Pour télécharger le PDF de « La croisade du mal-pensant », c’est ICI

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Guilaine Depis, attachée de presse (Balustrade)
Rampe de lancement ! Appuyez-vous sur la balustrade !
La Croisade du mal-pensant,
L’auteur : Christian de Moliner a publié aux éditions Pierre-Guillaume de Roux un autre roman La Guerre de France (2018) et un essai Islamisme radical. Comment sortir de l’impasse ? (2019). Collaborateur au Figarovox, Causeur, Boulevard Voltaire, Breizh info …mondialement connu pour avoir créé le buzz en imaginant la partition de la France dès 2018 – (Moliner est plus célèbre en Russie, Angleterre, Hongrie, Roumanie, Italie, Allemagne etc qu’en France), ses essais de citoyen engagé dans l’analyse des problèmes du vivre-ensemble de son époque nourrissent l’inspiration de ses romans de politique-fiction, et réciproquement afin de former une œuvre littéraire cohérente et forte.
L’homme qui voulait Otrechoze,
L’auteur : Diplômé de l’Ecole Hôtelière de l’Avalasse, Franck Archimbaud fait ses armes au sein des grandes maisons parisiennes avant d’élargir son expérience à l’étranger. Cadre au sein d’une multinationale durant plus de dix ans, il continue de nourrir pour le monde du spectacle une passion née dès l’enfance. En 2004, il décide de rassembler ses compétences en créant OTRECHOZE, concept novateur éco-responsable au carrefour de la restauration et de l’événementiel, qu’il développe et décline désormais dans toutes les branches de son entreprise. Ce livre est le témoignage d’une incessante quête prenant racine au coeur de l’intime.
Vaccins: «L’Europe a manqué de réactivité et de combativité»FIGAROVOX/TRIBUNE – La lourdeur des mécanismes décisionnels européens a pesé sur la campagne vaccinale, observe le diplomate Pierre Ménat. Au point que certains États-membres commencent déjà à contourner Bruxelles: la France, ajoute-t-il, serait bien inspirée de les imiter.
Objectifs: éviter les courses nationales aux vaccins, assurer l’accès égal des citoyens européens au traitement vaccinal et contribuer à l’acheminement des vaccins vers les pays tiers les plus démunis (ce dernier volet demeurant «en construction»).
À cette fin, la Commission a engagé des négociations avec les laboratoires intéressés pour réserver des doses de vaccins, sachant que leur répartition entre les États se ferait selon au prorata de leur population. Ainsi la France bénéficierait à hauteur de 15% de toutes les doses précommandées par la Commission.
Dans ce cadre, des accords comportant la promesse d’achats d’un certain nombre de vaccins ont été conclus par la Commission, agissant au nom des Etats-membres, avec six laboratoires, dans l’ordre chronologique: AstraZeneca (Royaume-Uni, août 2020) ; Sanofi (France, septembre) ; Janssen (filiale belge de l’américain Johnson &Johnson, octobre) ; Pfizer-BioNTech (USA-Allemagne, novembre et janvier 2021) ; CureVac (Allemagne, novembre) ; Moderna (USA, novembre).
La mise en œuvre de cette action commune révèle la lourdeur des mécanismes européens de décision.
Ces contrats furent conclus pour un montant total de 2,1 milliards d’euros couvrant les pré-commandes de 2,2175 millards de doses, les vaccins eux-mêmes demeurant à la charge des États. Pour que ces accords entrent en vigueur, les produits concernés devaient recevoir l’autorisation de mise sur le marché délivrée par l’agence européenne des médicaments située à Amsterdam. À ce jour, cette agence a accordé de telles autorisations aux vaccins Pfizer-BioNtech le 21 décembre 2020 et Moderna le 6 janvier 2021. À son tour, AstraZeneca a été validé le 29 janvier 2021. Enfin, une certaine quantité de doses doit être produite au sein de l’Union européenne.
Cette stratégie a permis de commander les vaccins à un prix moins élevé et d’assurer un accès minimum de tous les États-membres aux vaccins.
Mais la mise en œuvre de cette action commune révèle la lourdeur des mécanismes européens de décision. L’UE a commandé les doses plus tard que les États agissant à titre national, comme le Royaume-Uni, les États-Unis ou Israël. Certes ceux-ci ont-ils payé les vaccins beaucoup plus cher mais ne sont pas confrontés aux mêmes ruptures de stocks que les États de l’UE.
