Sommaire du numéro 1 « Que veut Poutine ? » de la revue de géopolitique CONFLITS

Sommaire du numéro 1 de la revue Conflits lancée par Pascal Gauchon :

 

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Editorial

 

Actualité

 

Enjeux

 

Entretien. Yves Lacoste

Polémique. Barack Obama, un grand président ! par Thomas Snégaroff

Portrait. L’inconnue Xi-Jinping par François Godement

Afghanistan. Les Américains ont-ils mieux réussi que les Russes ? par Mériadec Raffray

Afrique. Guerres ethniques ou guerres religieuses ? par Mathieu Lhours

 

Histoire et prospective

Grande stratégie. La géopolitique des Chevaliers Teutoniques par Sylvain Gouguenheim

Bataille. Koulikovo : la Russie sort du bois par Pierre Royer

 

Encarté

 

Dossier

Eurasie. L’Europe doit-elle regarder à l’est ?

 

Lu, vu, entendu, visité

Le nouvel ordre américain

Livres

Revues, colloques, sites

Cinéma, séries, jeux

Géotourisme. Berlin et la nouvelle puissance allemande par Thierry Buron

Superbe courrier d’un grand admirateur de Guillermo de La Roca (18 février 2014)

couvguillermo.jpgBonsoir Madame

J’ai soixante ans et vous écris, car je découvre par hasard l’existence de Guillermo de la Roca par votre site. 

S’il vous plaît, je sais que mon propos n’est pas littéraire. Mais vu l’âge que je découvre de Guillermo de la Roca, s’il vous plaît transmettez-lui  que j’ai depuis toujours aimé, admiré, adoré la poésie de sa kena, surtout quand il jouait avec Hector Miranda et Nicolas Perez Gonzales lors du volume 1de la flûte indienne. 

J’ignorais tout de Guillermo de la Roca, cherchant vainement quelques traces, quelques informations sur son existence et encore aujourd’hui.  Les quelques échanges  que j’avais pu avoir moi-même (par mels) avec Hector Miranda (dont je fut l’intermédiaire pour l’édition de son livre) ne m’apprenaient rien sur Guillermo et je trouvais Hector bien trop injuste à son endroit (une certaine difficulté d’entente concernant les rythmes). 

Car, si c’est bien par  Guillermo de la Roca que j’ai aimé la musique des Calchakis, sans lui, ce ne fut plus du tout pareil, quelque chose d’indicible avait disparu. Il y avait quelque chose d´ éminemment poétique dans son jeu musical tandis  que les Calchakis, en contre-point et toute  de manière feutrée, la rigueur des rythmes de l’Amérique du sud.

Je suis si heureux de le savoir encore vivant !

Dites-lui que je l’ai toujours aimé, que ce qu’il m’a apporté, c’est un sentiment musical merveilleusement poétique.

Dites-le lui, merci pour lui

Bruno Revol (Angers), le 18 février 2014

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Premier communiqué de presse officiel sur le 15ème Salon Culture et Jeux Mathématiques

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Retrouvez le mot de la Présidentel’emplacement géographique des stands et le programme en cliquant dessus !

COMMUNIQUE de PRESSE Janvier 2014

15e Salon Culture et Jeux Mathématiques

organisé par le Comité International des Jeux Mathématiques

sous le parrainage de Monsieur Ahmed DJEBBAR

mathématicien, historien des sciences et des mathématiques

du jeudi 22 mai au dimanche 25 mai 2014

Place Saint Sulpice – Paris 6ème

Entrée libre et gratuite

Mathématiques au carrefour des cultures

Pour sensibiliser les jeunes et le grand public :

* À la place des mathématiques dans l’histoire des civilisations ;

* À la richesse des liens entre les mathématiques et les autres disciplines;

* À la diversité des métiers dans lesquels les mathématiques jouent un rôle important ou essentiel.

Appréhendez le « monde numérique » au cours de rencontres avec les sociétés savantes (SMF, SMAI, SFdS, Femmes et Maths), et les grands centres de recherche (CNRS, inria )

70 animations, jeux, découvertes, spectacles …

Des moments forts :

* Rencontres et speed-meeting avec des chercheurs de tout pays sur un espace dédié au carrefour des cultures ;

* Table ronde autour de l’ouvrage : Le Dictionnaire universel des Femmes Créatrices ;

* Compétitions dont Le Rallye Mathématique de Paris, au musée du quai Branly, pour découvrir l’ethnomathématique.

