Actualités (NON EXHAUSTIF)

Annulation de la Présidence d’honneur du 40ème anniversaire du Marché de la Poésie

Communiqué de presse

Annulation de la présidence d’honneur du 40e Marché de la Poésie

Site officiel : https://www.marche-poesie.com/

contact presse guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Conscients des manipulations dont Cuba peut faire l’objet, dans un sens ou dans l’autre, nous avions prévenu en juillet dernier, lors de notre dernière infolettre de la saison 2022 :

« En recevant la poésie cubaine en 2023, nous affirmons ainsi notre attachement à toutes les formes de liberté, de création, d’opinion, d’expression. Nous serons attentifs à refuser toutes sollicitations visant à nous imposer des choix qui contrediraient nos valeurs, privilégiant le dialogue et la défense des droits humains. »

Afin de couper court aux pressions, rumeurs et tentatives exercées à ce jour – de part et d’autre –, nous avons pris la décision d’annuler la présidence d’honneur du 40e Marché de la Poésie, que nous avions confiée à Nancy Morejón.

YVES BOUDIER (président)

VINCENT GIMENO-pONS (délégué général)

et le Conseil d’administration de c/i/r/c/é

Jean-Michel Place (vice-président)

Madeleine Renouard (vice-présidente)

Carole Aurouet (secrétaire générale)

Patrick Robin (trésorier)

PROGRAMME EVENEMENTS BALUSTRADE FIN MAI DEBUT JUIN 2023

PROGRAMME BALUSTRADE FIN MAI DEBUT JUIN 2023

SIX INVITATIONS A DES EVENEMENTS BALUSTRADE !
AUXQUELS ALLEZ-VOUS PARTICIPER ?
 
1) Mardi 30 mai dès 18h30 : Soirée autour du pop-roman « 1m976 » de Gérald Wittock à la librairie L’Ecailler 101 rue du Théâtre 75015,
2) Mercredi 31 mai à 18h : Pierre Ménat (ancien conseiller Europe de Jacques Chirac) présentera « L’Union européenne et la guerre » devant le mouvement européen des Yvelines. Salle des fêtes du Chesnay, 52 rue de Versailles 78150 Le Chesnay-Rocquencourt
3) Mercredi 31 mai dès 18h30 : Soirée conférence-débat-cocktail « Faut-il avoir peur de ChatGPT? » avec l’ économiste Romain Kroës (« Surchauffe, l’inflation ou l’enflure économiste ») et le romancier Jean-Pierre Noté (« Tantièmes – un monde sanspuss ») (Hôtel La Louisiane 60 rue de Seine 75006 – inscription obligatoire pour le cocktail par sms 06 84 36 31 85),
4) Du 7 au 11 juin le 40ème anniversaire du Marché de la Poésie (plus gros événement mondial d’éditeurs de poésie) placé sous le signe des Caraïbes cette année Place Saint-Sulpice,
5) Samedi 17 juin : Exposition au Cercle des Sources grâce à Balustrade de l’artiste Erik Andler qui présentera ses oeuvres et parlera des NFT au 6 avenue Bonaparte à Antibes chez Dominique Beudin
6) Mardi 20 juin dès 20h : Soirée interactive sur l’assertivité avec le journaliste scénariste de France inter Léo Koesten (« Le Manoir de Kerbroc’h ») qui confrontera sa résilience d’écrivain aveugle aux conseils du coach Didier Barthélémy (Hôtel La Louisiane, 60 rue de Seine 75006)

Contact presse guilaine_depis@yahoo.com 

Invitation débat-cocktail « Faut-il avoir peur de ChatGPT ? » 31 mai à 18h30 au 60 rue de Seine

