Jack Lang avait inventé la fête de la musique. Aurélie Filippetti et Vincent Peillon auront-ils autant de succès avec leur première fête de la philo qui débute jeudi? Trois semaines de rencontres et débats, présidés par Jacques Attali, Élisabeth Badinter et Luc Ferry, qui se termineront le 17 juin, jour du bac philo.
Auteur : Guilaine Depis
TéléObs remarque un « Au Field de la nuit » spécial Fête de la philo, 18 mai 2013
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Magazine
Au Field de la nuit |

Genre : Magazine culturel
Durée : 65 minutes
Présenté par : Michel Field, Salomé Lelouch, Jessica Nelson, Sophie Soulignac, Killian Arthur
Invités : Charles Pépin (pour «Quand la beauté nous sauve» (Robert Laffont)), Ollivier Pourriol (pour «On / off» (Robert Laffont)), Emmanuel Pierrat (pour «Paris ville érotique» (Parigramme) et «Les Secrets de la franc-maçonnerie» (La Librairie Vuibert) ), André Manoukian, Josiane Balasko (pour le film «Demi-soeurs»), Michel Blanc (pour le film «Demi-soeurs»)
Résumé
Michel Field reçoit Charles Pépin pour son livre «Quand la beauté nous sauve» (Robert Laffont), Ollivier Pourriol pour «On / off» (Robert Laffont), Emmanuel Pierrat pour «Paris ville érotique» (Parigramme) et «Les Secrets de la franc-maçonnerie» (La Librairie Vuibert), et André Manoukian. Tous évoquent notamment la première édition de la «Fête de la philo», qui se déroule du 25 mai au 17 juin.
Centre Presse attentif aux Rencontres d’Aubrac (16 mai 2013)
Jeudi 16 mai 2013
ACTUALITÉ AVEYRON
AU NORD D’ÉDEN, IL Y AURA CET ÉTÉ LES RENCONTRES D’AUBRAC
Festival. Pour cette 18ème édition, venus de tous les horizons, une cinquantaine d’écrivains, d’universitaires et d’artistes se déploient du 19 au 23 août, sur le plateau de l’Aubrac, et interrogent cet été les « Imaginaires de l’Éden ».
Que Michel Bras le cuisinier étoilé continuellement émerveillé, évoque sa rencontre avec une reine-des-prés et le paradis sur terre devient soudain accessible. À la rencontre des écrivains a présenté en deux temps la prochaine et 18ème édition des Rencontres d’Aubrac, ce festival singulier à dominante littéraire accueilli fin août dans le Nord-Aveyron. Le matin, Francis Cransac, président des Rencontres, Philippe-Jean Catinchi, journaliste au Monde, et Jean Baumgarten, chercheur et lauréat 2013 du prix Bernheim, ont planté formellement le décor au musée Fenaille.
Avec la thématique des « Imaginaires de l’Éden », se clôture donc le cycle consacré à « L’esprit des lieux ». Magnifié, perdu, cherché, le paradis sera cet été le pivot des communications et des tables rondes animées par une cinquantaine d’écrivains, d’universitaires et d’artistes.
L’après-midi, changement de donne avec le cadre bucolique et intimiste du Studio de campagne à Clausevignes, Valady, où quatre intervenants ont donné un aperçu du festival. Michel Bras a donc ouvert le bal de cette présentation artistique en laissant libre cours à sa gourmandise, et par là-même, en mettant en appétit son auditoire, conquis par ses évocations paradisiaques de reine-des-prés et de carrés de chocolat savourés sur les bancs de l’école à Espalion. Le chercheur Jean Baumgarten, l’écrivain Chantal Robillard et la chercheuse-diseuse Agnès Échène ont pris ensuite la relève et ont ébauché ce qui pourrait être les paradis culturels et littéraires de l’été 2013.
L’hommage du Japon à Jean-Henri Fabre
Cosmopolites, les Rencontres seront au carrefour de l’Europe, de l’Océan indien, de l’Inde et du Japon, tant par leurs invités que par les territoires célébrés.
Mardi 20 août, le président des Amis de Jean-Marie Fabre au Japon et de l’association japonaise des insectes fera un hommage anticipé à l’entomologiste aveyronnais avec Paradis de papillon.
Le lendemain, un concert de musique indienne illuminera l’église de la Dômerie à Aubrac. Ces profondes réflexions et célébrations seront bien sûr émaillées d’agapes roboratives ou originales, comme cet aligot au buron de Canuc ou ce dîner végétarien.
