

Guilaine Depis, attachée de presse (Balustrade)
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Complémentaires santé : le scandale de l’intervention des pouvoirs publics
sur Économie Matin.fr
Par Frédéric Bizard, qui vient de publier Complémentaires santé : le SCANDALE ! aux Éditions Dunod.
vendredi 8 novembre 2013
Les nouvelles mesures du gouvernement amènent les assurés à souscrire une sur-complémentaire qui sera hors de prix car taxée à 15% afin de conserver une qualité de soins. cc/flickr/worldbankphotocollection
Nous sommes aujourd’hui à un tournant historique en matière de protection sociale, où le secteur privé de l’assurance santé cherche à se voir confier un rôle structurant dans le fonctionnement de notre système de santé.
Dès lors la question se pose :
est ce que cette évolution est réellement dans l’intérêt général en matière de couverture du risque santé et d’égalité d’accès à des soins de qualité pour tous ? Dans les conditions actuelles du marché, la réponse est clairement négative.
Quotidiennement dans leur pratique, les médecins sont interrogés par leurs patients sur la prise en charge des frais médicaux dont le maquis des offres de contrats leur est indéchiffrable. La liberté de choix de sa complémentaire santé exige du citoyen qu’il comprenne mieux au préalable le secteur des organismes complémentaires, ses acteurs, son fonctionnement…
La liberté de choix de mutuelle menacée
L’article 45 du PLFSS 2014 prévoit pour les contrats responsables (98% du marché) de plafonner le remboursement des lunettes et des compléments d’honoraires des médecins spécialistes. On peut se demander ce que viennent faire les pouvoirs publics dans le plafonnement de remboursement de contrats privés.
– Cotisations en hausse et remboursements en baisse: les complémentaires 100% gagnantes, les assurés 100% perdants. Alors que les cotisations vont augmenter d’un milliard€ en 2014 (+3%), les assurés vont voir leurs dépenses d’optiques et de médecins spécialistes moins bien remboursés.
– Une des raisons de confier ce marché de l’assurance au secteur privé est de faire jouer la concurrence pour obtenir un optimum coût/qualité/prix. Déjà que la concurrence est minimale du fait de l’opacité du marché (cf le livre), cet article 45 réduit encore plus la concurrence en plafonnant les remboursements. Cet article est le ferment de la disparition à terme des complémentaires santé (autant mettre une complémentaire publique identique pour tout le monde et moins chère)
La qualité de la couverture santé va baisser
– C’est la garantie d’une baisse de qualité des produits et services de santé: si les opticiens et médecins spécialistes doivent baisser leurs prix, ils baisseront la qualité de ces mêmes produits (les lunettes) et services (réduction du temps de consultation pour voir plus de patients, entre autres);
– C’est enfin et surtout le creusement des inégalités puisque le seul moyen pour l’assuré de conserver la qualité des soins sera de payer soit directement (out of the pocket) soit en souscrivant une sur-complémentaire qui sera hors de prix car taxée à 15% et non à 7% comme les contrats responsables.

