
Guilaine Depis, attachée de presse (Balustrade)
Rampe de lancement ! Appuyez-vous sur la balustrade !
Masculin a aimé Philippe Enquin
Le 17 mars 2021 marque le “premier anniversaire” du confinement total prononcé pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Pendant six semaines, la France a ainsi vécu au ralenti, les villes ont été désertées… C’est cette période pas comme les autres que le photographe Philippe Enquin a choisi d’immortaliser dans son livre intitulé De Mon Balcon.
Le premier samedi du mois est un jour très attendu par certains hommes… notamment ceux abonnés à une célèbre chaîne cryptée. Sur Masculin.com, on vous propose un rendez-vous mensuel d’un autre type, à la même date : le livre du mois. Beau livre de photographies, roman, BD : il devrait y en avoir pour tous les goûts !

Il n’y a pas d’âge pour se découvrir de nouveaux talents ou débuter une nouvelle carrière. C’est le cas de Philippe Enquin, né à Buenos Aires, en Argentine, en 1935, mais dont la première expo photo remonte à… 2018 !
Installé en France en 1962 avec son épouse Gladys Aslan, il a effectué toute sa carrière professionnelle en tant que consultant en stratégie et management. Rien à voir avec la photo, donc.
Mais après le décès de sa femme, Philippe Enquin s’est penché un peu plus sur son histoire personnelle et a voulu explorer d’autres horizons. Lui le grand voyageur a “pris conscience” de son appartenance au peuple juif et de ce passé où des migrants nés en Russie sont partis s’installer en Argentine avant de débarquer en France. Ainsi a-t-il publié son premier livre “Mots croisés, trois générations de Juifs argentins” en 2014.
C’est finalement en 2018 que la photographie devient son activité principale. A 83 ans et grâce à ses nombreux voyages, il livre des portraits touchants, que les Parisiens peuvent découvrir dans différentes galeries. Malheureusement, en 2020, la tendance est au “voyage immobile”. Pas de quoi décourager Philippe Enquin pour autant, qui se mue alors en “chroniqueur photographe” et nous raconte le confinement parisien directement depuis son balcon.



Pour cet ouvrage atypique imaginé pendant une période tout aussi insolite, Philippe Enquin a eu recours au financement participatif. L’histoire de “De Mon Balcon” débute donc sur KissKissBankBank, où 73 contributeurs permettent de récolter un peu plus de 3000 euros et lancer l’impression du livre.
Depuis le balcon de son appartement situé Boulevard Voltaire, le photographe jouissait d’une position privilégiée pour raconter son confinement : “J’ai pris conscience de la chance unique que j’avais de pouvoir observer de mon balcon du deuxième étage des scènes reflétant toute la palette des émotions, des scènes pleines d’humanité.“
Ce sont ces scènes que l’on retrouve dans le livre, avec un préambule de François Morel : 140 photos en noir et blanc où l’on (re)découvre un Paris sans voitures et avec très peu de passants. Mais ces piétons (et quelques cyclistes) témoignent du caractère exceptionnel de cette période que nous venons de traverser (sans en être complètement sortis).
Des amoureux qui s’embrassent sur un passage piéton, des gens masqués dont on essaie de deviner le sourire, des gens qui applaudissent les soignants à leur fenêtre à 20 heures… mais aussi des SDF confinés sur les trottoirs. Philippe Enquin a pris 3000 photos pendant ces 2 mois, il en a conservé 140. Le résultat est beau et émouvant et nous permet de jeter un oeil dans le rétro avec une certaine nostalgie. A défaut de regretter le confinement, on aurait presque envie de le regarder avec une nouvelle tendresse et davantage d’optimisme. C’est déjà un bon début !
Chez Masculin.com depuis 2009, j’ai commencé par vous parler d’automobile et de culture (cinéma, musique, jeux vidéo…). Aujourd’hui, je vous parle aussi de mode et de high-tech… et de plein d’autres choses !
Christian de Moliner, que nos lecteurs connaissent sans doute puisqu’il écrit souvent sur Breizh-info, vient de sortir un livre intitulé « la croisade du mal pensant » aux éditions Pierre-Guillaume de Roux.
