Actualités (NON EXHAUSTIF)

Le Midi-Libre applaudit Jean-Marc Terrasse sur Tintin aux Rencontres d’Aubrac

jmt.jpgL’ÉTÉ EN NORD AVEYRON

Jean-Marc Terrasse fait éclater les bulles de Tintin

Rencontres d’Aubrac / Le directeur de l’auditorium du Louvre passe le petit reporter au filtre de la psychanalyse…

Les Rencontres font la part belle aux Imaginaires de l’Eden. Tintin y a sa place. G.C. 

Bien sûr qu’il est curieux ce petit reporter qui ne prend pratiquement jamais de notes, rédige encore moins souvent des articles, et n’a de comptes à rendre qu’à sa conscience, ce qui, on en conviendra, autorise quelques accomodements. Mais est-ce que, pour autant, il peut être à même d’intéresser, de passionner, aussi bien les enfants qui rêvent d’évasion comme on rêve d’un sucre d’orge, que les adultes qui perçoivent dans ses aventures un peu plus qu’un aimable passe-temps ? Et même les psychanalystes qui ne conçoivent la lecture qu’allongé sur un divan ?

Tintin réussit ce prodige, la houppe alerte et le pantalon de golf bouffant volontiers sous les bourrasques de l’air du temps. Jean-Marc Terrasse a donc été séduit par ce redresseur de torts accompagné de son fidèle fox-terrier avec lequel, en vieux camaradares, il communique gaiement d’une bulle à l’autre.

Jean-Marc Terrasse est directeur de l’auditorium du Louvre. Universitaire et professeur de littérature, il relit régulièrement Balzac et Proust, Flaubert et Rabelais. Ainsi que des auteurs contemporains allemands, lus dans le texte forcément. L’homme est donc sérieux, et lorsqu’il évoque ses chroniques sur France Culture, au cours desquelles un de ses amis psychologues affirmait, mi-figue mi-raisin, que Tintin descend du roi soleil, on a envie d’en savoir plus. Pour lui, en tous cas, le fait de rapprocher Tintin de la notion d’Eden s’impose comme une évidence : « Tintin, en fait, est un héros. C’est à dire qu’il remet en place l’ordre ancien. Il fait cela dans la première partie de ses aventures, puis Hergé lui construit une famille, une tribu. Un père comme il faut – véritablement « ad hoc » – un grand-père, Tournesol… Il bâtit un monde idéal, c’est à dire sans femmes. Un monde d’hommes, et il s’agira de protéger ce monde d’hommes ».

On ne s’étonnera plus de ce que les petites filles n’accrochent pas autant que les garçons à cet univers qui ne donne toutefois pas dans un certain machisme rugueux et mediterranéen, même si le seul fait de représenter la seule figure féminine par La Castafiore pourrait passer pour une fausse note.

Un fil conducteur comme une ligne claire

Quoi qu’il en soit, Hergé est, pour Jean-Marc Terrasse, « un vrai génie, bien qu’il ait réalisé tout cela de manière inconsciente », montrant bien, ainsi, que toute grande oeuvre échappe à son auteur.

Le directeur de l’auditorium du Louvre insiste sur l’importance des noms propres chez Hergé, à l’image de Séraphin Lampion (l’ange qui apporte la lumière) ou encore de Milou…qui était le nom de la première fiancée de l’auteur. Jean-Marc Terrasse s’est d’ailleurs amusé à répertorier les cases dans lesquelles Milou se fait maltraiter, que ce soit par un perroquet ou par un malfaiteur. Edifiant…

Hergé, « auteur majeur de la langue française », dont le héros est à la fois un boy-scout qui parvient à s’intéresser à la raison d’être d’un objet d’art, était donc, comme tout créateur, un personnage complexe.

Plusieurs lectures de ses albums sont possibles, mais le fil conducteur reste quand même cette fameuse ligne claire, qui concerne le dessin mais pourrait aussi s’adresser à la limpidité du style d’écriture. Tintin, c’est la force mais pas la force brute. La gentillesse mais pas la naïveté. L’honnêteté mais pas la raideur. Oui, quelques pages ouvertes sur l’Eden, sans aucun doute. Avec ou sans la psychanalyse.