Et dites : « Comment j’ai aimé les maths… ! » Comité International des Jeux Mathématiques

Association nationale de jeunesse et d’éducation populaire

8 rue Bouilloux-Lafont 75015 PARIS Tél : 01 40 37 08 95 cijm@cijm

N° SIRET : 433 879 343 00039 APE 927 C 

Contact presse CIJM

Guilaine Depis guilaine_depis@yahoo.com 06 84 36 31 85

Marie José Pestel Présidente CIJM 06 08 04 38 65

Pour toutes informations complémentaires www.cijm.org

Télécharger le communiqué officiel : 

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Sophie Torlotin reçoit Claude Delay dans « Tous les cinémas du monde » sur RFI (8 février 2014)

Claude Delay pour «Marilyn Monroe, la cicatrice»

réécoutez l’émission grâce au lien du Podcast

 

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Sophie Torlotin

Sa famille d’adoption l’appelait « la souris ». Les garçons de l’orphelinat l’avaient surnommée « le haricot humain », à cause de son extrême minceur. Pour ses proches, elle était Norma Jeane, mais pour tous les autres, elle était Marilyn. Sous le titre « Marilyn Monroe, la cicatrice », Claude Delay signe un portrait très fouillé de la blonde la plus célèbre du monde.

Reportage international : Le tournage de Rio je t’aime, par notre correspondant au Brésil Francois Cardona.

Au Brésil, le tournage de «Rio, je t’aime/Eu te amo», dernier opus après «Paris, je t’aime» et «NY, I love you», d’un triptyque sur les grandes villes du monde, vient de se terminer… Plusieurs courts de 7 minutes ont déjà été tournés, ces derniers mois. Pour ce dernier tournage, Vanessa Paradis avait fait le déplacement… Elle était dirigée par le réalisateur John Turturro. L’idée du film ? Parler d’amour, dans l’écrin de verdure et de collines de Rio, avec ses plages de cartes postales, ses vues imprenables, et ses favelas aussi.

  • CINÉMA/ PEOPLE/LITTÉRATURE

    Publication des écrits intimes de Marilyn Monroe

Atlantico salue la parution de l’ouvrage nécessaire de Claude Delay : « Derrière Marylin Monroe, toutes les cicatrices de Norma Jeane » (5 février 2014)

Derrière Marylin Monroe, toutes les cicatrices de Norma Jeane

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Toutes les semaines, le journal Service Littéraire vous éclaire sur l’actualité romanesque. Aujourd’hui, Claude Delay nous explique que Marilyn était attirée par la lettre M (aime !) comme un aimant (et comme l’indique son pseudo de star).

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Les initiales ont un pouvoir. Alors que les initiales BB annonçaient la moue de Brigitte Bardot et titraient son autobiographie, la lettre M attire, aimante, tout ce qui touche à Marilyn Monroe. Mmm, murmurait-t-elle en attaquant (mal) ses phrases. Ce reliquat d’un bégaiement d’enfance va colorer sa vie. Miss Mmm devenue Monroe garde sa relation démesurée avec le M, comme le souligne Claude Delay dans “Marilyn Monroe, la cicatrice”. C’est un livre blond-blanc-rose au-dehors, noir au-dedans. Sur la couverture, une Marilyn souriante et nue ne cache pas l’énorme cicatrice que lui a laissée une opération de la vésicule. Claude Delay explore des blessures plus anciennes, jamais cicatrisées. Rassemblées sous la bannière du M, voici les plus flagrantes :

M comme Mother, Maman. Cette mère, qui se révèle folle à enfermer, était sans tendresse pour la petite Norma Jeane. Plus tard, Marilyn va collectionner les mères de remplacement : tante, tutrice, psys, coaches ou gourous, la plupart ont compris quel ascendant elles pouvaient prendre sur elle. Et souvent, quel profit elles pouvaient en tirer. Mauvaises mères pour Marilyn, la femme enfant sans enfants. Et sans père. L’absence paternelle est si lourde qu’elle appellera ses maris « Papa », ou « Pa ».

