Actualités (NON EXHAUSTIF)
André Nahum, de Judaïques FM, interviewe Chantal Chawaf (3 mai 2010)

Lundi 3 mai à 21 h, l’excellent André Nahum, fidèle lecteur de Chantal Chawaf a choisi de l’interviewer avec deux autres écrivains dans son émission sur Judaïques FM 94.8.Marjorie Mitucci vous invite à vister l’exposition de Mâkhi Xenakis à la Galerie des Femmes (Questions de Femmes, 3 mai 2010)
Questions de Femmes – de lundi 3 mai 2010. Par Marjorie Mitucci
ZOOM SUR…
MÂKHI XENAKIS
« Elles nous regardent… » Galerie Des Femmes, Paris.
Aujourd’hui, dans un espace plus intime, à la galerie Des Femmes, à Paris, il est possible de découvrir d’autres de ces étranges et impudiques « créatures ». Sculptures de ciment armé teinté (une couleur si identique à celle de la peau que le (la) visiteur (se) ne peut résister à l’envie très sensuelle de caresser l’œuvre), celles-ci travaillent la « féminité » dans l’événement de la maternité, dans l’événement de la solitude, dans l’événement du dialogue, dans l’événement de la folie.
Mâkhi Xenakis, qui vit à Paris, a débuté par la peinture dans les années 80. Après un séjour à New-York où elle fut proche de l’artiste Louise Bourgeois, elle se consacra au dessin et à la sculpture. Dessins masse, travaillés à la gomme, qui oscillent entre le minéral et le floral. Dessins où l’on s’abîme, happé(es) par un mouvement de gouffre. Sculptures qui peuvent se dresser longilignes et solitaires ; sculptures comme celles aujourd’hui présentées qui s’adressent à nous en une demande muette… Qui sommes-nous dans nos silences et nos paroles ?
Jusqu’à la fin du mois de mai. 35 rue Jacob, Paris 6ème.
Jérôme Serri a adoré le livre audio de Yves Bonnefoy (Magazine Lire de mai 2010)
Livres audio – Magazine Lire de mai 2010Salon du Livre de l’Antiracisme et de la Diversité (Dimanche 2 mai 2010)
La Fédération de Paris de la LICRA, la MAIRIE du 6e arrondissement de Paris et la librairie LA PROCURE ont le plaisir de vous convier au « Salon du livre de l’antiracisme et de la diversité » le dimanche 2 mai de 14h à 19h.
Parmi les auteurs présents, signeront leurs livres :
JEAN-LUC ALLOUCHE – CLAUDINE ATTIAS-DONFUT – ELIE BARNAVI – CATHERINE BARRY – MARISA BERENSON – DERRI BERKANI – FATIMA BESNACI-LANCOU – LAURENT BINET – NINA BOURAOUI – JEAN-LOUIS BRUGUIERE – CHANTAL BRUNEL – SORJ CHALANDON – JEAN-FRANCOIS COLOSIMO – MICHELE COTTA – LOUIS-PHILIPPE DALEMBERT – PIERRE DARMON – MICHEL DREYFUS – JOSY EISENBERG – DANIELE EVENOU – EMMANUEL FILHOL – JEAN-PIERRE FILIU – ANTOINETTE FOUQUE (représentée par CHRISTOPHE BOURSEILLER) – CAROLINE FOUREST – DAN FRANCK – PATRICK GIRARD – BENOITE GROULT –
RENE GUITTON – MIREILLE HADAS-LEBEL – MAREK HALTER – MARIE-CHRISTINE HUBERT – PAULA JACQUES – JEAN-NOEL JEANNENEY – LAURENT JOFFRIN – LIONEL JOSPIN – JACQUES JULLIARD – TRISSA KHATCHADOURIAN – VENUS KHOURY-GHATA – PATRICK KLUGMAN – GEORGES MALBRUNOT – ABDELWAHAB MEDDEB – ALBERT MEMMI – ALAIN DE MIJOLLA – EMMANUEL PIERRAT – JEAN-MARIE PONTAUT – GONZAGUE SAINT BRIS – DANIEL SIBONY – MOHAMED SIFAOUI – ALAIN-GERARD SLAMA – CHRISTINE SPENGLER – LUCETTE VALENSI – etc.