Hugues Menatory hmenatory@midilibre.com

Le Midi Libre fait l’éloge du boeuf grillé de Francis Cransac

Un grand cru

Le boeuf grillé du Griffoul, englouti sous un chaud soleil, a proposé aux participants des dix-huitièmes Rencontres une pause salutaire. Il est vrai que la première matinée aura démarré sur les chapeaux de roue… mais la recherche de l’Eden n’est-elle pas à ce prix ?

Jean-Claude Fontanier, maire de Saint-Chély, et Anne-Marie Escoffier, ministre de la Décentralisation auront donné le ton. Pour cette dernière, la recherche de l’Eden se glissait entre deux présences obligatoires…à l’Elysée, où, nous apprenait-elle, « souffle un doux zéphyr ». On trouvait ensuite la feinte légèreté d’Olivier Germain-Thomas, le mythe de l’âge d’or avec Emmanuelle Collas, le « fruit du jardin » évoqué par Agnès Échène, les prestations de Salvador, Meddeb, Monteil… Cette édition sera un grand cru. 

G.C. 

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L’Express pose trois questions aux Rencontres d’Aubrac (7 août 2013)

Les rencontres d’Aubrac

en 3 questions

Par LEXPRESS.fr, publié le 07/08/2013 à 11:13

Pour son édition 2013 (19 au 23 août), le festival « Les rencontres de d’Aubrac » va se pencher sur l’imaginaire entourant l’Eden. Lectures, spectacles et dégustations sont au programme dans les villes et villages de l’Aveyron. 

En savoir plus sur 

http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-rencontres-d-aubrac-en-3-questions_1271918.html#xZkBChH2qUXTJ7XL.99 

Pour sa 18e édition qui se tiendra du 19 au 23 août, le festival « Les rencontres de d’Aubrac » va se pencher sur l’imaginaire entourant l’Eden. Lectures, spectacles et dégustations sont au programme. 

Les rencontres d’Aubrac c’est quoi (et où)?

Un festival international à dominante littéraire situé dans le plateau d’Aubrac (sud de la France), qui se déroulera dans plusieurs villes et villages de la région. Le but: développer ses connaissances autour d’une thématique. Pour cette édition 2013, ce sera l’imaginaire autour de l’Eden. 

Les rencontres d’Aubrac, c’est aussi des lectures, des échanges entre le public et les auteurs, universitaires, cinéastes etc., des projections de film, des concerts et un espace librairie proposé par La Maison du Livre, en cohérence avec la thématique principale. 

Pour quel public?

Le festival se veut « grand public », mais tout de même concerné par une manifestation culturelle. En clair, pour s’y plaire, il faudra s’intéresser un minimum à la lecture et la littérature, la philosophie, la sociologie, la politique ou encore les arts. Les « lecteurs de tous bords », professeurs, bibliothécaires, éditeurs, écrivains, étudiants et lycéens sont donc particulièrement bienvenus. Évidemment, rien ne vous empêche de venir, même si vous êtes fan de tuning… 

Quel programme pour cette édition 2013?

Écoutez Leili Anvar (traductrice) et Frédéric Ferney, accompagné par Fady Zakar vous lire des extraits du Cantique, ou Jean Boucault et Johnny Rasse rendre hommage aux oiseaux. 

Découvrez les Chemins d’accès vers l’illumination au temple de Borobudur avec l’écrivain Olivier Germain-Thomas, Le Paradis dans quelques sources juives avec Jean Baumgarten ou encoreLe Paradis de lumière avec Abdelwahab Meddeb etc. 