M comme Maquillage, Make-up. A son maquilleur, Whitey, elle fait jurer de la maquiller sur son lit de mort (ce qu’il fera). Elle lui doit ce visage lumineux qui crève l’écran, et qui demande plus de cinq heures de travail. Le maquillage comme un Masque ? Plutôt la version photogénique du Mentir vrai d’Aragon.

M comme Miroir. Le miroir est devenu « son partenaire de chaque instant ». Elle y contemple celle qu’elle est devenue, et qu’elle a fabriquée de A à Z. Si loin de Norma Jeane… Un jour, Truman Capote la découvre immobile devant une glace, et lui demande ce qu’elle fait là. « Je La regarde », répond-elle. 

 

Jamais elle ne pourra relier Marilyn et Norma Jeane. Elle est l’une et l’autre, et ne trahira jamais l’une pour l’autre. Ce dédoublement lui procure un tel sentiment d’étrangeté qu’elle se demande souvent qui vit à sa place. Aucune psychanalyse ne pourra l’aider à réunir ses deux moi. Claude Delay a plongé dans la vie de Marilyn Monroe avec une intelligence et une sensibilité peu communes. Son récit sonne juste. « Because it’s the truth », comme le dirait l’actrice elle-même… Cette empathie culmine dans la cérémonie solaire et funèbre qu’est le tournage des “Misfits”, dans le désert du Nevada. Et qui précède de peu sa mort à elle, dans des circonstances restées mystérieuses. Dieu merci, elle rayonne lorsqu’on lui dit que M, en français, se prononce comme « aime » à l’impératif. « Aime » ! Un conseil qu’elle a suivi toute sa vie au pied de la lettre.   

A lire : Marylin Monroe la cicatrice, Claude Delay, aux éditions Fayard.

Source : Service Littéraire, le journal des écrivains fait par des écrivains. Le mensuel fondé par François Cérésa décortique sans langue de bois l’actualité romanesque avec de prestigieux collaborateurs comme Jean Tulard, Christian Millau, Philippe Bilger, Eric Neuhoff, Frédéric Vitoux, Serge Lentz, François Bott, Bernard Morlino, Annick Geille, Emmanuelle de Boysson, Alain Malraux, Philippe Lacoche, Arnaud Le Guern, Stéphanie des Horts, etc. Pour vous abonner, cliquez sur ce lien.

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La Une de Service littéraire est consacrée au Marilyn Monroe de Claude Delay chez Fayard (Merci à Jacqueline Demornex, février 2014)

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Le Journal des écrivains fait par des écrivains
Le mensuel de l’actualité romanesque
N°70 Février 2014
 
M la Maudite
 
Claude Delay nous explique que Marilyn était attirée par la lettre M (aime !) comme un aimant.
 
Par Jacqueline Demornex (écrivain et journaliste, dernier ouvrage paru : « Le pire, c’est la neige » chez Sabine Wespieser)
 
Les initiales ont un pouvoir. Alors que les initiales BB annonçaient la moue de Brigitte Bardot et titraient son autobiographie, la lettre M attire, aimante, tout ce qui touche à Marilyn Monroe. Mmm, murmurait-elle en attaquant (mal) ses phrases. Ce reliquat d’un bégaiement d’enfance va colorer sa vie. Miss Mmm devenue Monroe garde sa relation démesurée avec le M, comme le souligne Claude Delay dans « Marilyn Monroe, la cicatrice ». C’est un livre blond-blanc-rose au-dehors, noir au-dedans. Sur la couverture, une Marilyn souriante et nue ne cache pas l’énorme cicatrice que lui a laissée une opération de la vésicule. Claude Delay explore des blessures plus anciennes, jamais cicatrisées. Rassemblées sous la bannière du M, voici les plus flagrantes : 
 
M comme Mother, Maman. Cette mère, qui se révèle folle à enfermer, était sans tendresse pour la petite Norma Jeane. Plus tard, Marilyn va collectionner les mères de remplacement : tante, tutrice, psys, coaches ou gourous, la plupart ont compris quel ascendant elles pouvaient prendre sur elle. Et souvent, quel profit elles pouvaient en tirer. Mauvaises mères pour Marilyn, la femme enfant sans enfants. Et sans père. L’absence paternelle est si lourde qu’elle appelera ses maris « Papa », ou « Pa ».
 

