Rentrée littéraire de janvier 2019 – Pour une année poétique – Parution le 18 janvier 2019
L’Ombre de la Terre, le premier recueil de poésie de l’écrivain Christine FIZSCHER
Editions DUMERCHEZ
54 pages * 15€ *ISBN 978-2-84791-192-3
Contact presse : 06 84 36 31 85 / guilaine_depis@yahoo.com
L’OMBRE DE LA TERRE est enrichi de photographies de Jonathan ABBOU.
Christine FIZSCHER a aussi publié :
Pluies d’été (sous le nom de Christine Guinard), Dumerchez, 1999
La Nuit prend son temps, Le Seuil, 2007, dont sont tirés deux des poèmes de L’OMBRE DE LA TERRE
La Dernière femme de sa vie, Stock, 2011
Une FEMME poète : Lectrice chez Gallimard, Flammarion, Julliard et aux côtés d’Ivan Nabokov pour «Feux croisés» chez Plon, Christine FIZSCHER a aussi collaboré à la revue « Les Temps modernes » de 2000 à 2009.
Assumant pleinement et jusqu’au bout sa féminité, elle s’étonne que la poésie, quintessence de l’expression verbale, compte si peu de représentantes lues et honorées par le passé et dans la France contemporaine : si la poésie est l’art synthétique de transmettre l’universel et l’intemporel, les femmes passant pour extérioriser davantage leurs émotions, devraient en être les fers de lance. Métaphysiquement inquiète jusqu’à la torture, la chair et la littérature l’ancrent au monde et justifient sa vie.
Nourris de mélancolie, ses poèmes intimes pris dans une narration s’inscrivent dans une temporalité, expriment un double amour et le deuil d’une maison et de ce qui n’a pas pu y être vécu.
Ces poèmes vont basculer au rythme des saisons : solaires et radieux pendant la splendeur de l’été, ils vont s’enfoncer dans l’ombre de la Terre lorsqu’arrive l’hiver. Cette ombre de la Terre qui isole les artistes et enfants de Saturne, les fait rester à l’extérieur de la vie – plus vivants peut-être encore.
« La nuit prend son temps (roman dont la rédaction fut concomitante aux poèmes de L’OMBRE DE LA TERRE») fournit des réponses à une question centrale. Christine FIZSCHER fouille son désir, et l’illusion de son désir, dans un texte sûr, parfois puissamment érotique et superbement écrit.» Vincent ROY, Le Monde des Livres, 2007
« Christine Fizscher (…) a su trouver les mots pour l’écrire (ndlr : ce qui n’est plus, ce qui a brûlé), et le sens du récit. » Mohammed Aïssaoui, Le Figaro Littéraire, 2011
« Christine Fizscher possède une très belle plume » Nils C. Ahl, Le Monde des Livres, 2011
« Christine Fizscher signe sa présence d’incontestable écrivain » Joël Schmidt, Réforme, 2011
« Le livre de Christine Fizscher est saisissant, il a ses défauts, plein, mais un souffle qui les emporte, loin, dans un monde que les anxieux connaissent : la douceur d’écrire, la fragilité du résultat. » Christophe Donner, Le Monde Magazine, 2011
Les éditions Bernard Dumerchez : Diffusées par les Belles Lettres, elles ont publié à ce jour plus de 250 ouvrages de poésie, littérature, théâtre et autres. Attachant une attention toute particulière à l’objet livre, chaque publication est souvent associée à un artiste contemporain et déclinée dans un ouvrage de bibliophilie. Une exposition « Bernard Dumerchez, éditeur, une vie de livres et d’art » a eu lieu en 2018 au musée départemental de l’Oise pour ses 35 ans d’édition.
Lettre de François CHENG, de l’Académie française, reçue par Christine FIZSCHER en réponse à l’envoi de « L’OMBRE DE LA TERRE »




Le premier, Jour de chance, est Kafkaïen et amoral. Un homme qui n’apparaît nulle part dans les fichiers de notre société si informatisée, à qui on prête gracieusement un appartement, à qui on donne chaque mois 10000 euros alors qu’il ne paye jamais rien veut exister, mais il se heurte au mur d’airain de l’administration. Il n’est ni malade ni fou, et lorsqu’il se met à commettre des délits, il est excusé car en quelque sorte il serait exempt du péché originel, opprobre dû à notre ancêtre Adam. Le héros (anti-héros ?) aura beau sans se lancer dans une escalade de crimes, jusqu’à devenir un serial killer, rien n’y fera. C’est bien entendu une fable sur notre univers trop policé, trop normatif et il est jouissif d’imaginer quelqu’un qui n’entre pas dans les petites cases trop étroites d’un formulaire.
Le quatrième, le fou rire de Jésus, décrit l’existence de Ponce-Pilate qui comme le juif errant est devenu immortel. Peu à peu le récit de la rencontre du Christ et du procurateur romain se dévoile et on s’aperçoit que Ponce-Pilate a condamné Jésus, car celui-ci l’a demandé. L’auteur expose de la « vraie « doctrine » du Christ qui n’est certainement pas celle de l’église.
L’affaire Mirage Life de Pascal Framont


… Enfermé dans l’opéra où travaille son père, un gamin raconte : « Ainsi, chaque jour, Valentine m’installait dans cette salle de spectacle et j’assistai à des représentations dont j’étais l’unique spectateur. » C’est souvent dans cette posture que nous met le conteur : nous avons l’impression d’être l’unique spectateur de ce monde immense et foisonnant, comme si la simple lecture de ce livre nous donnait accès à Un Autre Monde, que de nombreux autres livres ne nous donnent pas.
Le monde où François Coupry nous invite est littéralement immense, très vaste, prodigieux, vertigineux, comme lorsque le gamin contemple les cintres et les dessous de ce théâtre à l’italienne en lesquels on a fait descendre des centaines de cercueils, ceux de cantatrices ou d’acteurs disparus. Toutefois, ce monde gigantesque, cyclopéen, n’est pas toujours menaçant ; il y règne un puissant désir d’innocence, d’irresponsabilité, comme le dit Nabucco à la fin du dernier conte : « Je, Toi et moi Nabucco, nous serons des anges, ou des dieux, des illusions ou de vrais démons, qui enchanterons l’humanité, perturberons le monde, mettrons la pagaille dans l’univers, changerons l’eau en vin, multiplierons les rats, les araignées et les chauves-souris. Et il est possible qu’à l’image de mes poupées, moi, Nabucco, je me mette à me rajeunir, pour être pour toujours un enfant, de cinq ans, mettons, et pour pourrir la vie des grandes personnes, car j’en ai assez d’être trop sage, responsable. »


Le très sérieux et très tendre Almanach Larousse des amoureux des mots a été pensé comme un voyage de 365 journées à travers la jungle des mots. Si à chaque jour suffit sa peine, alors prenons celle d’une découverte quotidienne. 