Pour en savoir plus: http://www.rencontres-aubrac.com/ 

 sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/les-rencontres-d-aubrac-en-3-questions_1271918.html#xZkBChH2qUXTJ7XL.99 

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Livres Hebdo annonce les Rencontres d’Aubrac (6 août 2013)

Capture d’écran 2013-08-19 à 10.53.09.pngLES RENCONTRES D’AUBRAC DANS LIVRES HEBDO 
[Tour de France des festivals] Imaginaires de l’Eden en Aubrac
Publié le 06 août 2013 par sp

(Photo : Extrait de l’affiche des Rencontres d’Aubrac 2013)
Pour sa 18e édition le festival, les Rencontres d’Aubrac vont se pencher du 19 au 23 août sur les imaginaires de l’Eden, toujours avec un espace librairie.
Dans plusieurs villes et villages de l’Aveyron, des lectures, spectacles et dégustations se succéderont du 19 au 23 août lors des Rencontres d’Aubrac, autour du thème des « Imaginaires de l’Eden », le troisième volet d’un cycle entamé en 2011 consacré à « L’esprit des Lieux ». 

Cet esprit-là ne saurait souffler sans la participation d’un public de lecteurs- amateurs, érudits et professionnels mêlés, qui s’inscrivent pour tout ou partie du programme. Ni sans l’alternance de moments artistiques, de conférences et de pauses pique-nique ou aligot. 

L’écrivain-voyageur Olivier Germain-Thomas parlera des chemins d’accès vers l’illumination au temple de Borobudur, Jean Baumgarten du paradis dans quelques sources juives, le poète tunisien Abdelwahab Meddeb d’un paradis de lumière, d’Ibn Arabî à Dante… Le critique Philippe-Jean Catinchi fera référence à Vert paradis de Max Rouquette, Jean-Claude Carrière évoquera les paradis persans. Marie-Hélène Lafon donnera une « lecture tissée ». 

Sans oublier les jardins des sens, arpentés en compagnie du chef Michel Bras, à Laguiole, ville célèbre pour ses couteaux, et de Violaine Collas, « nez » chez Mane.
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www.rencontres-aubrac.com

L’Aubrac, paradis littéraire en Aveyron

paradis.jpgL’Aubrac, paradis littéraire

On connaissait l’Aubrac, paradis naturel, peuplé de vaches taciturnes et de paysans taiseux, mais l’été c’est en paradis littéraire que se transforme le plateau depuyis 1994. Dans cette nature magnifique, les 18èmes Rencontres d’Aubrac réunissent du 19 au 23 août des écrivains en chair et en os et non des moindres puisqu’on y verra (et entendra) entre autres Jean-Claude Carrière, Marie-Hélène Lafon, Abdelwahab Meddeb, Jean-Claude Grumberg, etc et des artistes, des musiciens, des comédiens, des plasticiens etc venus du monde entier, à commencer par le célèbre enfant du terroir Michel Bras. En ouverture, le soir du 19 août à Saint-Urcize, le Cantique des oiseaux d’Attâr mêle lecture et instruments afghans et durant trois jours ce sont des textes réunis sous la thématique du paradis perdu qui rythment les journées.

En effet, intitulé cetre saison « Imaginaires de l’Eden », c’est sous l’égide des nourritures spirituelles (mais pas seulement) et des utopies que se situe ce festival littéraire hors du commun : moments artistiques, tables rondes avec auteurs et intervenants universitaires, l’ensemble donne au sauvage plateau d’Aubrac la couleur qu’on lui prête en relisant Julien Gracq : « L’Aubrac… Tout ce qui subsiste d’intégralement exotique dans le paysage français me semble toujours se cantonner là : c’est comme un morceau de continent chauve et brusquement exondé qui ferait surface au-dessus des sempiternelles campagnes bocagères qui sont la banalité de notre terroir. Tonsures sacramentelles, austères, dans notre chevelu arborescent si continu, images d’un dépouillement presque spiritualisé du paysage, qui mêlent indissolublement, à l’usage du promeneur, sentiment d’altitude et sentiment d’élévation ». Nul doute qu’on éprouve nous aussi ce sentiment d’élévation, mêlant joies de l’esprit, plaisirs des sens et bonne chère (les réjouissances littéraires étant entrecoupées de pique niques et buffets en plein air sur les berges, sur fond de boeuf d’Aubrac grillé et de fromages de Laguiole !). Programmation épicurienne et détaillée sur le site.