Voici la présentation du livre :
Samuel Meiersohn, un universitaire désabusé et proche de la retraite, entame une croisade contre des étudiants et des professeurs « racisés » qui veulent créer au sein de sa faculté, un espace sans Blancs. Rejetant le prétendu « privilège blanc », il va se heurter à son administration et à la démission de la société française si prompte en 2019 à accepter les thèses radicales, aussi absurdes qu’elles soient.
La croisade du mal-pensant est un roman passionnant et mélancolique qui brosse le portrait tout en nuances d’un homme au soir de sa vie.
Nous avons interroge l’auteur au sujet du livre.
Breizh info : votre roman « la croisade du mal-pensant » évoque la cancel culture, le prétendu privilège blanc, la volonté des racialistes d’interdire certains lieux aux Blancs. Avez-vous été inspiré par la déferlante Black Lives Matter ?
Christian de MOLINER : en fait non : j’ai écrit ce roman en février 2020, bien avant la vague de l’été 2020. Le phénomène était déjà sous-jacent. Black Lives Matter n’a fait que le rendre visible.
Breizh info : le titre de votre ouvrage utilise le mot « croisade ». C’est un terme fort.
Christian de MOLINER : il évoque d’une part le côté sacré de la mission que se donne mon personnage principal, lutter contre les racialistes qui veulent créer un espace sans Blancs au sein de la faculté où il exerce. En même temps, il est lié au pensum auquel « mon héros » Samuel Meiersohn consacre une grande partie de son temps libre depuis 15 ans. Historien de formation, il écrit un ouvrage sur les croisades en choisissant une perspective uchronique. Que se serait-il passé si les croisés l’avaient emporté à Harran en 1104 ? Si Saladin avait été tué à Montsigard en 1177 ? Samuel baigne dans l’esprit des croisades et naturellement il assimile son combat à celles-ci. Sans réfléchir, sans penser aux conséquences, il se lève et se lance dans une lutte qu’il n’a pratiquement aucune chance de remporter parce qu’il l’estime juste et nécessaire.
Breizh info : ce qui je trouve frappant dans votre roman, c’est la démission totale de la hiérarchie de Samuel. « Pas de vagues » est le slogan de la direction.
Christian de MOLINER : en effet, c’est malheureusement le reflet de la société actuelle. Les racialistes et les racisés imposent leurs délires sans rencontrer d’opposition. Ils organisent des réunions excluant les Blancs sans être poursuivis par la justice. Des locaux sont prêtés par les universités sans sourciller pour un usage qui contrevient d’une manière grave à la loi. Quand des activistes décident d’interdire une pièce ou la conférence d’un orateur qui leur déplaît, les doyens de facultés annulent ces manifestations sans état d’âme, sans résister. Marc, le président de l’université de Samuel partage les vues de ce dernier, pense comme lui, pourtant il le désavoue totalement. Il ne le soutient pas. Il cherche juste à lui éviter les conséquences les plus funestes. Marc pratique sans vergogne la politique des accommodements raisonnables, qui en fait ne le sont pas et cachent mal une capitulation totale. En cela, son comportement est typique de beaucoup de responsables actuels qui sont paralysés face au racialisme. Il suffirait que tous ensemble ils se lèvent pour dire « non », pour que la farce prenne fin, mais ils se couchent et accèdent à toutes les demandes même les plus saugrenues.
Breizh info : dans votre livre, vous qualifiez les racialistes de racistes.