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M comme Maquillage, Make-up. À son maquilleur, Whitey, elle fait jurer de la maquiller sur son lit de mort (ce qu’il fera). Elle lui doit ce visage lumineux qui crève l’écran, et qui demande plus de cinq heures de travail. Le maquillage comme un Masque ? Plutôt la version photogénique du Mentir vrai d’Aragon.
 
M comme Miroir. Le miroir est devenu « son partenaire de chaque instant ». Elle y contemple celle qu’elle est devenue, et qu’elle a fabriquée de A à Z. Si loin de Norma Jeane… Un jour, Truman Capote la découvre immobile devant une glace, et lui demande ce qu’elle fait là. « Je La regarde », répond-elle.
Jamais elle ne pourra relier Marilyn et Norma Jeane. Elle estr l’une et l’autre, et ne trahira jamais l’une pour l’autre. Ce dédoublement lui procure un tel sentiment d’étrangeté qu’elle se demande souvent qui vit à sa place. Aucune psychanalyse ne pourra l’aider à réunir ses deux moi.
 
Claude Delay a plongé dans la vie de Marilyn Monroe avec une intelligence et une sensibilité peu communes. Son récit sonne juste. « Because it’s the truth », comme le dirait l’actrice elle-même… Cette empathie culmine dans la cérémonie solaire et funèbre qu’est le tournage des « Misfits », dans le désert du Nevada. Et qui précède de peu sa mort à elle, dans des circonstances restées mystérieuses. Dieu merci, elle rayonne lorsqu’on lui dit que M, en français, se prononce comme « aime » à l’impératif. « Aime » ! Un conseil qu’elle a suivi toute sa vie au pied de la lettre. J.D.
 
Marilyn Monroe, la cicatrice de Claude Delay, Fayard, 336 p., 20,50€

Michel Marmin remarque les Nouvelles bartlebyennes d’Emmanuel Steiner (Eléments, n°150)

marmin2.jpgmarmin.jpgÉléments

janvier – mars 2014

N°150

 

p.6

Cartouches éditorial

Mathis, Millet, Steiner

 

(…) Le deuxième livre, Nouvelles bartlebyennes, est composé de récits d’un auteur dont c’est apparemment le premier ouvrage publié. Emmanuel Steiner signe là un coup de maître. Comme la référence au Bartleby d’Herman Melville le suggère, ce n’est pas un livre à lire en buvant un diabolo menthe sur les planches de Deauville avec de la techno en fond sonore. En de courts paragraphes, comme chuchotés à la cadence d’une respiration concise et un peu éteinte, l’auteur nous dépeint un monde parfaitement absurde, où l’apparition ou la disparition d’un être n’ont pas plus d’importance que celles d’un trèfle à trois feuilles, et où le sentiment de l’existence se réduit finalement à la question de savoir si tout cela n’est pas qu’une illusion en noir et blanc. C’est en tous cas ce que j’ai éprouvé à la lecture de ces « petits riens » vertigineux qui nous mènent au seuil du vide. Mais alors, pourquoi écrire ? Steiner pose en effet la question dans la dernière nouvelle, en invoquant le silence énigmatique de Rimbaud.

Michel Marmin

 

Emmanuel Steiner, Nouvelles bartlebyennes, Chroniques du çà et là, 96 p., 10€emmanuelsteiner id.jpg

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vicor Kathémo, un écrivain de coeur et de style (auteur de « L’air du monde »)

VICTOR KATHÉMO

 