C.B.

www.rencontres-aubrac.com

Quand l’Aubrac veut ressembler aux jardins d’Eden (Le Midi-Libre du 17 août 2013)

chants.jpgEN NORD AVEYRON


Samedi 17 août 2013


Quand l’Aubrac veut ressembler aux jardins d’Eden

 

Culture Les Rencontres d’Aubrac, une fois de plus, tiendront toutes leurs promesses à partir de ce lundi 19 août.

 

Les chants d’oiseaux par J. Boucault et J. Rasse lanceront lundi les manifestations.

 

Durant cinq jours, le plateau d’Aubrac va vivre au rythme effréné, de la littérature dans tous ses états, surtout lorsqu’elle est conjuguée, avec talent, avec la musique, le chant, le cinéma, et même la gastronomie.

 

Ces Rencontres d’Aubrac, version 2013, tiendront une fois de plus, n’en doutons pas, toutes leurs promesses, puisque Francis Cransac, sur le thème Imaginaires de l’Eden, aura une fois encore battu le rappel de tous ceux – artistes, universitaires, écrivains – qui considèrent que l’été peut aussi être une période propice à l’éveil culturel.

 

Le coup d’envoi sera donné ce lundi à Saint-Urcize, où, depuis la Fontaine Grégoire, l’ouverture fera la part belle au Cantique des oiseaux. Des lectures seront proposées, suivies de chants d’oiseaux (par Jean Boucault et Johnny Rasse), puis de l’interprétation au violon du Cantique des cantiques par le virtuose Igal Shamir.

 

Le lendemain, les Rencontres seront officiellement ouvertes par Anne-Marie Escoffier, puis, après une communication sur l’orientation globale des journées, par Francis Cransac, la salve des conférences pourra se dérouler, entrecoupée par le traditionnel boeuf grillé.

Le mythe de l’âge d’or, le fruit du jardin, du serpent au serpent, le nom de Martin Eden, la clôture du paradis… autant de sujets développés par des spécialistes, forcément érudits mais jamais soporifiques puisqu’il s’agit là d’une des spécificités de ces Rencontres d’être accessibles à tous.

 

Le mardi 20 août, on s’arrêtera, notamment, sur l’Eden, monde de délices suprêmes des kabbalistes et des taoïstes, par Muriel Chemouny, chargée de mission à la Maison des sciences de l’Homme, ou encore sur la lecture des lettres d’Abyssinie, d’Arthur, lues par Mathieu Dessertine (il lira aussi les lettres de Gauguin à sa femme et à ses amis). Un dialogue et des lectures autour des paradis persans permettront aussi de suivre les prestations de l’écrivain (qui était également le scénariste préféré de Luis Bunuel), Jean-Claude Carrière et de la traductrice Nahal Tajadod.

 

Le jeudi 22 août, on relèvera une lecture tissée par l’écrivain Marie-Hélène Lafon « Il n’y aurait pas d’Eden… »

Dans l’après-midi, entre autres communications, Jean-Marc Terrasse, qui dirige l’auditorium du Louvre, évoquera même Le paradis de Tintin, alors que Philippe-Jean Catinchi parlera de L’Orient du monde dans Vert paradis de Max Rouquette.

Le traditionnel concert en l’église de la Domerie sera donné à partir de 19h30. Vendredi, enfin, c’est le film de Costa-Gavras, Eden à l’ouest, qui sera projeté au cinéma REx à Espalion, en présence du scénariste Jean-Claude Grumberg et de Dominique Auzel, professeur en histoire du cinéma.