Des tables-rondes et des débats auront lieu également lieu de 14h à 19h en présence de certains auteurs :
Et notamment :
Vers 17 heures : Table ronde sur La situation des femmes en france aujourd’hui avec Benoite Groult, Michèle Cotta, Fatima Besnaci-Lancou et Antoinette Fouque (représentée par Michèle Idels, Vice-Présidente de l’Alliance des Femmes pour la Démocratie)
Dimanche 2 mai 2010 de 14h à 19h
Mairie du 6e arrondissement de Paris – 78, rue Bonaparte
Métro : Saint-Germain/Mabillon –
Parking : Place Saint-Sulpice
Contact – Frédéric : 01 45 08 08 08 – Entrée Libre
Gilbert Lascault évoque l’exposition de Mâkhi Xenakis (dans La Quinzaine Littéraire, du 1er au 15 mai 2010)
La Quinzaine littéraire du 1er au 15 mai 2010
Arts – Les légions des soeurs par Gilbert Lascault
(2008-2010) de Mâkhi donnent à voir un foisonnement de boucles, de courbes, d’ondulations, la prolifération des cellules, l’exubérance de l’énergie vivace. Se devinent des mèches de cheveux, une colonne vertébrale, un entrelacs d’algues, les tentacules d’un poulpe monstrueux, des vides lumineux, des boucles incertaines, des fentes, des yeux. Se dessinent les forces tantôt centripètes, tantôt centrifuges. Mâkhi Xenakis traduit le mouvant, le fluide, le flottant, les chances de la vie.
Jacqueline Boullet réalise un entretien avec Antoinette Fouque sur Fréquence Protestante (24 avril 2010) – A réécouter !
Samedi 24 avril de 12h05 à 13h, Antoinette Fouque a été l’invitée de Jacqueline Boullet dans Midi-Magazine sur Fréquence Protestante. 

Vous pouvez réécouter l’émission ICI
« Je suis née » de Chantal Chawaf, en couverture de La Quinzaine littéraire (1er au 15 mai 2010) – Article de Laurence Zordan
La Quinzaine littéraire du 1er au 15 mai 2010Antoinette Fouque invitée sur France Culture par Laure Adler (émission Hors-Champs du 23 avril 2010)
Antoinette Fouque sur France Culture !
invitée de 22 h 15 à 23 h par Laure Adler
Vendredi 23 avril 2010. A réécouter ICI.
| > Laure Adler |
Dans le dernier film « Etreintes brisées » de Pedro Almodovar, Harry découvre en regardant la photo d’une plage immense et déserte en hors-champs un couple qui s’embrasse. Ce hors-champs va lui permettre de regarder autrement les autres.
Hors-champs : invitation au voyage, découverte d’itinéraires, tentative de comprendre ce qui fait évoluer, émouvoir, rêver des personnes du monde artistique, culturel et humanitaire qui sont hors-champs, c’est-à-dire hors promotion culturelle et qui ne sont pas sous les feux et les lumières de l’actualité.
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![]() le générique de l’émission « Dot », extrait de l’album de Gonzalès intitulé Solo piano |
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Cofondatrice du MLF, psychanalyste, éditrice, femme politique, écrivain, fondatrice et présidente de plusieurs organismes, directrice de recherche à l’université, ancienne députée européenne, elle est l’une des figures intellectuelles et historiques de notre temps.
Ses positions originales sur
la différence des sexes et ses concepts, tels la libido creandi, le matérialisme charnel, la géni(t)alité des femmes, enrichissent la psychanalyse et les sciences humaines, économiques et politiques.
En associant procréation et libération des femmes, elle a promu un modèle de société réellement hétérosexuée et paritaire.
Après avoir co-fondé le Mouvement de Libération des Femmes, et créé la pratique Psychanalyse et Politique, en 1968, elle a fondé et dirigé successivement :
– les Editions Des femmes (1973), première maison d’édition de femmes en Europe
– les librairies Des femmes (1974,1976,1977)
– des publications : Le Quotidien des femmes (1975), des femmes en mouvements (mensuel puis hebdomadaire, 1977-1982)
– l’Institut d’Enseignement et de Recherches en Sciences des Femmes et le Collège de Féminologie (1978) (champ qu’elle a fondé pour donner sa place à l’expérience spécifique des femmes dans l’élaboration des connaissances)
– l’Alliance des Femmes pour la Démocratie (AFD) (1989)
– l’Observatoire de la misogynie (1989)
– le Club Parité 2000 (1990)
– l’Espace Des femmes – édition, librairie, galerie – (2007), un lieu de rencontres et de débats dédié à la création des femmes.
Élue au Parlement européen de 1994 à 1999, elle a siégé aux Commissions des Affaires Étrangères, des Libertés Publiques et des Droits de la Femme (Vice-présidente).