La programmation complète et les réservations sont disponibles sur http://rencontres-aubrac.com. La formule complète pour cinq jours (conférences, concerts et films) est à 120 €
Myriam Laffont
Le Monde des Livres recommande la lecture de « Monsieur Albert » (par Xavier Houssin)
RENDEZ-VOUS CHEZ LIPP, par Xavier HOUSSIN
LE MONDE DES LIVRES DU 10 MAI 2013
Le Rêve de l’autre a aussi le grand mérite de nous ramener vers les livres d’Albert Cossery. Il y a embarqué, intacte, l’Egypte de son enfance et de sa jeunesse. On y trouve des sans-le-sou, des mendiants, des assassins, des prostituées et de terrifiants dormeurs. Ses Oeuvres complètes en deux tomes sont toujours disponibles chez Joëlle Losfeld. Ceux qui s’intéressent à sa vie liront le long récit biographique que lui a consacré Frédéric Andrau (Monsieur Albert. Cossery, une vie, Éditions de Corlevour, 280 p., 19,90€). Attention, sa liberté peut être contagieuse. « J’ai toujours dit que j’écrivais pour que quelqu’un qui vient de me lire n’aille pas au bureau le lendemain », répétait-il.
Critiques libres aime « Monsieur Albert » de Frédéric Andrau
Cossery un grand écrivain à découvrir
critiqué par Dudule, le 9 mai 2013 (Inscrite le 11 mars 2005, 49 ans)
Je ne connaissais et n’avais jamais entendu parler de cet auteur, et quel bonheur de le découvrir au travers de cette biographie de Fréderic Andrau.
Albert Cossery est né en 1913 au Caire dans une famille bourgeoise, il a poursuivi ses études au lycée français de Bab al-Louq. Il quitte le Caire pour Paris pour une vie atypique, en s’installant pendant 60 ans à l’Hôtel La Louisiane à Saint Germain des Près, où il décédera en juin 2008.
Presque tous ses romans se déroulent en Égypte, et ses personnages sont souvent hauts en couleurs, beaucoup d’ironie et d’humour aussi. Il décrit la société égyptienne avec ses contradictions, ses libertés et une certaine philosophie.
Un auteur à découvrir
L’émission « L’étoile et le jasmin » d’André Nahum sur Judaïques FM fait l’éloge de Frédéric Andrau (6 mai 2013)
Samedi 4 et dimanche 5 mai, Frédéric Andrau participe à « L’Envolée des livres » à Châteauroux.
Châteauroux, Frédéric Andrau avec Lilian Auzas, Serge Joncour, Sandrine Roudeix, Marc Molk et Jean Rouaud…Une équipe de choc, lessivée par l’affluence du salon… – Frédéric Andrau avec Serge Joncour, Lilian Auzas, Sandrine Roudeix, Marc Molk et Jean Rouaud. Ci-dessous, avec Tristane Banon.
Charles Pépin, philosophe au comité de pilotage de la Fête de la philo, « Quand la Beauté nous sauve » (Robert Laffont, 2013)
Charles Pépin est au comité de pilotage de La Fête de la philo, il vient de publier un nouveau livre chez Robert Laffont.
http://www.france2.fr/emissions/dans-quelle-eta-gere/videos/81413130?onglet=tous&page=2
Âgé de 39 ans, agrégé de philosophie, Charles Pépin enseigne au lycée d’État de la Légion d’honneur de Saint-Denis et aux « Mardis de la philo ». Il est également chroniqueur à Psychologies Magazine etPhilosophie Magazine. Il est l’auteur de Descente (Flammarion, 1999),Les Infidèles (Flammarion, 2003),
Une semaine de philosophie (Flammarion, 2006 ; J’ai Lu, 2008), Les Philosophes sur le divan (Flammarion, 2008 ; J’ai Lu, 2010), Qu’est-ce qu’avoir du pouvoir ? (Desclée de Brouwer, 2010), Ceci n’est pas un manuel de philosophie (Flammarion, 2010), La planète des sages, en collaboration avec Jul (Dargaud, 2011) et Un homme libre peut-il croire en Dieu (Editions de l’opportun, 2012).
Tout le monde peut voir sa vie enrichie par la fréquentation de la beauté.