Le Conseil général de l’Aveyron se réjouit des Rencontres d’Aubrac

Rencontres d’Aubrac

Chaque été, depuis 1994, l’Aveyron s’anime d’une couleur particulière, avec les Rencontres d’Aubrac. Vrai festival littéraire, ces rencontres de trois rencontres de trois jours sont devenues un rendez-vous incontournable pour un public de lecteurs enthousiastes – amateurs, érudits et professionnels mêlés. Le thème retenu pour 2013 (du 19 au 23 août), « Imaginaires de l’Eden », troisième volet du cycle consacré à « L’esprit des lieux », invitera à se saisir d’un mot d’une grande richesse de sens, ces Imaginaires de l’Eden étant conçus comme les diverses représentations des figures d’un bonheur originel perdu, des passages vers l’au-delà, des quêtes d’Edens ici et maintenant. Des récits innombrables dans toutes les cultures, des témoignages artistiques particulièrement riches témoignent de ces quêtes d’Edens. Des écrivains, universitaires et artistes de tous les continents seront présents pour inviter au franchissement des portes de ces Edens perdus et retrouvés. Quatre concerts seront également donnés à Saint-Urcize et Aubrac.

–> rencontresaubrac.free.fr 

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Francis Cransac, Président fondateur des Rencontres d’Aubrac

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Francis Cransac, président de l’association « A la Rencontre d’Ecrivains », créateur du Festival littéraire des Rencontres d’Aubrac (18ème édition en 2013)

Titulaire de Maîtrises de lettres, psychologie et histoire à l’Université du Mirail de Toulouse, il choisit de revenir en Aveyron pour y être instituteur. En 1994, il a l’idée de ce rendez-vous littéraire des Rencontres d’Aubrac qu’il anime depuis. Il assure dans le prolongement la direction des Cahiers des Rencontres d’Aubrac (n° 1, 2 et 3, consacrés à Giono, Ramuz, Pourrat ; Vialatte ; Littérature de sanatorium, coll. Écrivains découvreurs de montagne, Le Rouergue). En 1999, il ouvre une collaboration étroite avec Régis Boyer. Tous deux portent dès lors les Rencontres et leurs publications : Génie conteur du Nord -de l’Islande à l’Estonie– (n°4), Récits d’aventures sur les routes médiévales européennes (n°5) ; Figures du fantastique dans les contes et nouvelles (n°6). La collection À bon entendeur ! chez Riveneuve Éditions permettra de poursuivre ce travail avec les titres à venir : Qu’est-ce qu’un conte populaire ? , Images et récits dans les mythes, Dire les mythes, Les mythes et les contes ont-ils encore un sens ? (à paraître).

En 2000, il a initié et animé une résidence d’écrivains en Aubrac avec G. O. Châteaureynaud, Marie- Hélène Lafon, Rémi Soulié, Pierre Autin-Grenier, Philippe-Jean Catinchi, Denitza Bantcheva et Homeric, qui s’est traduite par la publication d’un ouvrage collectif Nouvelles d’Aubrac (Fil d’Ariane éditeur, Rodez, 2002).

Il a également publié le Journal inédit d’Alexandre Vialatte dans le Cahier n° 27 de l’Association des Amis d’Alexandre Vialatte en juillet 2002.

Exerçant depuis 2000 à Paris, il a, en 2004 et 2005, à la demande du conteur Bruno de la Salle, contribué à l’organisation de la manifestation Pourquoi faut-il raconter des histoires ? au Théâtre du Rond- Point, puis assuré la publication des ouvrages correspondants aux éditions Autrement (2005 et 2006). Il collabore régulièrement à l’organisation de colloques internationaux et de manifestations littéraires. Il fait partie du comité de rédaction de la revue des arts de la parole : La Grande Oreille.

Chargé de la programmation du Festival de contes Mondoral au Théâtre du Rond-Point, au Théâtre de l’Europe-Odéon et à la Cartoucherie de Vincennes , également programmateur littérature à l’Auditorium et des manifestations littéraires du Musée du Louvre, il est choisi en 2013 comme Conseiller Culture de la Fête de la philo.


La 18ème édition des Rencontres d’Aubrac qu’il a initiées est consacrée au thème « Imaginaires de l’Eden ».

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L’Écho de l’Aubrac rend hommage à Francis Cransac

echo.jpgL’Écho de l’Aubrac

Culture

Littérature en estives

Francis Cransac ne promet pas le paradis mais, tout du moins, emmène les participants aux 18èmes rencontres d’Aubrac sur les traces de l’Eden !

