Critique de Carpediem425
Alphonse est un singe poète vivant dans une forêt enchantée. Mais sa mère lui annonce que désormais, ce n’est plus un enfant. Il est temps pour lui de se rendre dans le monde des hommes. Accompagné de Philomèle son amie la grive et d’Eyquem, la fleur d’Elis, le voilà parti pour 3 jours de marche. Arrivés à destination, quelle déception ! Ici, tout est gris, les hommes semblent ne regarder qu’un écran lumineux. Ils s’évitent, ne voient pas ce qui les entoure.
Au fil du temps, les amis rencontrent cependant des personnages attachants tels qu’Horace tout droit venu de Maurétanie. Chez lui aussi la nature a disparu sous le béton. Prosper, une drôle de personne travaillant dans un magasin de déguisements, Félix un squelette à la chaussette trouée… et bien d’autres encore ! Et puis il y a l’ange métronomique, apparu comme une hallucination sur l’autre quai du métro, face à lui. Ce visage, cette silhouette, il ne pourra les effacer de son esprit.
Comme toute histoire, il y a une fin. Alphonse doit retourner parmi les siens.
Un bien joli conte où ce singe, personnage principal, nous ouvre les yeux sur notre monde, une vie souvent bien fade, sans saveur. Un recueil pour adolescents et/ou adultes, des illustrations candides à chaque chapitre.
Je remercie Babelio pour m’avoir sélectionnée ainsi que les Éditions Fine Pluie qui ont la gentillesse de m’attribuer ce roman.
