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L’économiste de la santé Frédéric Bizard était invité à débattre sur Public Sénat mardi 12 novembre 2013, date où le PLFSS 2014 est arrivé au Sénat. Rappelons qu’il est l’auteur de Complémentaires santé : le SCANDALE ! paru le 9 octobre aux Éditions Dunod. News du 13/11/2013 08:52 site Acuité (le portail des décideurs de l’optique) PLFSS 2014 : vers un désengagement de l’Etat en faveur des complémentaires santé |
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Ces derniers, qui craignent de voir disparaître 40 000 emplois, étaient hier, mardi 12 novembre, devant le Sénat pour demander l’annulation d’un amendement du Gouvernement sur les closes de désignation des organismes complémentaires qui créent pour chaque entreprise d’une branche professionnelle, l’obligation de travailler avec l’Ocam choisi par les représentants de cette branche. Yves Daudigny a présenté le PLFSS 2014 en évoquant « des ajustements douloureux mais qui permettent le maintien de l’équité de notre système de protection sociale. » Il a estimé que « la situation actuelle est une situation de crise » et que pour y répondre, le PLFSS 2014 porte « au moins deux très fortes ambitions : d’abord de redresser les comptes de la Sécurité sociale (…) puis d’inscrire dans les faits une petite révolution avec la Stratégie nationale de santé : soins de proximité, évolution à l’hôpital et dans le circuit du médicament… ». Un optimisme que ne partage pas le Groupe communiste qui a prévu de tenir ce mercredi une conférence de presse au Sénat pour annoncer son intention de vote lors des séances publiques. Selon Isabelle Pasquet, « ce qui nous pose problème aujourd’hui, au-delà de certaines mesures défavorables qui ne sont pas supprimées à notre grand regret, comme les franchises médicales, ce sont les choix qui sont faits et qui ne nous conviennent pas parce qu’on s’oriente de plus en plus vers une fiscalisation. (…) » La sénatrice craint surtout que « l’Etat se désengage et fasse supporter aux complémentaires des charges qui devraient normalement être les siennes. Par exemple, la généralisation de la complémentaire santé qui a été décidé au travers de l’Ani (lire notre news du 24/10/2013). C’est d’autant plus injuste que du coup, les patrons sont exonérés des charges qui se rapportent aux complémentaires santé, mais par contre les salariés vont eux être imposés sur ces complémentaires sous couvert du fait que c’est un avantage en nature ». Dénonçant des économies de bouts de chandelles, Frédéric Bizard juge qu’« il y a toujours un manque de réformes structurelles du système de santé » qui explique que « le bateau prend l’eau de toute part ». Selon lui, la spécificité de ce PLFSS est de « nuire gravement à l’accessibilité financière de la classe moyenne à un certain nombre de soins. » Pour preuve, l’article 45 qui revient à « plafonner des contrats responsables », ce qu’il considère comme « un double cadeau pour les assureurs ». Il dit « comprendre à 200% les bonnets jaunes », car « on veut réintroduire une close de désignation qui supprime pour les entreprises le droit de choisir ! Et de manière sournoise en plus, puisque si vous ne choisissez pas la complémentaire décidée par la branche, vous devrez payer 20% de taxe sociale au lieu de 8%. » En face, Yves Daudigny a rappelé que « la dette sociale est la plus insupportable », et que « le Gouvernement porte avec beaucoup de force l’idée de réduction de ce déficit. En 2010, insiste-t-il, on comptait 28 milliards d’euros de déficit pour le régime général et le fond solidarité-vieillesse. L’objectif pour l’an prochain est d’atteindre moins de 13 milliards ! » Le sénateur, qui rejette l’idée « d’un grand soir en matière de santé », préfère « procéder par négociations, dialogue et persuasion… » Mais il admet qu’avec ce projet, « il est effectivement demandé aux complémentaires de jouer un rôle dans la régulation ». Il pense que « ce n’est ni l’intérêt du malade, ni l’intérêt de l’Assurance maladie, ni celui des professionnels de santé de rembourser sans qu’il y ait de limites, qu’il s’agisse des dépassements d’honoraires des médecins, des produits de santé comme les lunettes ou d’autres appareillages… » |
Actualités (NON EXHAUSTIF)
Les dix règles d’or à connaître sur les complémentaires santé – Par frédéric Bizard, auteur de « Complémentaires santé : le SCANDALE ! » aux Éditions Dunod
L’économiste Frédéric Bizard, auteur de Complémentaires santé : le SCANDALE ! (paru le 9 octobre 2013 aux Éditions Dunod) vous livre les 10 règles d’or à connaître sur les complémentaires santé.