Pour cette nouvelle édition du festival littéraire, l’ancien instituteur aveyronnais a invité des écrivains des quatre coins de la planète, des universitaires, des musiciens, pour réfléchir au paradis terrestre.

Quel meilleur cadre que les plateaux de l’Aubrac où « la pesanteur semble se réduire comme sur une mer de la lune* » pour revisiter tout l’imaginaire autour du paradis ? Le festival se déroulera du 19 au 23 août, après le grand rush des vacances, avant la rentrée scolaire…

« Entre 300 et 400 personnes sont attendues des quatre coins de la France » souligne Francis Cransac. Le fondateur du festival rappelle que « toutes les forces du territoire sont mises à contribution pour faire de cet événement une grande fête. Cela illustre bien le lien entre la culture et le territoire ». 

Le festival existe depuis 1994. Il s’est d’abord fait l’écho d’écrivains découvreurs de montagne tels que Julien Gracq, avant de s’intéresser à la littérature de sanatorium, en lien avec le Royal Aubrac, puis de commencer un nouveau cycle sur l’imaginaire des lieux. Ainsi, après le mythe de l’Eldorado et celui de Jérusalem, c’est celui de l’Eden qui sera au centre des discussions. « Ce n’est pas un salon du livre. Il s’agit d’un échange, pour éveiller à quelque chose de nouveau », insiste Francis Cransac. Les rencontres mêlent un public de professionnels et de lecteurs. Elles se décomposent en conférences, en tables rondes, en lectures. Tous les soirs, un concert est également prévu. Cette année, il sera possible de découvrir des musiciens indiens. Le festival est émaillé de moments conviviaux, comme l’organisation d’un grand pique-nique en pleine nature. Temps fort culturel, il s’est ancré à son territoire. À tel point que Francis Cransac planche déjà sur l’édition 2014, qui sera consacrée au ciel et ses étoiles.

LM

* Julien Gracq, Carnets du Grand Chemin, José Corti, 1992. 

Plus d’infos sur www.rencontres-aubrac.com

Frédéric Ferney et Leili Anvar très attendus aux 18èmes Rencontres d’Aubrac

Lundi 19 août à 18h ACCUEIL DES PARTICIPANTS à St-Urcize 

(Fontaine Grégoire, chez Fred)

fred leili.jpgLES CANTIQUES DES OISEAUX D’ATTÂR

 

Lecture d’extraits du Cantique par Leili Anvar (traductrice) et Frédéric Ferney accompagnés par Fady Zakar (rabab afghan et sindhi sarangui)

CHANTS D’OISEAUX par Jean Boucault et Johnny Rasse

LE CANTIQUE DES CANTIQUES par Igal Shamir (violon)

392855_10151385948796843_1292776625_n.jpgLEILI ANVAR (seconde intervention mardi 20 août à 10h40 : Le chemin vers l’Eden dans le Cantique des oiseaux d’Attâr)

Leili Anvar est normalienne, agrégée et docteur en littérature persane. Maître de conférences à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales, elle est aussi chroniqueuse sur France culture (émission Les Racines du Ciel) et dans le Monde des Religions (Lettres spirituelles). Elle a publié notamment Rûmî (Entrelas, 2004), Rûmî ou la religion de l’amour (Seuil, 2010), Le Cantique des Oiseaux (éditions Diane de Selliers, 2012). Elle a écrit le livret de l’Oratorio Majnûn/Leylâ : l’amour mystique pour l’ouverture du Festival de Fès des musiques sacrées 2011. Formée à L’École d’Art Dramatique Marcelle Tassencourt (Versailles), Leili Anvar est aussi comédienne. Elle joue dans la troupe de l’Archicube et organise des soirées de concert/lecture autour des grandes œuvres spirituelles (Institut du Monde Arabe, Théâtre de la Ville, Festival de Fès des musiques sacrées du monde, Rencontres des Musiques Sacrées du Monde de Grasse, Festival des cultures soufies, Festival Les Orientales, le « Jardin des Contes » de Cannes, les Rencontres de Cannes, UNESCO…)