L’éclat d’un rayon de lumière se posant sur les flots à travers un ciel d’orage, les couleurs flamboyantes d’un tableau de Van Gogh, une mélodie de Michel Berger ou de David Bowie, les progressions vertigineuses d’une fugue de Bach, le profil d’un homme ou d’une femme, la majesté splendide d’une voûte gothique…
La beauté nous frappe (souvent à l’imprévu) et nous touche d’une façon qui peut nous paraître d’autant plus inexplicable qu’elle est forte. Or, si nous reconnaissons la sensation unique que la beauté nous procure, nous ne lui attribuons généralement pas un rôle central dans notre existence. Nous aurons plutôt tendance à mettre en avant la recherche du bonheur, du plaisir, ou encore l’amour, l’amitié, l’engagement pour une cause, la réussite, le pouvoir…

Comme si la beauté était un agrément superficiel, secondaire, extérieur à ce qui fait le sens de notre vie. Pourquoi alors nous attire-t-elle, nous fascine-t-elle tant ? Pourquoi avons-nous tant besoin d’elle, du plaisir particulier qu’elle nous donne ? C’est que, sans que nous en ayons forcément conscience, la beauté nous fait du bien, affirme Charles Pépin. Plus encore, elle nous aide à nous réaliser, à vivre mieux. Pour nous démontrer cette conviction, il ne s’attache pas à définir les critères du beau, ce qui fait qu’une chose nous paraît belle, mais à décrire ce que la beauté nous fait. Il cerne ainsi ce qui est en jeu dans nos émotions esthétiques les plus quotidiennes, en s’appuyant non seulement sur la pensée de grands philosophes, Kant, Hegel, Freud, ou encore Platon ou Nietzsche, mais sur son itinéraire personnel, et sur un multitude de situations concrètes, puisant ses exemples aussi bien dans les arts classiques que dans les arts populaires et dans notre relation à la nature.
Ce livre est un parcours en plusieurs étapes qui éclaire la façon dont la beauté 1) nous aide à retrouver notre liberté de juger, notre capacité à nous écouter, à nous faire confiance ; 2) ouvre grand notre rapport au monde, à d’autres façons de voir, à d’autres vies possibles ; 3) nous permet de nous affranchir de ce qui nous entrave, de nous dépasser et nous élever ; 4) nous apprend à nous réjouir de ce qui est, à porter un regard ébloui sur l’existence. Ainsi, la beauté nous guérit de nos doutes, de notre individualisme, de notre enfermement, de nos contradictions, de nos peurs, de notre malaise d’être humain. Bien plus qu’un divertissement, bien plus qu’un luxe gratuit pour gens cultivés, l’émotion esthétique nous offre à tous la promesse de vivre plus intensément.
« Service littéraire » recommande le livre de Frédéric Andrau (article de Christopher Gérard, mai 2013)
Les étudiants chercheurs travaillent sur « Monsieur Albert » de Frédéric Andrau (déjà deux recensions sur Liens Socio)
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Frédéric Andrau, Monsieur Albert. Cossery, une vie, Editions De Corlevour, 2013, 280 p., ISBN : 9782915831795.
Voici la seconde recension du site Liens Socio (27 avril 2013) :
1. Nous avons tenté, la lecture de cet hommage achevée, de dresser en un mot le portrait d’Albert Cossery. « Original » nous apparaissait comme une injure à la façon dont cet élégant personnage avait choisi de mener sa vie et surtout trop empreint de l’idée de norme. Le dandysme d’apparence du Monsieur nous inspirait mais pouvant s’appliquer à son mépris des conventions, il se heurtait à l’absence de renouvellement de cette figure germanopratine. En fait, dandy, Albert Cossery l’était intrinsèquement et n’avait pas besoin de chercher sans cesse le moyen de se réinventer, le regard réitéré des autres le faisait toujours pour lui. Enfin, le mot juste sembla sonner à notre oreille, polysémique, de tout ses sens il englobe Albert Cossery et ce dernier l’incarnait dans sa pluralité : « singulier ».
22. Singulier l’homme débarquant à Paris pour la seconde fois en 1945 et y posant définitivement ses bagages, au demeurant minces et qui le resteront sa vie durant. Le jeune homme cairote était venu une première fois dans la « ville lumière » en 1938, sous couvert d’une vie étudiante. Ses premiers écrits, des poèmes publiés avant son départ, avaient su conquérir la société cairote et faisait le tour de l’Égypte, déjà. Son retour fut l’occasion de belles rencontres au nombre desquelles Georges Henein ou Edmond Jabès et d’autres surréalistes dont il se sentait proche. Mais les rencontres ne se limitaient pas à un cercle défini, il faisait confiance à son instinct, il aimait ou n’aimait pas et dans ce cas dernier ne s’efforçait pas de plaire. Une singulière rencontre avec Lawrence Durell, fasciné par l’Égypte, le fit se lier d’amitié avec Henry Miller, un admirateur qui contribuera à l’expansion de sa renommée. Cossery semblait s’en moquer, seul le plaisir des rencontres non provoquées paraissait le satisfaire, leur caractère éphémère aussi. Plus tard, installé à Paris, sur les trottoirs et dans les cafés de Saint-Germain il rencontrait Camus, Nimier, Guilloux, Tzara et surtout Moustaki.