Elle a pris la défense des femmes en danger dans le monde entier : Eva Forest (1975), Aung San Suu Kyi, qu’elle a rencontrée en 1995 à Rangoon, après avoir publié son livre Se libérer de la peur en 1991, Leyla Zana (1994), Taslima Nasreen (1994), les infirmières bulgares (2006)…
En Californie, elle a présidé l’Alliance Française de San Diego (1985 – 1988), et le secteur international du Women’s International Center (1985-1988).
Elle a représenté la France et l’Union européenne aux Conférences des Nations Unies du Caire (1994), de Pékin (1989) et d’Istanbul (1996), et participé en tant que Présidente de l’AFD à celles de Rio (1992), de Vienne (1993) et de Copenhague (1995), oeuvrant à la pleine intégration des droits des femmes dans les droits de la personne humaine.
Elle est membre de l’Observatoire de la parité entre les femmes et les hommes depuis 2002.
Elle est l’auteure de:
– Il y a deux sexes. Essais de féminologie (Gallimard-Le Débat, 1995 ; deuxième édition revue et augmentée, 2004 )
– Gravidanza. Essais de féminologie II (Des femmes, 2007)
– Génération MLF – 1968-2008 (sous sa direction) (Des femmes, 2008)
– Qui êtes-vous, Antoinette Fouque ? (entretiens avec Christophe Bourseiller, Bourin éditeur, 2009)
– Le bon plaisir, 3 CD à partir d’une émission de France-Culture réalisée par Françoise Malettra (Des femmes, 1990).
Elle a réalisé un film : Sonia Rykiel, Rhapsodie in black (50 mn, projeté en 2008 au Musée des Arts Décoratifs).
Ses travaux et créations font l’objet d’ouvrages et de recherches dans plusieurs pays, et notamment :
– d’un livre, Penser avec Antoinette Fouque (Des femmes, 2007) qui rassemble des contributions de Alain Touraine, Charles Juliet, Jean-Joseph Goux, Chantal Chawaf, Laurence Zordan…
– d’un film, Antoinette Fouque, Qu’est-ce qu’une femme ?, un portrait réalisé par Julie Bertuccelli pour l’émission Empreintes, diffusée sur France 5 et Arte (2008).
Titres universitaires et formation _________________________________
Licence de Lettres Modernes à Aix-en-Provence
D.E.S. de Lettres Modernes à Paris-Sorbonne
D.E.A. avec Roland Barthes à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes
Formation psychanalytique avec Jacques Lacan, Ecole freudienne de Paris
Doctorat en Sciences Politiques (André Demichel, Paris 8)
Habilitation à diriger des recherches (Paris 8)
Décorations ________________________________
Commandeure de la Légion d’Honneur (juillet 2006)
Commandeure des Arts et des Lettres (juillet 2009)
Lecture de l’oeuvre de Mâkhi Xenakis par Dominique Frot, jeudi 27 mai à 19 h
Dominique Frot, Après une double formation, celle du Conservatoire national d’Art Dramatique de Pariset celle de l’Ecole Normale supérieure Musique de Paris, Dominique Frot a travaillé au théâtre avec Gilles Dao, Luc Bondy, Peter Brook, François Verret, Thomas Ostermeier, Claude Regy, Robert Wilson, Serge Valletti, Hubert Colas, Pascal Rambert, Xavier Marchand, Jean-Claude Fall, François Orsoni…Mâkhi Xenakis est née à Paris, où elle dessine, sculpte et écrit. En 1987, lors d’un séjour de deux ans à New-York, elle rencontre Louise Bourgeois et publie, en 1998, la première édition du livre, Louise Bourgeois, l’aveugle guidant l’aveugle. Elle expose régulièrement son travail de dessins et de sculptures. Ses autres livres : Parfois seule, Laisser venir les fantômes, Les folles d’enfer de la Salpâtrière et Laisser venir les secrets sont publiés aux éditions Actes Sud. Ses dessins et ses sculptures figurent dans des collections publiques tel que le FNAC, le centre Pompidou, la manufacture de Sèvres, la Bibliothèque nationale de France, le Fond municipal d’art contemporain. Expositions récentes : Collection Florence et Daniel Guerlain, Musée des Beaux-Arts de Besançon, Beautés monstres, musée des Beaux-Arts de Nancy, elles@centrepompidou, Paris. http://www.makhi-xenakis.com/
non ponctuée. Dans ces deux textes qualifiés par elle de textes de douleur, Mâkhi Xenakis fait de nouveau entendre la singularité de sa voix dans toute sa plénitude. Des oeuvres graphistes de l’auteur ponctuent le livre et nous dévoilent les liens cachés qui unissent écriture et dessin où peur, vertige et force de vie sont prégnants chez elle depuis toujours. Michel Parfenov, juin 2009.