BIOGRAPHIE :

photo-billet-portrait-kathemolescinqcontinentsVictor Kathémo est né à Bukavu dans la région des Grands lacs d’Afrique. Très tôt, Victor Kathémo s’intéresse à l’art dramatique et à la poésie. Sans passion, juste pour s’assurer un avenir confortable, il passe au Burundi une maîtrise en sciences économiques. Il qualifiera un jour le « blabla » des enseignants de l’écho comique. Après un court passage au Benin où « son âme a failli être vendue au Port des esclaves », il s’installe dans le nord de la France : « Pays de ma renaissance au forceps qui m’a laissé un traumatisme incurable, dira-t-il ». Il adaptera au théâtre des romans qu’il interprétera en solo. Il créera un café-théâtre qu’il dirigera pendant plusieurs années avant de changer d’orientation professionnelle et de s’installer dans le Sud-ouest. Il est passionné par l’architecture baroque et les statues qui ornent les places romaines. Il n’aime pas les romans autobiographiques qu’il qualifie de « litanies auto-bio-graphie-queues ». Parodiant un artiste célèbre, il déclare souvent, non sans un sourire au coin des lèvres, que sa vie est « un carrefour où débouchent toutes les rues en sens interdit ». Son hymne est la chanson Higt Hopes tiré de l’album : Division bell de Pink Floyd.
(crédits texte et photo © Les Cinq Continents)

Retrouvez Victor Kathémo en dédicaces sur le stand de la librairie de voyages Les Cinq Continents

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE :

  • L’Air du monde– Myriapode, 2014

    Jérôme Jauréguy est un Français moyen qui occupe un poste d’opérateur de presse d’imprimerie, c’est son souffle vital et la poésie qu’il met dans sa vie. Un jour, le licenciement économique frappe et brise son couple au passage. A partir d’une dépression insoutenable, il déménage pour un immeuble avec vue sur la cour d’une école élémentaire, ce qui le réconforte et lui apporte d’autres problèmes.

  • Le descendant africain d’Arthur Rimbaud – Myriapode, 2012couv-kathemo-rimbaud

  • Fabuleuses histoires de Dounia : enfant de la terre– Myriapode, 2011

  • Étrange ballet des ombres– Myriapode, 2010

  • Naître ou ne pas naître Noir – Acoria

  • Le mur de lamentation– L’Harmattan, 2007

  • Le requiem de la colombe– L’Harmattan, 2003    

  • L’empereur Hibou l’Affreucain – L’Harmattan, 2002couv jpeg air du monde.jpg

Jacqueline Petroz met Guiullermo de La Roca à l’honneur dans le 7/9 du week-end sur France Inter (19 janvier 2014)

couvguillermo.jpgEMISSION RADIO FRANCE INTER

Dimanche 19 Janvier 2014

         7/9 du week-end de Patricia Martin et Fabrice Drouelle

rubrique : LIVRES EN POCHE par Jacqueline Petroz 8h. 20

présentation du recueil de nouvelles «Connaître et apprécier» de Guillermo de La Roca  aux Editions du Ça et Là, c’est une toute jeune maison d’édition née en octobre 2012 et ça,  ça se salue, qui publie ces nouvelles qui oscillent entre contes philosophiques et histoires un  petit peu surréalistes. Un lapin qui fait une escapade et se perd en forêt mais le danger ne sera pas là, un drôle de voyage organisé qui laisse quand même très très sceptique sur l‘agence organisatrice, un sorcier guérisseur inquiétant, un satan pas du tout antipathique qui se pose beaucoup de questions, un espion qui devient guerillero, des histoires d’anges, d’incrédules, d’informaticien qui dialogue avec le diable, de chat qui parle. Enfin la plupart des nouvelles tiennent en quelques pages. Guillermo de La Roca est un peu le Paasalina sud-américain, il  y a du surnaturel et de la drôlerie dans ces nouvelles, où le surnaturel bouscule les certitudes. L’auteur est un musicien qui est reconnu puisque il a joué avec Los Machucambos. Quelque soit le lieu où se déroulent ces histoires on entend  comme une petite musique lancinante et aigrelette. Chez ce Monsieur de 84 ans on sent une vraie jubilation à faire se confronter les genres et les pensées et c’est vraiment un grand plaisir pour les lecteurs.

-Eh bien on retient, on note. (Fabrice Drouelle)

-Vous avez vu qu’il prend des notes pendant que vous parlez. ( Patricia Martin)

-On dirait une interro écrite pour  la semaine prochaine…..