L’objectif de ce document est de donner des conseils TRÈS pratiques pour le grand public.
REGLE N°1
Ne pas souscrire une complémentaire santé en pensant vous protéger « au cas où il vous arrive une maladie grave ».
Dans ce cas là, vous êtes remboursés à 100% par l’assurance maladie (pour toutes les dépenses liées à votre maladie grave). Nous sommes déjà TOUS couverts par l’assurance maladie qui nous protège des risques potentiellement les plus coûteux et rembourse plus de la moitié de vos soins courants.
REGLE N°2
Evaluez votre profil de risque santé sur les trois dernières années et l’année à venir. Qui (de l’assurance maladie et/ou de votre complémentaire) vous a remboursé quoi et combien?
Prenez vos relevés (demandez les à votre assureur si besoin) envoyés par votre complémentaire ou l’assurance maladie et calculez votre reste à charge après remboursement par l’assurance maladie. Si ce reste à charge est inférieur à 500 euros par an, vous n’avez probablement pas besoin de souscrire une complémentaire.
REGLE N°3
Comparer sur les 3 dernières années le montant remboursé par votre complémentaire et la prime (le coût) de votre contrat. L’assurance maladie complémentaire a été créée comme une assurance FACULTATIVE car tout le monde n’a pas besoin d’une assurance santé complémentaire.
Si chaque année la perte financière (différence entre le coût et le montant remboursé) sur votre contrat est significative, soit vous avez un mauvais contrat (trop cher et pas adapté en termes de garanties) soit vous n’avez pas besoin de contrat.
REGLE N°4
En fonction de votre situation à la règle N°3, soit vous conservez votre contrat, soit vous le résiliez, soit vous le renégociez, soit vous changez d’assureur.
Avant de prendre une décision, prenez en compte des soins nouveaux que vous aurez éventuellement à subir dans les 12 prochains mois (orthodontie pour les enfants, prothèse dentaire, soins orthopédiques…). Faites vous aider de votre professionnel de santé pour cela si besoin.
REGLE N°5
Souscrire une complémentaire santé pour se protéger d’éventuels soins courants coûteux n’est pas utile. Vous pouvez souscrire à tout moment un contrat si votre consommation de soins change.
Si vous devez vous faire opérer avec des compléments d’honoraires ou avoir des soins dentaires coûteux et vous n’avez pas de contrat en cours, vous pouvez souscrire une assurance l’année des soins. Les soins courants coûteux sont pour la plupart planifiables.
REGLE N°6
Risque d’hospitalisation : si en raison de votre âge ou de votre état de santé, vous voulez vous protégez d’un risque d’hospitalisation (complément d’honoraires, chambre particulière, forfait journalier), vous pouvez souscrire à un contrat couvrant uniquement le risque hospitalier (voir p75 du livre).
REGLE N°7
Exiger de votre assureur des tableaux de garanties en EUROS et non en pourcentages (de tarifs de remboursements de l’assurance maladie) et d’exclure la part remboursée par l’assurance maladie.
REGLE N°8
Choisir les contrats les plus flexibles : sans délai de carence (ou avec des délais courts), sans réseau de soins, avec une résiliation possible à la date anniversaire et non au 31 décembre de l’année d’après, sans plafonnement des remboursements.
REGLE N°9
Ne pas faire confiance aux comparateurs internet de complémentaires santé. Ces sites internet sont pour la plupart des sites de courtiers (d’agents commerciaux des assureurs) qui représentent quelques assureurs et qui mettent en avant les contrats les plus intéressants pour eux mais pas pour vous.
REGLE N°10
Mettre en concurrence au moins TROIS assureurs différents sur la base d’une simulation de votre dépense de soins annuelle.
