trahir la quintessence du texte, il réaffirme l’importance de chaque mot, effets et significations mêlés pour dire la beauté et la vérité des situations dramatiques.
Combret réaffirme l’importance de chaque mot, effets et significations mêlés pour dire la beauté et la vérité des situations dramatiques.
Lorsque le lecteur malicieux voudra faire l’expérience de lire en miroir le chapitre contracté et le chapitre correspondant dans l’oeuvre originale, crayon à la main, il s’apercevra sans doute qu’il souligne et annote des extraits déjà présents chez Combret, lequel échappe pourtant à l’écueil de constituer un simple recueil de citations. Même si le livre de Musil est un véritable répertoire d’adresses stylistiques, entre bons mots et formules édifiantes en dépit de son obscurité, Combret prend toujours soin de ne rien perdre de l’histoire. Il en conserve le squelette. Car la variation sur le thème de l’âme et de l’esprit ne peut avoir lieu que dans un contexte précis, historique et familial notamment, c’est pourquoi l’exigence de poser le cadre narratif est un impératif bien observé. Décorum et personnages sont les préliminaires à toute réflexion philosophique et anthropologique dont l’absence attenterait à l’intelligibilité, ici genèse de l’abstraction. Car notons enfin que l’un des multiples délices que représente la lecture de L’Homme sans qualités est contenu dans un incessant va-et-vient des tons.
En somme, l’entreprise de Combret relève d’une lumineuse honnêteté, elle ne répugne pas à affronter de nombreux obstacles et invite chaque lecteur à poursuivre cet effort ; j’en veux pour preuve la remotivation de l’expression choisie pour titre : à l’instar de Rabelais dans son Gargantua, l’auteur donne du corps à la métaphore de la moëlle osseuse et affirme par là même l’immense et très spirituel humour de Musil. François de Combret, après avoir écrit Le Bréviaire de la Recherche du temps perdu, s’attaque avec courage à pareille littérature et salue une fois de plus un autre vertigineux poète du XXème siècle.
Margaux Catalayoud