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Ursula Del Aguila rencontre Claude Delay pour le Huffington Post (14 janvier 2014)

Capture d’écran 2014-01-14 à 16.28.35.pngLa  psychanalyste et écrivaine Claude Delay revisite les lieux biographiques où Marilyn a risqué sa peau, les zones d’asphyxie de son être. Avec son livre Marilyn Monroe, la cicatrice(Fayard), elle la prend par la main, l’allonge sur son divan, et devient enfin la bonne mère qui lui a tant manqué. Claude Delay restitue de façon bouleversante les failles de vie et les vérités de Marilyn, et lui redonne un nouveau sépulcre.

Miroir, mon beau miroir, dis-moi si je suis…

Depuis l’enfance dominée par les abandons successifs où les foyers provisoires comme les attachements aux différentes familles se succèdent, toujours instables, Marilyn est engluée dans des problématiques archaïques de rejet maternel et de folie atavique dont elle ne sortira pas, et qui rendront l’ancrage dans l’existence toujours fragile. Quand le Self, comme celui de Marilyn, est constitué intérieurement de sable, qu’il ne possède aucune racine, à coup sûr, il s’écroule à chaque création. Claude Delay montre subtilement la déchéance de l’incarnation pour Marilyn.

Quand ses règles arrivent, c’est l’entrée dans la souffrance qui arrive aussi (elle va souffrir le martyre toute sa vie), mais aussi « l’entrée dans le monde miraculeux de la compassion qu’on achète chez le pharmacien ». L’avenir des barbituriques et des médicaments qui angoissent s’ouvre, radieux et morbide.

Claude Delay montre aussi que cette entrée dans la féminité douloureuse marque l’entrée dans l’histoire du miroir. Le miroir est devenu son parent, elle n’en avait pas, elle a cherché son reflet, son identité, et cette identité, elle n’est jamais parvenue à la trouver. Quand elle va devenir une actrice, le miroir est toujours là comme « parent » mais il va aussi lui renvoyer tous ses faux selfs, c’est-à-dire les rôles qu’elle joue, et elle se cherche en vain derrière ces faux selfs. Les gens qui l’ont rencontrée, étaient constamment troublés, car ils avaient l’impression qu’elle n’était pas là. Elle n’arrivait pas à s’incarner à l’intérieur, à faire un avec elle-même. « Et ça, ça vient du ventre, de la mère », comme l’explique Claude Delay.

Alors que Joyce Carol Oates rentrait dans les tourments et la folie de Marilyn Monroe, dans son roman obsédant Blonde avec son univers d’écrivaine et ses obsessions, Claude Delay donne une paix à l’âme de Marilyn, et des mots apaisants, et surtout un chemin cohérent, tragique, certes, mais avec une logique, vers lequel chaque destin chemine. La folie maternelle (et féminine), l’hérédité gâtée, viciée, l’abandon structurel, la sexualité compulsive qui cherche la tendresse, le courage qui lui fait prendre le risque de l’intelligence, et les bribes poétiques de son existence esquissée.

Le besoin de la mauvaise mère, fil rouge du livre

Il y a cela mais il y a également le besoin de la mauvaise mère qu’on lira tout au long deMarilyn Monroe, la cicatrice, comme un leitmotiv obsédant qui la rongera doucement, encore, l’absence ontologique du Père, le non-désir de sa naissance, l’impossible paix relationnelle; et surtout le lyrisme à fleur de peau, la joie enfantine débordante, l’éclat cristallin du rire, la « chaleur » de Marilyn qui fascinait tant Sartre. Claude Delay restitue tout cela avec une minutie, un réalisme et un incroyable travail d’archives, de mémoire exhumée, on entend si clairement les voix des gens de sa vie qui retrouvent une épaisseur et un mystère.