Si de vives critiques sont émises en Allemagne, c’est qu’outre-Rhin, on aurait pu imaginer une stratégie reposant sur un écosystème vaccinal allemand: achats non limités par la répartition européenne et facilités par la présence de BioNtech en Allemagne. Un second vaccin allemand, Curevac, atteindra d’ailleurs prochainement sa phase de développement.
Malheureusement, cette option n’aurait pas été ouverte pour la France, où Sanofi va être réduit à un rôle de sous-traitant de Pfizer pour le conditionnement de ses vaccins.
Rappelons cependant le caractère non contraignant de l’engagement des États-membres dans cette stratégie. Ceux-ci ne sont pas tenus d’acheter les doses précommandées par la Commission et sont en principe libres de procéder à des commandes nationales.
Sans renier son engagement européen, la France conserve la liberté d’agréer d’autres vaccins et de commander à tire national les doses adéquates de ceux-ci.
Par ailleurs, l’autorisation de mise sur le marché délivrée par l’agence européenne des médicaments n’est pas un prérequis: les agences nationales de santé conservent la liberté d’autoriser des vaccins non homologués par l’agence d’Amsterdam. C’est dire que la stratégie britannique, dont la mise en œuvre rapide a pu être attribuée au Brexit, aurait en fait pu être adoptée par des États restés dans l’UE. D’ailleurs, l’agence de santé hongroise vient d’agréer le vaccin chinois.
Il n’est donc pas trop tard. Sans renier son engagement européen, la France conserve la liberté d’agréer d’autres vaccins et de commander à tire national les doses adéquates de ceux-ci.
En fait, ce qui est révélé ici est l’absence de réactivité initiale de l’Union européenne et son manque de combativité. L’UE aurait pu très tôt investir dans un fonds d’urgence destiné à soutenir la recherche et la production de vaccins, quitte ensuite à exiger des laboratoires concernés une forte priorité accordée aux livraisons intra-UE.
Il est trop tôt pour porter un jugement définitif sur cette action commune. On peut cependant estimer que l’idée était bonne mais que sa mise en œuvre suscite la déception. Gardons ce cadre commun tout en préservant notre autonomie nationale en complément d’une stratégie européenne qui comporte une certaine efficacité mais aussi des insuffisances.
LES ANGES DE L’HISTOIRE -Frederika AbbateArt/Sexe/Cybernétique
Un livre fortement surréaliste, fortement érotique, d’un très haut niveau. Une cavalcade haletante de péripéties hautement symboliques.
Christophe Bourseiller – France Inter
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Style somptueux d’une auteure qui ne craint pas de mélanger l’horrible et le magnifique. Bertrand du Chambon – Le Salon Littéraire
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Un livre étonnant, une cosmogonie, tout un univers. Un trésor fictionnel. Philippe Vannini –Aligre FM
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Un roman initiatique – on voyage de la Thaïlande à la Russie – où il est question de lutter contre la catastrophe planétaire. Contre tous les codes, bien sûr.
Service Littéraire- le magazine de l’actualité romanesque
France 3 île de France invite Philippe Enquin


Réécouter l’émission avec Philippe Vannini ici :
entretien sur Aligre FM dans les Jeudis Littéraires avec Philippe Vannini
Réponse de Pierre Ménat à l’auteur de l’article sur son livre :
Cher Christian de Moliner,
Je tiens à vous remercier pour l’intérêt que vous avez bien voulu porter à mon livre « Dix questions sur l’Europe post-covidienne ainsi que pour l’article que vous lui avez consacré.
Ce texte reflète dans l’ensemble fort bien les idées que j’ai développées dans ce livre, poursuivant la réflexion que j’avais engagée dans « France cherche Europe désespérément » en 2019.