Christian de MOLINER : oui en effet. Prétendre qu’un être humain du fait de sa couleur de peau blanche, serait nécessairement arrogant, méprisant ou posséderait je ne sais quel défaut lié à sa « race » est une attitude abjecte et est caractéristique du racisme. La prétendue « race », la couleur de peau n’ont rien à voir avec les qualités d’une personne et affirmer le contraire est passible des tribunaux. Hélas, personne ne poursuit les racialistes pour ce qu’ils sont : de vulgaires racistes. Si on le faisait systématiquement cette idéologie mortifère serait en recul. Le pire est la complaisance avec laquelle ces thèses malsaines sont accueillies par les « élites ». Une grande entreprise américaine a ainsi organisé des séminaires pour apprendre à ses employés leucodermes à être moins blancs. Ses dirigeants, ceux qui ont permis ce délire, devraient à mon sens être jugés et être sévèrement condamnés. Imaginez que dans les années 30, une société ait mis sur pied un stage pour que ses employés professant la religion de Moïse apprennent à être moins juifs ? Nous aurions touché l’horreur absolue, le racisme le plus abject. Il n’y a pourtant absolument aucune différence avec le stage organisé pour apprendre comment être moins blanc.
Breizh info : à côté de la lutte de Samuel contre un espace excluant les Blancs, « La croisade du mal-pensant » développe une intrigue assez triste, voire poignante. Est-elle inspirée par votre propre vie ?
Christian de MOLINER : pas du tout ! Heureusement pour moi ! Présenter la vie personnelle de Samuel Meiersohn était à mon sens une nécessité, car elle ne se dissocie guère de son combat contre la cancel Culture. C’est aussi en partie parce qu’il se sent dans une impasse qu’il se révolte contre les racialistes. Je me suis efforcé de dresser des portraits psychologiques crédibles de mes différents personnages. Au lecteur de dire si j’ai réussi.
Propos recueillis par YV
Photo d’illustration : DR
[cc] BREIZH-INFO.com, 2021, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

Pour la sociologue Laure Minassian, les objectifs contradictoires donnés à la voie professionnelle en France expliquent son image dévalorisée. (Interview dans le Monde,Extrait)
Laure Minassian, docteure en sociologie, ingénieure de recherches à l’université de Nantes, rattachée au laboratoire CIRCEFT-EScol de Paris-VIII, signe L’Enseignement professionnel, entre promotion et relégation (éditions Académia – février 2021). Elle revient sur les évolutions historiques, et récentes, de la voie professionnelle en France.
Dans son histoire, l’enseignement professionnel n’a pas toujours eu cette image de voie de relégation. Des années 1930 jusqu’aux années 1960, alors que les besoins en main-d’œuvre qualifiée explosent, il jouit d’une très bonne réputation, celle d’un lieu de formation et d’élévation du citoyen par la culture technique. Mais les crises économiques successives vont avoir raison de cette visée émancipatrice de la voie professionnelle.
Dès les années 1970, la prolongation de la scolarité obligatoire et le fort taux de chômage des jeunes réduisent son objectif à l’insertion professionnelle rapide des élèves. Mais son rôle devient aussi progressivement de « délester » l’école des jeunes, souvent issus de milieux défavorisés, qui n’y réussissent pas, ou qui ne répondent pas aux attendus scolaires. L’image de relégation trouve son origine dans cette double injonction et dans le cumul des difficultés et des objectifs parfois contradictoires. Puis le lycée professionnel devient le fer de lance de l’objectif de « 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac » du ministre Jean-Pierre Chevènement, en 1984. Mais on estime que les résultats de la filière professionnelle ne sont pas à la hauteur en termes d’emplois, qu’il faut donc rapprocher la formation des besoins des entreprises, au détriment des enseignements généraux donnés aux élèves. L’image d’une voie « à part » des autres se renforce ainsi, jusqu’à aujourd’hui.
Pour la sociologue Laure Minassian, les objectifs contradictoires donnés à la voie professionnelle en France expliquent son image dévalorisée. (Interview dans le Monde)
Laure Minassian, docteure en sociologie, ingénieure de recherches à l’université de Nantes, rattachée au laboratoire CIRCEFT-EScol de Paris-VIII, signe L’Enseignement professionnel, entre promotion et relégation (éditions Académia – février 2021). Elle revient sur les évolutions historiques, et récentes, de la voie professionnelle en France.
Dans son histoire, l’enseignement professionnel n’a pas toujours eu cette image de voie de relégation. Des années 1930 jusqu’aux années 1960, alors que les besoins en main-d’œuvre qualifiée explosent, il jouit d’une très bonne réputation, celle d’un lieu de formation et d’élévation du citoyen par la culture technique. Mais les crises économiques successives vont avoir raison de cette visée émancipatrice de la voie professionnelle.