Ce besoin incomblable de la mère, qui lui fait multiplier les figures de mauvaises mères et les psychanalystes assoiffées d’expériences autour d’elle constitue le véritable fil rouge de cette biographie. Prenons Natasha Lytess par exemple: « quand Marilyn est arrivée chez elle, boudinée, nulle, n’articulant pas, c’est Natasha qui l’a faite », éclaire Claude Delay. C’est un mentor, c’est surtout le « besoin formidable qu’elle avait d’elle qui a tout déclenché ». Natasha donne en effet son approbation à chaque tournage, ce qui a mis dans un état de rage certains réalisateurs qui ne la supportaient pas sur le plateau. « C’était son institutrice, son guide, et c’est assez fascinant comme Marilyn a remplacé tout de suite Tanta Ana Lower (la seule bonne mère de sa vie) par Natasha Lytess, et tout de suite, quand Tante Grace va se suicider, par la femme de Lee Strasberg, son tyran et son formateur ». Mais comme le montre Claude, Marilyn a été tellement mal conduite dans ses différentes analyses, entourée toujours par une myriades de vampires qui expérimentent des analyses où l’éthique psychanalytique est constamment transgressée, la palme venant au dernier Greenson.


Marilyn Wanted for all

Au fond, on pourrait dire que ce personnage fictionnel, cinématographique qu’est Marilyn Monroe, et qui lui donne une raison d’exister, colmate la brèche originaire, est mieux que rien, un masque plutôt que rien, devenir Marilyn Wanted for all, plutôt que Norma non désirée à l’origine, Norma Néantisée.

Avant d’avoir lu le livre de Claude Delay, j’étais si mortifiée par la reprise capitalistique incessante de son image, démultipliée, diffusée, décuplée, mondialement, sur tous les supports, comme une figure mythologique, une icône populaire de la mondialisation qu’elle est, mais, n’aurait-elle pas apprécié cela, en fin de compte, puisque cela l’a sauvée du néant, du rien, de la folie héréditaire, de l’abandon?

Claude Delay m’a redonné un espoir, celui de croire que chérir le rêve en soi est toujours mieux que de pleurer le rien. Car elle était heureuse dans la foule, elle se sentait aimée par les éboueurs, les ouvriers, comme Claude Delay le donne à voir.

C’était une déesse populaire, chérie par les autres pauvres comme elle, qui viennent de la boue, de la misère, des larmes. Car elle est d’abord une petite fille qui a été abandonnée dès le départ, qui n’a rien.

« Elle a été tellement exploitée par les hommes de l’industrie cinématographique, elle a été maltraitée par sa mère, ses maris, ses amants, ses mauvaises mères, etc. Mais, il y en a un qui l’aura vraiment aimée, c’est Arthur Miller », résume Claude. « C’est une rescapé qui marche sur du verre pilé » (Miller)

Avec cette biographie, la vie de Marilyn prend un relief, une limpidité qu’elle n’avait jamais eue, et surtout une continuité « névrotique » qui permet de comprendre la logique d’éternel retour de la névrose (voire ici du comportement borderline de Marilyn) jusqu’à la tragédie finale.

L’hérédité pathologique

Comme le rappelle l’attachante et passionnée Claude Delay, Marilyn a hérité de quelque chose de très schizoïde. Elle était borderline. Mais il y a un trou, et la terreur de cette hérédité pathologique: la grand-mère folle et qui a tenté de la noyer, le grand-père qui est mort dans le même hôpital où la grand-mère va mourir mais il va mourir de syphilis. Seulement, personne ne le lui a jamais précisé, et elle a été prise dans ce fantasme incroyable de sang contaminé, de sang vicié.

Marilyn Monroe cicatrisée par les femmes?

Marilyn Monroe aurait alors peut-être eu un autre destin si elle avait aimé les femmes, son besoin de la mère aurait « cicatrisé » en elle, comme le spécifie Claude Delay. Or, la quête de père a tout détruit sur son passage et l’a amenée à devenir une poupée sexuelle avec tous les hommes qu’elle rencontrait.

En écho aux sombres lieux symboliques de cette vie de morte-vivante, Claude Delay apprécierait la phrase de Joyce Carol Oates dans son dernier roman « Mudwoman »: « Il y avait une beauté dans ces lieux désolés que Mudgirl chérirait toute sa vie. Car nous chérissons plus que tout ces lieux où nous avons été conduits pour mourir mais où nous ne sommes pas morts ».

Laissons le mot de la fin à Pasolini dont le poème pour sa pauvre « sœur » Marilyn qui nous entend, éternelle et flottante, rejoint le tendre et émouvant hommage que Claude Delay lui rend.