33. Singulière existence parisienne que celle de l’auteur de Mendiants et orgueilleux. Un titre à l’image de l’écrivain. Arrivé à Paris sans le sou, il vendait sa conversation, son esprit contre un repas ou un café et trouvait là le moyen de subvenir à ses modestes besoins. Albert Cossery s’installe à l’hôtel La Louisiane quelques mois après son arrivée ; il n’en partira plus de ses soixante ans de vie dans la capitale. La fréquentation de Saint-Germain-des-Prés et de ses terrasses lui permit de faire des rencontres nombreuses, souvent décevantes à ses yeux : rarement il s’y attachait. Singularité d’un homme ne cherchant dans le monde qu’un moyen de subvenir aux besoins vitaux. Il trouvait dans cette façon de mener une existence sans attaches, sans liens indispensables le meilleur moyen de rester libre. Une journée parisienne de Cossery pourrait bien résumer toutes les autres, soixante années en un jour.
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4. Une curieuse parenthèse vint cependant entrecouper cette voie si rigoureusement régulière, sa rencontre avec Monique Chaumette. Il épousa la comédienne mais rien ne pouvait cependant faire déroger Cossery à son rythme, La Louisiane, Saint-Germain, les femmes. Singulier mariage puisqu’il n’en conclura pas d’autres, singulière alliance aussi par les entrevues des mariés, entre 14h et 19h le plus souvent. Monique, bientôt lasse, le quitte, il ne protestera pas.
55. Singulière relation entretenue avec Albert Camus ‑ un compagnon de fêtes et de virées nocturnes à courir après les jupes des femmes ‑ jusqu’à la disparition accidentelle de celui-ci. Ils ne parlaient pas littérature, ils aimaient les femmes, manger, boire, ne se retrouvaient que pour vivre leur vie d’hommes, oublier celle de lettrés. Albert Cossery multipliait les conquêtes qu’il voulait souvent sans lendemain, comme toujours dans le plus grand désir d’être maître de son destin. Il faut dire que son allure altière, son élégance dans la tenue comme dans le discours faisait vaciller aisément les femmes dans son lit.
66. Singulière l’écriture éparse de ses livres, entre trois et quinze ans entre chaque ouvrage, expliquant la liste courte de ses productions littéraires. Le temps pour Albert Cossery est un luxe, le juste étalon de la liberté de créer sans contrainte face à l’écoulement de celui-ci. Il ne se laissait pas corrompre par les exigences de rentabilités imposées par son temps et par sa notoriété, il laissait au lecteur le plaisir d’attendre, à la critique celui de spéculer. Et que dire de cette écriture qu’il développe dans les ruelles du Caire ou en d’imaginaires pays du Golf. L’homme si imprégné d’une culture qu’il ne pourra pas même retrouver lors d’un voyage officiel, décevant, avec François Mitterrand en Égypte. Jamais Cossery ne semble s’être oublié à une nostalgie de son pays natal ; souvent en revanche il continue de transporter ses lecteurs dans cet univers tiède, froid ou bouillonnant soulevé par la sagacité de son regard posé sur l’humain.
77. La quête de sa vie se résume au singulier et au féminin, la Liberté. Déjà dans son enfance, Albert Cossery voyait son père, rentier, se laissait aller à la langueur dans la maison familiale de Feggallah, mais nulle philosophie la derrière. Sans doute ce comportement influença-t-il la façon dont Cossery devait concevoir la façon d’appréhender l’existence. Sa vie, nous l’aurons compris ne se résume qu’à cela, vivre libre, pour lui la solitude était une des conditions nécessaire à cet accessit, de l’être au singulier, du « je », sans égoïsme mais non sans vanité. Il voulait vivre sa vie, singulière toujours aux yeux des autres, au singulier à son propre regard.
88. Enfin, singulière cette biographie en adresse à l’écrivain. Un hommage informel où place est faite à l’expression des sentiments, ceux qui traversent Frédéric Andrau et qu’il nous transmet dans la chaleur d’un souvenir heureux. Une vie réglée au métronome sonnant en diapason le la de liberté.
99. Il errait sur les trottoirs en ombre. Après l’avoir observé, salué, il s’est éteint dans la perspective d’un boulevard et nous laisse au bas de son hôtel, ravis, son œuvre entre les mains, deux volumes tout au plus d’une juste appréciation de l’homme.
POUR CITER CET ARTICLE
Simon Laporte, « Frédéric Andrau, Monsieur Albert. Cossery, une vie », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2013, mis en ligne le 23 avril 2013, consulté le 29 avril 2013. URL : http://lectures.revues.org/11341
SUJET
Littérature
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LIEU
Egypte
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RÉDACTEUR
Simon Laporte
Étudiant en histoire et en Lettres-modernes, Université de Nice-Sophia Antipolis
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