Le 86ème Prix Cazes sera décerné le mercredi 20 avril 2022
Le 86ème Prix Cazes sera décerné le mercredi 20 avril 2022. (Brasserie Lipp)
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La deuxième sélection de 2022 (les cinq finalistes, liste de sélection établie le Mercredi 9 mars 2022)
86emePrix Cazes Brasserie Lipp
Monument National. Julia Deck. Éd de Minuit
555. Hélène Gestern. Arléa
Chef. Gauthier Battistella. Grasset
Blanc Résine. Audree Wilhelmy Grasset
La Tour. Doan Bui. Grasset
Le jury
Fondé en 1935 par Marcellin Cazes, le Prix Cazes récompense un auteur pour un roman, un essai, une biographie, des mémoires ou recueils de nouvelles.
Il est décerné chaque année par un jury composé de :
Joël Schmidt(Président) ; Claude Guittard (Secrétaire général) Brasserie LIPP – 151 Bd Saint Germain – 75006 PARIS ;
Mohammed Aïssaoui ; Gérard de Cortanze ; Nicolas d’Estienne d’Orves ; Christine Jordis ; François-Guillaume Lorrain ; Carole Martinez ; Eric Roussel ; Léa Santamaria (librairie Libres Champs)
1935-2020 L’histoire du PRIX CAZES (pas d’édition en 2021 cause covid)
Le Prix Cazes est l’une des plus anciennes distinctions littéraires. Cette récompense, créée à l’initiative de Marcelin Cazes, continue, au fil des décennies, à révéler des auteurs prometteurs. Comme il avait une clientèle très “intellectuelle”, Marcelin Cazes eut l’idée en 1935 de créer un prix littéraire qu’il décernait chaque année au mois de mars et qu’il dotait à l’origine d’une somme de deux mille cinq cents francs.
Le jury, composé de douze membres et présidé par André Salmon, se réunissait à midi, votait, puis était invité à déjeuner par la Brasserie Lipp ainsi que le lauréat – “qui n’était jamais introuvable ni même bien loin”- et quelques courriéristes littéraires.
En 1935, la première année, le prix fut attribué à une compagnie théâtrale, Le Rideau de Paris de Jean Marchat et Marcel Herrand, deux jeunes comédiens metteurs en scène. Les lauréats suivants, véritables écrivains, devinrent souvent des auteurs à succès.
En effet, le prix Cazes servait à l’époque de “tremplin” car plusieurs lauréats obtinrent par la suite le prix Goncourt, le prix Femina ou Interallié.
En quelques années, le prix Cazes est devenu “l’événement littéraire du printemps” (contrairement aux autres grands prix, remis à la rentrée) qui mobilisait le monde littéraire et journalistique parisien.
L’ année 1950 devait marquer l’histoire du prix. En effet, cette année-là, Marcelin Cazes décida de décerner le prix qui porte son nom dans sa maison natale de Laguiole. Il organisa pour cela un voyage en car au départ de Saint Germain des Prés, le 24 mai 1950, avec à son bord 35 journalistes, courriéristes, membres du jury et amis. Un périple, sûrement plus gastronomique que littéraire, qui dura 5 jours et couronna le lauréat Marcel Schneider pour son roman Le Chasseur vert.
Depuis 1950, le Prix Cazes, toujours décerné chaque année au mois de mars, a couronné le talent de nombreux auteurs pour leurs romans, essais, biographies, mémoires ou recueils de nouvelles : de Solange Fasquelle (1961) à Jean Claude Lamy (2003), en passant par Michel de Grèce (1970), José-Luis de Villalonga (1971), François de Closets (1974), Cavanna (1979), Olivier Todd (1981), Edgar Faure (1983), Jean Paul Aron (1985), Jean Marin (1995), Jean-Paul Enthoven (1997), Clémence de Bieville (1998), Shan Sa (2001), Gérard de Cortanze (2002), Béatrice Commengé (2004), Françoise Hamel(2005), Emmanuelle Loyer (2006) ou Richard Millet (2007), pour ne citer qu’eux…
En 2018, le 83e Prix Cazes a été décerné à Régis Wargnier pour son roman Les prix d’excellence (Éditions Grasset)
En 2019, le 84e Prix Cazes a été décerné à Louis-Henri de La Rochefoucauld pour son roman La prophétie de John Lennon (Éditions Stock).
Un lieu chargé d’histoire
La Brasserie Lipp
Fondée sous l’enseigne “Brasserie des bords de Rhin” en 1880 par un alsacien du nom de Léonard Lipp, la Brasserie fut reprise en 1920 par la famille Cazes, d’origine auvergnate.
A cette époque, il s’agit d’un petit établissement d’une dizaine de tables seulement, mais le succès grandissant de la désormais Brasserie Lipp pousse Marcelin Cazes à s’agrandir rapidement.
Les trois clientèles de Lipp
En 1926, la Brasserie passe donc de 10 à 90 tables pour accueillir dès lors les “trois clientèles de Lipp” que Marcelin Cazes décrit dans son livre 50 ans de Lipp (éditions La Jeune Parque) : “à midi, des hommes d’affaires, des commerçants du quartier qui voulaient déjeuner dans un endroit calme et sérieux ; de cinq heures à huit heures, des écrivains, libraires, éditeurs, magistrats, artistes qui se réunissent pour bavarder ou se délasser de leurs travaux devant des demis ou des apéritifs : et le soir, le tout Paris.”