Exigez que les trois assureurs vous donnent par écrit le montant en euros remboursé par la complémentaire sur une liste de soins que vous leur donnez. Choisir les trois assureurs en vous renseignant autour de vous et en interrogeant votre assureur habituel (habitation, voiture) si vous en êtes satisfaits.
Téléchargez le document ici: LessentieldesCS-1
Frédéric BIZARD
Le Courrier de l’Ouest annonce une interview de Frédéric Bizard (11 novembre 2013)
Deux-Sèvres. Un livre sans concession sur les complémentaires santé
Un Niortais, Frédéric Bizard, économiste de la santé et maître de conférences à Sciences Po Paris, vient de publier un livre, « Complémentaires santé : le scandale !« , dans lequel il essaie de guider son lecteur dans ce qu’il baptise « les dysfonctionnements d’un secteur économique ». Il explique : « Dans cet ouvrage, j’ai voulu procéder à l’analyse du financement de notre système de santé et plus précisément au rôle des complémentaires santé, ce qui n’avait jamais été vraiment réalisé ».
A lire dans le Courrier de l’Ouest de ce mardi, édition Deux-Sèvres. (lundi 11 novembre 2013)

Planning du PLFSS qui arrive au Sénat le 12 novembre 2013
Recommandation de lecture : Complémentaires santé : le SCANDALE ! de Frédéric BIZARD paru le 9 octobre 2013 aux Éditions DUNOD.

Le PLFSS passe mardi 12 novembre au Sénat, voici le planning :
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12 novembre 2013 :
Examen du PLFSS au Sénat
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25 novembre 2013 :
Nouvel examen du PLFSS modifié à l’Assemblée nationale
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28 novembre 2013 :
Nouvel examen du PLFSS modifié au Sénat
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3 décembre 2013 :
Examen définitif du PLFSS à l’Assemblée nationale
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mi-décembre 2013 : Publication au Journal officiel
Livres Hebdo annonce la naissance des Éditions des Chroniques du çà et là (Catherine Andreucci, 11 octobre 2013)

Livres Hebdo, n° 969 du 11 octobre 2013
Nouvel éditeur
De la revue à la maison d’édition
Dans le prolongement de la revue littéraire qu’il a fondée en 2011, Philippe Barrot crée les éditions du même nom, Chroniques du çà et là, dont les deux premiers titres paraissent le 14 octobre : Nouvelles bartlebyennes d’Emmanuel Steiner (96 pages, 10 euros) et Connaître et apprécier de Guillermo de La Roca (160 pages, 12 euros).
Des formes courtes seront privilégiées dans une ligne éditoriale qui s’ouvrira aussi aux romans et aux essais, tout en soignant « la matérialité du livre ». 4 à 6 titres par an sont prévus (autodiffusion et autodistribution).
Ancien typographe qui a longtemps réalisé du suivi éditorial et de la préparation de copie chez Flammarion, Robert Laffont et Odile Jacob, Philippe Barrot a aussi été membre du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire pendant dix ans auprès de Maurice Nadeau qui a publié ses deux romans High light cigarettes (1992) et Victoria et Cie (2000).
Catherine Andreucci
Alan Argoul nous explique pourquoi lire « Complémentaires santé : le SCANDALE ! » de Frédéric Bizard aux Éditions Dunod


Frédéric Bizard dénonce le scandale de l’intervention des pouvoirs publics sur Économie Matin.fr (8 novembre 2013)
Complémentaires santé : le scandale de l’intervention des pouvoirs publics
sur Économie Matin.fr
Par Frédéric Bizard, qui vient de publier Complémentaires santé : le SCANDALE ! aux Éditions Dunod.
vendredi 8 novembre 2013
Les nouvelles mesures du gouvernement amènent les assurés à souscrire une sur-complémentaire qui sera hors de prix car taxée à 15% afin de conserver une qualité de soins. cc/flickr/worldbankphotocollection
Nous sommes aujourd’hui à un tournant historique en matière de protection sociale, où le secteur privé de l’assurance santé cherche à se voir confier un rôle structurant dans le fonctionnement de notre système de santé.
Dès lors la question se pose :
est ce que cette évolution est réellement dans l’intérêt général en matière de couverture du risque santé et d’égalité d’accès à des soins de qualité pour tous ? Dans les conditions actuelles du marché, la réponse est clairement négative.