Pour approfondir les questions d’actualité autour du PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale), il faut lire Complémentaires santé : le SCANDALE ! de Frédéric BIZARD paru le 9 octobre 2013 aux Éditions DUNOD.
Cet article 45 du PLFSS 2014 prévoit pour les contrats responsables (98% du marché) de plafonner le remboursement des lunettes et des compléments d’honoraires des médecins spécialistes.
On peut se demander ce que viennent faire les pouvoirs publics dans le plafonnement de remboursement de contrats publics.
En tout cas, les conséquences sont majeures:
– Cotisations en hausse et remboursements en baisse: les complémentaires 100% gagnantes, les assurés 100% perdants. Alors que les cotisations vont augmenter d’un milliard€ en 2014 (+3%), les assurés vont voir leurs dépenses d’optiques et de médecins spécialistes moins bien remboursés.
– Une des raisons de confier ce marché de l’assurance au secteur privé est de faire jouer la concurrence pour obtenir un optimum coût/qualité/prix. Déjà que la concurrence est minimale du fait de l’opacité du marché (cf le livre), cet article 45 réduit encore plus la concurrence en plafonnant les remboursements. Cet article est le ferment de la disparition à terme des complémentaires santé (autant mettre une complémentaire publique identique pour tout le monde et moins chère)
– C’est la garantie d’une baisse de qualité des produits et services de santé: si les opticiens et médecins spécialistes doivent baisser leurs prix, ils baisseront la qualité de ces mêmes produits (les lunettes) et services (réduction du temps de consult pour voir plus de patients, entre autres) ;
– c’est enfin et surtout le creusement des inégalités puisque le seul moyen pour l’assuré de conserver la qualité des soins sera de payer soit directement (out of the pocket) soit en souscrivant une sur-complémentaire qui sera hors de prix car taxée à 15% et non à 7% comme les contrats responsables.
Après les lectures publiques hors et en Studio de Lectures d’une centaine d’auteurs connus, inconnus ou mal entendus de la littérature mondiale*
Atelier Permanent de Lectures et d’écoute
Jeudi 7 novembre à 19h précises
Michèle Venard lit
ALBERT COSSERY
Théâtre Pandora
30, rue Keller 75011 – code 32 56
métro Bastille
réservations conseillées 01 42 39 21 61
Tarif réduit pour les adhérents à l’Association 12 € au lieu de 15€ tarif normal
« Je n’ai jamais été l’esclave de rien ni de personne. C’est la possession qui vous rend esclave. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours vécu à l’hôtel, où même les meubles ne m’appartiennent pas. Et je me suis tenu à l’écart de ceux qui ont quelque chose à perdre, les puissants et ceux qui se mettent à leur service. » A C
Albert Cossery, silhouette fine, élégante un brin nonchalante, auteur de Mendiants et orgueilleux, Les Fainéants dans la vallée fertile, La Violence et la dérision, Un complot de saltimbanques, Une Ambition dans le désert, Les Couleurs de l’infamie, est né le 3 novembre 1913 au Caire et entre en 1926 au Lycée Français de la ville.Ecrivain précoce il participe à la diffusion du surréalisme au Caire par le groupe Art et liberté et crée avec le poète Edmond Jabès et le peintre Ramsès Younane la revue La Part du sable. Son premier livre
Les Hommes oubliés de Dieu (1940), soutenu par Henry Miller, organiquement lié au monde de la rue cairote comme le seront les suivants, est traduit en anglais comme en arabe et connait un immense succès.
Albert Cossery vient à Paris en 1945, et s’installe dans une chambre d’hôtel du quartier Saint Germain où il séjournera jusqu’à sa mort survenue à 94 ans, le 22 juin 2008.
Esthète opposé à toute idée du « travail » industrieux à l’occidentale, fréquentant, sur la marge, intellectuels et artistes, les milieux du cinéma, du théâtre et de la peinture, il écrira, en français dans une langue fluide et drue, charnelle et imagée et avec un regard de profondeur fraternelle sept livres en une cinquantaine d’années. (extrait de la notice biographique remise aux spectateurs)
Michèle Venard lira des Nouvelles du recueil Les Hommes oubliés de Dieu
« C’était dans la ruelle Noire. Ce soir là, Chaktour le ferblantier qui travaillait dans sa boutique à la réparation d’un broc de toilette , délaissa un instant sa besogne pour se recueillir et penser avec calme à sa vie misérable et infinie. »
« Le monde ne finira jamais dit-elle. N’aie pas peur. Garde moi seulement près de toi. Et puisque tu ne peux pas vivre sans haschich, je t’en apporterai. Qu’Allah te pardonne. »
« Il ne l’entendait pas. Il était loin. Il était dans ce champ prodigieux où le haschich pousse à loisir comme le trèfle »
« L’aube se leva sur un quartier régénéré qui n’acceptait plus la vie telle qu’elle était, mais voulait la dominer, la rendre plus hardie et plus belle »
* dont : Patricia Highsmith; Guy de Maupassant; Marguerite Yourcenar; Franz Kafka; André Hardellet; Gaston Bachelard; Paul Claudel; Alfred Jarry; Donatien de Sade; Léon Bloy; René Lesage, Antoine de Saint-Exupéry; Bruno Schultz; Dominique de Roux; Henry de Montherlant; Jean-Marie Turpin; Yukio Mishima; Edgar Poe; Auguste Villiers de l’Isle Adam; Anton Tchekhov ; James Joyce; Henry Le Bal; Henri Michaux; Théophile Gautier; Witold Gombrowicz; Stendhal; Henry James; Paul Verlaine; Jean Gillibert; Virginia Woolf ; Stefan Zweig; Hans Christian Andersen; Luigi Pirandello; Alberto Moravia; Ernest Hemingway; Joseph Conrad; David-Herbert Lawrence; Herman Melville; Pierre Boudot; Knut Hamsun; William Faulkner; Pär Lagerkvist; Elsa Morante; Michel Tournier; Benjamin Péret; Julien Green; Jorge-Luis Borges; Tanizaki Junichiro; Ivo Andric; Joseph Kessel; Paul Morand; Yasunari Kawabata; Vassili Grossman; Jean Giono; Ambrose Bierce; Karen Blixen; Rainer-Maria Rilke; Julien Gracq; Jack London; Charles Baudelaire; Charles Dickens; Blaise Cendrars; Pierre Jean Jouve; Fédor Dostoïevski; Mario Vargas Llosa; Oscar Wilde; Ivan Bounine; John Steinbeck; André Gide; Joseph Roth; Djuna Barnes; Arthur Rimbaud; Georges Bernanos….
Poème de Pier Paolo Pasolini sur Marilyn Monroe (traduction René de Ceccatty)
Pour recevoir l’ouvrage ou pour interviewer Claude Delay sur Marilyn Monroe, la cicatrice, son nouveau livre qui vient de paraître aux Éditions Fayard, je vous remercie de me contacter 06 84 36 31 85 ou à guilaine_depis@yahoo.com comme attachée de presse personnelle de l’auteur.
Du monde antique et du monde futur
n’étaient restées que la beauté et toi,
pauvre petite soeur cadette,
celle qui court derrière ses frères aînés,
et rit et pleure avec eux, pour les imiter,
et se met leurs écharpes,
touche en cachette leurs livres, leurs canifs,
toi petite soeur la plus jeune de toutes,
cette beauté tu la portais humblement,
avec ton âme de fille du petit peuple,
tu n’as jamais su que tu l’avais,
parce que autrement ça n’aurait pas été de la beauté.
Elle a disparu, comme une poussière d’or.
Le monde t’en a donné conscience.