Invitation

Balustrade vous invite à une grande soirée conférence-débat avec les journalistes et le public, suivie d’un cocktail
sur le thème « Faut-il avoir peur de ChatGPT ? »
Mercredi 31 mai 2023
A partir de 18h30 à l’Hôtel La Louisiane 60 rue de Seine 75 006 Paris
Entrée libre sur inscriptions par sms 06 84 36 31 85 (nombre de places limité)
Contact presse : guilaine_depis@yahoo.com
avec les regards complémentaires de deux hommes qui bien souvent se rejoignent sur l’IA : 
le romancier Jean-Pierre Noté (« Tantièmes – un monde sanspuss ») 
et 
l’économiste Romain Kroës (« Surchauffe – L’inflation ou l’enflure économiste »)
 
Jean-Pierre Noté

a travaillé 17 ans pour une entreprise aérospatiale où il a dirigé la négociation de nombreux contrats internationaux dans plusieurs pays (Etats-Unis, Russie, Inde, Pakistan, Iran, Argentine, Israël et Egypte notamment) et a acquis une large expérience en matière de satellites, de lancements, de montages financiers avec des agences de crédit export et des banques. (…)

De 2010 à 2022, à la tête de sa propre société de consultance, il a aidé de nombreux gouvernements à acheter des systèmes d’observation ou de télécommunications par satellites à travers le Monde (Turquie, Indonésie, Emirats Arabes Unis, Qatar). 
En parallèle, Jean-Pierre Noté a enseigné au CNAM à Paris et à Pékin, à EUROMED à Toulon et dans plusieurs universités. 
Dans son nouveau roman « Tantièmes », féroce caricature du monde de la Big Tech, il imagine une privatisation des langues vivantes… Un juteux business assis sur une entreprise de traduction par l’IA, « Babel », dépassant rapidement le pouvoir des Gafam.
 
Romain Kroës suit des études techniques aéronautiques et découvre l’épistémologie.  Il fut d’abord commandant de bord puis instructeur, spécialiste des systèmes «intelligents» en automatisation dans l’aéronautique. 
Parallèlement, son engagement syndical l’a amené à s’intéresser à l’économie, particulièrement dans la recherche sur la productivité, les systèmes monétaires et le management. 
Ergologue spécialisé dans l’étude des rapports homme/machine et la philosophie des systèmes embarqués.
Il fut notamment élu au Comité d’entreprise d’Air France Europe, président de la commission économique, de 1992 à 1996. Il a aussi réalisé deux missions d’expertise aéronautique pour l’Union européenne, en Algérie (2005) et en Haïti (2008).
Dans son ambitieux essai « Surchauffe », il voudrait faire de la science économique un outil au service de la société et de l’écologie.

Romain Kroës, Surchauffe – L’inflation ou l’enflure économiste vu par Argoul

Romain Kroës, Surchauffe – L’inflation ou l’enflure économiste

L’économie dite « politique » est un enjeu de débat scientifique, politique et social. L’auteur y participe à 86 ans après une carrière de commandant de bord puis d’instructeur et surtout de syndicaliste. Il a publié au fil des années divers livres sur Les erreurs humaines 1992, Le capitalisme fin d’une histoire 1993, La perversion du capital 2007, Décrochage 2020, et Malades de la dette en 2021. C’est dire s’il se situe au niveau critique de la doxa ambiante. Il déclare lui-même avoir renoncé à présenter une thèse à l’université après que son directeur d’études lui ait dit qu’il sortait des rails. Comme il existe des artistes incompris, il existe des économistes incompris.

Le mérite de l’auteur est d’exposer sa thèse dans un livre accessible, sauf les annexes écrites en style mathématique. Lui introduit la rareté des ressources naturelles, donc l’écologie, dans le système économique, ce que la science économique est selon lui inapte à faire pour raisons « idéologiques ». Je laisse à l’auteur ce qualificatif, qui s’applique habituellement à tous ceux qui ne pensent pas comme vous, pour examiner plutôt ses arguments principaux.