Quotidiennement dans leur pratique, les médecins sont interrogés par leurs patients sur la prise en charge des frais médicaux dont le maquis des offres de contrats leur est indéchiffrable. La liberté de choix de sa complémentaire santé exige du citoyen qu’il comprenne mieux au préalable le secteur des organismes complémentaires, ses acteurs, son fonctionnement…
La liberté de choix de mutuelle menacée
L’article 45 du PLFSS 2014 prévoit pour les contrats responsables (98% du marché) de plafonner le remboursement des lunettes et des compléments d’honoraires des médecins spécialistes. On peut se demander ce que viennent faire les pouvoirs publics dans le plafonnement de remboursement de contrats privés.
– Cotisations en hausse et remboursements en baisse: les complémentaires 100% gagnantes, les assurés 100% perdants. Alors que les cotisations vont augmenter d’un milliard€ en 2014 (+3%), les assurés vont voir leurs dépenses d’optiques et de médecins spécialistes moins bien remboursés.
– Une des raisons de confier ce marché de l’assurance au secteur privé est de faire jouer la concurrence pour obtenir un optimum coût/qualité/prix. Déjà que la concurrence est minimale du fait de l’opacité du marché (cf le livre), cet article 45 réduit encore plus la concurrence en plafonnant les remboursements. Cet article est le ferment de la disparition à terme des complémentaires santé (autant mettre une complémentaire publique identique pour tout le monde et moins chère)
La qualité de la couverture santé va baisser
– C’est la garantie d’une baisse de qualité des produits et services de santé: si les opticiens et médecins spécialistes doivent baisser leurs prix, ils baisseront la qualité de ces mêmes produits (les lunettes) et services (réduction du temps de consultation pour voir plus de patients, entre autres);
– C’est enfin et surtout le creusement des inégalités puisque le seul moyen pour l’assuré de conserver la qualité des soins sera de payer soit directement (out of the pocket) soit en souscrivant une sur-complémentaire qui sera hors de prix car taxée à 15% et non à 7% comme les contrats responsables.
Article 45 du PLFSS 2014 : Complémentaires santé 100% gagnantes, Assurés 100% perdants (note de Frédéric Bizard du 6 octobre 2013 concernant l’actualité)

Pour approfondir les questions d’actualité autour du PLFSS (Projet de loi de financement de la Sécurité sociale), il faut lire Complémentaires santé : le SCANDALE ! de Frédéric BIZARD paru le 9 octobre 2013 aux Éditions DUNOD.
Cet article 45 du PLFSS 2014 prévoit pour les contrats responsables (98% du marché) de plafonner le remboursement des lunettes et des compléments d’honoraires des médecins spécialistes.
On peut se demander ce que viennent faire les pouvoirs publics dans le plafonnement de remboursement de contrats publics.
En tout cas, les conséquences sont majeures:
– Cotisations en hausse et remboursements en baisse: les complémentaires 100% gagnantes, les assurés 100% perdants. Alors que les cotisations vont augmenter d’un milliard€ en 2014 (+3%), les assurés vont voir leurs dépenses d’optiques et de médecins spécialistes moins bien remboursés.
– Une des raisons de confier ce marché de l’assurance au secteur privé est de faire jouer la concurrence pour obtenir un optimum coût/qualité/prix. Déjà que la concurrence est minimale du fait de l’opacité du marché (cf le livre), cet article 45 réduit encore plus la concurrence en plafonnant les remboursements. Cet article est le ferment de la disparition à terme des complémentaires santé (autant mettre une complémentaire publique identique pour tout le monde et moins chère)
– C’est la garantie d’une baisse de qualité des produits et services de santé: si les opticiens et médecins spécialistes doivent baisser leurs prix, ils baisseront la qualité de ces mêmes produits (les lunettes) et services (réduction du temps de consult pour voir plus de patients, entre autres) ;
– c’est enfin et surtout le creusement des inégalités puisque le seul moyen pour l’assuré de conserver la qualité des soins sera de payer soit directement (out of the pocket) soit en souscrivant une sur-complémentaire qui sera hors de prix car taxée à 15% et non à 7% comme les contrats responsables.