Dès les années 1970, la prolongation de la scolarité obligatoire et le fort taux de chômage des jeunes réduisent son objectif à l’insertion professionnelle rapide des élèves. Mais son rôle devient aussi progressivement de « délester » l’école des jeunes, souvent issus de milieux défavorisés, qui n’y réussissent pas, ou qui ne répondent pas aux attendus scolaires. L’image de relégation trouve son origine dans cette double injonction et dans le cumul des difficultés et des objectifs parfois contradictoires. Puis le lycée professionnel devient le fer de lance de l’objectif de « 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac » du ministre Jean-Pierre Chevènement, en 1984. Mais on estime que les résultats de la filière professionnelle ne sont pas à la hauteur en termes d’emplois, qu’il faut donc rapprocher la formation des besoins des entreprises, au détriment des enseignements généraux donnés aux élèves. L’image d’une voie « à part » des autres se renforce ainsi, jusqu’à aujourd’hui.





En France la voie professionnelle souffre souvent d’une image d’enseignement de relégation. Pourquoi ?
Dans son histoire, l’enseignement professionnel n’a pas toujours eu cette image de voie de relégation. Entre les 1930 jusqu’aux années 1960, alors que les besoins en main-d’œuvre qualifiée explosent, il jouit d’une très bonne réputation, celle d’un lieu de formation et d’élévation du citoyen par la culture technique. Mais les crises économiques successives vont avoir raison de cette visée émancipatrice de la voie professionnelle.
Dès les années 1970, la prolongation de la scolarité obligatoire et le fort taux de chômage des jeunes, réduisent son objectif à l’insertion professionnelle rapide des élèves. Mais son rôle devient aussi progressivement de « délester » l’école des jeunes, souvent issus de milieux défavorisés, qui n’y réussissent pas, ou qui ne répondent pas aux attendus scolaires. L’image de relégation trouve son origine dans cette double injonction et dans le cumul des difficultés et des objectifs parfois contradictoires. Puis le lycée professionnel devient le fer de lance de l’objectif de « 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac »du ministre Jean-Pierre Chevènement en 1984. Mais on estime que les résultats de la filière professionnelle ne sont pas à la hauteur en termes d’emplois, qu’il faut donc rapprocher la formation des besoins des entreprises, au détriment des enseignements généraux donnés aux élèves. L’image d’une voie « à part » des autres se renforce ainsi, jusqu’à aujourd’hui.

Votre ouvrage s’arrête sur la question du rapport aux savoirs qui résulte de ce positionnement ambigu entre les mondes professionnel et scolaire, et peut mettre en difficulté les élèves…
On dirige spontanément vers l’enseignement professionnel les élèves qui ont des difficultés avec la forme scolaire traditionnelle et les attendus de l’école, en se disant qu’ils s’en sortiront mieux en « accrochant » les savoirs scolaires enseignés à un métier. Mais cette frontière entre monde scolaire et monde professionnel n’a rien d’évidente, ni pour les élèves ni pour les enseignants. Il faut « scolariser » les connaissances et compétences qui sont de l’ordre du métier et « professionnaliser » en même temps les savoirs scolaires.
