Pour télécharger le 4ème argumentaire autour de l’IFESD, merci de cliquer ICI

Pour télécharger le 4ème argumentaire autour de l’IFESD, merci de cliquer ICI
Guilaine Depis, attachée de presse (Balustrade)
Rampe de lancement ! Appuyez-vous sur la balustrade !
Les meilleurs n’auront pas le pouvoir – Une enquête à partir d’Aristote, Pascal et Tocqueville d’Adrien LOUIS, publié aux PUF
et
Le populisme au secours de la démocratie de Chloé MORIN, publié dans la collection Le Débat chez Gallimard
OPINION par PABLO DANIEL MAGEE
OPINION // Le retour des talibans sur le devant de la scène internationale au lendemain de la prise de Kaboul et les images bouleversantes des milliers de citoyens en fuite sur le tarmac de l’aéroport de la capitale afghane nous poussent à envisager la su site des évènements avec prudence.
Les talibans ne sont certes pas des néophytes lorsqu’on parle de gouvernement. Eux qui, à la tête de l’Émirat islamique d’Afghanistan entre 1996 et 2001, établirent l’application rigoureuse de la charia, ne laissent planer aucun doute quant à leurs intentions. Néanmoins, on peut légitimement se demander si en l’état actuel de l’économie afghane, un régime que l’on peut d’ores et déjà apparenter à une forme de dictature, a les moyens de sa pérennité. Souvenons-nous qu’un président Hamid Karzaï enthousiaste déclarait à la presse en janvier 2010 que, selon une étude réalisée par l’Institut de géophysique américain (USGS), le sous-sol de son pays renfermait l’équivalent “d’un millier de milliards de dollars” en matières premières et, qu’en conséquence, il pourrait être à la tête du pays le plus riche du monde… à condition “qu’on aide son pays à exploiter ces gisements” !
L’Histoire nous apprend que derrière chaque dictature existe un allié bienveillant. C’est notamment le cas pour le Paraguay du général Alfredo Stroessner entre 1954 en 1989, dans ce qui fût la plus longue dictature de l’Histoire – au moment de sa chute. En effet, si le Paraguay a connu une croissance économique fulgurante sous le joug de celui que Ronald Reagan appelait “Our man in Paraguay”, ladite croissance était aussi artificielle, du fait d’un déluge de dollars américains accordés dans le cadre de la lutte contre le communisme.
Une leçon que donne l’héritage des dictatures d’Amérique latine est que ces dernières ne mirent à profit leur développement économique que pour se perpétuer elles-mêmes, ne laissant dans leur sillage “que” de prospères économies parallèles telles que le narcotrafic – rappelons que l’économiste David Mansfield estime à quelque quatre cents millions de dollars le chiffre d’affaires du trafic de pavot dont héritent aujourd’hui les talibans. La France l’avait d’ailleurs prédit. Lorsqu’après sa visite au général Stroessner, en 1964, de Gaulle envoya au Paraguay une délégation française chargée d’étudier le développement économique de la dictature paraguayenne, la conclusion fut sans équivoque : le fait que la grande majorité du PIB soit investie dans le maintien d’une force armée, par ailleurs fort corrompue, interdira au Paraguay de connaître une croissance économique pérenne. De fait, on ne compte pas un seul cas dans lequel l’économie florissante d’une dictature aurait favorisé l’évolution d’un pays vers la démocratie : bien au contraire ! La Corée du Nord ou le Cameroun sont là pour nous le rappeler.
Une chose reste certaine : pour les talibans, les alliés ne manquent pas. L’invitation à Doha de leur chef politique le 14 août dernier le démontre. Un pays allié de nombreuses dictatures africaines encourage également depuis quelques semaines le peuple afghan à “prendre son destin en main”. Le 28 juillet dernier, le ministre des Affaires Étrangères chinois, Wang Yi, recevait à Tianjin une délégation de talibans, dénonçant l’échec de la politique des États-Unis en Afghanistan. Quand le petit livre rouge embrasse la charia : serait-on en train d’assister à la naissance de la première dictature islamo-communiste à la chinoise de notre temps ?
Pour un millier de milliards de dollars…
Le journaliste de France Inter Nicolas Stoufflet est venu interviewer Jasmine Catou, assistante en relations presse de Balustrade
Ecouter l’émission sur Jasmine Catou : https://soundcloud.com/lepodcat/episode-16-jasmine-la-chatte-de-guilaine?ref=clipboard&p=i&c=1&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Parfums de femmesOn le sait, les parties de chasse n’ont pas toujours bonne presse auprès de la gent féminine. Comme le note Victor Charvet, interrogé par la lieutenant Patricia Léonetti, un participant de dernière minute à ces trois jours de chasse : « (…) j’hésite à me joindre à leurs activités cynégétiques, ayant souvent et à regret constaté que des personnages dignes d’intérêt dans la vie courante, se muaient une fois le fusil accroché au mur et dès la fin du dîner, cognac à la main, cigare aux lèvres, en mâles fats et machistes. » Le petit « détail », qui ouvre Des Femmes et des adieux, c’est que la partie de campagne a tourné au drame. Un accident de chasse survient lors d’une réunion entre amis. Le récit de la soirée qui l’a précédé met en scène des femmes et des hommes dans des situations bien souvent au détriment de ces derniers : de fait, chaque participant accepte d’évoquer ces dames « autrement qu’en termes de seules conquêtes« .
Smart Tech reçoit Thierry Paulmier (Cécilia Severi)
Tantum Ergo* de Maurice Daccord

Le titre du roman lui-même nous plonge d’emblée dans une intrigue qui nous mènera jusque dans un couvent où s’est jadis déroulé un drame. Un jeune curé tombe amoureux d’une jeune élève du couvent et fuira avec elle. Hélas!, tous deux mourront dans un accident d’avion….
Maurice Daccord nous plonge dans une enquête aux contours classiques, avec ses rebondissements et son dénouement à la Chandler ou à la Simenon. Néanmoins, nous sommes intrigués par le personnage d’Eddy Baccardi. Ce dernier exerce un drôle de métier : il offre contre rémunération ses services d’écoute et de bon sens à ceux et celles qui ont été brisés par une séparation, avec une bien énigmatique désignation « Après le mariage ». Discrétion assurée.
Son commerce est fleurissant jusqu’au jour où ses clientes se font mystérieusement assassinées, l’assassin laissant trois petits cercles de cendre sur son passage, signant ses meurtres du cantique Tantum Ergo. Eddy le vieux beau séducteur trouvera sur sa route le commandant Léon Crevette, un flic bougon mal embouché à la carrure impressionnante qui enquête sur ces meurtres étranges.
Au cours de leurs échanges lors de dîners en ville répétés, naîtra une amitié durable entre les deux hommes, Baccardi aidant Crevette dans son enquête, écoutant ses maux et le conseillant dans sa relation avec Fanny. Tous deux remonteront le fil d’Ariane jusqu’au monastère du château d’Hautval, perdu dans les montagnes.
L’écriture est vive et enlevée ; la verve, gouailleuse, savoureuse, entre franc parler populaire et dialogues à la Clouzot, avec un sens de la formule bien senti. Le style est agréable et l’intrigue, portée par deux personnages hauts en couleur, bien ficelée. On se prend de sympathie pour le duo ainsi formé et on attend de lire une autre de leurs aventures avec une certaine curiosité.
DVDM
*Tantum Ergo : chant d’adoration au saint sacrement, cantique extrait de l’hymne Pange Lingua, écrit par saint Thomas d’Aquin pour la liturgie des heures.
EAN : 9782343213149/ 218 pages /Éditeur : Editions L’Harmattan (2020)