Cependant, l’idée de reprendre le Plan Fouchet de 1961, en particulier pour les affaires étrangères et la défense, ne s’inscrit pas, dans mon esprit, dans une démarche fédérale ni même fédérative. Je pars du constat qu’une action européenne dans ces domaines est nécessaire, car les événements actuels nous démontrent que la France seule ne pèse plus bien lourd. D’innombrables exemples le prouvent, comme celui de l’opposition aux visées turques, de notre intervention au Mali ou de la tentative de rapprochement avec la Russie entreprise par le président Macron. En parallèle, l’indépendance recouvrée par le Royaume-Uni est illusoire : nous serions bien en peine de citer une seule initiative diplomatique prise par Londres depuis que le Brexit a été voté. Boris Johnson essaye de démontrer que c’est le Brexit qui lui a permis de lancer une stratégie vaccinale plus efficace conte la Covid. En fait c’est faux car c’est par choix que nous avons choisi une stratégie européenne qui ne sous était pas imposée par les traités.
Face à cette situation, les structures de l’Union ne sont pas adaptées, car elles sont trop lourdes et diluent toute volonté forte. C’est pourquoi je propose de reprendre le schéma du Général de Gaulle qui au départ était intergouvernemental mais n’excluait pas le modèle confédéral en cas de succès. C’est l’idée d’un Conseil de Sécurité européen. Mais pour réussir, il faudrait au départ une forte volonté politique qui fait aujourd’hui défaut et nous devrions convaincre Londres de se joindre à cette nouvelle entreprise, ce qui est tout sauf gagné.
Merci encore, très cordialement, Pierre Ménat
Chronique littéraire. « 10 questions sur l’Europe post-covidienne », par Pierre Ménat
Pierre Ménat a été ambassadeur de France en Roumanie, en Pologne, en Tunisie et aux Pays-Bas. Il a occupé également le poste de directeur Europe au ministère des Affaires étrangères. Il est l’auteur d’un roman Attendre encore et de 2 autres essais Un ambassadeur dans la révolution Tunisienne et France cherche Europe désespérément. Il a été invité à de nombreuses reprises par les différents médias pour parler de son précédent livre.
Ménat, vu sa carrière, est un partisan réfléchi de la construction européenne, mais il voit néanmoins les failles de qui est devenu « un machin » si on reprend l’expression du général De Gaulle lorsqu’il parlait de l’ONU.
L’auteur tire dans 10 questions sur l’Europe post-covidienne un bilan clair et précis de l’action de l’Union Européenne lors de la pandémie qui nous touche depuis le début de 2020. Il dresse aussi l’historique du Brexit, explique les raisons qui ont poussé les Britanniques à nous tourner le dos. Son livre est sorti avant la conclusion de l’accord signé in extremis en décembre et ne peut donc présenter un bilan complet des nouvelles relations liant le continent et l’Île et ses dépendances. Le Brexit est sans doute symbolique de l’échec de l’Europe. Entre 1980 et 2020, nous avons assisté à un décalage croissant entre, d’une part, la petite élite dirigeante aux commandes des États de l’Ouest de l’Union Européenne et de la commission européenne et, d’autre part, les habitants de l’U.E. Ceux–ci ont refusé de fusionner en un seul peuple européen. Ce rejet était pourtant une évidence pour tout homme politique lucide des années 1980, mais l’élite a voulu passer outre les réticences des populations et a fait preuve d’une arrogance marquée de mépris. Cette morgue s’est illustrée notamment lors des référendums de 2005 sur le traité de Rome II, rejetés par 3 pays, mais dont une forme édulcorée a été approuvée pour finir par le Parlement Français en dépit de l’avis clair affiché par nos compatriotes.
Toute fédération est une confédération qui a réussi. L’U.E n’a même pas été capable de devenir une confédération, elle est une entité au statut bizarre, à qui Boris Johnson vient, sans doute avec raison, de refuser le statut d’État en n’agréant pas l’ambassadeur de l’U.E auprès de la Grande Bretagne.
En principe, le traité de Lisbonne signé en 2007 a clarifié les rapports entre les compétences de l’U.E et celles qui restent du seul ressort des états. Sont délégués à l’Europe, l’union douanière, l’établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur, la conversation des ressources biologiques de la mer, la politique commerciale commune ainsi que la politique monétaire pour les nations ayant adopté l’Euro. Suivant le principe de subsidiarité, tout le reste est de la compétence exclusive des gouvernements locaux. Néanmoins, les états ne se désintéressent pas des domaines délégués à Bruxelles, ils continuent à intervenir et à avoir une politique nationale. D’autre part Bruxelles, appuyé par la Cour de justice communautaire a tendance à élargir son pré carré et à empiéter sur les compétences laissées aux états. Ainsi, la taille des cannes à pêche a été réglementée et annexée au domaine commun. En oute, l’unanimité n’étant plus requise pour adopter des projets un état peut se voir imposer une législation qu’il rejette avec la mise en place des majorités qualifiées.