A l’occasion de son exposition à la galerie des femmes, Mâkhi Xenakis présente des sculptures récentes, ainsi que plusieurs séries de dessins et de gravures réalisés entre 1988 et 2010. Les livres écrits par Mâkhi Xenakis et édités aux éditions Actes Sud sont également présentés ainsi qu’une vidéo qu’elle a réalisée lors de son travail sur les folles d’enfer de la Salpêtrière en 2004.







Hypatie d’Alexandrie – Maria Dzielska
lundi 3 mai 2010, critique par Tristan Hordé
Sur ©e-litterature.net
Hypatie d’Alexandrie est devenue héroïne du grand écran sous les traits de Rachel Weisz dans le film Agora (présenté à Cannes en 2009) du réalisateur espagnol Alejandro Amenábar, qui raconte l’histoire de la philosophe et mathématicienne. En France, le premier à la sortir de l’oubli est un grammairien connaisseur de l’Antiquité, Gilles Ménage, qui publia en 1690 Historia Mulierum philosopharum [Histoire des femmes philosophes]. Le sujet a été repris et développé en 2006 par Éric Sartori avec son Histoire des femmes scientifiques de l’Antiquité au XXe siècle : Les filles d’Hypatie. Ce titre donne à Hypatie un rôle de pionnière et on attendait qu’un livre lui soit consacré, qui reprenne minutieusement le peu d’éléments dont on dispose à son propos, textes anciens et correspondances. Il ne suffisait pas de les citer, mais de les comparer et de les analyser en relation avec ce qui peut par ailleurs être connu de la vie politique et des conflits de l’époque.
Maria Dzielska a reconstruit en partie la vie d’Hypatie et analysé la manière dont on a reconstitué sa biographie depuis le XVIIIe siècle. Sa beauté et sa jeunesse ont été constamment louées, elle a été perçue à la fois comme « un symbole de la liberté sexuelle et du déclin du paganisme (et, avec lui, de la disparition de la pensée libre, de la raison naturelle et de la liberté d’expression). » La réalité est différente et plus complexe.
Hypatie, née vers 355 et morte en 415, devint, comme son père Théon, mathématicienne et astronome (elle aurait peut-être mis au point l’édition de l’Almageste de Ptolémée), et elle enseigna aussi la philosophie. Ses disciples faisaient souvent de longs voyages pour former auprès d’elle une communauté intellectuelle, issus de Syrie, de Lybie ou de Constantinople (maintenant Istanbul). Elle était appréciée pour ses qualités morales, menait un train de vie modeste et n’eut probablement jamais de relations sexuelles ; « toutes nos sources, écrit Maria Dzielska, s’accordent à la présenter comme un modèle de courage éthique, de vertu, de sincérité, de dévouement civique et de prouesse intellectuelle. » Dévouement civique : elle était sollicitée pour conseiller les autorités d’Alexandrie ou impériales.
Hypatie n’a pas été victime d’une campagne contre les païens, non seulement parce qu’elle n’avait pas marqué de sympathie pour les cultes païens, mais aussi parce que les chrétiens s’en prirent d’abord aux juifs avant de combattre la pensée païenne. Après elle, la philosophie grecque, les mathématiques et l’astronomie ne disparurent pas à Alexandrie : « Jusqu’à l’invasion arabe, des philosophes continuèrent à expliquer l’enseignement de Platon, d’Aristote […] et des néoplatoniciens. » Par ailleurs, Hypatie fut d’une certaine manière récupérée par le christianisme : il semble que la plupart de ses qualités ait été versée à la légende de Catherine d’Alexandrie.
Maria Dzielska apporte un point de vue nouveau sur Hypatie et, en outre, étudie dans le détail le statut de ses disciples, ce qui permet de restituer la composition du milieu intellectuel d’Alexandrie dans la dernière partie du IVe siècle ; ces disciples, riches, puissants — et seulement masculins —, occupaient tous de hautes fonctions. Ce travail savant, si nécessaire à la connaissance de l’Antiquité tardive, ne fait donc pas que mettre au jour, comme l’écrit Monique Trédé dans sa préface, « la figure complexe d’une éminente intellectuelle, en un temps où l’hellénisme jette ses derniers feux. » On regrettera seulement que la traduction, à partir d’une version anglaise, soit parfois approximative.
Tristan Hordé