Ainsi la beauté est devenue sienne.
Du stupide monde antique
et du féroce monde futur,
était restée une beauté qui n’avait pas honte
de faire allusion aux petits seins de la petite soeur,
au petit ventre si aisément dénudé.
Et c’est pourquoi c’était de la beauté, celle-là-même
qu’ont les douces mendiantes noires,
les gitanes, les filles de commerçants
qui gagnent les concours de beauté, à Miami ou à Rome.

Elle a disparu, comme une colombe d’or.
C’est le monde qui t’en a donné conscience,
et ainsi ta beauté a cessé d’être beauté.
Mais tu continuais à être enfant,
idiote comme l’antiquité, cruelle comme l’avenir,
et entre toi et ta beauté accaparée par le pouvoir
se sont mises toute la stupidité et la cruauté du présent.
Tu l’emportais avec toi, comme un sourire entre les larmes,
impudique par passivité, indécente par obéissance.
L’obéissance exige bien des larmes qu’on ravale.
Et de se donner aux autres regards trop gais,
qui demandent leur pitié.
Elle a disparu comme une blanche ombre d’or.

Ta beauté, survivante du monde antique,
exigée par le monde futur, accaparée
par le monde présent, devint ainsi un mal.
Maintenant les grands frères se tournent enfin,
arrêtent un instant leurs maudits jeux,
sortent de leur inexirable distraction,
et se demandent : « Se peut-il que Marilyn,
la petite Marilyn nous ait indiqué la voie ? »
Maintenant c’est toi, la première, toi la plus petite des soeurs, celle
qui ne compte pour rien, pauvre petite, avec son sourire,
c’est toi la première au-delà des portes du monde
abandonné à son destin de mort.
Pier Paolo Pasolini (traduit par René de Ceccatty)

Revoir l’émission sur Complémentaires santé : le SCANDALE ! (Éditions Dunod, paru le 9 octobre 2013) en cliquant sur ce lien.
L’invité du journal de la mi-journée sur BFM TV
Revoir l’émission ici
Présentation du livre Complémentaires santé : le SCANDALE ! (Dunod)
CONFÉRENCE-DÉBAT
À l’occasion de la sortie du livre Politique, insertion et jeunesse : l’Espoir du monde par Dreyfus Louyebo
Le 29 octobre 2013 à 18h
au New Village, 3 allée Jacquard, 91000 Evry
(contact presse : Guilaine Depis 06 84 36 31 85 ou Sheryll Hans 06 46 81 11 81)
Recension de Didier Pobel dans la revue Europe (octobre 2013)
Ainsi fut Monsieur Albert, selon l’admirative formule que l’on retrouve en titre de la biographie que vient de publier Frédéric Andrau. Une évocation – un « récit », dixit la couverture – en forme d’apostrophe posthume entièrement écrite à la deuxième personne du pluriel. « Jamais personne n’avait dicté vos faits et gestes et ce n’était pas à plus de soixante ans que cela allait commencer. » Oui, c’est le portrait d’un homme libre que l’on découvre ici en se félicitant d’y croiser, au détour des pages, ces figures que furent, ou que sont, Giacometti, Durrell, Miller, Camus (le « copain de drague »), Louis Guilloux, Michel Déon, Georges Moustaki ou, du côté des présences moins conjures, l’éditeur Edmond Charlot ou les cinéastes Michel Mitrani et Jacques Poitrenaud auprès de qui Cossery effleura l’univers du cinéma. Sans oublier Joëlle Losfeld qui fut la dernière à veiller sur lui et à le publier.