On se dit qu’une situation vécue en stage professionnel peut être transformée facilement en savoir scolaire, mais plusieurs études ont montré que cela marchait difficilement et pouvait mettre en difficulté des élèves -déjà fragilisés- qui ne comprennent pas ce décodage, car au fond il s’agit rien de moins que de déduire d’une expérience personnelle des savoirs génériques, ce qui reste extrêmement complexe. Cette traduction pédagogique, qui fait peu débat, ne va pas de soi, elle nécessite une formation importante des enseignants qui n’est pas toujours au rendez-vous. La réforme de « transformation de la voie professionnelle » lancée en 2018 développe, dans cette philosophie, la co-intervention en classe d’enseignants de disciplines professionnelles (industries graphiques, biotechnologies, etc.)et d’enseignants de discipline générale (lettres-histoire et géographie par exemple, pour rappel les enseignants des disciplines générales sont bi-disciplinaires) parfois utilisent les mêmes mots pour designer des notions disciplinaires différentes, qui ne visent pas les mêmes objectifs pédagogiques…par exemple, les mathématiques dans le numérique et les mathématiques « pures » recouvrent des domaines différents : d’un côté on se concentre sur les méthodes mathématiques appliquées dans des situations réelles qui peuvent accepter une certaine approximation, de l’autre sur les mathématiques pour les mathématiques qui n’acceptent aucune approximation. C’est extrêmement subtil et difficile à distinguer pour les élèves, surtout si on ne les familiarisent pas à faire cette distinction.
Quels sont alors les leviers d’amélioration de la voie professionnelle ?
Outre sa revalorisation symbolique vis-à-vis des voies générales et technologiques, je crois que l’amélioration de la formation des enseignants des disciplines professionnelles est une priorité. Car la relégation de la voie professionnelle s’illustre aussi par le niveau d’exigence moindre qu’on a vis à vis du bagage des enseignants qui y travaillent. Comment se fait-il qu’un master 2 soit nécessaire pour un enseignant d’une matière générale de la voie « pro » contre un bac +2 pour les disciplines professionnelles accompagnée d’expérience professionnelle et un simple baccalauréat avec une expérience professionnelle pour prétendre au concours d’enseignant dans la section des métiers ?
En outre, il faut outiller les enseignants sur les questions pédagogiques très spécifiques à la voie professionnelle. Les aider, via la formation continue surtout, à prendre du recul sur le lien entre les différents savoirs, ainsi que sur leurs pratiques pédagogiques en adossant cette formation à la recherche car force est de constater qu’on a bien souvent laissé les acteurs de terrain seuls.
Il faut aussi que la voie professionnelle fasse un gros travail sur les inégalités sociales et scolaires. Genre, origine sociale, niveau scolaire, etc. : la pédagogie et l’approche proposée dans cette filière ne permettent pas aujourd’hui d’améliorer significativement le destin professionnel des élèves.
Quel regard portez-vous sur la réforme de la voie professionnelle amorcée en 2018 ?
La réforme du lycée général et technologique a mobilisé toute l’attention depuis 3 ans, en laissant de côté celle de la voie professionnelle qui touche tout de même près de 700 000 élèves (sur plus de 2 millions de lycéens au total). Il est assez curieux qu’on demande désormais aux élèves qui entrent en terminale professionnelle de choisir immédiatement entre un module « insertion professionnelle » et un module « poursuite d’études » supérieures. Cela ne risque-t-il pas de freiner leurs ambitions ?
Cela s’accompagne d’une baisse des enseignements généraux (et des enseignements professionnels aussi d’ailleurs), en raison notamment de la place prise par ces deux modules et par le nouveau « chef-d’œuvre », qui fait craindre aux enseignants une moins bonne préparation pour affronter l’enseignement supérieur. On peut se demander si l’ambition politique de faire de l’enseignement professionnel une voie d’accès vers le supérieur n’est pas révolue ? C’est pourtant cette perspective qui faisait de la filière, malgré ses défauts, un espace de promotion sociale pour les trois quarts d’élèves défavorisés qui l’a composent.
Cette réforme a été menée simultanément à celle de l’apprentissage…
L’apprentissage constitue un modèle intéressant dans lequel les jeunes inscrits sont en général très engagés et motivés. On peut se réjouir de la hausse record du nombre d’apprentis recruté en 2020. 500 000 : le chiffre est exceptionnel mais il est avant tout le résultat de la prime donnée aux entreprises qui recrutent (5 000 euros pour un apprenti mineur, 8 000 pour un majeur). On peut logiquement craindre que cet effet d’aubaine s’estompe à l’avenir en même temps que cette aide financière…
Mais la loi « Avenir professionnel » de 2018 laisse surtout de manière inédite la main libre aux branches professionnelles dans le pilotage de l’apprentissage afin que les centres de formations des apprentis (CFA) répondent plus finement aux besoins des entreprises. Avec le risque de voir les branches professionnelles porteuses sanctuariser leurs CFA, et celles qui le sont moins fermer les leurs et ainsi appauvrir l’offre de formation. C’est un retour en arrière inédit.