Le problème le plus aigu que rencontre l’U.E est celui de l’immigration. En théorie le droit d’asile est du ressort exclusif des états, mais l’abolition des frontières au sein de l’U.E a obligé l’Union a cherché des solutions communes. On s’était mis d’accord à Dublin pour que le premier État où un immigré dépose sa demande d’asile l’instruise, la rejette ou l’accepte au nom tous les autres. Mais l’accord a vite montré ses limites. La Grèce, l’Italie et dans une moindre mesure l’Espagne sont en première ligne pour recevoir les réfugiés. Pour leur venir en aide, la commission a cherché à répartir les « exilés » entre les différents États, mais les nations de l’Est ont fermé leurs frontières. Leur attitude peut paraître égoïste, mais quand on voit les difficultés, la criminalité et les émeutes qui ravagent les nations les plus ouvertes (Pays-Bas, Belgique, France, Suède) on ne peut qu’approuver ces gouvernements de vouloir protéger leurs peuples. En outre, la France dérègle le processus de Dublin. Elle est une passoire pour les réfugiés, elle régularise les exilés dès qu’ils ont 5 ans de présence, sur notre sol, n’expulse personne ou presque. Tous ceux qui sont déboutés en Allemagne ou en Italie se précipitent dans notre pays pour déposer une nouvelle demande d’asile alors que cette démarche est illégale vis-à-vis du droit communautaire. L’immigration empoisonne le fonctionnement de l’U.E, a provoqué en grande partie le Brexit et risque d’amener la dislocation de l’U.E si celle-ci ne réagit pas.
Ménat fait le tour des problèmes et propose à chaque fois des solutions qui passent par une plus grande intégration dans un certain nombre de domaines. Il suggère de signer un nouveau traité basé sur le plan Fouchet, énoncé en 1961, qui a été refusé à l’époque, parce que nos partenaires souhaitaient intégrer la Grande Bretagne et qu’ils trouvaient la proposition française pas assez atlantiste. Il s’agirait à l’intérieur de l’U.E de créer un club restreint à ceux qui veulent plus d’intégration sur le modèle de la zone euro qui ne rassemble que 19 États sur les 27 de l’Union.
Mais est-ce souhaitable ? Ne conviendrait-il pas mieux de tirer les conséquences du Brexit et de renoncer à toute forme fédérative, voire confédérale. Le principal et seul succès incontestable de l’U.E est d’être devenue une zone de libre-échange. La zone euro fonctionne cahin-Caha; on l’oublie trop souvent qu’elle a permis de surmonter les problèmes de changes qui empoisonnaient le fonctionnement économique de l’U.E avant l’adoption de la monnaie commune. Bien sûr, l’euro pose la question des différences de rythme entre les économies de sa zone. Comment faire marcher d’un même pas des états qui sont en récession et en déficit et d’autres qui sont en expansion et en équilibre budgétaire. Les verrous établis (déficit inférieur à 3% du déficit, dette ne devant pas dépasser 60 % du PIB) sont depuis longtemps obsolètes et lorsque la crise du Covid sera dépassée, il faudra réfléchir à en adopter d’autres plus réalistes que tous les états soient en mesure de respecter. Cela posé, il convient de mettre fin à toutes les tentatives fédérales. Les Européens ne veulent pas d’un état supranational : respectons leur volonté ! Transformons l’U.E en une zone d’échange, de coprospérité économique et de coopération inter-gouvernementale et non pas en une structure où une commission lointaine, apatride et sans légitimité démocratique impose ses vues aux États membres de l’U.E.
Le livre de M. Ménat est donc intéressant pour poser le débat et comprendre la problématique de l’Europe ; il est clair, précis et même si l’auteur a une vision personnelle qui n’est pas, semble-t-il, celle de la majorité des Français, il est impartial dans sa présentation et n’esquive pas les problèmes, au contraire il les présente successivement.
Christian de Moliner
« 10 questions sur l’Europe post-covidienne » Pierre Ménat, éditions L’Harmattan 12 €
Crédit photo : DR
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