Albert Cossery, à voix haute et nue, avec Michèle Venard (lecture jeudi 7 novembre 2013)
Après les lectures publiques hors et en Studio de Lectures d’une centaine d’auteurs connus, inconnus ou mal entendus de la littérature mondiale*
Atelier Permanent de Lectures et d’écoute
Jeudi 7 novembre à 19h précises
Michèle Venard lit
ALBERT COSSERY
Théâtre Pandora
30, rue Keller 75011 – code 32 56
métro Bastille
réservations conseillées 01 42 39 21 61
Tarif réduit pour les adhérents à l’Association 12 € au lieu de 15€ tarif normal
« Je n’ai jamais été l’esclave de rien ni de personne. C’est la possession qui vous rend esclave. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours vécu à l’hôtel, où même les meubles ne m’appartiennent pas. Et je me suis tenu à l’écart de ceux qui ont quelque chose à perdre, les puissants et ceux qui se mettent à leur service. » A C
Albert Cossery, silhouette fine, élégante un brin nonchalante, auteur de Mendiants et orgueilleux, Les Fainéants dans la vallée fertile, La Violence et la dérision, Un complot de saltimbanques, Une Ambition dans le désert, Les Couleurs de l’infamie, est né le 3 novembre 1913 au Caire et entre en 1926 au Lycée Français de la ville.Ecrivain précoce il participe à la diffusion du surréalisme au Caire par le groupe Art et liberté et crée avec le poète Edmond Jabès et le peintre Ramsès Younane la revue La Part du sable. Son premier livre
Les Hommes oubliés de Dieu (1940), soutenu par Henry Miller, organiquement lié au monde de la rue cairote comme le seront les suivants, est traduit en anglais comme en arabe et connait un immense succès.
Albert Cossery vient à Paris en 1945, et s’installe dans une chambre d’hôtel du quartier Saint Germain où il séjournera jusqu’à sa mort survenue à 94 ans, le 22 juin 2008.
Esthète opposé à toute idée du « travail » industrieux à l’occidentale, fréquentant, sur la marge, intellectuels et artistes, les milieux du cinéma, du théâtre et de la peinture, il écrira, en français dans une langue fluide et drue, charnelle et imagée et avec un regard de profondeur fraternelle sept livres en une cinquantaine d’années. (extrait de la notice biographique remise aux spectateurs)
Michèle Venard lira des Nouvelles du recueil Les Hommes oubliés de Dieu
« C’était dans la ruelle Noire. Ce soir là, Chaktour le ferblantier qui travaillait dans sa boutique à la réparation d’un broc de toilette , délaissa un instant sa besogne pour se recueillir et penser avec calme à sa vie misérable et infinie. »
« Le monde ne finira jamais dit-elle. N’aie pas peur. Garde moi seulement près de toi. Et puisque tu ne peux pas vivre sans haschich, je t’en apporterai. Qu’Allah te pardonne. »
« Il ne l’entendait pas. Il était loin. Il était dans ce champ prodigieux où le haschich pousse à loisir comme le trèfle »
« L’aube se leva sur un quartier régénéré qui n’acceptait plus la vie telle qu’elle était, mais voulait la dominer, la rendre plus hardie et plus belle »
* dont : Patricia Highsmith; Guy de Maupassant; Marguerite Yourcenar; Franz Kafka; André Hardellet; Gaston Bachelard; Paul Claudel; Alfred Jarry; Donatien de Sade; Léon Bloy; René Lesage, Antoine de Saint-Exupéry; Bruno Schultz; Dominique de Roux; Henry de Montherlant; Jean-Marie Turpin; Yukio Mishima; Edgar Poe; Auguste Villiers de l’Isle Adam; Anton Tchekhov ; James Joyce; Henry Le Bal; Henri Michaux; Théophile Gautier; Witold Gombrowicz; Stendhal; Henry James; Paul Verlaine; Jean Gillibert; Virginia Woolf ; Stefan Zweig; Hans Christian Andersen; Luigi Pirandello; Alberto Moravia; Ernest Hemingway; Joseph Conrad; David-Herbert Lawrence; Herman Melville; Pierre Boudot; Knut Hamsun; William Faulkner; Pär Lagerkvist; Elsa Morante; Michel Tournier; Benjamin Péret; Julien Green; Jorge-Luis Borges; Tanizaki Junichiro; Ivo Andric; Joseph Kessel; Paul Morand; Yasunari Kawabata; Vassili Grossman; Jean Giono; Ambrose Bierce; Karen Blixen; Rainer-Maria Rilke; Julien Gracq; Jack London; Charles Baudelaire; Charles Dickens; Blaise Cendrars; Pierre Jean Jouve; Fédor Dostoïevski; Mario Vargas Llosa; Oscar Wilde; Ivan Bounine; John Steinbeck; André Gide; Joseph Roth; Djuna Barnes; Arthur Rimbaud; Georges Bernanos….