Eurotribune a sélectionné « Un tourbillon inversé » de Bruno Salazard

Un soir, en rentrant du travail, Samuel découvre que son fils a disparu de la maison d’Ardèche. Il soupçonne rapidement sa compagne, qui souffre de troubles psychologiques. Avec l’aide de Christian, un ami fidèle, Samuel part à la recherche de son petit garçon.
Sur leur route, ils font la rencontre de Johnny, Marie-Philomène ou encore Charles, des personnages hauts en couleur, à l’existence cabossée. Touchés par la quête de Samuel, ceux-ci décident de l’aider à retrouver le petit Alexandre. Ensemble, ils traversent la France, de Marseille à Dunkerque, sur les traces de l’enfant.
Bruno Salazard nous plonge dans un roman sensible et poignant sur la famille, la paternité et l’amitié.
Auteur:
Bruno Salazard vit au milieu des arbres, près de Toulouse. Des années à rechercher l’émotion dans une vie multiple, hachurée d’échecs et de bosses mais aussi de rêves et de rires.
Chirurgien, il a parcouru le monde pour apporter ses connaissances et ouvrir son cerveau aux influences et vécus des terres lointaines, des traditions orales et écrites.
Poser les mots, imaginer des personnages atypiques, est un besoin, quand la parole est difficile.
Editeur : Librinova
Nbres de pages : 134 pages
Prix : 12,90 euros
Eurotribune a sélectionné « L’Eternité et deux mains » de Bruno Salazard

En 2023, à New York, Alexandre naît sans mains. Les docteurs Jefferson, pédiatre expérimenté, et Kogino, chirurgien de la main, décident d’équiper le nouveau-né de prothèses myoélectriques intelligentes reliées à son cerveau.
Malgré cette prouesse médicale, Jefferson se questionne sur l’existence de cet enfant. Pour quelles raisons Alexandre semble-t-il si concerné par son absence de mains, alors qu’il vient à peine de naître ?
Les recherches du pédiatre lui révèlent que la vie d’Alexandre a débuté trente millénaires plus tôt et qu’il renaît éternellement… De la grotte de Maltraviesco, en passant par l’apprentissage des hiéroglyphes et les métiers manuels, Alexandre a toujours fait de l’usage de ses mains le centre de sa vie. De quoi sera faite sa nouvelle destinée ?
Plongez dans L’Éternité et deux mains, un roman intemporel qui nous transporte de siècle en siècle sur les traces d’un homme aux vies multiples.
Auteur:
Bruno Salazard vit au milieu des arbres, près de Toulouse. Des années à rechercher l’émotion dans une vie multiple, hachurée d’échecs et de bosses mais aussi de rêves et de rires.
Chirurgien, il a parcouru le monde pour apporter ses connaissances et ouvrir son cerveau aux influences et vécus des terres lointaines, des traditions orales et écrites.
Poser les mots, imaginer des personnages atypiques, est un besoin, quand la parole est difficile.
Editeur : Librinova
Nbres de pages : 117 pages
Prix : 12,90 euros
Eurotribune a sélectionné Méthana de Steff Rosy
Occitanie Tribune a sélectionné « Méthana » de Steff Rosy
Hérault Direct a sélectionné « Méthana » de Steff Rosy
Par LIBRE-LIVRE Rubrique SHOPPING, le 01 Mars 2021

– Du noir total peut surgir la lumière. Les événements qui nous arrivent ne sont pas le fruit du hasard, ils sont porteurs de sens quand on apprend à les déchiffrer.
– L’épreuve de son cancer a permis à Steff Rosy d’ouvrir les yeux sur le monde et de prendre le temps de trouver le chemin de son âme. Accompagnée par l’amour de son mari et par l’amitié de ses proches durant son combat contre la maladie, elle a aussi été portée par l’inestimable soutien de Virginie Maury, énergéticienne.