s___cm___frederic_ferney___1___6954.jpgFRÉDÉRIC FERNEY

Frédéric Ferney est écrivain, essayiste et journaliste littéraire, ancien directeur des pages culturelles du Nouvel Observateur, critique dramatique au Figaro, animateur de l’émission littéraire Droit d’auteurs, rebaptisée Le Bateau livre sur France 5. Actuellement rédacteur en chef de La Revue, conseiller éditorial du groupe IDM-Jeune Afrique, critique littéraire sur France Culture. Auteur notamment de La Comédie littéraire (1987) ; Éloge de la France immobile (1994), Le Dernier Amour de Monsieur M. (2005), Oscar Wilde ou les cendres de la gloire (2007), Précaution inutile Marcel Proust (2008). Comédien dans la troupe permanente de la Cité Internationale, il a participé à l’atelier théâtral d’Antoine Vitez, à Ivry. Animateur d’un atelier théâtral au Centre Culturel Français de Rome, il a aussi suivi des stages de clown à la Scuola di Mimo e di Spettacolo avec Roy Bosier (1976-1978) ; acteur dans Who’s afraid of Virginia Woolf d’Edward Albee (en anglais), au Teatro in Parioli, à Rome. Depuis plusieurs années, il participe à des lectures/concerts de contes et poèmes, notamment avec Leili Anvar, au Théâtre de la Ville à Paris, au Festival « Jardin des contes » à Cannes (2011) ou aux Rencontres de Cannes (2011, 2012).

Le Cantique des Cantiques est le poème le plus intensément amoureux de la Bible. On y a lu tour à tour un chant d’amour entre deux êtres de chair, une célébration des épousailles entre Dieu et son peuple, ou encore le récit imaginé de l’union mystique entre l’âme et son Aimé divin. Et c’est sans doute tout cela à la fois et plus encore, le cantique de l’amour dans toutes ses dimensions, dans sa plénitude charnelle et spirituelle. C’est pourquoi Le Cantique des cantiques est devenu le modèle pour tous les chants d’amour composés après lui aussi bien dans la tradition juive que chrétienne. Ainsi, bien des siècles plus tard, Jean de la Croix a composé sur ce modèle son célèbre Chant de l’âme qui évoque en métaphores vives les dialogues entre l’épouse et l’époux. On peut penser que Le Cantique biblique a aussi influencé la mystique de l’amour en spiritualité musulmane, bien que de manière plus indirecte. La poésie mystique persane n’a eu de cesse de célébrer en termes charnels l’union de l’âme avec la lumière théophanique représentée sous les traits de la beauté humaine. Parmi eux, Mowlânâ Rûmi, chantre de « la religion de l’amour » fut le plus incandescent et le plus inventif, le plus proche aussi de l’esprit du Cantique. Ces trois textes poétiques évoquent l’errance de l’âme dans la nuit obscure, hors d’elle-même, vers l’Autre tant désiré. Et au bout du chemin, elle se trouve elle-même, dans l’union avec l’Aimé. Noces mystiques. Aurore indicible de l’union. Il faut se laisser prendre par la vibration singulière de ces voix, se laisser pénétrer de leur mystérieuse beauté. Alors soudain, on voit se lever le rideau sur la scène de l’âme où se joue le dialogue de l’amour. Les images prennent vie, les réalités spirituelles prennent corps. La musique que Renaud Garcia-Fons a composée pour l’occasion, nourrie d’Orient et d’Occident, inspirée par les spiritualités d’hier et d’aujourd’hui, contribue à faire entendre toutes les nuances de l’expérience amoureuse déployées dans ces textes, à faire vibrer le lien intime qui relie ces différentes voix. Les poèmes seront dits par Leili Anvar (la bien-aimée) et Frédéric Ferney (le bien-aimé) et chantés dans leur langue originale (hébreu, castillan et persan) par Solea Garcia-Fons (le chœur) afin de faire entendre leur beauté musicale et poétique.