Manou Farine consacre une émission de France Culture au Marché de la Poésie

Emission de France Culture sur le Marché de la Poésie

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A l’occasion du Marché de la poésie, nous partons à la découverte de la culture sourde et de la littérature en LSF, et faisons le point sur l’accessibilité du public sourd aux lectures vocales des auteur.e.s entendant.e.s. et à la poésie écrite avec Eric Blanco, fondateur des éditions Pleine Page et Brigitte Baumié, musicienne et poète en perte d’audition, créatrice de l’associations Arts Résonances, qui a coordonné l’édition du numéro 11 de GPS, gazette poétique et sociale, consacré à l’exploration des œuvres des auteur.e.s sourd.e.s et aux spécificités de la poésie en LSF. 

Pour aller plus  loin, rendez-vous le vendredi 22 octobre à 15 heures au Marché de la poésie (scène chapiteau du Marché) pour une présentation de la revue organisée avec les éditions Plaine Page et la revue GPS.

Une émission en partenariat avec La Croix L’Hebdo

 

Médiapart annonce le Marché de la Poésie

Les Éditions de l’ITM au Marché de la Poésie, Paris 20-24 oct. 2021

Les Éditions de l’Institut du Tout-Monde vous donnent rendez-vous au Marché de la Poésie à Paris, Place Saint-Sulpice (6e arrdt.), du mercredi 20 au dimanche 24 octobre. Il s’agira du tout premier rendez-vous public de ces éditions, depuis leur fondation en juillet 2020.

François Cardinali a bien, lu Bullford

François Cardinali a bien, lu Bullford

D’autres voies pour le bonheur

Peintre, écrivaine et musicienne américaine, Vera Nova signe une utopie en forme de contes dans La Noble Société de Bullford où l’Américaine revisite les philosophes classiques pour remettre en question nos modes de vie. Souvent déroutant, mais original.

Divisé en trois chapitres, ce recueil de plusieurs contes philosophiques décrit une société utopique qui fleure bon le non sens à l’anglaise. La Noble Société de Bullford entraîne le lecteur dans une société joyeusement loufoque et dans lequel les valeurs ressemblent peu à celles du monde actuel. Dans cette société utopique, il faut accepter que les pendules ne tournent pas rond et que l’essence ne soit plus une valeur de référence. Et le sieur Pensemoulin ( son nom comme celui des autres protagonistes sorti de contes pour enfants) peut procurer un tonnelet étiqueté « huile d’olive vierge pour automobiles des bons amis, contenance de sept ou huit litres. »

Et les commentaires des pèlerins vivant dans cette communauté souligne la vision ironique que l’auteure a des codes de nos sociétés dites civilisées. Ainsi Monsieur Pensemoulin évoque en ces termes des valeurs qui n’ont plus de raison d’être dans cet univers utopique quand il parle d’argent : « Des valeurs artificielles ont été imposées à ces « gens » à la place des vrais talents et capacités. Eh bien, ils n’ont pas eu d’autre choix que d’accepter ces règles et de travailler pour de l’argent. Ils emmagasinaient de l’argent, s’efforçaient de gagner de l’argent, et quand ils en avaient obtenu beaucoup, ils appelaient ça le succès.« 

 

Festival littéraire de Cabourg. Dialogue avec Guilaine Depis, directrice de l’agence Balustrade

Festival littéraire de Cabourg. Dialogue avec Guilaine Depis, directrice de l’agence Balustrade

« Le lecteur sort de ces nouvelles douces amères différent que lorsqu’il y est entré. Ne cherchez pas un message philosophique, il est tout simplement humain »

Denis Marquet, Dernières nouvelles de Babylone

Babylone, ville antique de Mésopotamie, est réputée dans la Bible pour sa ziggurat – la tour de Babel. Cette tour qui s’élevait en spirale vers le ciel est devenue un mythe de l’orgueil humain, du cosmopolitisme des langues et de la dépravation causée par la promiscuité des villes. Denis Marquet, philosophe et psychothérapeute chrétien, en fait le marqueur de ses nouvelles sur l’humanité d’aujourd’hui.

Pour lui, nous sommes dans l’impasse. En témoignent ses 22 nouvelles, dont certaines ne font qu’à peine une ligne, la première étant « le sens de l’existence » tandis que la dernière sonne « la fin du récit ». Il s’agit du quotidien, énoncé d’un ton badin, interpellant le lecteur. Une conversation à base de contes ou de faits divers qui exposent le pire et le meilleur, des bons sentiments bêtes à pleurer (« une bonne action ») au penser par soi-même le plus affiné (« la dernière de Norbert »).

Si l’imprévu est certain d’arriver, il n’y a pas de hasard quand deux amies d’enfance se retrouvent amoureuses… du même homme. Mais ce qui est prévu n’arrive pas toujours, comme ce « bébé éprouvante – chronique du dernier homme » aux caractères tellement bien choisis par maman (à son image) qu’il est devenu chieur et pleurard (comme elle ?) et renvoyé à l’entreprise de génétique qui l’a conçu. Un chien robot qui fait ce qu’on lui dit de faire est tellement plus amusant, n’est-ce pas ? Seul le papa semble un tantinet déçu, il commençait à s’attacher à son bébé fille, mais le féminisme commande, n’est-ce pas ?

Au bout du tunnel cependant, la lumière : tout n’est pas noir dans l’humanité, contrairement à ce que croient les pessimistes. « Petites causes » montre leurs grands effets ; il suffit qu’une insulte se change en sourire pour que la face du monde en soit changée… parfois. « Une rose » déposée par hasard dans une boite aux lettres par une petite fille de 7 ans peut susciter l’amour entre deux êtres fermés sur eux-mêmes par habitude et dérision.

Le lecteur sort de ces nouvelles douces amères différent que lorsqu’il y est entré. Ne cherchez pas un message philosophique, il est tout simplement humain. L’homme est la meilleure et la pire des choses ; quant aux femmes, n’en parlons pas : « Lorsqu’Eve prit conscience que toutes ses représentations finissaient par se réaliser, elle prit peur. Alors, ce fut pire » (p.167). L’ironie n’est jamais absente de la réflexion sur le sens de la vie, même si le récit n’est jamais qu’une idée de soi-même.

Denis Marquet, Dernières nouvelles de Babylone, 2021, Aluna éditions (31 Muret), 187 pages, €17.00

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com

Les autres œuvres de Denis Marquet

Le site de l’auteur