– L’écriture de « Méthana », roman dans lequel elle a mis tous les trésors de son coeur, fut d’abord une nécessité, une thérapie qui lui a permis de s’accrocher à la vie et de triompher du mal qui la rongeait.
– Aujourd’hui, elle a percé le « secret » ; elle se sent forte, réunifiée, apaisée.
Méthana – l’appel de l’Univers est l’histoire d’une adolescente, Marie, qui se croit ordinaire. Un jour, elle se lance dans l’écriture automatique et, du bout de son crayon, Mémé Rosy vient lui parler et lui annonce que son destin est étroitement lié à celui de l’Humanité. Elle va alors devoir voyager pour préserver la paix universelle et maintenir l’équilibre entre l’ombre et la lumière. Ainsi, elle se retrouve confrontée à certaines révélations : Anges, Démons, Êtres de lumière, Êtres de la nature, Extraterrestres, Fées, Dragons, Mondes parallèles… Existent-ils réellement ?
* Accepteriez-vous de ne pas être les seuls dans l’Univers ?
* Entre mythes et réalités, où se cache la vérité ?
Auteure:
Née en 1979, Steff Rosy habite à Saint-Cézaire-surSiagne, un village pittoresque de l’arrière-pays grassois. Forte d’une expérience en tant que cheffe d’entreprise dans le secteur médico-social, elle acquiert plusieurs cordes à son arc. Lorsqu’on lui annonce qu’elle est atteinte d’un cancer, elle plonge dans l’univers de l’écriture et écrit son premier roman, Méthana – L’appel de l’Univers, une bouffée d’oxygène qui réveillera votre âme.
Editeur : Vérone Editions
Nbres de pages : 464 pages
Prix : 27,00 euros
Eurotribune a sélectionné Danièle Yzerman
Occitanie tribune a sélectionné Danièle Yzerman

Un jour, je fis un rêve ancré au plus profond de ma mémoire. Je me trouvais debout, perchée et marchant sur un fil tendu au-dessus d’un Océan de mer si immense que je n’en percevais pas les limites. Alors que je n’étais qu’au début du chemin, j’entendis une voix venue d’ailleurs qui me disait qu’il était totalement impossible de franchir cet Océan. Malgré cette évidence, tout en moi m’obligea à continuer et, pas à pas, j’avançai avec précaution et me rattrapai à chaque chute, jusqu’au moment ou l’angoisse et la peur de tomber définitivement dans les profondeurs de la mer me réveillèrent. Si j’ai le sentiment aujourd’hui que ce rêve n’a jamais quitté mon esprit, je réalise aussi tout simplement que c’est l’histoire de ma vie. Ma vie, qui avec l’âge, s’est aujourd’hui malheureusement suspendue après plus de 40 ans de combat pour vaincre cet impossible. C’est sans doute pourquoi, alors que je suis parvenue de l’autre côté de la rive, le besoin de faire exister par des mots mon « chemin de vie » s’est imposé à moi. Danièle Yzerman a travaillé dans le domaine de la communication stratégique et publicitaire et a exercé in fine en qualité de présidente France et vice-présidente Europe du pôle santé du groupe international Ogilvy/WPP. Dotée d’un grand esprit de synthèse, elle a toujours aimé écrire et apprécié la musique des mots. Poussée par un besoin impérieux de « laisser une trace » de son parcours peu banal et de son combat pour la vie, l’auteure, aujourd’hui retraitée, présente ici son premier ouvrage.
Auteure:
Danièle Yzerman a travaillé dans le domaine de la communication stratégique et publicitaire et a exercé in fine en qualité de présidente France et vice-présidente Europe du pôle santé du groupe international Ogilvy/WPP.
Poussée par un besoin impérieux de » laisser une trace » de son parcours peu banal et de son combat pour la vie, aujourd’hui grand-mère épanouie, elle décide de publier ce témoignage.
Editeur : Les 3 Colonnes
Nbres de pages : 124 pages
Prix : 13,50 euros