René de Ceccatty a traduit le poème de Pier Paolo Pasolini sur Marilyn Monroe. Il donne envie de lire Claude Delay.
Poème de Pier Paolo Pasolini sur Marilyn Monroe (traduction René de Ceccatty)
Pour recevoir l’ouvrage ou pour interviewer Claude Delay sur Marilyn Monroe, la cicatrice, son nouveau livre qui vient de paraître aux Éditions Fayard, je vous remercie de me contacter 06 84 36 31 85 ou à guilaine_depis@yahoo.com comme attachée de presse personnelle de l’auteur.
Du monde antique et du monde futur
n’étaient restées que la beauté et toi,
pauvre petite soeur cadette,
celle qui court derrière ses frères aînés,
et rit et pleure avec eux, pour les imiter,
et se met leurs écharpes,
touche en cachette leurs livres, leurs canifs,
toi petite soeur la plus jeune de toutes,
cette beauté tu la portais humblement,
avec ton âme de fille du petit peuple,
tu n’as jamais su que tu l’avais,
parce que autrement ça n’aurait pas été de la beauté.
Elle a disparu, comme une poussière d’or.
Le monde t’en a donné conscience.

Ainsi la beauté est devenue sienne.
Du stupide monde antique
et du féroce monde futur,
était restée une beauté qui n’avait pas honte
de faire allusion aux petits seins de la petite soeur,
au petit ventre si aisément dénudé.
Et c’est pourquoi c’était de la beauté, celle-là-même
qu’ont les douces mendiantes noires,
les gitanes, les filles de commerçants
qui gagnent les concours de beauté, à Miami ou à Rome.

Elle a disparu, comme une colombe d’or.
C’est le monde qui t’en a donné conscience,
et ainsi ta beauté a cessé d’être beauté.
Mais tu continuais à être enfant,
idiote comme l’antiquité, cruelle comme l’avenir,
et entre toi et ta beauté accaparée par le pouvoir
se sont mises toute la stupidité et la cruauté du présent.
Tu l’emportais avec toi, comme un sourire entre les larmes,
impudique par passivité, indécente par obéissance.
L’obéissance exige bien des larmes qu’on ravale.
Et de se donner aux autres regards trop gais,
qui demandent leur pitié.
Elle a disparu comme une blanche ombre d’or.

Ta beauté, survivante du monde antique,
exigée par le monde futur, accaparée
par le monde présent, devint ainsi un mal.
Maintenant les grands frères se tournent enfin,
arrêtent un instant leurs maudits jeux,
sortent de leur inexirable distraction,
et se demandent : « Se peut-il que Marilyn,
la petite Marilyn nous ait indiqué la voie ? »
Maintenant c’est toi, la première, toi la plus petite des soeurs, celle
qui ne compte pour rien, pauvre petite, avec son sourire,
c’est toi la première au-delà des portes du monde
abandonné à son destin de mort.
Pier Paolo Pasolini (traduit par René de Ceccatty)

Suite à la première journée d’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) devant le Sénat, la chaîne Public Sénat a invité sur le plateau de son émission 24h Sénat, Yves Daudigny, sénateur socialiste de l’Aisne et rapporteur du budget de la Sécu, Isabelle Pasquet, sénatrice communiste des Bouches-du-Rhône, et Frédéric Bizard, économiste de la santé auteur de « Complémentaires santé, le scandale ! » afin de débattre du PLFSS 2014 sur fond de contestation avec la manifestation des bonnets jaunes mutualistes.