Critique Babelio 1 d’Alphonse

Il est temps pour Alphonse, jeune singe devenu adulte, de quitter sa forêt natale et son univers familier, de partir à la recherche du songe premier et à la découverte du monde des hommes; accompagné de la grive musicienne (Philomène) et d’Eyquem (fleur médicinale).

Ce récit initiatique et philosophique, emprunt de poésie, nous entraine dans un monde à la fois imaginaire et fantastique, où la recherche du songe premier symbolise la quête ultime.
P. 98-99 « Le songe premier, le poème universel, le premier et le dernier des vers, la source de toutes les rêveries …. »

Ce voyage l’amènera à rencontrer une série de personnages attachants et extraordinaires dans ce monde déshumanisé : Horace le musicien des rues, Prosper et son magasin de déguisements, et l’ange métronomique qui restera gravé dans sa mémoire.

Une fable qui nous invite à réfléchir à notre relation avec la nature, à la barbarie incessante des hommes, au lucre qui occupe une place prépondérante (symbolisé par Bobby Bonbec), à l’indifférence, l’avarice et l’envie qui caractérisent notre monde.

Un texte tout en finesse, nous emmenant de manière poétique, dans un voyage intérieur.
P87-88 « Alphonse sait ce qu’il lui reste à faire. Il lui suffit de se mouvoir au rythme du poème pour n’être vu de personne. La poésie, c’est le chemin le plus long entre deux points, la route de campagne, celle que les hommes pressés ne veulent jamais emprunter, ne voient même jamais dans leur paysage traversé de ces voies rapides qui, n’ayant ni histoire, ni âme, pavent le chemin de l’oubli. La poésie c’est une sente en friche, sans borne ni signalisation »

Une découverte signée Othman IHRAI, aux éditions Fine pluie.
A lire, à relire, à méditer.

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