À cette époque, la Brasserie Lipp a déjà une solide réputation littéraire, fréquentée notamment par Verlaine et la dernière bohème du Quartier Latin. Au fil des ans, Marcelin Cazes, figure emblématique de la Brasserie, en fit le point de chute de grands noms qui ont marqué la littérature française : Malraux, Gide, Saint Exupery, Proust, Camus…
La Brasserie sera même classée “lieu de mémoire” par le Ministère de la Culture plusieurs années plus tard.
Un lieu hors du temps
Derrière cette façade en acajou verni, se cache donc une maison plus que centenaire, reprise progressivement depuis 1990 par la famille Bertrand qui se fait un devoir de perpétuer la tradition, profondément marqué par ses racines auvergnates. Pour preuve, la Brasserie Lipp abrite aujourd’hui encore tout le monde politique, journalistique, littéraire et artistique que compte Paris. Vous pourrez y croiser le regard de Scarlett Johansson, Jack Nicholson, Sophia Coppola, mais aussi Azzedine Alaïa, Jean- PaulGaultier, Jean-PaulBelmondo, Benjamin Biolay ou Sting…
En effet, tous apprécient ce lieu chargé d’histoire où le temps semble s’être arrêté depuis bien longtemps.
Les chefs-d’œuvre littéraires sont si variés qu’il est impossible d’en donner une définition globale. Tous partagent néanmoins deux caractéristiques : leur exploration demande un minimum d’effort et ils transforment la vie du lecteur. Ainsi en est-il de L’Homme sans qualités de Robert Musil.
Inutile de se perdre dans une bibliothèque pour retrouver les œuvres littéraires inachevées. Il en existe à travers les civilisations et les époques un très grand nombre – autant, voire davantage, que d’œuvres achevées. Citons Bouvard et Pécuchet (1881), l’histoire la plus drôle de Flaubert, construite sur un minutieux travail préparatoire avant que ce pauvre Gustave ne décède au milieu de sa rédaction… Casse-pipe (1949) de Louis-Ferdinand Céline, dont la dernière partie fut rédigée avant d’être saisie en 1944 dans l’appartement de l’auteur, à Montmartre, peu après sa fuite vers Sigmaringen… Également Le Château (Das Schloß) – 1926) de Kafka, publié par Max Brod à la mort de l’auteur après lui avoir promis de tout détruire… Notons aussi l’énigmatique roman « 53 jours » de Georges Perec, paru à titre posthume en 1989 avec adjonction de ses notes de travail… Enfin, L’Homme sans qualités de Robert Musil.
Si certains livres sont restés en souffrance par jeu, on déplore que d’autres inachèvements aient été la résultante d’une triste fatalité : celle de la maladie ou simplement de la mort de leur auteur. L’ambition de La substantifique moëlle de L’Homme sans qualités n’est pas de résumer l’œuvre de Robert Musil, tâche impossible tant le livre est foisonnant et complexe, mais d’en défricher l’accès, y compris à travers son aspect lacunaire. François de Combret explique à la fois le classicisme et le lyrisme de Robert Musil. Il expose comment, ivre de connaissance et d’absolu, Musil invite ses lecteurs à rester en vie ; sans doute n’avait-il lui-même d’autres ambitions que de chanter cette vie imparfaite, à défaut d’en avoir une autre qui soit plus belle. Voilà ce à quoi nous initie merveilleusement François de Combret dans La substantifique moëlle de L’Homme sans qualités : découvrir la Vie (majuscule) à travers l’acceptation de la nôtre.
Deux ans déjà. L’occasion de faire un bilan. A l’époque j’étais, comme tous, sidéré, déboussolé, soudain ma vie avait basculé dans l’inconnu…La peur.
Les Russes étaient-ils plus heureux pendant l’URSS ou après ?



Grâce à l’Association « Strasbourg à Venir » en charge de la réalisation, la
Elle participe ainsi à faire connaître l’extraordinaire personnalité de cette ville foisonnante d’idées, de culture et à l’histoire européenne si riche. Les personnages et les idées qui ont fait cette ville sont des modèles d’Humanisme, de tolérance, de culture, de partage et de fraternité. Et on ne peut projeter l’avenir d’une Ville sans connaître son passé.
Dans cet esprit, la Fondation Pour Strasbourg a fait réaliser et diffuser des ouvrages pédagogiques sur l’Histoire de Strasbourg (BD offerte aux collèges du Bas-Rhin), les Merveilleuses Histoires de l’Europe, du Parlement Européen, de Strasbourg (3 livres réalisés par les Éditions Chopin et diffusés auprès des jeunes). Elle a également permis et financé la réalisation d’une statue du Chevalier Liebenzeller, fondateur de la République libre de Strasbourg, qui durera 419 ans, et sise Place de Tripiers (Strasbourg). La Fondation Pour Strasbourg ne cesse d’élargir son action.