« L’économie est avant tout un caractère du vivant en relation avec son environnement naturel », écrit-il. Comment ne pas être d’accord avec cela ? L’auteur prétend que l’économie qu’il appelle du terme vieillot « politique » oublie les échanges entre l’espèce et l’écosystème au profit des seuls échanges entre humains. Ce n’est pas tout à fait exact car les économistes d’aujourd’hui considèrent également les « externalités » de la production comme de la consommation.

Curieusement, l’auteur ne définit pas la productivité, pourtant au centre de toute économie. Le terme économie signifie en effet produire le plus et le mieux avec le moins, ce qui induit à la fois une notion de prix, une notion de marché une notion de rareté. La véritable écologie devrait donc être la plus productive possible en économisant comme une ménagère à la fois les ressources naturelles, les forces humaines, et les désirs illimités. Nous sommes bien d’accord là-dessus. Il semble qu’il y ait imprécision sur ce que l’on entend par « productivité » habituellement et ce qu’entend l’auteur.

Les ressources sont limitées et « l’exploitation de l’écosystème demande de plus en plus de travail par unité transformée » c’est ce que l’auteur appelle une « surchauffe sur les prix, connus sous l’appellation d’ailleurs discutable d’inflation » p.17. Mais cette inflation quasi métaphysique n’est guère mesurable. La hausse et le niveau des prix ont bien d’autres causes que la seule rareté des ressources naturelles. Il y a les salaires, il y a le marketing forcené, il y a les monopoles, il y a la guerre de la concurrence, et ainsi de suite.

Je ne vais pas discuter les quelques 200 pages du livre car il se trouve que je m’intéresse de moins en moins à l’économie. Ce n’est pas une science exacte mais une science humaine, ce que conteste aussi l’auteur en disant que toute science est « physique », jusqu’aux mathématiques mêmes qui forment avant tout des hypothèses. Je veux bien mais, à ce niveau hors du temps, il s’agit du sexe des anges. Les êtres humains font avec les instruments qu’ils ont à leur disposition, à commencer par leur cerveau qui est limité, induisant une certaine façon de penser due aux sens et à l’interprétation que les neurones peuvent en faire dans les circuits cérébraux.

Je préfère évoquer le cheminement de l’auteur et renvoyer à son livre. Il commence par la productivité, qu’il définit de façon assez abstraite par la limitation des ressources naturelles donc première cause de surchauffe « et d’inégalité » ajoute-t-il ; il poursuit par la machine qui ne remplace pas le travail humain ; la vitesse de la monnaie comme forme symbolique de la productivité ; les politiques monétaires, puis une série de chapitres sur les raisons pour lesquelles l’économie « échappe » à l’esprit scientifique. C’est intéressant à lire pour qui s’y intéresse. J’avoue que, dans le concret des actions tant des entreprises que de la finance, cela nous passe un peu au-dessus de la tête. Mais c’est un point de vue légitime qui peut être débattu.

L’auteur serait au fond pour la planification des politiques monétaires, la convertibilité or de la monnaie, un crédit libre d’intérêts et l’encadrement de la libre concurrence. Rien de très révolutionnaire et il semble que ce soit plus ou moins le chemin des économistes raisonnables – si l’on excepte le principal : la géopolitique.

Car l’auteur n’en parle pas, mais la course frénétique à l’avance technologique des États-Unis, et à la production de la Chine comme de l’Inde ou du Brésil, sont bien plus importants pour l’économie de la planète que la simple théorie. Le « capitalisme » et l’idéologie « du libéralisme » sont des boucs émissaires faciles. Les nationalismes et leur guerre féroce sont à considérer si l’on veut parler de véritable « économie » pour la planète.

Romain Kroës, Surchauffe – L’inflation ou l’enflure économiste, 2023, éditions Libre et solidaire collection 1000 raisons, 214 pages, €18.50

Attachée de presse BALUSTRADE : Guilaine Depis, 06 84 36 31 85 guilaine_depis@yahoo.com